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Les Chevaliers d'Opale - Fiction

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 décembre 2004 à 22:53:44

Finalement, je vais attendre le 25 pour poster. :oui:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 décembre 2004 à 23:07:31

Acte II : L’Alliance Des Peuples

Chapitre 15 : Liberté

Le silence qui régnait dans la salle fut troublé, discrètement, par les grognements impatients d’Ifrit. La chimère ne se retenait que par le contact qu’elle avait avec El Indyo. Plus bruyamment, un bataillon entier de soldats noirs fit irruption par la sortie de la salle, derrière Diablo et ses hommes. Rapidement, Patrick compta une centaine de soldats. Au même moment, les escaliers par lesquels étaient arrivés les chevaliers offraient un nouveau bataillon, prêt au combat.

- Tu as l’air de t’être bien remis de notre dernière rencontre, Patrick, entama Diablo.

Le Chevalier d’Argent se releva, laissant Flipmode et Ryle sur le sol, rapidement rejoint par Hanjy. Il s’approcha du général noir, dégaina son épée et prit une position défensive, sans prononcer un mot. El Indyo abandonna sa chimère et rejoignit le chevalier. S’approchant de son oreille, il murmura :

- Tu crois que c’est une bonne idée de le provoquer en duel ?
- Laisse-moi faire. Nous n’avons pas le choix. Il faut rejoindre le Pandémonium. Et le seul moyen d’y arriver et de passer par cette sortie.

El Indyo acquiesça. Diablo sortit enfin son énorme épée rougeoyante. Le gardien remarqua la lueur avide qui animait les yeux de son compagnon. Il se recula pour rejoindre sa chimère. Le général noir prononça alors les mots que tous attendaient fébrilement :

- Eliminez-les . ..

La salle gronda alors. Les cris des soldats noirs frémirent jusqu’à l’extérieur, où David s’acharnait à tirer obus et missiles sur la garde de l’île qui ne cessait de se ruer sur le Pandémonium. Suant à grosses gouttes, ils n’attendaient qu’une chose, voir ses amis sortir du bâtiment, accompagné de soldats et rejoindre, victorieux le vaisseau.

Dans la salle, le combat était engagé.

Les auras des chevaliers rayonnaient comme jamais. Hanjy maniait sa double lame le plus rapidement qu’il pouvait, accompagné dans cette dextérité meurtrière par El Indyo, dont les saïs s’abattaient implacablement sur les soldats noirs qui tentaient de l’approcher. Jérôme ne cessait quant à lui de lancer sort sur sort, de feu, glace et autres forces élémentales, dans les escaliers d’où les chevaliers étaient arrivés dans la salle. Des hordes de monstres et de soldats montaient les marches, filant droit vers leurs adversaires. Malgré les ravages que provoquait la magie du chevalier, cette masse conditionnée au combat se faisait de plus en plus difficile à contenir. Alors que sa concentration devait être à son paroxysme, pour ne laisser aucun être échapper à ses rafales magiques, Jérôme dû faire face à d’autres soldats. Ces derniers arrivaient également par l’autre issue de la salle, et passaient à travers les larges mailles du filet que formaient les autres chevaliers. D’une main, Jérôme commença à contrer et éliminer ces êtres maléfiques qui l’attaquaient lâchement de sa lance, et de l’autre, il continuait, malgré la difficulté, à invoquer ces sorts qui couraient dans ces escaliers, exterminant monstres et autres créatures avant de frapper les murs gigantesques de la salle au bas des escaliers.

