merci " général" ! !!
P.S.: la suite ne va pas tarder
pk chui pas au courant
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paske t´as pas un torse musclé ! !!
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capelle se laisse désirer ![]()
Indyounet sort donc 1 peu de ce topic ^_____^
de quoi j´me mêle ? Je suis bien ici, il fait chaud et on est tranquille... ![]()
t´enerve pas mon vieux , noubli pas ke je suis general ![]()
et où devrais-je aller, au fait ? ?? ![]()
hé! sa c toi ki voit!
va donc tester ton niveau sur le quiz par exemple
Bon plus personne ne poste, le chapitre arrive ![]()
bon...il est bloked capelle ou koi
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dsl javai pas vu
Chapitre 9 : Verlandier & Inquiétudes
La roche le brûlait. Cet inconnu tatoué ne pouvait plus reculer. A peine effleurait-il la paroi qui le bloquait qu’il sentait l’insupportable chaleur lui frapper l’échine. L’Ixion le dévisageait. Ses griffes tremblaient d’excitation. De l’autre coté de la rivière de lave, les trois chevaliers décidèrent d’intervenir. Sébastien et Aéris sautèrent aisément au dessus du lit. Hanjy fit de même mais se réceptionna de justesse sur le bord de l’autre rive. Il frôla le magma mais se stabilisa tant bien que mal. Il se posta finalement avec Sébastien derrière la bête, Aéris rejoignant le gardien face à elle. L’homme ne prononçait mot. Le regard fixé sur son brûlant adversaire, il se sentit néanmoins rassuré par le secours que lui portaient les chevaliers. L’Ixion était encerclé. Regardant derrière lui, il fit finalement face au mystérieux gardien avant de lever la tête. Au dessus d’eux se trouvait une plate-forme, au sommet de la paroi à laquelle Aéris tournait le dos. L’Ixion bondit. Ses griffes acérées se plantèrent dans la roche. La bête escaladait la paroi sans difficulté avant de se hisser sur cette haute plate-forme et de disparaître. L’Ixion avait fui. Le gardien de Vulcano, comme il était tatoué sur son épaule, faisait désormais face à ceux qui venait probablement de lui sauver la vie. Il ne parla par pour autant. L’épée et la hache avec lesquelles il venait certainement de se battre se rappelèrent à lui. Il se dirigea alors vers l’entrée d’un tunnel, seule issue qu’offrait d’ailleurs la salle. Sur la gauche de cette dernière, une statue. Suffisamment détruite pour que l’on ne puisse pas se rendre compte de ce qu’elle représentait.
- El Indyo, n’est-ce pas ? lui adressa Sébastien.
Sans se retourner, l’homme acquiesca de la tête et arriva face à la statue. Il glissa ses deux armes de fortune dans chacune des mains de pierre de la sculpture. Accrochés à la ceinture de tissu qui lui entourait la taille étaient visibles deux saïs. Trois dents pointues, la plus grande au centre, celles-ci étaient plus grandes que les saïs traditionnels. Une poignée de cuir suffisamment allongée permettait à de grandes mains de s’en saisir. Le métal des dents rougeoyait sous l’effet de la chaleur. Truffé de plaies, El Indyo ne souffrait pas. Ou du moins, ne le montrait pas. Il se posta devant l’entrée du tunnel que gardait l’idole de pierre et fixa l’intérieur. Hanjy, Sébastien et Aéris n’osaient pas prononcer la moindre parole. Cet individu leur paraissait bien étrange. Pas un mot, juste un mouvement de la tête. Et le voila immobile devant cette entrée. Les trois opaliens passèrent devant El Indyo et pénétrèrent dans le tunnel rocailleux.
- N’y allez pas ! leur cria le gardien. Les trois chevaliers se retournèrent. Malgré son apparence rustre, El Indyo possédait une voix posée, au timbre relativement calme. Tout le contraire de la voix grave et rocailleuse que l’on pouvait attendre d’un tel individu.
