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Liste des sujets

Les Chevaliers d'Opale - Fiction

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 21:52:03

tu rates qqchose... :-d

general_Ryle
general_Ryle
Niveau 5
31 octobre 2004 à 21:53:06

Oué voire des goutes de sueurs sur un torse velus :malade: c´est pas ce que je prefere :-)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 21:54:23

arrête, tu va me dégouter moi aussi... :lol:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
31 octobre 2004 à 22:41:22

Juste un petit post pour rappeller à Ryle qu´il n´est en prison mais qu´il sert actuellement de cobaye pour des expériences, et que . .. enfin, vous verrez ça très bientôt :p)

:)

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
31 octobre 2004 à 22:43:25

Oué je suis pas en prison mais quand meme dans une geole :-)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 22:54:59

et moi, je faisais quoi déjà ?

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
31 octobre 2004 à 22:56:24

Toi rien comme toujour :-)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 23:03:54

arf, c´est dur la vie de héros...

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
31 octobre 2004 à 23:05:20

A sa je te le fait pas dire tu te fait torurer c´est afreux je te le souhaite pas :-)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
31 octobre 2004 à 23:13:04

Maitre Indien, lorsque nous vous quittâmes, vous étiez en pleine crise d´identité après qu´une frêle créature démoniaque dénommée Ifrit pénétre en vous.

:)

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
31 octobre 2004 à 23:17:34

En gros tu devait partir au combat mais tu disait que non tu preferait retourner dans ta grotte :)
Tu est un lache mon Indyounet :coeur:

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 23:25:36

oui, mais un lâche vivant

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
31 octobre 2004 à 23:29:35

:o))

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
31 octobre 2004 à 23:39:19

mieux vaut etre un lache vivant qu´un idiot torturé ! !!

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
31 octobre 2004 à 23:41:21

Oué mais tu verat quand je serait liberais je deviendrait un dieux allors que tu resterat tous seul dans ta grotte :-)

diablo157
diablo157
Niveau 10
01 novembre 2004 à 21:20:42

:up:
sa sert pas a grand chose mais sait-on jamais?^^

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 novembre 2004 à 22:21:59

Chapitre 13 : Espoir

Deux portes en verre blindé venaient de s’ouvrir devant El Indyo et Meirim. Un couloir, dont le centre était occupé par un guichet, se prolongeait jusqu’à une autre double porte, blindée elle aussi, mais en métal, et bien plus imposante que sa sœur de verre. Les deux hommes s’approchèrent du guichet, au-dessus duquel était inscrit « Centre d’Entraînement Mémoria ». Le responsable du lieu les accueillit :

- Bonjour messieurs, Meirim, et . .. ?
- El Indyo, répondit le gardien.
- El Indyo. Vous souhaitez accéder au Mémoria, je suppose, en quoi puis-je vous aider ?
- Il nous faudrait un Satyrux dans la zone 14, prêt à être lâché, s’il vous plaît.
- Bien Maître Meirim. Votre compagnon sait se défendre également, je ne vous rappellerai pas que c’est une condition nécessaire pour pénétrer dans le Mémoria.
- Je me porte garant de cet homme.
- Bien. S’adressant à El Indyo : Je suppose que cet votre première visite dans le Mémoria, sachez donc que les risques de blessures, voire de décès, sont très importants. Affronter les monstres qui se trouvent à l’intérieur demande une certaine maîtrise du combat. Surtout un Satyrux.
- Ne vous en faites pas pour moi. Ouvrez cette porte.

El Indyo passa derrière le guichet et se plaça devant la double porte qui s’ouvrait doucement. Derrière, une allée, bordée de grillages et de serres immenses, était éclairée sur plusieurs centaines de mètres. Un panneau sur le bord indiquait « Zone 1 : Reptiles de petite taille ».