Oppressées, Hanjy et El Indyo se soutenaient mutuellement face à la horde grandissante de soldats qui leur tombaient dessus. Comme si un flux constant entrait dans celle salle et se jetait sur eux. Plaqués, petit à petit, contre l’un des murs de cette salle, ils abattaient ces soldats de plus en plus vite, mais également de plus en plus difficilement. Sans issue favorable, El Indyo voyait le combat se terminer tragiquement pour le chevalier et lui. « Ifrit » cria-t-il, appelant sa chimère à l’aide. Quelques secondes s’écoulèrent mais rien ne venait les aider. Toujours ce bruit de lame et de magie, toujours cette masse grossissante qui les pressait contre cette paroi, immobile. Le gardien se décida alors à savoir pourquoi sa chimère ne répondait pas. Lançant ses saïs, bien en main, en direction de deux soldats qui lui faisaient face, il les planta dans deux cous qui s’offraient à lui. Ramenant les deux corps gémissant vers lui, il se plaqua contre Hanjy, puis, l’entraîna contre le mur, se servant de ses deux nouveaux camarades infortunés comme bouclier. Rapidement déchiquetés, El Indyo souffla à Hanjy qu’il était temps de sortir de ce traquenard. Le chevalier de feu confirma. Rapidement, El Indyo appuya ses deux pieds contre les deux corps inanimés qu’il tenait par ses saïs. Il en prit appui, expulsant les deux cadavres contre ses adversaires. Un salto arrière lui permit de poser les deux pieds contre le mur auquel il était adossé. Une violente impulsion le fit s’envoler au-dessus de la lourde oppression noire. Simultanément, Hanjy s’extirpa lui aussi de la foule en courant verticalement sur le mur, deux pas, avant de sauter en arrière, lui aussi au-dessus des ses adversaires. En quelques secondes, les deux hommes se retrouvèrent dans le dos de ces dizaines de soldats. Ces derniers surpris et écrasés contre le mur par leur avancée incontrôlée, ne se retournèrent pas. Non pas que le désir manquait, mais simplement que Hanjy et El Indyo firent appel à une chorégraphie de combat, instinctive chez les deux camarades. Dans un ballet de lames et de rafales d’énergie, ils massacrèrent, un cri de rage en guise de victoire annoncée, tous ces soldats, qui quelques instants plus tôt étaient persuadés de venir à bout de ces deux humains. Le sang noir coula. El Indyo pu enfin se retourner et voir sa chimère. Tout du moins, voir ses deux bras puissants jaillirent d’une incommensurable masse noires d’armures et membres, entassées et frénétiques. Les grognements accompagnèrent la chute de ces deux pattes sur ce tas, transperçant, et éjectant des dizaines de soldats à chaque percée. Des gerbes de feu s’extirpaient également. Ifrit parvint à se sortir de cette lourde masse, pour l’écraser contre les murs et le sol du lieu. Inépuisable, il enchaînait coups dévastateurs, boule de feu et sauts parfaitement calibrés.

Les lames s’entrechoquaient. De par ces chocs jaillissaient des étincelles, retombant doucement sur le sol pavé de la salle, qui virait petit à petit au champ de ruines. Rouge, puis argentée, une lame s’abattait dans les airs, visant un corps qu’elle ne parvenait à atteindre. Patrick et Diablo se livraient un combat dans lequel, au vu de la violence des coups portés et parés, le premier à être atteint y laisserait certainement la vie. Obnubilé par la vengeance, Diablo ne prenait même plus la peine de contrôler ses hommes. Ces derniers affluaient toujours par les escaliers, de chaque côté de la salle. Mais désorganisés, ils tombaient les unes après les autres, se jetant aveuglement sur les chevaliers, maîtres parfaits de leurs sujets. Se rendant enfin compte que son bataillon se dirigeait droit vers l’extermination complète, Diablo jeta un regard haineux à son adversaire. Esquivant une attaque rapide du chevalier, il lança son épée rougeoyante en direction du thorax de Patrick, qui se trouvait alors, esquive en arrière oblige, à deux mètres à peine. Rapide comme l’éclair, ce dernier vit arriver l’arme vers lui. Fulgurant, il tourna sur lui-même, laissant la lame maléfique lui frôler le dos, avant de se planter dans un mur, quelques mètres derrière. Patrick se retrouva finalement face à Diablo. Seulement ce dernier avait élaboré sa stratégie. Il pointait ses deux mains ouvertes sur le chevalier. En jaillit alors une déferlante d’énergie noire qui se précipita, implacable sur le jeune chevalier. Ce dernier n’eut que le temps de mettre ses deux bars en croix en opposition, espérant survivre. Fermant les yeux et serrant les dents, le temps semblait s’être arrêter pour lui. Une secousse se fit alors sentir. Violemment compressé par une masse imposante, il rouvrit les yeux pour se voir planer au ras du sol. Tournant la tête sur le côté, il aperçut rapidement le visage d’El Indyo, chevauchant Ifrit, que la puissante patte venait de happer hors de la trajectoire mortelle de l’énergie noire. Visualisant rapidement celui qui venait de lui sauver la vie, une violente explosion se sentit.