- Si vous entrez dans la Chambre de Vulcain, vous périrez, poursuivi El Indyo.
- Nous sommes Chevaliers d’Opale et nous sommes ici pour savoir ce qui se passe à Vulcano, lui répondit Hanjy.
- Vous ne savez pas ce qui se trouve à l’intérieur.
- Nous justement ici pour le savoir.
- Je sais ce qui se trouve dans cette chambre.
- Très bien alors dans ce cas, suivez-nous.
- Non, c’est vous qui me suivez.
El Indyo passa devant les chevaliers et s’engagea dans le tunnel. Les trois camarades n’eurent pas d’autres choix que de le suivre. Après quelques minutes à passer entre les parois serrées du tunnel, ils finirent par arriver dans une nouvelle salle. Plus restreinte que la précédente, elle abritait de grandes stalagmites disposées en cercle autour d’un puit de magma fumant. Ce puit était large. Derrière se trouvait une nouvelle entrée. Mais celle-ci était bloquée par un amoncellement de roches entre lesquelles parvenaient tout de même à percer quelques rayons de soleil. La chaleur qui régnait était insoutenable. Tous suaient à grosses gouttes, mis à part Hanjy, qu’une faible aura orangée, calme, entourait, réflexe protecteur de son opale de feu. La sueur passant sur ses plaies faisait grimacer El Indyo. Il semblait ressentir la douleur, chose qui ne paraissait pas évidente quelques instants auparavant. Mais les chevaliers ne le remarquèrent pas. En revanche, ils se rendirent bel et bien compte que leur opale s’était mise à briller. Fort. Quelques protubérances électriques jaillissaient faiblement avant de s’engouffrer dans l’opale de Sébastien. Celle d’Aéris semblait au contraire plus calme. Elle brillait d’un blanc étincellent et entrait en résonance avec les perles de son arme. El Indyo sentait lui aussi le danger. Il se tenait au bord du puit de lave lorsque la chambre se mit à trembler. Une violente secousse décrochait des pans entiers de parois qui plongeaient dans la lave entourant le domaine stalagmitique. El Indyo se retourna sous l’effet de la surprise et tournait le dos au puit. Moment que choisi, la salle tremblant de plus belle, une énorme main velue pour jaillir du puit. Cinq griffes ornaient une main monstrueuse, qui surplombait El Indyo, inconscient du danger qui venait d’apparaître derrière lui. La main mesurait aisément la taille que faisait la moitié de celle du gardien. Un bras, marron foncé, presque noir, complétait la patte qui baignait dans le magma en fusion. Un bracelet doré, visiblement insensible à la température entourait le poignet de cette patte. Elle s’abattit violemment sur El Indyo. Hanjy eut à peine le temps de le prévenir que celui se retourna et vit la masse velue lui tomber dessus. Il se propulsa en arrière et l’évita de justesse. Mais le choc que provoqua la main en s’abattant sur le sol, arrachant et plongeant le pan sur lequel se trouvait le gardien à quelques secondes près dans le magma, amplifia l’impulsion que s’était donné El Indyo, et ce dernier atterri violemment dans l’entrée du tunnel duquel lui et les chevalier venaient de sortir. La patte se retira dans la lave. Les secousses se calmèrent. Pendant quelques minutes, personne n’osait bouger, ni se relâcher. Les secousses reprirent, et cette fois-ci, ce ne fut pas une patte qui sorti du puit. Mais le monstre à qui elle appartenait. Il atterrit lourdement devant son puit et hurla d’un grognement lourd et puissant. « Un Ixion, encore » pensa Hanjy. En effet, la ressemblance était frappante. Mais ce n’était qu’une ressemblance. Le monstre auquel faisaient face les quatre alliés n’avaient rien de commun. Des flammes ornaient ses épaules. Il portait, aussi étrange que cela puisse paraître, des bijoux. Un bracelet à chaque poignet et un collier de perles, insensibles elles aussi à l’enfer