- Où m’avez-vous amené, Maître ?
- Nous sommes dans le Centre Mémoria d’Opale. Cette infrastructure est situé à l’entrée, et jouxte d’ailleurs avec, de la Forêt d’Opale. Le Mémoria sert de centre d’entraînement aux Chevaliers d’Opale. On capture des monstres dans la forêt ainsi que sur toute la surface de la planète, pour les garder ici, et permettre à ceux qui le désirent de les combattre. C’est ici que je vais t’enseigner comment invoquer ta chimère, El Indyo.
- Je vois, et qu’est-ce que ce Satyrusque ?
- Satyrux, mon garçon, Satyrux, souri le vieux mage. Il s’agit d’une puissante créature vivant dans les régions polaires. Rien de tel pour éprouver les capacités de la Chimère de Feu.

Tout en marchant, les deux hommes venaient d’atteindre le secteur désiré. « Zone 14 : Monstres Polaires ». Des grognements se faisaient entendre. Une grande surface de combat se trouvait devant El Indyo. Il regarda Meirim qui lui fit signe.

- Ne t’inquiète pas, si il y a le moindre problème, je suis là, tu n’as rien à craindre.

Le gardien s’avança et s’immobilisa au centre de la zone. Devant lui, un monte-charge semblait tirer une forte masse à son niveau. Les grognements puissants se faisaient de plus en plus proches. Apparut alors la bête, emprisonné, immense, dans une lourde cage de métal. Deux longues canines blanches lui descendaient de la gueule, surmontée par une touffe de poils d’un bleu clair, qui donnait un aspect glacial à la créature. La fourrure blanche de l’animal lui courait sur toute la longueur du corps. Quatre pattes volumineuses, elles aussi pourvus de blancs poils, et de cinq longues griffes, supportaient cette masse imposante qui se terminait par une queue plate et pourvue de deux longs appendices acérés. A la vue d’El Indyo, l’imposante masse du Satyrux se pressa sur les barreaux qui tremblèrent, dans un hurlement terrifiant. La bête semblait surexcitée. A tel point que le jeune homme en prit peur et recula de quelques pas.

- N’aie pas peur El Indyo. Il faut que tu fasses preuve d’une immense concentration pour invoquer Ifrit. Concentre-toi. Pense à la chimère. Voie la devant toi, te protégeant.

Le jeune homme fit abstraction de sa peur. Une voix métallique se déclencha alors en l’air :

« Satyrux, Créature Polaire. Puissant monstre maîtrisant tous sorts de glace, incapable de résister à la moindre chaleur. Jusqu’à deux mètres cinquante de long, deux de haut, poids de quatre tonnes ». Il s’agissait en réalité du « Scan ». Un programme informatique fournissant les informations sur le monstre auquel on faisait face, se déclanchant automatiquement.

El Indyo leva les yeux au plafond, d’où venait cette voix, guère distinguable en raison des plantes et autres populations florales qui le jonchaient.

- Concentre-toi. Matérialise cette créature dans ton esprit, insista le mage.

Le jeune gardien ferma les yeux et se concentra du mieux qu’il pouvait. Devant lui, à quelques mètres, le Satyrux était furieux. Son souffle glacial gelait les tubes d’acier qui servaient de barreaux à la cage. Les charges que portait la créature feraient bientôt céder la cage gelée. Les jointures entre les barreaux et l’ossature se brisaient les unes après les autres. El Indyo avait fait abstraction du mouvement dangereux du Satyrux. Meirim fixait le gardien avec attention. Autour de ce dernier venait d’apparaître une grande aura rougeâtre dont les bords orangés lâchaient quelques flammes qui retombaient gracieusement sur le sol. Deux fois plus grande que lui, l’aura d’El Indyo brûlait littéralement. Les projections de feu obligèrent Meirim à se reculer. Le vieux mage était pleinement satisfait à la vue de ce jeune homme réussissant à invoquer une chimère. Summum du phénomène, le Satyrux brisa en morceaux la cage qui n’était plus qu’un amoncellement de glaçons. La créature se précipita vers El Indyo. Ce dernier rouvrit brusquement les yeux en hurlant « Ifrit ». Son aura décupla de volume, provoquant un puissant flash, accompagné d’un grognement salvateur. Lorsqu’ils rouvrirent les yeux, Meirim et son élève virent Ifrit, puissant, dominant et majestueux, respirant paisiblement, de longues flammes oranges coulant de sa gueule et la crinière brûlant de pleins feux. El Indyo comprit qu’il venait de remplir son nouveau rôle d’invoqueur avec succès. Les yeux brillants de fierté et le sourire figé sur les lèvres, il sentit un sentiment de puissance monter en lui et rigola doucement. Le Satyrux quant à lui, ne rigolait pas. Meirim intervint enfin, remis de ses émotions à la vue de la chimère.

