Crysis 2 s'est surtout fait remarqué ( et rejeté ) par les fans du premier opus. Celui-ci se déroule à New York, un environnement urbain donc et par conséquent, sacrément couloir. Le jeu a perdu en beauté dans cette jungle de béton, exit les petits détails tels que le mouvement des feuilles prises par le vent, l'agréable bruit des vagues et le plaisir fou de déchiqueter arbres. Le FPS de Crytek commençait mal.
N'imaginez pas un scénario épique et compréhensible, bonne gens. On y incarne un marine surnommé Alcatraz, qui suite à un accident grave se fait repêcher par Prophet ( personne de Crysis premier du nom ). Si je ne vais pas vous détailler le scénario, je vais dire qu'il est bancal, incroyablement confus et surtout doté d'une narration lourde, incohérente et incompréhensive.
En gros, on gagne une combi, donc des capacités qui envoient du pâté mais on se retrouve avec tout les ennemis de l'ancien proprio' sur le dos.
Les Cephs ( hordes d'aliens passés du statut de pieuvres géantes dans le premier à des créatures humanoïdes étranges ) et le CELL ( sorte de groupe mercenaire, j'ai pas trop pigé le truc).
Les capacités de l'armure, quelles sont elles ?
Il y a l'armure, qui vous rend plus résistant ( évidemment ) et le camouflage qui rend invisible ( bah oui ). Ces deux pouvoirs ne peuvent pas être combiné et vide peu à peu les piles de votre combi. Sachez également qu'ouvrir le feu en mode camo, c'est voir votre jauge d'énergie se vider d'un coup.
Il n'y a pas que ça, je vous rassure ! Si on appuie sur le bouton de mêlée et qu'on garde le doigt dessus, on envoi sur super coup de tatane qui fait valdinguer une voiture ( et qui au passage, ne tue pas vos ennemis...). On a aussi la possibilité de sprinter, sprinter, c'est utile, c'est bien et ça peut être fun, ça nous donnes aussi la possibilité de glisser au sol ( like a footballeur ). Ah, ouais, aussi... Lorsqu'on maintient la touche de saut, on bondit plus haut ( et on peut se suspendre aux rebords, ahah ! ).
De nombreuses autres capacités se débloqueront au fil de l'aventure ( une sorte de pisteur, un autre truc qui fait qu'on fait pas de bruit...gadget quoi ) et qui font que les différentes approches sont plus simples.
Le jeu est une succession de couloirs donnant sur des endroits plus grands ( pour un faux sentiment de liberté ). Il y a toujours plusieurs approches possibles, bourrinage, infiltration... Perso, quand je test l'infiltration, ça fini en bourrinage. On se retrouve donc contre les deux ennemis que j'ai cité plus haut. Pour faire un schéma... Couloir, script, place forte/arène répété jusqu'à la fin du jeu.
L'IA a des comportements étranges. Elle est persuadée qu'elle peut traverser les murs ( c'est toujours drôle de voir un soldat ennemi charger le décor et mourir ), elle aura aussi tendance à se montrer ultra-agressive ( repli ? Connait pas ! )... L'IA n'a jamais été le point fort de Crytek, mais, il lui arrive d'utiliser son côté intelligent plus que l'artificiel. Elle appellera des renforts ou vous prendra à revers, voilà qui donne de quoi ruminer.
Le jeu reste agréable dans l'ensemble et du moment qu'on aime aller aux devants des ennuis, la méthode classique se révèlent plus intéressante que les autres. On fonce dans le tas, on tire, on jette une grenade, on saute = Victoire épique.
Il n'en reste pas décevant par rapport aux promesses faîtes. Sympathique, pas épique. Graphiquement, oui, c'est beau. Très beau. Pas plus beau que le premier.
Sa mise en scène surtout, est étrangement peu immersive. New York et ses immeubles gigantesques sont bien foutu, les effets de lumières sont maîtrisé et le jeu reste fluide même lorsqu'un building s'effondre sous vos yeux ou que vous finissez englouti par une vague venant d'on ne sait où. On sera frustré par le manque d'interactions avec l'environnement, en tout cas d'interactions utiles, parce qu'allumer une télé, un ordinateur, une cafetière ou faire couler de l'eau, on s'en branle vraiment.
Les personnages que l'on croise durant l'aventure ne sont loin d'être marquant ( je ne me souviens pas des noms, c'est pour dire ) et se retrouvent encore plus " merdiques " que ceux d'Halo.
Si Masterchief nous case parfois des répliques excellente, Alcatraz est muet et se contente de gémir comme un cleb's. Si les remarques de Johnson nous faisaient rire, celles de Chino ( un marine ), sont dénuées d'intérêts...
Il y a également un multijoueur trop ressemblant à celui de Call of Duty pour être marquant.
C'est un 16, pour ma part.