On est fin des années 90, tout allait parfaitement bien dans le monde des Final Fantasy. La série emmenait avec elle son rêve de fantaisie dans une dimension de plus en plus mature et réaliste. Un bond graphique hallucinant se faisait puissamment ressentir à chaque nouveau épisode depuis le 4. On sortait d’un Final Fantasy VIII qui était une claque sans nom, un gros coup de poing en pleine poire. Puis vient FFIX…
Pourquoi donc Square a sorti une telle hérésie ? Un jeu qui est une régression sans pareil ?
Déjà premier point noir, si vous avez adoré la profondeur du scénario des 3 précédents opus, vous pouvez de suite oublié. On revient désormais à un scénario très bancal. avec Djidan, un gosse avec une queue, qui avec ses amis décident d'aller kidnapper une princesse dénommé Grenat. Celle-ci détestant les agissements de sa mère avait prévue le soir même de s'enfuir du château royal.
Déjà la première chose qui choque au premier coup d'oeil sur FFIX c'est le character design. Ne faisant clairement ni honneur à Amano, ni honneur à Nomura. On a désormais un style bâclé avec des personnages aux formes irréalistes et beaucoup de personnages animaux qui malheureusement renforcent encore plus l'ambiance infantilisante du jeu.
Le système de combat reprend la jauge ATB classique et marque le retour des combats avec 4 combattants. Chaque personnage a sa spécialité, impossible donc de personnaliser nos personnages. Il y a les magiciennes blanches, le mage noire et les combattants. Le rythme des combats est d’une lenteur abominable, c’est mou, on s’ennuie. Entre le temps ou l’on selectionne la commande attaquer et quand le personnage attaque, il se passe presque 5 secondes. 5 secondes où il ne se passe rien. Pourquoi avoir autant ralenti les combats qui étaient si dynamiques dans les autres FF ? Même les temps de chargements entre chaque combat sont longs, clairement, pour le rythme du jeu, il aurait mieux fallu laisser des équipes de 3 personnages que d'avoir quelque chose d'aussi affreusement long.
Final Fantasy 9 souffre d’un manque de rythme complètement hallucinant et ce, dans tous les domaines. Il ne se passe pas grand-chose jusqu’à la fin du CD 2. L'histoire est lente à se mettre en place, on ne comprend pas vraiment là où l'on veut nous emmener. Le jeu est qui plus est, totalement dirigiste, nous imposant systématiquement le choix des personnages On ne peut composer sa propre équipe qu’à partir du CD3... C’est marrant car c'est presque la même chose dans FF6 mais le casting était vraiment bien foutu contrairement aux personnages de FF9.
Djidane le héros est un dragueur de femme, Grenat la princesse vraiment niaise comme Yuna. Bibi le petit magicien amnésique a quant à lui, une personnalité assez poussée, il se pose beaucoup de questions sur la mort, un des personnages les plus intéressant du jeu. Freyja un chevalier dragon, c’est personnel mais moi, je ne peux pas éprouver de l’empathie pour un personnage dragon, le design est complètement flou, a-t-elle un visage ? Steiner, le gardien de Grenat, un peu relou sur les bords mais plutôt puissant comme personnage. Eiko, l’invocatrice qui a 6 ans dans le jeu... non mais 6 ans, ça ne choque vraiment personne ?
Kweena, une sorte de chose qui ne pense qu’à manger… bref, inutile. Enfin Tarask, le plus puissant des personnages mais sans personnalité, il est juste froid, n’a pas d’histoire, n’a pas de visage non plus.
Le système de combat est l'un des plus pauvres jamais vu dans un FF. Autant FFVIII était cheaté car dès le début du jeu, on pouvait avoir une équipe de gros bourrin grace au vol de magie mais ici, il est impossible d’avoir une équipe forte et cela, même au niveau 99, c’est d’une frustration extrème.
Enfin voilà, je déteste cet épisode, je n’aime pas l’ambiance, je n’aime pas le character design, le coté conte de fée me rebute totalement. Pourtant il y a quelques bons points, Kuja est un méchant plutôt charismatique, qui procure un certain attachement. Graphiquement c’est assez joli mais encore faut-il adhérer au design, et les cinématiques sont tout aussi splendide, Square oblige.