Ecrasé sur le sol, Patrick parvint, avec l’aide d’El Indyo à se relever. En sueur, il visualisa la scène qui lui faisait face. La salle n’existait plus, à l’air libre, le sol était recouvert de sang et de corps de soldats noirs. Les chevaliers d’Opale se rapprochèrent de Patrick. Vivant. A nouveau conscient, Ryle jeta également un regard sur le Chevalier d’Argent. Il sourit. Apercevant le Pandémonium, seul, David adossé contre la paroi du vaisseau, attendant, Patrick se tourna vers El Indyo et lui serra la main, comme pour le remercier.

*

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 décembre 2004 à 23:08:04

Routiniers, les bateaux de pêche rentraient du lagon de Bariskan. Fructueuses, les pêches naines avaient pour habitude d’alimenter les marchés de tous Tierra. Le Bariskan, aussi bien le fleuve que le lagon, contenait en effet une quantité impressionnante de poissons, certainement due à sa jonction avec l’Océan Abrastique à l’est du Dragaria. Mais parmi ces navires, un se distinguait des autres. Bien que sa taille n’était la plus impressionnante de toute la flotte, ce qui rendait ce navire-là exceptionnel se trouvait à l’arrière. Entrant dans le port, l’humide assemblage de planches et de matériels de pêche trempait en effet une large corde dans l’eau écumée, sillon de son passage dans les eaux du port de Baristicle. Ralentissant avant son entrée dans son bastion d’amarrage, le capitaine du navire, un nain d’âge mûr, à barbe noire lui descendant jusqu’à la taille, actionna un panneau à l’arrière de son navire. Relié par une gigantesque poulie à la corde qui mouillait, ce dernier activa le lourd treuil, fixé au bois même du pont, dans un grincement allongé. Doucement, la corde commença à glisser dans la rainure de la corde, frottant le métal de ses fibres. Sortant de l’eau, les badauds postés sur le quai aperçurent alors ce qui faisait la renommée de ce capitaine. Tirant hors de l’eau la gigantesque prise, le navire tanguait légèrement, suspendant difficilement mais sûrement un animal hors norme. Un espadon géant frémissait, suspendue par la queue, frottant à peine la surface de l’eau, malgré son imposante taille. Suffoquant. Bientôt immobile. Mort. La bête était vouée à la découpe. Fier de sa prise, le capitaine nain ordonna à ses hommes de détacher le poisson et d’amarrer le navire. Il se dirigea alors vers sa cabine, à l’avant du navire et y entra.