- Maintenant que tu sais l’invoquer, il te faut le contrôler. La chimère t’obéit aveuglément. Maîtrise sa puissance et lance ses attaques.
- Mais quelles sont les attaques d’Ifrit ? Je n’en connais aucune.
- Non, tu crois n’en connaître aucune. Réfléchit bien, El Indyo, Ifrit ne t’a pas seulement offert sa force mais aussi son savoir.

Le gardien réfléchit quelques secondes. Une légère surprise pu se lire sur son visage. Il chuchota.

- Magma . ..
- Exactement, fit Meirim, fermant les yeux.

El Indyo se tourna vers sa chimère et chuchota à nouveau. Ifrit se redressa sur ses deux pattes arrières et écarta les mains, exactement comme il l’avait fait dans le volcan de Vulcano avant d’attaquer Hanjy. Une boule de feu apparut, grossi et lévita dans la main gauche d’Ifrit. Le Satyrux, qui s’était arrêté net à la vue de la chimère, restait méfiant face à ce mystérieux adversaire. Ifrit lança alors, sans attendre, son attaque. Une violente explosion s’en suivi dans cette zone 14. Après dissipation des fumées, El Indyo pu se rendre compte que le Satyrux avait complètement disparu, pulvérisé par sa créature. Ce dernier reprit d’ailleurs son calme, attendant une nouvelle consigne de son maître, qui restait impressionné par la puissance de sa chimère.

- A présent, reprends ta chimère, rappelles-la. Meirim troubla le nouveau silence des lieux.

El Indyo pensa alors au seul fait de voir sa chimère regagner son corps. Ifrit disparut alors lentement, reprenant sa forme nuageuse et fila sur El Indyo. Ce dernier inspira longuement, accueillant de nouveau la chimère en lui. Cette fois-ci, il réussit à maîtriser la violence de l’entrée d’Ifrit en lui. L’expression sur son visage trahissait la douleur qu’il s’efforçait de cacher. Il vacilla mais parvint à se stabiliser. Il se retourna vers Meirim.

- Alors, Maître ?
- Alors, tu es prêt. Avec le temps, tu parviendras à maîtriser complètement l’invocation. Plus de douleur, plus besoin de se concentrer longuement. Une simple pensée te permettra d’invoquer tes chimères.

El Indyo ne fit pas attention au « tes » que venait de prononcer Meirim. Le mage s’en aperçut. « N’insistons pas », pensa-t-il.

- A présent, tu peux entendre ce que j’ai à te dire, El Indyo.
- Vous voulez que je combatte l’Armée Noire aux côtés des Chevaliers d’Opale, n’est-ce pas ?
- Tu étais en effet prêt à l’entendre. Quatre de nos chevaliers sont partis pour le Grand Protectorat il y a quelques jours. Le dôme de l’Ile Noire avait été fissuré et les Chevaliers d’Opale sont donc parti rejoindre l’armée du Général Ryle pour les aider à refermer le dôme. Malheureusement, il semblerait que le général et ses hommes aient été vaincus. Nos chevaliers ont en effet été attaqués sur la Route des Nomades par un général noir nommé Diablo. Ils sont repartis ce matin pour l’Ile Noire. Hanjy et toi allaient partir pour l’Ile Noire pour y rejoindre les quatre chevaliers qui devraient y arriver dans très peu de temps. Je vais te conduire jusqu’aux hangars où nous attend déjà Hanjy. Vous prendrez le Pandémonium. Désormais, un seul objectif, sortir nos soldats de là.