qui régnait. Une toison marron recouvrait un corps monstrueux, avec une touffe rousse sur la poitrine et en crinière. La bête prenait appui sur deux pattes postérieures bien chétives en comparaison des deux membres volumineux qui lui servaient de bras. Dont un sur lequel elle prenait également appui . La bête examina la salle. Elle se redressa. Sa crinière se mit à briller. Il mit ses deux mains l’une face à l’autre. Une boule de magma apparut. Petite, puis de plus en plus imposante avant d’obtenir une taille inquiétante. Lourdement, la créature reprit appui sur sa patte droite, tenant sa sphère magmatique dans la main gauche. Il tendit cette dernière en arrière avant de la propulser en direction d’Hanjy. La boule atteignit le chevalier et explosa sur lui dans un violent fracas, tel que de nouveaux morceaux de parois chutèrent dans la rivière incandescente. La créature hurlait, comme pour exprimer un plaisir, une joie de vaincre. Pour la première fois, Sébastien et Aéris avait l’impression d’affronter une créature capable de ressentir des émotions palpables en intensité. Et même si cette situation ne leur était pas favorable, cela les troublaient et les empêchaient de faire le moindre mouvement. Pourtant, il fallait réagir. El Indyo semblait connaître la chose. Une telle créature semblait lui être familier. Il sortit ses saïs et se mit en garde.
- Je savais que tu étais la cause du mal qui menace le village, dit-il en s’adressant à la créature.
- Tu connais ce monstre, s’étonna Aéris, qui pointait sa perle en direction de l’adversaire.
- Ce n’est pas une créature ordinaire, lui répondit-il.
Soudain, un léger vent se leva dans la salle. Les chevaliers le sentirent venir de derrière eux. Hanjy était là, debout. Indemne. Sébastien et Aéris sourirent, rassurés. El Indyo, lui n’en crut pas ses yeux. Une aura enveloppait Hanjy. Bien plus importante que précédemment, elle adoptait cette fois-ci, une impressionnante teinte rougeâtre. Hanjy était concentré comme jamais, son opale, ainsi que celle des deux autres chevaliers, brillait de plus belle. Comme une osmose, elles réagissaient ensemble. Hanjy dégageait une forte énergie.
- Comment a-t-il pu survivre à une telle explosion ? s’indigna presque El Indyo.
- Je t’expliquerai une fois cette créature éliminée, rétorqua Hanjy.
Ce dernier son arme en main. L’argent des lames de son « Avenamo » scintillait.
- On ne peut pas . ..
El Indyo n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Hanjy se jeta sur la créature et lui porta un coup de sa lame en travers du torse. Attaque que son adversaire ne pu que partiellement éviter. Légèrement blessé, elle riposta et asséna un coup du revers la main à Hanjy. Ce dernier se baissa et lui planta violemment son Avenamo dans le ventre. Grognant de douleur, la bête ouvrit sa gueule et la referma sur l’épaule droite d’Hanjy. Hurlant de douleur, il fut soulevé et projeté sur le côté, l’épaule en sang et son arme toujours en main. La blessure de la créature était profonde. Elle ne saignait pas. De la lave en fusion coulait de la plaie. Sébastien n’attendit pas que la créature reprenne ses esprits. A son tour, il se jeta sur elle. Plus rapide que Hanjy, il portait coups de pieds et de poings que la bête encaissait sans trop de peine. Quelques une de ces attaques faisaient néanmoins vaciller le monstre. Bien que magicienne blanche de par ses pouvoirs primaires, Aéris maîtrisait heureusement divers sorts de magie noire. Voyant que Sébastien ne tenait plus la cadence imposée par son opposant qui commençait à esquiver les plus rapides de ses attaques, malgré le soutien que lui apportait El Indyo de par ses talents d’illusionniste, elle lança un sort de glace qui frappa la créature de plein fouet.