Quelques minutes s’écoulèrent pendant lesquelles les marins firent en sorte que le pont de leur navire soit relié au quai, et entamèrent le déchargement du matériel qui devait être nettoyé sur la terre ferme. Sortant alors de sa cabine, le capitaine descendit de son navire. Sa veste bleue, symbole chez les nains de haute autorité traînait tout juste sur le sol cailleux du quai. Frottant délicatement sa barbe, il attendit quelques secondes sur ce quai, spectateur figé de la vie animée du port de Baristicle. Les charrues et autres carrioles passaient devant les stands et boutiques en extérieur, chargée de quelques commerces, croisant de rares véhicules à moteur, que la pollution qu’ils étaient susceptibles d’amener dans le port, en faisaient des interdits en ce lieu, à quelques exceptions près. Ce fut d’ailleurs l’un de ces vrombissants véhicules qui stoppa devant le marin. La porte arrière s’ouvrit, laissant apparaître un imposant nain, plus grand qu’a l’accoutumé, et visiblement employé du palais de Baristicle de par l’écusson qu’il portait sur son épaule droite. Il fixa le capitaine.

- Monsieur le Chancelier, vous êtes attendu au palais.
- Bien, allons-y, répondit l’intéressé.

Le véhicule, une cabine de taille moyenne reposant sur quatre roues en métal démarra alors. Clinquant sur les galets du port, l’automobile se dirigeait vers la sortie du port, symbolisée par un porche. Haut d’une dizaine de mètre, ce dernier surplombait le long quai, séparé en deux voies. La première, longeant l’eau, servait aux marins à décharger les diverses cargaisons qui arrivaient jour et nuit dans le port de la ville. La seconde servait quant à elle à la circulation. Véhicules à mécaniques diverses ou simples charrues, la Voie des Ports, comme elle fut nommée, voyait passer depuis des dizaines d’années des chargements et autres convois tous plus différentes et divers les uns que les autres. Le port de Bariskan appartenait en réalité aux deux cités naines. Le seul motif pour lequel on s’attachait à le nommer ainsi était qu’il s’agissait en réalité d’une moitié du véritable port du pays. Reposant sur le lagon de Bariskan, les deux cités capitales du Dragaria, Baristicle et Erkkan se joignaient par divers ponts, se jetant au-dessus des eaux claires et agitées. Géographiquement, le lagon relie le Massif de Pondérite, entrée du territoire nain, à l’Océan Abrastique. Seulement, à quelques kilomètres de la côte, témoin de l’arrivée des eaux du lagon dans l’océan, là où ce même lagon se resserre le plus, et se retrouve donc être le plus étroit, est construit le Port du Dragaria. Un édifice unique au monde de part sa construction. Les nains sont en effet les fiers auteurs du seul port suspendu de Tierra. Suspendu car le large pont qui enjambe le lagon relie les deux rives, et donc les deux cités qui s’observent. Chaque partie du port longeant les eaux du lagon sur plusieurs centaines de mètres, la limite entre les deux villes se retrouva donc sur ce pont de pierre et de métal. Bien qu’étroit en ces lieux, la voie suspendue servait donc également d’entrepôt aux diverses marchandises et autres cargaisons qui transitaient entre les deux cités. Un entrepôt suspendu au-dessus des eaux, édifice impressionnant qui portait alors à lui seul le nom de port, qui s’étendait pourtant sur des centaines de mètres avant et après le bâtiment.

- Je vois que vous avez été efficace, vous et votre équipage, monsieur le Chancelier.
- Oui, un espadon de cette taille, voilà qui va susciter de biens bons intérêts sur les marchés de Tierra. Passons, j’avais rendez-vous ce matin avec sa Majesté Khlaine, mais vous n’étiez pas censé venir me prendre au port.
- Exact, mais Sa Majesté a insisté pour cela. La situation semble urgente.

