Avant la sortie de Final Fantasy IX, je venais de m’enchaîner tour à tour quatre des plus immenses pièces du J-RPG, les nommés Xenogears, Vagrant Story, Final Fantasy Tactics, et Chrono Cross. L’adolescent que j’étais à l’époque en était venu même à une conclusion étrange, un sacrilège que j’ai évidemment rectifié depuis. À ce moment-là, je me disais tout bonnement que Final Fantasy, ce n’était pas si extraordinaire que ça. Après tout, de biens meilleurs scénarios se faisaient ailleurs et il avait fallu un spin-off, pour qu’en terme d’histoire je sois surpris.
Alors c’est avec un certain détachement que j’ai insérer le premier CD de Final Fantasy IX dans ma Playsation. L’écran titre s’afficha et cette musique caressa tous mes sens : https://www.youtube.com/watch?v=iBGgUtd7EdA
Je suis resté béats devant cette mélancolie subtile et je n’ai pu me résoudre à commencer le jeu de suite. J’ai juste écouté quelques minutes et laissé défiler plusieurs fois les magnifiques cinématiques présentant le jeu. Je ne le savais guére encore, mais je venais d’embarquer dans une des plus oniriques aventures vidéoludiques de toute ma vie.
Final Fantasy IX, c’est l’histoire de quelques protagonistes liées entre eux par le destin, des personnages haut en couleurs que rien ne semble lier, mais qui pourtant, vont se retrouver embarquer dans un conflit mondial qui les dépasse, mais dont tous vont prendre une part importante. Chacun des personnages a une personnalité propre, tout en subtilité, et relié par une même volonté de vivre et de comprendre ce pourquoi ils doivent vivre. Qu’est-ce qui les pousse à agir ? Que faire du temps qui leurs est alloué ? Quel est le sens de la vie, des amitiés et des mondes que l’on parcourt ? Que vaut la vie sans la mort, et la mort sans la vie ? Voici tous les sujets abordés par cet épisode et j’en passe.
En termes de construction narrative et d’exploration, on est dans du classique, une mappe monde qui nous permet de se rendre d’un point à l’autre avec quelques bifurcations. Au début rare, mais plus on avance, plus on est amené à visiter des lieux cachés. Le rythme ne se perd jamais, et le scénario, le jeu en lui-même, le monde, deviennent plus intéressants à mesure qu’on avance. Une des particularités de Final Fantasy IX et son système d’Active Time Event. À chaque endroit que l’on visite, chaque personnage vague à ses occupations, et des événements nous apparaissent pour découvrir ce qu’ils font. En plus de donner de la vie à notre groupe, cela permet de s’imprégner de la personnalité de chacun et de voir au fur et à mesure de l’histoire l’évolution de leurs caractères respectifs. C’est génial et on constate très vite que les scénaristes n’ont jamais manquer d’imagination.
Le gameplay est excellent et les quêtes annexes sont toutes aussi ludiques les unes que les autres, et certaines s’intègrent parfaitement à la quête principale, comme la quête de la mog poste qui consiste à donner des lettres entre les Mogs tout au long du jeu (Avec des passages très drôles), la quêtes des chocobo qui peut se faire également à mesure qu’on avance, ou encore celle de la chasse aux grenouille, qui bien qu’anecdotique, nous permet d’avoir très vite de bel objet, et qui se fait très facilement.
Chaque personnage a sa propre classe et ses propres aptitudes ce qui changeait beaucoup des opus précédents. Toutes les armes et objet permettent d’obtenir les compétences qui vont être parfois unique à chacun et ce jusqu’à la fin. Pas de clone ici, que des personnages différents et tout aussi utiles les uns que les autres.
Le défaut qu’on pourrait lui reprocher sont la lenteur des combats, mais également la relative facilité du jeu qui vient minimiser l’aspect stratégique.
Les graphismes sont de toutes beauté, et il s’agissait clairement d’un des plus beaux jeux de la playstation premier du nom. Chaque plan, chaque tableau est une œuvre d’art, avec des textures superbes, et de tels détails qu’on pouvait les contempler de longues minutes. Ne parlons même pas des cinématiques qui étaient clairement les plus belles de l’époque. Final Fantasy IX c’était une diversité de paysage, d’endroits, tout aussi magiques les uns des autres, des villes hautes en couleurs avec des moyens de transports différents dans chacune d’entre elles, et des quartiers donnant une profondeur aux villes encore inégalée.
Les musiques de Uemastu se voulait à la fois mélancolique, tragique, épique et font parti de ses meilleures compositions encore aujourd’hui.
Bref, Final Fantasy IX est une ode, même un hommage à tous ceux qu’avait fait la force de la saga jusqu’à présent. Très peu d’épisode ont réussi à mêler en leurs seins tous ceux qui faisaient le charme de la série. Plus qu’un épisode à part entière l’aboutissement et la concrétisation d’une saga qui continue encore aujourd’hui à déchainer les passions. Celui-ci est a été un tel amour pour moi que je me devais de lui rendre hommage. Unique!