Le gardien de Vulcano avait en effet le pouvoir de créer diverses illusions pour troubler ses adversaires. Grâce à ce talent, ses saïs croisés, il reproduisit l’image de Sébastien enchaînant les coups, inoffensive mais qui handicapait grandement la créature. Cette dernière venait de subir une terrible attaque. Vacillant encore, encaissant les coups de Sébastien que ne lâchait pas prise, elle parvint tout de même à se débarrasser du chevalier en lui sautant par-dessus, grâce à on ne sait quelles ressources, elle leva la main sur lui. Sébastien eut juste le temps de mettre ses bras en opposition, il fut violemment projeté contre une paroi. La créature respirait péniblement mais tenait bon, essouflée. Seulement, elle semblait avoir oublié Hanjy. Le vaillant chevalier, dégageant toujours autant d’énergie malgré sa blessure, arriva dans son dos. Elle le sentit mais il était trop tard. Comme pour avoir le maximum de puissance au moment de l’impact, Hanjy fit un léger bond en avant et enfonça de toutes les forces que lui donnaient ses deux bras l’Avenamo dans le dos de la créature. Le coup fut si violent que la lame ressortit par la première plaie. Du dos et de l’estomac, le monstre fumait. Il respirait difficilement et fit un pas en avant. Hanjy lâcha son arme. La créature gémit et s’écroula sur le sol. D’une respiration de plus en plus pénible, elle commençait à s’évaporer. Un léger nuage gazeux orangé se dégageait en effet de tout son corps. Elle cessa d’inspirer. Un léger souffle, accompagné d’une faible plainte emplit la salle pendant que la créature finissait de s’évaporer. Une âme nuageuse avait maintenant prit sa place. Tout à coup, cette dernière se précipita sur El Indyo. Elle pénétra en lui dans un parfait glissement et disparut. Le jeune homme regarda les trois chevaliers, posa les genoux à terre et perdit connaissance.
*
Le ciel ne se voyait qu’avec difficulté. D’immenses arbres le cachaient. La Forêt du Verlandier, la seconde de la planète, abritait la plus grande diversité florale de tout Tierra. Le lichen se mariait avec les troncs humides qui jonchaient le tapis de mousses qui servait de sol à cette partie de la forêt. Une épaisse couche verte, de laquelle sortait timidement quelques arbustes. Il faisait sombre dans cette forêt. Suffisamment pour se croire à la tombée de la nuit. Les Trolls rentraient chez eux. Il ne leur restait plus que quelques dizaines de mètres à parcourir avant d’atteindre le but de leur voyage. La caravane avançait doucement. Juché sur sa carriole, Parkko admirait la virginité du lieu. Les oiseaux planaient au-dessus de sa tête, pendant que les loups et autres dangers ne semblaient pas décider à se montrer. Aucun incident n’eut été à déplorer durant toute la traversée de la forêt. Mis à part cette attaque de Léchys, lors de la traversée du Col de Phily. Ces êtres répugnants, dont la silhouette ressemble à s’y méprendre à celle d’un humain, ont la fâcheuse habitude d’attaquer tout ce qui passe sur leur territoire de chasse. Dépourvu de tout système capillaire, les léchys ont une peau râpeuse et violette qui les rend repoussants à souhait. Armés de massues ou d’os de leurs proies, ils étaient une bonne vingtaine à attaquer la caravane trolle. Zack et Razzalo n’eurent aucun mal à s’en débarrasser. Razzalo s’amusa d’ailleurs à compter, qui de lui ou de son frère, abattrait le plus de ces monstres. Peu entrain à ce genre de compétitions, Zack se laissa battre par son frère. Le plus important était de défendre la caravane. Depuis cette attaque, les deux princes trolls n’étaient pas remontés dans une des carrioles destinées à emmener tous ceux qui avaient fait le voyage jusqu ‘à Opale. Les voilà à marcher dans les bois, de chaque côté de la caravane. Cette dernière atteignait d’ailleurs l’orée de la Forêt du Verlandier. Parkko se rassurait déjà de son retour au pays. Pour lui, réussir à traverser cette forêt sans subir tous les assauts qu’elle réserve aux voyageurs était un véritable exploit.