Depuis une dizaine de minutes, la voiture qui transportait le chancelier, son garde du corps, ainsi que, logiquement, son chauffeur, longeait les quais du Baristicle. Passant devant les bâtiments les mieux conservés de la première époque du peuple nain, celle où Raino avait posé les premières pierres d’un royaume aujourd’hui respecté de tous, Vince, Chancelier nain, ne pouvait s’empêcher de penser à la menace de l’Armée Noire qui pesait sur son pays. Pensif, il se rassurait par la présence du massif et de l’océan, barrières naturelles qui les avaient jusque là toujours protégés, lui et son peuple. Le fait que Khlaine voulut le voir d’urgence devait certainement être du à cette armée, pensait-il. Mais de quoi s’agissait-il vraiment ? Si jeune, il ne savait rien de l’histoire d’Opale et de cette bataille millénaire, si ce n’est ce qu’en rapporte les récits de quelques vagabonds, venus en Dragaria conter ces histoires afin de gagner quelque argent, surtout en cette année anniversaire, ou ce qu’en rapporte les livres. Etait-elle si redoutable ? Même pour une nation si fortifiée que le Dragaria ? Vince avait confiance en les défenses de son peuple. Comme à chaque fois qu’il était menacé, le peuple nain s’en sortirait. Du moins, voilà ce que le jeune chancelier pensait de la situation.
Perdu dans ses réflexions, Vince ne sentit pas la voiture stopper, et les hurlements de la foule s’élever dans les airs. Ce ne fut que lorsque le véhicule se plaça brutalement en travers de la route qu’il sortit de ses pensées. Les rumeurs des quais le firent sortir. A peine un pied à terre, il le vit. Un nain gisait, mortellement blessé, une profonde entaille, qui noircissait toute la surface épidermique alentour, dans les bras du chauffeur. Le chancelier s’en approcha et vit l’écusson que le malheureux portait sur sa veste. Un messager. Un individu chargé de voyager sur la planète, et de ramener les informations de l’évolution des patries alliées au palais. Respirant difficilement, ce dernier saisit la main de son homme d’état, et dans son dernier souffle lui dit :

- Monsieur le Chancelier, une armée … aux portes du massif … elle arrive … c’est ….

Le messager mourut alors. Laissant Vince dans le doute le plus complet. Au bout de la rue dans laquelle il s’était engagé avant de recueillir le défunt, le palais royal. Il lâcha alors la main du désormais défunt, et se mit à courir en direction du bâtiment. Sur le parvis, Khlaine se trouvait, l’attendant, témoin de la scène. Le visage grave.

*

- Père, que vous arrive-t-il ?

Les yeux révulsés, ne laissant apparaître que le blanc des organes, Parkko invoquait une puissance magique phénoménale. Voilà une journée entière que ses fils menaient une armée trolle sur les remparts de la Cité du Verlandier. Luttant de toutes les forces que leur donnaient les sorts d’amplification des mages trolls, connus pour leur habileté à protéger les leurs dans une bataille. Des halos bleus se formaient devant les combattants, haches, épées, ou lourds marteaux de métal et de bois, en mains. Caractérisés par cette couleur bleutée, les plus qu’efficaces sorts de Carapace tentait à bloquer la majeur partie de la force d’une attaque qu’un adversaire pouvait asséner au corps à corps. Chose d’autant plus efficace que les Os, de grands squelettes revenus d’entre les morts, invoqués par les pouvoirs nécromanciens de quelques sorciers de cette Armée Noire qui tentait depuis lors de marcher sur le Verlandier. Chose réalisable à la seule condition que les remparts de la cité ne cédents enfin. Les charges de quelques tricératops, lourdement efficaces, entamaient les roches qui servaient de base aux murs de la ville. Effrités, les gigantesques pierres de base commençaient à se fissurer. Il fallut toute la fougue et l’impétuosité de Razzalo pour calmer les sauriens acharnés. Occupés à démanteler quelques squelettiques démons, il réinventa à plusieurs reprises le courage. Une centaine de longues cordes étaient fixées après de hauts mâts de bois, longeant verticalement la face intérieure des murailles. L’autre extrémité de ces lianes de fibres tenait par de solides nœuds d’imposants rocs de pierres. Ces derniers étaient alors lancés dans le vide du haut des remparts, et allaient s’abattre sur monstres en soldats, sans aucune distinction, tel des pendules accablant les assaillants de leur lourd courroux. Saisissant une de ces cordées solidement fixées, Razzalo se précipitait alors dans le vide, hurlant à pleins poumons aux sentinelles affectées à la gestion et la remontée de ces épais fils fibreux de l’assurer. Une main agrippée à la corde, l’autre armée et tournoyante, il allait s’abattre dans les gueules béantes des reptiles grognant, fendant l’air de rage et d’excitation. La lame tranchait aussi bien les cordes qui maintenaient les béliers sur le dos de ses imposants adversaires que les boîtes crâniennes et autres tissus écailleux. A plusieurs reprises, le prince nain se lançait de plusieurs dizaines de mètres de haut, pour toujours remonter sur la muraille, sourire aux lèvres, rougit de sang et satisfait. Cependant, la fatigue se faisant sentir, les troupes trolles se rendirent vite compte qu’elles étaient bel et bien surpassées en nombre. Parkko, malgré son âge avancé, ne pu s’empêcher de prendre part à la bataille. Jusque là spectateur inquiet de l’affrontement, il avait rejoint ses hommes au milieu des Os et autres créatures dont les corps, ainsi que ceux de quelques vaillants guerriers, s’entassaient. Absorbés par leur tâche guerrière, Zack et Razzalo ne prêtèrent d’abord pas attention à l’intervention de leur père. Ce n’est que lorsque celui-ci entama son incantation qu’il attira alors les regards. Amplifiée, sa voix perça. Résonnante, elle prononça, presque maléfique, à l’image du visage, désormais dépourvu de pupilles et de sagesse dont il respirait en temps normal.