El Indyo écoutait Meirim avec attention. Bien que pour lui, cette situation de crise ne signifiait pas grand-chose, il sentait que le problème était grave et ne posa aucune question au mage. Ce dernier fixa le gardien quelques secondes, et prit la direction de la sortie du Mémoria. El Indyo le suivit. Les deux hommes passèrent devant le guichet de l’entrée. Le gardien vit El Indyo et sourit, comme pour se confirmer que ce dernier était bien vivant. Ils sortirent et se retrouvèrent dans un immense couloir. La foule circulait dans les deux sens, étudiants, professeurs ou intervenants extérieurs. Le flux de personnes était uniforme. Très peu d’entre elles restaient immobiles dans ce couloir. Artère principale du Lycée, rares étaient les salles ou autres lieux du bâtiment qu’il était possible de rejoindre sans passer par ce couloir. Meirim et El Indyo profitèrent d’un léger espace entre deux flots pour traverser et rejoindre les escaliers qui faisaient face au Mémoria. Ils montèrent et rejoignirent un ascenseur au premier étage. Seuls dans la cabine. Meirim appuya sur la touche 7. L’ascenseur se mit en marche et monta jusqu’au septième étage. Les portes s’ouvrirent sur un autre couloir. Bien plus étroit que celui du rez-de-chaussée, celui-ci était vide, mis à part quelques étudiants qui attendaient l’ascenseur. Meirim se dirigea vers l’extrémité gauche du couloir. El Indyo le suivait toujours, sans poser de questions, il essayait de s’imaginer la situation dans laquelle il se trouvait. Lui, simple gardien, membre de la Garde de Vulcano, se retrouvait désormais à se préparer à combattre aux côtés des célèbres Chevaliers d’Opale. Meirim s’arrêta. El Indyo leva la tête et vit deux fines portes de verre coulisser doucement devant le mage. A peine ces dernières se séparèrent l’une de l’autre, d’un grand souffle pénétra le couloir. Le vent s’engouffrait dans le bâtiment, accompagné de bruits mécaniques et d’un brouhaha incompréhensible. Devant les deux homme s’élançait un pont.

El Indyo avança doucement et se retrouva sur un long pont suspendu au dessus du vide. En face de lui, une façade, identique à celle à laquelle il tournait le dos lui fit comprendre que ce pont reliait certainement deux parties du Lycée d’Opale. Instinctivement, il se dirigea vers le bord. S’appuyant sur le rebord de pierre sableux, il regarda ce qui se trouvait sous ses pieds. La rue. Ou plutôt une grande avenue. Divers véhicules passaient sous ce pont, quelques dizaines de mètres plus bas. Le Lycée d’Opale comptait en effet deux grands bâtiments, reliés par deux ponts. Le premier au septième étage, celui sur lequel se trouvait les deux homes, et un second au dernier. Les deux moitiés du lycée se trouvaient de chaque côté de l’Avenue Gladys, le même nom que portait le pont. Lisant la plaque vissée sur le rebord, El Indyo pensa à haute voix. Meirim ne comprit pas ce que le gardien venait de dire mais, instinctivement, il répondit :

- Gladys fut la première femme Chevalier d’Opale, au commencement du Lycée. Les hangars se trouvent de l’autre côté.

El Indyo jeta un dernier coup d’œil au flot de véhicules qui passait entre les deux bâtiments et finit par gagner les mêmes portes de l’autre côté. Le souffle fut coupé par la fermeture. Meirim continua sur sa lancée et traversa dans toute sa longueur cet étage. Un nouvel ascenseur attendait. El Indyo entra en deuxième et appuya, sans y réfléchir sur le 0 du petit panneau de contrôle de la cabine. Immédiatement, il se retourna vers Meirim pour s’excuser mais le dernier lui fit signe de ne pas s’en faire. Comme si une telle attitude lui avait paru normale. Le tintement de fin de parcours de la cabine se fit entendre. Devant lui, El Indyo vit la même fresque qu’en sortant du Mémoria. Une vaste foule se mouvait sur le carrelage du couloir, surplombé par les marches qui séparaient l’ascenseur de ce couloir. En son bout, du côté de la rue, les portes du lycée donnaient sur un trottoir, sur lequel débouchait un tunnel.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 novembre 2004 à 22:22:34