Mais le sol se mit à trembler. Par intervalles réguliers, les secousses se rapprochaient de plus en plus. Zack et Razzalo se postèrent devant la caravane, guettant le moindre danger. Malheureusement, celui-ci venait de l’arrière. Ce furent les cris des femmes installées en queue de caravane qui alertèrent les deux princes. Ils se précipitèrent à l’arrière. Une masse énorme. Deux rangées de plaques qui lui parcouraient l’échine, jusqu’à une queue longue de deux mètres, dont l’extrémité était pourvue de pointes. Un stégosaure attaquait la caravane. Paisiblement, il se tourna sur le côté et lança sa queue puissante sur la caravane. Femmes et enfants étaient condamnés à être pulvérisé par la furie saurienne de cette créature habituellement paisible. Tous les occupants de la caravane se retrouvèrent en l’air, puis furent déposés délicatement dans la mousse. Parkko était debout, à l’avant. Il était l’hauteur de ce prodigieux sauvetage. Il venait tout simplement de téléporter tous les occupants de l’arrière de la caravane à l’extérieur avant de les déposer à l’abri. La magie millénaire des trolls trouvait tout son sens dans la maîtrise qu’en avait Parkko. La queue du dinosaure s’abattit sur la caravane, la pulvérisant en centaines de morceaux. Zack, Razzalo et cinq trolls faisaient face à la bête. Cette dernière réitéra son attaque. Pendant que la queue s’abattait puissamment sur le sol, les deux frères sautèrent sur le dos du stégosaure, pendant que les cinq trolls restés au sol s’attaquèrent aux jambes. Dans un esprit tactique excellemment bien travaillé, les guerriers assaillirent l’animal. Les lames pleuvaient sur les volumineuses bases plantaires pendant que les deux princes trolls tailladaient l’épaisse armure épidermique du stégosaure. Ce dernier perdait l’équilibre et ne parvenait pas à se défaire de ces deux parasites juchés sur son échine. Zack, de son indestructible hache « Gosgeano », tentait de briser les solides plaques d’épiderme qui parcourait l’échine de la bête, et qui lui servait de régulateur solaire. Razzalo et sa massue «Sucellos » entaillait la peau du titanesque saurien. Ce dernier réalisa finalement que, malgré sa colossale morphologie, il ne pouvait rien faire face à tant d’organisation et de hargne au combat. Il s’en retourna dans les profondeurs boisées, laissant les trolls soulagés par la victoire des siens. Les occupants de la portion de caravane détruire durent terminer le chemin à pied.
Caravane qui finit enfin par sortir de la Forêt du Verlandier. Devant eux, la magistrale Citée du Verlandier. Le pays troll ne s’encombrait pas de noms de village ou de plaines. Tout ce qui devait porter un nom se nommait le Verlandier. En réalité, l’état que dirigeait Parkko était étendu mais la moitié de son territoire était recouvert par la forêt. Ce n’était qu’à la sortie de cette dernière que la grande cité trolle apparaissait. Une vaste étendue de plaine avait accueilli les prémices de la ville. La forêt étant trop dangereuse pour être habitée, toute la population trolle, qui se comptait par centaines de milliers d’individus, s’était regroupée dans un seul et unique endroit. Une immense tour s’élevait en son centre, servant à la fois d’administration dans les bas étages, et de guet aux sommets. Par cercles concentriques, les quartiers de la ville s’organisaient. Des grands quartiers commerciaux aux abords de la Tour aux résidences plus ou moins riches en périphérie, rien n’était oublié. Le taux de natalité étant le plus élevé, et de loin, de tous les peuples tierrans, la citée était en perpétuel agrandissement. Même les montagnes et les fleuves qui traversaient cette plaine autrefois déserte, ne parvenait à stopper l’élan urbaniste troll. Par ponts colossaux ou longs tunnels, la Citée du Verlandier atteignait l’étendu d’un état. Là se justifiait dans tout son sens le fait que le trolls soient les architectes les plus émérites de la planète. Un massif montagneux en ville. Un fleuve large de deux kilomètres. Il fallait le voir pour le croire, mais en matière de construction les trolls avaient depuis bien longtemps rayé le mot « impossible » de leur vocabulaire. Imposante, souveraine, la Citée du Verlandier abritait une société où chacun avait trouvé sa place. Marchés, restaurants, auberges, architecture, remparts fortifiés . .. La ville-état comme on l’appelait.