- Que la sorcellerie fasse office.

Sans savoir qu’il s’agissait là d’un sage souverain tierran, on pouvait croire faire face à un démon. Entourée d’une aura grandissante, Parkko atteint alors un point duquel il lâcha toue la pression qu’il donnait l’impression d’accumuler. Les bras levés vers les cieux, flottant à quelques centimètres du sol. Un grondement empli la plaine du Verlandier. Les cieux se couvrirent de noirs nuages, pesant sur l’atmosphère déjà oppressante du lieu. Les bêtes, aussi bien dans l’enceinte de la citée que qu’à l’extérieur, alliée ou ennemies, s’affolèrent. Des lourds amas de matières noires qui emplissaient la voûte jaillirent un cri strident. Comme un appel. Une réponse. Les nuages se déchirèrent, laissant apparaître une silhouette démoniaque, apocalyptique. Un dragon, deux paires d’ailes gigantesques déployées, un corps que même le plus puissant des monstres assaillant les trolls ne pouvaient se targuait ne posséder, une gueule hurlante de férocité, une carcasse noire comme la nuit dont seul un sentiment d’indestructibilité ressortait, apparut alors aux yeux de tous et de toutes. Ouvrant cette gueule terrifiante, dans laquelle commencèrent à se rassembler divers flots de matières et d’énergie pour former une sphère vrombissante d’énergie, d’abord rosée puis d’un blanc teinté de bleu au fur et à mesure que cet amas de pureté grandissait, la créature sembla alors s’adressait à la plaine dans une plainte salvatrice. Parkko, qui retrouvait petit à petit ses esprits sur les murailles, lança un regard sur la créature qu’il venait d’invoquer.

- Que l’Ouroboros de Bahamut extermine ces monstres.

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
23 décembre 2004 à 23:46:53

ça faisait logntemps, c´est le moins que l´on puisse dire. ^^

Que dire donc ?
Pour vous je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, je crois qu´il faut reconnaitre à notre ami Capelle un certain talent pour retranscrire cette tonalité épique qui pimente l´univers Tierran. Qui d´autre peut se vanter de pouvoir faire remonter l´odeur du sang, du soufre et de la transpiration jusque dans les narines des lecteurs ?
Brutalité, férocité, les héros eux-mêmes s´y retrouvent, défoulant leurs passions après tant d´attente.
Et la philosophie me direz-vous ? Mais elle n´a pas sa place dans cette fresque guerrière, les soldats n´ont que faire de belles pensées et de beaux discours quand leurs vies se jouent ! Dans ce récit vibrant de fureur, la vie ne prend tout son sens qu´en côtoyant la mort sans pour autant que les protagonistes y pensent. Il en va ainsi des combats.
Héroïsme, bravoure, réactions émouvantes de ces guerriers intrépides, rien ne manquait aujourd´hui à l´appel dans ce chapitre.

