Bon sous la pression je poste ce deuxieme chapitre.
Le troisieme pas avant samedi sans negociation possible ^^
Chapitre 2 : L’Arrivée
Le bruit strident de la sonnerie apeura l’un des jeunes loups qui se jeta sur Bruno. Ce dernier n’eut d‘autres choix que de tirer. Le Wolf s’écroula au sol dans un gémissement douloureux et cessa de respirer, immobile, aux pieds du jeune homme. Il n’en fallait pas plus pour exciter les autres animaux qui se décidèrent à attaquer. Comme s’ils chassaient, ils encerclèrent leurs proies.
- Ils sont 17, remarqua Hervé.
- Et nous ne sommes que deux, fit Bruno, en cherchant un moyen de se sortir du piège qu’étaient en train de leur tendre les Wolfs.
- Il faut que l’on arrive à rejoindre la porte.
- Alors allons-y ! termina l’aîné.
Hervé se décida. Il rejoignit le plus vieux, et visiblement le plus faible des trois monstres qui lui faisaient face. Il ne lui laissa aucune chance. Maniant les dagues qu’il tenait fermement avec une telle facilité, le vieux Wolf n’eut le temps de se reculer pour amorcer une attaque, il était mort. Sûr de lui, le jeune homme enchaîna sur les deux autres animaux. Surestimant sa dextérité et sous-estimant la puissance de ses adversaires, il fut surpris par la rapidité de l’un d’eux qui referma sa mâchoire sur le bras gauche du jeune adolescent. Bien qu’il réussit de justesse à sortir son bras de la gueule du monstre, Hervé ne pu éviter la charge du second animal qui le percuta en pleine poitrine. Il décolla et finit sa course dans les fauteuils de la salle qui longeaient la scène au fond. Bruno, avait pour sa part réussi à éliminer trois bêtes, non sans difficultés mais avec un fusil à pompe adoptant une si puissante cadence de tir, il réussit à se frayer un chemin à travers les survivants et à rejoindre son frère.
- On ne s’en sortira jamais, articula Hervé en se sortant des débris des sièges qui avaient éclaté sous le choc.
- Mais si, mais si, tu vas voir … se rassura Bruno.
Les Wolfs s’étaient rassemblés et se préparaient à lancer un assaut qui ne laisserait aucune chance aux deux frères. Bruno tenait le plus avancé des animaux en joue. Son téléphone ne cessait de sonner mais impossible pour lui de répondre. Il savait que c’était Cid qui l’appelait pour le prévenir de l’arrivée des chefs d’états à Opale mais il se doutait également que le moindre relâchement lui coûterait la vie. Anxieux, il ne vit pas immédiatement que la porte de la salle venait de s’ouvrir. Ce n’est que lorsqu’un jeune garçon survola la meute de loup et atterrit à ses côtés qu’il se sentit soulagé. Le jeune homme fixait les Wolfs.
- Restez là avec votre frère, monsieur Gallandre, je m’occupe de ces Wolfs.
- B…Bien, mais faites tout de même attention. Ils sont affamés.
- Laisse le faire, lança Hervé qui peinait à se relever, il vient du Lycée. Il va nous sortir de là en moins de deux ! !
Le jeune lycéen esquissa un sourire en direction du plus jeune des deux frères et se lança à l’assaut de la meute. Les lames et les crocs fusaient à travers la salle. Les Wolfs avaient tout de suite compris que cet adversaire était bien plus coriace que les deux précédents, tous se jetèrent sur lui. Le jeune homme, dont Bruno venait tout juste de se rendre compte qu’il ne connaissait même pas le prénom, maniait sa longue épée avec une telle facilité qu’il donnait l’impression d’avoir plusieurs décennies d’expérience derrière lui. Chose d’autant plus surprenante qu’il ne semblait pas plus âgé que Bruno. Les Wolfs tombaient lourdement sur le sol les uns après les autres. Certains se relevaient mais ne restaient debout que quelques secondes. Le jeune garçon ne restait jamais en place. Bien plus rapides que ses adversaires canins, il ne mit guère longtemps à venir à bout de la meute, à l’aide de coups d’épée précis et puissant et d’esquives toutes plus efficaces les unes que les autres. Ce fut donc sans mal et sans avoir ne serait-ce été qu’effleuré par les crocs et les griffes de ses adversaires qu’il abattit toute la meute. La salle était recouverte de cadavres. Aucun loup n’avait survécu.