Ce dernier passait sous l’avenue Gladys et rejoignait également les deux parties de l’école. Meirim descendit et prit le couloir. El Indyo, surpris, perdit de vue le mage dans la foule et se précipita dans le couloir. Par chance, il aperçu le coussin en lévitation et le vit sortir par une porte sur le côté. Evitant les bousculades, il parvint à sortir lui aussi. Il se retrouva face à Meirim, dehors. Ce dernier souriait. Ils étaient désormais à l’extérieur du lycée. La circulation s’entendait mais ne se voyait pas. Un haut mur séparait en effet la pelouse, traversée par divers chemins dallés de la folie mécanique de l’avenue. Les deux hommes longèrent le bâtiment pour finalement en arriver au bout. Derrière le lycée se trouvait une grande cour, entourée de grillage, et dont le mur qui la séparait de la rue était bien plus haut que le précédent. De grands hangars entouraient cette vaste étendue de gravier et de bitume. Ils la traversèrent et entrèrent dans un de ces longs bâtiments, aux portes duquel les attendait Hanjy. Ce dernier vit El Indyo et croisa son regard. Ce dernier avait changé.

- Merci, adressa le gardien.
- Alors, et cette chimère.
- Les doigts dans le nez, plaisanta El Indyo.

Un fort vrombissement perturba l’instant. Des réacteurs venaient apparemment de se mettre en route dans le hangar voisin. Les trois hommes sortirent du leur. Les portes de l’abri de métal duquel provenait le bruit sourd et les tremblements s’ouvrirent. Doucement, un gigantesque vaisseau en sortit. Il lui fallut deux bonnes minutes pour qu’il sorte entièrement de son abri métallique. En lévitation au ras du sol, il se posa doucement sur quatre puissants et brillants vérins.

Métal luisant au soleil. Rouge flamboyant. Véritable monstre mécanique, le Pandémonium, fierté de la flotte d’Opale entrait en scène. Deux réacteurs imposants à l’arrière, le vaisseau présentait également une apparence de dragon. Un dragon de métal. Seule la cabine, de sa grande courbe vitrée troublait l’uniformité rougeâtre. Longeant chacun de ses flancs, deux armatures, tout aussi resplendissantes que le reste de l’engin, étaient effilées tels des bras. Des membres appartenant au dragon dont le vaisseau avait de plus en plus l’apparence, s’élançaient. La cabine, faisant office de tête, renvoyait les rayons du soleil opalien de telle manière qu’il était impossible de voir ce qui se trouvait à l’intérieur. Seule la base était observable, et prenait l’aspect de la partie inférieure de la mâchoire qu’aurait possédé ce dragon, si vivant il avait été. Bien qu’habitués à sa présence, Meirim et Hanjy ne pouvait cacher que partiellement leur surprise à la vue du vaisseau. El Indyo, quant à lui, voyait ce monstre vrombissant pour la première fois de sa vie. L’effet fut immédiat. Les yeux brillants, le jeune gardien admirait l’engin, déplaçant les yeux de l’avant vers l’arrière, puis de haut en bas, comme pour bien s’imprégner de la bête mécanique.

- Nous n’avons plus qu’à partir, El Indyo, troubla Hanjy.

*

La mer se fendait sous la coque du navire. Filant au maximum de sa puissance, le Mirmidon avait quitté le port de Troie dans la matinée, avec à son bord, les quatre chevaliers d’opale, Patrick, Jérôme, David et Vivi, accompagné du capitaine Parnac. Ce dernier, avoisinant la cinquantaine, fixait avec attention les flots qui s’engouffraient implacablement sous son vaisseau. Machinalement, il plongeait régulièrement sa main dans la poche gauche de sa veste bleue marine, coupée par une lignée de boutons dorés de la ceinture de son pantalon, une toile marron, jusqu’au col, usé par des années de service dans la marine calorianne. Il en sortait une petite fiole. A l’intérieur, un liquide transparent tremblait des mouvements succins de la main de Parnac. Après l’avoir débouchée, il en porta le goulot à ses lèvres, grossièrement entourées d’une barbe noire, à la fois fournie et élégante ailleurs qu’autour de la bouche. Quelques gorgées et la fiole s’en retourna dans son abri de tissu.