Parkko et la caravane entrait en ville. Acclamé par la population, les deux princes et les gardes qui avaient défendu les leurs pouvaient enfin baisser se détendre. Le convoi stoppa devant un bâtiment à ciel ouvert. Il s’agissait de la plus grande menuiserie de la ville, où allait être « recyclé » le bois de la désormais inutile caravane, bien trop endommagée. Parkko descendit et, saluant la foule comme le chef d’état qu’il était, se dirigea vers une bâtisse plus éloignée. Le sol était pavé dans cette rue, coincée entre une longue auberge et une école, Parkko en sortit sur une place magnifique. Un érable, symbole de prospérité, trônait au centre de bancs sur lesquels discutaient de vieux individus. Là encore, un bâtiment, joyau de l’architecture troll, entourait la place. Construit d’un seul trait, on pouvait aisément en repérer l’entrée. Une porte en arc ovale, noire, au milieu de murs clairs, même salis, passait en effet difficilement inaperçue. Parkko entra. A l’intérieur, un individu, presque aussi âgé que le Maître Troll, l’accueilli.
- Parkko, te voilà enfin de retour, même forcé.
- Théodore, mon vieil ami, ta présence à Opale m’a manqué.
- Il le fallait, pour le bien de la cité.
- Je sais, même si Razzalo et Zack auraient bien pu rester à ta place.
- N’en parlons plus . ..
- Comment s’est portée notre ville durant mon absence Théodore. Parkko s’assied sur un banc.
- En quelques jours, nous avons terminé la construction du troisième tunnel sous le Massif de Neirus, achevé également celle du premier arrondissement de notre nouveau quartier à l’est, et entamé celle du canal qui reliera le Romifera aux champs à la périphérie de la citée.
- Excellent. Mais n’avez-vous pas eu à repousser quelques monstres ?
- Si. Les ruines se sont agitées devant les Portes de l’Est. Mais nos fortifications ont résisté sans aucune difficulté. Mais . .. Je l’ai senti moi aussi Parkko.
- Il ne faut, pour l’instant, pas alerter la population de ce qui se passe sur l’Ile Noire. La Tour d’Hypponcate résistera.
- Pas indéfiniment.
- Je sais mais Opale à envoyer ses meilleurs chevaliers sur le Grand Protectorat. Nous gardons le contact avec le Centra et les autres pays de la planète. Mais je sens que nous allons devoir y faire face plus tôt que prévu.
- Maintenant que tu es rentré, nous allons pouvoir mettre en place nos défenses et préparer nos armées.
- Attendons Théodore. Laissons les trolls vivre encore un peu. Peut-être n’auront-ils bientôt plus ce plaisir . ..
*
Trouble. La lumière du lustre qui se balançait au plafond était trouble. Les yeux s’ouvrirent petit à petit. Une barbe noire, surmontée de lunettes rondes au travers desquelles on pouvait apercevoir deux yeux marrons, cacha la ballotante luminescence. Ce visage s’éclaircit.
- Il se réveille.
- Enfin, fit une voix reconnaissable à son timbre féminin.
- Comment te sens-tu El Indyo ?
Le gardien était allongé sur son lit, les couvertes vautrées sur le sol. Toutes ses blessures étaient pansées. Sa morphologie paraissait légèrement moins imposante qu’à l’accoutumée. Il se redressa brusquement. Astef qui était penché au-dessus de lui s’écarta. El Indyo posa ses pieds sur le sol et se prit la tête dans les mains.