Le garçon s’approcha des deux frères.
- Vous allez bien messieurs ? s’adressant à Bruno.
- Oui ça va, merci beaucoup monsieur … ?
- Patrick. Appelez-moi comme ça monsieur Gallandre. Je crois d’ailleurs que votre téléphone sonne.
- Ah oui excusez-moi … Allo, monsieur le maire … Oui tout est impeccable … Non aucun problème … Ne vous en faites pas, tout s’est très bien passé, on arrive.
- Pourquoi lui avez-vous menti ?
- Si il s’inquiète, ça ne se verra que trop. Et nous n’avons nullement besoin de ça au moment d’accueillir les dignitaires tierrans.
- D’ailleurs, il faudrait peut-être retourner sur la Grand-place, Bruno ! !!!
Roberto venait de faire irruption dans la pièce et ne semblait nullement dérangé par les cadavres qui gisaient sur le sol. Il semblait seulement s’impatienter. Bruno acquiesça de la tête et gravit les marches qui les menaient lui et son frère vers la sortie. Hervé se retourna :
- Patrick, tu viens avec nous ?
- Non mais je serais de la fête ce soir, il faut que je retourne au lycée.
Les quatre hommes sortirent de la salle et croisèrent le directeur Lefigier.
- Nous avons réglé le problème des Wolfs, dit Bruno. Il faudrait que vous nettoyiez la salle en revanche.
Le directeur jeta un œil dans la salle et vit le désastre. Il se tourna vers Patrick.
- Ah quand même, vous n’y êtes pas aller avec le dos de la cuillère, s’énerva-t-il.
- Estimez-vous heureux. Nous aurions pu détruire votre opéra monsieur Lefigier, rétorqua le lycéen.
- Contentez-vous de remettre de l’ordre là-dedans avant notre retour et tout se passera bien ! conclut Hervé.
Le directeur ne pu qu’acquiescer. Patrick reparti en direction du Lycée et les trois hommes remontèrent dans la berline et prirent la direction de la Grand-place.
L’effervescence qui y régnait était telle que les trois hommes eurent toutes les peines du monde à se frayer un chemin jusqu’à l’estrade. Ils finirent par rejoindre Cid.
- Ils arrivent enfin, dit le maire tout excité.
- Alors montons sur les remparts pour admirer leurs entrées.
La foule hurlait. Les remparts de la ville qui entouraient la Grand-place étaient décorés sur toute leur hauteur. Des toiles gigantesques en l’honneur des peuples qui allaient entrer dans la ville recouvraient les murs de pierre. Les plus grandes d’entre elles s’étalaient sur quelques dix mètres de longueur et trente-cinq de hauteur. Sachant que trois toiles comme celles-ci s’alignaient sans aucuns problèmes verticalement, les murs d’Opale ne parvenaient pas à cacher leur imposante solidité.
La Porte d’Ibéria n’avait jamais été aussi belle. Les trente mètres de hauteur de cette porte faite d’un habile alliage de bois de chêne et de bronze étaient habillés de peintures et de fleurs qui rendaient l’entrée en ville bien plus accueillante qu’à l’habitude. La devise de la ville, « Opale, Cité des Rois », centrée sur la face extérieure de la porte, s’était également offerte une nouvelle beauté. Les lettres, habituellement argentées et recouvertes de mousses et de lichens, apparaissaient désormais dorées et brillaient de mille feux. Jamais l’habillage extérieur des remparts n’avait offert si beau spectacle aux visiteurs de la ville dont ils étaient l’enceinte.