- Vous êtes sûr que c’est utile de boire toute cette vodka, capitaine ?

Patrick venait de pénétrer dans la cabine, dans le dos de Parnac.

- Si j’avais ton âge, non, sourit ce dernier. Nous devrions apercevoir l’île dans un quart d’heure.
- Je voulais d’ailleurs vous remercier pour votre aide. Vous êtes le seul à avoir accepté de nous conduire à l’Ile Noire. Quant on refusait tout simplement de nous y conduire, les rares marins que s’approcher de cette île ne reboutait pas refusaient de ne pas passer par Horizon.
- J’ai toujours été en bon terme avec les Chevaliers d’Opale depuis que l’un d’entre eux a sauvé ma femme il y vingt ans. Et puis, des chevaliers qui souhaitent se rendre sur cette île, ce doit être trop sérieux pour se poser des questions.

L’analyse du capitaine laissait Patrick interloqué. D’abord d’avis de naïveté, il se rendit compte qu’elle n’était pas si éloignée de la réalité.

- Pourquoi devez-vous vous rendre sur l’Ile Noire ? demanda simplement le capitaine sans lâcher la ligne d’horizon des yeux.
- Une simple . .. mission de routine, mentit Patrick.
- Je sais que vous ne pouvez pas me le dire.
- Alors pourquoi poser la question ?
- Au vu de votre regard, ce doit être assez important. Je suis assez au courant se ce qui se passe sur cette planète. Et voilà déjà quelque temps que nous n’avons plus de nouvelles du Grand Protectorat. Et voilà qu’apparaissent les Chevaliers d’Opale qui souhaitent aller y jeter un coup d’œil entre guillemets.
- Même si il s’était passé quelque chose sur cette île, il ne serait pas normal que ce soit des Chevaliers d’Opale qui s’y rendent ? Une telle situation relève tout de même de l’Armée de Terre de Tierra.
- N’allez pas croire que je souhaite vous pousser à bout pour que vous finissiez par me dire ce que je veux savoir. Je sais déjà que l’Armée Noire est sortie.

Patrick ne savait plus quoi dire. Il était si fier de la manière dont il avait mené la situation que cette aveu de Parnac lui semblait illusoire.

- C’est une hypothèse qu’il est facile d’émettre, capitaine.
- Facile à vérifier également. Votre opale brille. Et ce n’est pas un monstre, regardez.

Parnac fit signe, toujours sans se retourner vers Patrick, vers les cieux. Le chevalier s’approcha de la vitre de la cabine, aux côtés du vieux capitaine. Son opale brillait effectivement. Trois formes noirâtres brillaient dans le ciel et semblait s’abattre sur le bateau. Vivi arriva sous la cabine, sur le pont du Mirmidon. Il leva les yeux vers Patrick. Ce dernier sorti son épée et descendit sur le pont. Armes en main, ses compagnons scrutaient déjà le ciel, tentant d’apercevoir ce qui se dirigeait vers eux. Seule certitude, le pacifisme ne les animait pas.

- Des soldats noirs ! hurla Jérôme.
- Stoppez le bateau, cria Patrick à Parnac.