- Mon crâne, il va exploser... Que s’est-il passé ?
- Tu ne te souviens de rien ? lui répondit Astef.
- L’Ifrit . .... Son âme qui s’évapore . .... Elle me fonce dessus . .... Elle entre dans mon corps . ... Une explosion, comme si j’explosais de l’intérieur. Et puis plus rien.
- Nous sommes chez toi, les chevaliers t’ont redescendu de la Grotte de Dxui. Mais pourquoi diable es-tu allé là-haut ? Et tout seul qui plus est ? !
El Indyo se leva de son lit, si brusquement qu’il faillit en perdre l’équilibre.
- Je suis un Gardien de Vulcano, mon devoir est de protéger ce village, c’est ce que j’ai fait en allant voir ce qui se passait dans les grottes !
- Et tu aurais pu y laisser ta vie ! Lorsque le village est attaqué, ce dont nous avons le moins besoin, c’et bien d’un gardien qui part seul dans le volcan. Je sais que tu voulais bien faire, ta valeur dans les rangs de la Garde n’est plus à prouver mais c’était de la folie d’y aller seul. Si j’ai appelé le Lycée d’Opale, c’est bien qu’il y avait une raison.
El Indyo se rassit.
- Et est-ce que tu sais ce qu’il s’est passé dans la Chambre de Vulcain. Avec l’Ifrit ?
- Non. Tout ce que je peux te dire, c’est que les chevaliers et toi avaient affronté une créature à part. C’est tout ce que je sais là-dessus.
El Indyo paraissait résigné. Presque abattu. Lui, un gardien de Vulcano, garant de la sécurité du Lutécia, était frappé par on ne sait quel mystérieux mal. Si de mal il s’agissait.
- Je sais qui pourra nous en dire plus sur cet Ifrit, reprit Hanjy.
- Qui ça ? El Indyo leva les yeux vers le Chevalier de Feu. D’ailleurs, comment se fait-il que tu ais survécu à cette attaque de magma ?
- Ne connais-tu pas le pouvoir des Opales ?
- Le seul pouvoir que je connaisse est le mien. Les Chevaliers d’Opale sont puissant mais jamais je n’ai eu le loisir d’en voir un à l’œuvre.
- Dans ce cas, estimes-toi heureux car c’est ce pouvoir dont je te parle auquel je dois la vie. Disons pour faire court que chaque opale que porte les chevaliers tire son pouvoir de l’une des sept forces élémentales primaires. Contre tout ce qui touche à cette force est immunisé le chevalier en question. La mienne est rouge, couleur de feu. C’est la raison pour laquelle le magma qui m’a frappé dans cette chambre ne m’a fait aucun effet. Seule l’explosion m’a étourdit.
- Je vois. Et cette aura rouge autour de toi lorsque tu as tué l’Ifrit ?
- A toutes tes questions tu trouveras les réponses de la bouche de celui qui pourra nous dire ce qu’est cet Ifrit.
- Et qui est cette personne ?
- Un mage. Viens avec nous à Opale. Je te le présenterais. Il aura la réponse à ta question.
El Indyo détourna son regard vers Astef. Ce dernier lui dit :
- Le village st sauf. Tous les gardiens sont sur leur garde. Tu peux aller avec eux. C’est de toi dont il s’agit. Je ne peux pas me permettre de te dicter ta conduite. Va avec les chevaliers.
- Merci Astef.
- Dans ce cas, partons, conclut Hanjy.
- Laisez-moi me préparer. Je vous rejoins sur la place.
Astef et les quatre chevaliers sortirent de la maison.
- Votre arme doit être prête à présent, Hanjy.
- Oui, je l’avais presque oublié. Le bois de la tige qui relié les deux lames a brûlé lorsque j’ai empalé cette créature. Seule mes deux lames me restaient.