Déjà, à quelques mètres de la porte, avançait lentement une première caravane. Les portes s’ouvrirent. Le silence n’apaisa aucunement la magie de l’instant. Une fois bloquées contre les remparts, les portes silencieuses laissèrent place à l’entrée des invités d’Opale.
Comme un symbole, les premiers à entrer dans la ville furent ceux qui se posent comme le peuple le plus mystérieux de Tierra. Un gigantesque animal faisait face aux remparts de la ville. Les opaliens n’en croyaient pas leurs yeux, stupéfaits par l’imposante masse du diplodocus qui entrait dans la cité en abaissant gracieusement son long cou pour passer la grande porte. Toute la population se demandait quel être pouvait se trouver au sommet d’un tel animal. Et l’orateur, qui, pour l’occasion, n’était autre que Bruno, d’annoncer :
« Opale, accueillez Sa Majesté Julia, Reine des Elfes ! »
Les Elfes entraient donc dans Opale à dos de diplodocus. Le dos de l’animal se trouvait en fait accueillir une sorte de cabane luxueuse. Pas moins de quarante trois elfes processionnaient dans la ville sur l’animal. Habillé de tissus précieux et cordages mythiques, l’animal s’arrêta au centre de la place où la foule ne cessait d’applaudir la spectaculaire entrée des « Etres Immortels ».
Cid était descendu sur la place pour accueillir son homologue elfe. La jeune femme descendit et dévoila enfin son visage. Julia sublima l’assemblée de sa beauté. Des traits fins dessinaient un visage blanc et joyeux. Ils rejoignaient une chevelure blonde qui paraissait interminable et qui pourtant achevait sa course juste au-dessous des épaules de la jeune femme, après avoir fait le tour de deux yeux bleus sublimes qui ne cachaient nullement leur bonheur d’être enfin parvenu à Opale. Bien que jeune d’une quinzaine d’années, elle paraissait néanmoins extrêmement mature. Une maturité certainement due à cette lourde tâche qu’est de diriger un peuple.
Du haut des remparts, Hervé ne pu qu’admirer la beauté de la jeune fille. Roberto vit immédiatement l’effet que la jeune souveraine faisait à l’enfant Gallandre :
- Elle a ton âge en plus, lui souffla-t-il à l’oreille.
- Mais elle est reine et en plus, elle doit certainement avoir quelqu’un … rétorqua le jeune homme, feignant, bien mal, l’attitude de celui à qui la situation ne faisait aucun effet.
Roberto ne répondit rien et laissa Hervé admirer la reine elfe.
Le bruit qui régnait sur la place fut interrompu par une deuxième annonce de la part de Bruno, du haut des remparts :
« Opale, accueillez Lino, Princesse des Aqualys et son père, le Roi Orga »
Un énorme Dragon Bleu fit son entrée dans la ville. Flottant au dessus du sol de la place, on pouvait apercevoir sur l’échine de la créature les souverains du « Peuple de l’Eau ». Bien que vivant dans en milieu aquatique, les Aqualys sont capables d’adopter une morphologie amphibie, leur permettant ainsi de vivre et de se déplacer sur la terre ferme, bien qu’ils ne soient pas capables de conserver cette position bien longtemps, ils restaient le seul peuple capable de vivre dans deux milieux si différents. Immobile au milieu de la place, le dragon d’une vingtaine de mètres de long, parfaitement apprivoisé par son Maître Dragon marchant à ses côtés, abaissa doucement la tête, dans un rugissement magique et apaisant, au niveau du sol pour permettre à la famille royale de poser pied à terre. Cid les accueilli. Le Roi Orga arborait un manteau, qui, bien que constitué essentiellement d’algues et de coquillages, mêlait parfaitement les couleurs et les formes, se rendant agréable à l’œil. Une longue barbe verte cachait la moitié d’un visage écailleux qui ne semblait pas marqué par l’âge du souverain qui du haut de son mètre quatre-vingt approchait sa fille devant le maire d’Opale. La jeune princesse, à l’inverse de son père arborait une robe magnifique, alliant, on ne sait comment, sable fin et algues argentées, qui recouvrait une belle peau lisse et bleue, marque de la jeunesse chez les Aqualys, les plus âgés d’entre eux se contentant d’une peau écailleuse d’un bleu bien plus foncé, frisant le violet. La jeune princesse portait cependant un large foulard violet sur le visage. Il était par conséquent impossible d’apercevoir ne serait-ce qu’un trait du visage de la princesse. Elle portait également un masque qui donnait à ses yeux une teinte blanche. Aucun détail n’échappait à ce visage que nul ne pouvait apercevoir. Personne n’en connaissait la raison. Lino jeta un regard autour d’elle et s’arrêta sur le Maître Dragon de son père, resté en retrait. Lui faisant signe de la main, il s’approcha.