Le capitaine s’exécuta immédiatement. Plus un bruit ne parvenait du moteur. Seuls les vagues et remous de la mer caressaient les oreilles des passagers du Mirmidon. Les trois assaillants étaient maintenant parfaitement visibles. Violemment, ils atterrirent sur le pont. Trois soldats noirs faisaient face aux chevaliers. Entièrement noirs, seules leurs armes se détachaient de l’uniformité sombre des individus. Deux soldats assez petits en devançaient un plus imposant. Un véritable colosse. Le premier, qui semblait également être le plus excité de tous, serrait deux lames moyennes. Une dans chaque main. Le deuxième tenait quant à lui dans son dos une énorme épée. Bien plus grande que la Crépuscule de Patrick, cette épée avait l’air extrêmement lourde. Pour s’en servir, le soldat portait d’ailleurs un gant métallique, clinquant à chaque mouvement de doigts. Floqués d’une armure leur recouvrant tout le corps, ces deux soldats arboraient un brassard argenté sur le bras gauche. Second détail troublant la noirceur de leur silhouette. Sur ce brassard était inscrit « Lieutenant ». Visiblement, il ne s’agissait pas de soldats ordinaires. Mais là n’était pas le plus inquiétant. Le brassard doré « Colonel » que portait le troisième soldat était bien plus impressionnant. Autant que l’imposante stature de l’individu. Une lourde armure, toujours noire, à l’arrière de laquelle le vent soulevait une cape pourpre. Dans la main droite, une massue. Enorme. Elle faisait aisément la taille de Vivi, tout comme la lame de la hache que ce colonel tenait dans la main gauche. Du bois pour la première, de l’acier pour la seconde. Les trois camarades maléfiques ricanaient, fixant les quatre chevaliers. Pas un mouvement n’animait le face à face.

*

Chronos entra dans la salle. D’atroces hurlements emplirent le couloir lorsque le général ouvrit la porte blindée. Deux immenses plaies béantes traversaient la poitrine de Ryle. Sanguinolentes, ces dernières stigmatisaient les lacérations qu’avaient provoquées les scalpels du médecin. Chronos s’approcha d’eux.

- La souffrance n’est faite que pour apprécier la mort, général.

Ryle ouvrit difficilement les yeux. Trouble, il ne pu que partiellement apercevoir la silhouette du général.

- Achevez . .. moi.
- J’ai encore besoin de vous, Ryle, répondit le médecin, examinant une fiole de sang, qui venait certainement du général.
- Où en êtes-vous ? interrogea Chronos, fixant avidement Ryle.
- Aucun résultat probant pour l’instant général.

Chronos devint immédiatement enragé. Il prit le scientifique par le col de sa blouse et le souleva.

- Le dernier qui m’a dit ça a fini avec sa cervelle sur la cuve de Diablo.

Le médecin ne semblait pas du tout impressionné et répondit calmement.

- Je ne suis pas sûr que le seigneur Armaggedon apprécie la mort de son meilleur élément scientifique, général Chronos.

Ce dernier s’apaisa et reposa le médecin sur le sol.

- Lorsque vous aurez fini avec cette vermine, ne le tuez pas, et appelez-moi. Je m’en occuperais personnellement. Puis s’adressant à Ryle, au bord de l’inconscience.

- Je te montrerais ce qu’il en coûte de résister à l’Armée Noire.

Au même moment, un étage plus bas, dans les couloirs de la prison du bâtiment, des cris humains jaillissaient d’une salle, identique à l’autre. Soudain, un colosse, identique à celui qui avait été cherché Ryle dans sa cellule défonça la porte blindée de la salle et alla s’écraser dans un mur du couloir. Dans la salle, les cadavres de soldats noirs et de médecins, ainsi que de quelques monstres, jonchaient les dalles du sol. Dans cette salle, les cris de victoire d’une trentaine de soldats humains emplirent les lieux. A leur tête, Flipmode laissa éclater sa joie. Lui et ses homme venaient de se libérer. Destinés à servir eux aussi de cobayes, ils étaient parvenus à s’extraire de leurs chaînes. Après une féroce bataille, les voilà prêts à s’engouffrer dans le dédale de la tour, paré à partir au secours de leurs camarades. Flipmode prit les devants.

- Allons chercher le général Ryle !

Les cris firent trembler les lourds murs des cellules de l’étage.

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
01 novembre 2004 à 22:23:23

:ouch: mais ne serait ce pas un chapitre que je voit reluisez :ouch:

MEGA-BAHAMUT-2
MEGA-BAHAMUT-2
Niveau 5
01 novembre 2004 à 22:30:55

ahhh!!!ça y´est!!!!

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