Un homme sortit de l’habitation qui faisait le coin de la rue dans laquelle se trouvaient les quatre individus. Il se dirigea, imposant vers eux.
- Bonjour, monsieur Hanjy. Je suis le forgeron qui s’est occupé de votre arme. J’espère qu’elle vous conviendra.
L’homme tendit à Hanjy un paquet qui épousait parfaitement la forme que devait avoir son arme. Mais celle-ci paraissait néanmoins plus longue et plus lourde que la précédente. Hanjy retira le tissu qui recouvrait son bien. L’Avenamo n’était plus. A présent, Hanjy tenait une longue tige de métal. De nombreux motifs la parcouraient. Entièrement en métal, cette tige était légèrement creusée en son centre. Il s’agissait d’une poignée bien ergonomique. Le métal, du bronze, épousait parfaitement la forme de la main droite du chevalier. Les lames, elles, n’avaient pas changé. Peut-être plus affûtée et plus brillantes encore. Le long de cette tige qu’Hanjy tenait gracieusement pouvait se lire une inscription. « Chevalier de Feu Hanjy, Double Lame Héphaïstos ».
- Elle est magnifique, s’émerveilla le chevalier qui lançait déjà quelques figures avec son nouveau joyau. Il se calma. Combien vous dois-je pour cette merveille ? Demanda-t-il au forgeron, en plongeant la main gauche dans la poche.
- Rien du tout. Vous avez sauvé notre village. C’est le moins que je pouvais faire pour vous remercier. Elle vous plait, c’est le principal.
- Merci infiniment, termina Hanjy.
L’homme se retira. El Indyo, lui sortait de chez lui. Il avait grandement changé. Un long habit lui descendait de la tête aux pieds. Entièrement bleu, aucun pli ne venait gâcher la parfaite harmonie qui régnait sur cet homme. Son visage était quasi-complètement caché par un foulard de la même couleur. Impossible de savoir si ce foulard était à part ou si il était dans la continuité de l’habit. Seuls ses yeux noirs et une mèche de cheveux bruns s’en échappaient. Même caché derrière son habit, la morphologie de l’individu restait tout de même apparente.
- Je suis prêt, allons-y.
Astef remercia les chevaliers pour son aide. Ces derniers durent d’ailleurs se serrer pour permettre à El Indyo de s’installer dans l’appareil. Hanjy prit les commandes. L’engin décolla et dans un bruit sourd, s’envola vers Opale, pendant que le soleil inondait de sa teinte orange la soirée qui tombait sur le Lutécia.
g été deconect alor je vais avoir du retard...
Excellent
![]()
tlm
grand créateur
@+
Clap clap clap clap ( ouais, un de plus que d´habitude parce que ça le mérite ! !!)
Ben là je n´ai rien à dire: mises à part quelques fautes d´étourderie, c´est tout bonnement génial. La description des combats est bien meilleure, beaucoup plus fluide, c´est limpide et clair. Un bon point qui s´est amélioré.
La longueur de ce chapitre est un atout majeur car on en a pour notre argent avec action, descriptions et une page d´histoire à la clef.
En ce qui concerne El Indyo, je dois dire que je ne savais pas à quoi m´attendre. J´ai largement eu tort de douter... Il correspond parfaitement à ce que j´espèrais. La couleur bleue qu´il revêt est celle que je porte majoritairement ( je ne me souviens pas te l´avoir dit...). Un Indyen comme j´en rêvais, c´est du grand art.
BRAVO
je ne me souviens pas te l´avoir dit...).
normal, tu ne me l´as pas dit ^^. Je te voyaiss bien en bleu, ou en blanc. Donc en bleu.
Et les fautes d´étourderie, ben c´est le étourderie quoi.
Merci à tous. ![]()
Bon je suppose qu´après un tel chef-d´oeuvre, il va falloir attendre une semaine pour la suite. Mais ça va être dur pour garder un niveau aussi élevé ! !!