- Laissez-moi vous présentez le Maître Dragon de la famille royale, mon meilleur ami, Sasha.
Le jeune aqualys de vingt cinq ans à peine présentait un corps athlétique. Une centaine de kilos de muscles étirés sur presque deux mètres de haut. Une chevelure blonde lui recouvrait la moitié du front, sous lequel se fixaient sur la princesse deux yeux marrons. Un visage ferme et droit qui donnait au jeune aqualys une sévérité certaine dont il ne donnait pas l’impression de se servir. Une lance effilée dans le dos, Sasha tendit la main vers Cid pour le saluer. Le maire, tendit la sienne et empoignant celle de son interlocuteur, et la serra aussi fermement que possible. La pression exercée cependant sur ses doigts d’humain lui fit remonter un rictus sur le coin des lèvres. Sasha le remarqua et pointa un sourire narquois sur ses lèvres. Pendant que les trois aqualys rejoignaient les elfes sur l’estrade de la place, Bruno annonçait l’arrivée de nouveaux invités.
« Opale, accueillez Parkko, Roi des Trolls de Tierra »
Cette fois-ci, ce furent à pied qu’arrivèrent les Trolls et leur roi. Accompagné d’une dizaine d’individus immenses et imposants, le roi Parkko foula le sol d’Opale. Les Trolls sont aisément reconnaissables à l’épaisse fourrure qui leur recouvre le corps et par leur grande taille. Rares sont en effet les trolls ne mesurant pas plus de deux mètres. Contrairement aux aqualys où la couleur de leurs écailles permet de définir leur age, la fourrure des trolls ne changent pas de teinte en vieillissant. La longueur de leurs poils, elle, se modifie avec le temps. Plus l’individu est âgé, plus les capillaires s’avèrent être longs. C’était ce qui trahissait l’âge avancé de Parkko. Voila bientôt cent ans que ce troll respecté et apprécié de tous dirige l’immense territoire du Verlandier, patrie trolle par excellence. Le roi avança, appuyé sur son bâton sacré, jusqu’au centre de la place. Face à Cid, il se redressa et écarta la cape pourpre qui lui recouvrait les bras et s’adressa au maire.
- Soyez sûr Cid que j’apprécie l’attention que vous avez porté à mon peuple, et que c’est avec une grande joie que j’entre dans votre ville.
Les paroles du souverain, autant que sa personne, respirait sagesse et grandeur d’âme. De telle sorte que Cid ne pu s’empêcher de s’incliner en saluant Parkko. Ce dernier fit avancer deux trolls qui se tenaient derrière lui. Le premier avait un bouclier accroché au bras gauche et un fourreau d’épée à droite. Grand et fort, il s’approcha.
- Voici Zack, l’aîné de mes deux fils. Il prendra ma succession lorsque mon heure sera venue, dit Parkko.
Le jeune troll s’inclina en souriant amicalement à Cid. Le second s’approcha plus rapidement que son frère. D’un pas plus lourd et bien moins patient que celui de son aîné, il s’arrêta à côté de son père.
- Et voici mon second enfant, Razzalo. Autant Zack est respecté par son statut de grand guerrier et par sa maturité, autant Razzalo n’est malheureusement pas assez posé pour servir convenablement le Verlandier. Il est vaillant et puissant, certes. Mais trop impétueux et hargneux. Espérons que cela changera avec l’age, présenta Parkko.