C´est évidemment le côté le plus marquant puisque l´on revient tout de suite après à un style plus calme, plus posé pour tourner une page de géographie comme un interlude sur une scène de violence. On notera toutefois cette atmosphère lourde, privée d´allégresse qui nous rappelle la situation de crise sur Tierra, avant de replonger une nouvelle fois dans l´horreur de la guerre. Du sang, des larmes et un plaisir de tuer que mêmes les héros approuvent. Un point ambigu, ce goût de la mort...
Mais tout cela n´aurait su ( n´aurait pu) aboutir sur un final médiocre et voilà que, après tout ce déchainement de violence, le geste salvateur tant attendu est fait, et Bahamut se dévoile à nous comme le Soleil après la nuit.

Il n´y a pas grand chose à ajouter, si ce n´est une remarque concernant la conjugaison des verbes qui nous fait parfois douter du sens. Mais cela ne gâche en rien le plaisir de lire.

Cette fic continue sur sa lancée, je ne rajouterais que ceci: " clap clap clap".

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
23 décembre 2004 à 23:51:02

Je dois dire que pour les verbes, je n´ai relu qu´en dialgonale. Mais savoir que cette fic plait à ce point compense largement ce petit manquement à la langue française.

Merci :snif:

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
23 décembre 2004 à 23:58:29

:d) Capelle

Ce n´est que justice, après tout tes magnifiques commentaires sur ma fic^^
Je me devais d´en faire un à la hauteur de celle-ci.

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:02:02

Bonsoir Capelle !
En fait, EL_INDYO m´a convaincue de lire ta fic, le problème c´est qu´il y a trop de pages sur le Forum . ..
Aurais-tu la gentilles de me la passer sous forme de Doc Word s´il te plaît ? J´aimerais bien la lire . ..
:merci: bcp !

:coeur:

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:12:15

aeris41@msn.com :ok:

en fait je n´ai pas commencé un seul chapitre tu comprend ? :-(
C´est pour ca que si tu me passes le doc word ca sera plus simple de la lire ^^

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:13:14

Et désolée de t´avoir fait chercher tous les liens pour rien :snif:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:18:46

Pour les liens, je les conserve sur un fichier txt du bloc note, donc niveau recherche, je suis pas mla lôt. :-)))

Et je t´ai rajouté. :)

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:20:43

Z´ai rien reçu ? :question:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:22:24

Et pourtant.
Je retente le coup.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:23:56

Là, tu es dans ma liste mais hors-ligne.

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:24:00

c koi la tienne ?

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:24:49

J´ai rien reçu :S

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
24 décembre 2004 à 00:25:21

Ouais, on va essayer comme ça :d) patol3313@hotmail.com

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
24 décembre 2004 à 18:44:29

pas beaucoup de commentaires...

Je me permet de :up: -er pour que tout le monde sache que cette fic a eu droit un nouveau chapitre.

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
24 décembre 2004 à 21:32:37

Ah, je viens lire lorsque j´ai le temps, promis, Capelle =)

Aeris41
Aeris41
Niveau 10
24 décembre 2004 à 21:59:49

Capelle ! :coeur:

J´ai lu le début ( environ 7 pages je crois ) !
Un mot :BRAVO !
Je suis totalement plongée dans l´ambiance ! !!!
Je crois que j´ai bien fait de lire cette fic! Je suis certaine que la suite est encore mieux!!!

Bravo encore ! !!!!!!

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