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Liste des sujets

Les Chevaliers d'Opale - Fiction

Parkko
Parkko
Niveau 38
27 août 2004 à 20:49:07

Au fait je sais plus si j´avais posté oui ou non, en tout cas c´est très bien !

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
27 août 2004 à 21:15:04

Tu n´avais point posté.
Merci bien :)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
27 août 2004 à 21:50:44

:d) Ryle

C´est bien fait pour ta gueule si tu n´apparait pas dans ce chapitre, na... ( :coeur: mon Rylou ! !!)

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
27 août 2004 à 22:35:05

Je ne repondrait pas a ces offense :nah:

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
27 août 2004 à 22:44:11

parce que tu ne sais pas répondre, voila tout ! !! :lol:

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
27 août 2004 à 22:45:48

Parce que ya rien a repondre surtous :p)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
27 août 2004 à 22:46:02

Il faut dire que de chaque côté, nous avons de grandes argumentations structurées à souhait. :rire:

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
27 août 2004 à 22:46:34

:d) Capelle

Contente toi d´écrire ta fic, toi... :lol:

Aeris_93
Aeris_93
Niveau 10
27 août 2004 à 23:03:15

El_Indyo :d) Laisse Mr Capellinou le Président tranquille!!!!

Capelle :d) continu! c top!

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
27 août 2004 à 23:08:15

C´est vrai Capelle comment veut tu que je mette tous mon art de l´argumentation sur le tapis avec si peut d´argument en face :-)

hanjy
hanjy
Niveau 10
28 août 2004 à 08:15:58

:fou:

Aeris_93
Aeris_93
Niveau 10
29 août 2004 à 22:02:05

:fou: mdr!

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
29 août 2004 à 22:53:23

Chapitre 10 : Retournement de Situation

La pointe du continent s’approchait. Le viaduc s’élevait déjà sous le train. Dans quelques mètres, le Détroit de Kusarique. Patrick, David, Jérôme et Vivi allaient traverser l’étroit bras de mer. Les vagues de l’océan se brisaient sur les pylônes qui soutenaient la construction. Long de trente-trois kilomètres, le Viaduc de Kusarique traversait le détroit du même nom là où les deux continents étaient les moins éloignés. Naissant en Ibéria, l’une des rares constructions qui ne soient pas trolle mais humaine rejoignait le Caloria. Perchés à soixante-douze mètres de hauteur, les quatre chevaliers admiraient la beauté de l’endroit. Eux et les passagers qui étaient montés en Gare du Sud, à Esdrid, admiraient par leurs fenêtres les témoignages de la faune sous-marine de par les souffles aquatiques de quelques baleines, accompagnés de groupes de dauphins qui semblaient jouer avec les grands bancs de poissons volants qui survolaient la surface de l’eau. La traversée dura une petite demi-heure. L’entrée en Caloria fut annoncée par un bruyant haut-parleur qui troubla la sérénité et le calme du moment. Après les grandes plaines verdoyantes ibériannes de Parlonne, les quatre chevaliers faisaient désormais face à l’aride désert du Caloria. Bien que les températures soient supportables pour un désert chaud tel que le Désert d’Oussan, le plus terrible était l’effet visuel que procurait l’endroit. Rien. Du sable à perte de vue. Même les dunes étaient absentes. Pas un souffle de vent ne venait balayer l’étendue de sable. Aucune aspérité ne venait troubler la fluidité parfaite de l’élément. Une véritable mer jaune. Seul détail qui jaillissait du paysage, une ligne de chemin de fer. Celle sur laquelle circulait le train qui emmenait les chevaliers jusqu’à la première capitale du Caloria.

Le pays, désertique aux trois-quarts comptait en effet deux capitales. Le fait qu’il ne compte que deux villes y était certainement pour beaucoup. Marager et Troie se partageait ce rôle. Longtemps rivales pour la direction du pays, les pouvoirs furent partagés entre les deux citées. Marager, situé en plein centre du territoire, obtint le statut de capitale géographique. Titre qui faisait de la ville un lieu hautement touristique de par sa localisation mais aussi de par ses liaisons avec Troie, capitale économique de l’état. Situé à quelques kilomètres de la côte du pays donnant sur l’Océan Saola, Troie devint le carrefour du continent. Suite à la construction du port et du village marchand l’accompagnant, habilement baptisée Troie-Port, les voies maritimes devinrent les plus empruntées pour rejoindre le Caloria. Les deux capitales furent par la suite reliées par une ligne de chemin de fer, continuant celle venant de l’Ibéria, ainsi que par la Route des Nomades, immense voie traversant les soixante six kilomètres de désert séparant les deux villes. Baptisée de cette manière en raison du fait qu’elle fut construite sur un ancien trajet qu’empruntaient jadis les Nomades d’Oussan, premier peuple du continent, pour relier la côte du Saola et celle du Détroit de Kusarique, la Route des Nomades permettait aux touristes et autres visiteurs de rallier Marager depuis Troie, mais aussi et surtout, elle se rendit vite indispensable de par ses intérêts commerciaux. Touristique donc commerciale, Marager était sans arrêt ravitaillée en diverses marchandises que les commerçants de la citée faisait parvenir de Troie, où elles arrivaient par voies maritimes, moins coûteuse et plus sûres. La Route des Nomades était ainsi l’un des axes de communication les plus empruntés de la planète.

Une centaine de kilomètres séparaient la fin du Viaduc de Kusarique et les portes de Marager. Le convoi arrivait enfin. La gare de Marager était incrustée dans les murs de la ville, remparts entre les dangers fourmillant dans le désert et la citée. Les derniers mètres de ligne longeaient d’ailleurs ces remparts, ce qui empêchait les passagers du train d’avoir une quelconque vue sur la citée avant d’entrer en gare. Le train stoppa lentement sa marche le long de l’un des quelques quais. Les portes s’ouvrirent. Tous les passagers descendirent, Marager étant le terminus de la ligne. Le train suivant qu’attendaient les chevaliers pour se rendre à Troie n’était pas encore là, malgré les sept minutes séparant l’arrivée du premier convoi et le départ du second. Sur le quai qui attendait son train, un contrôleur renseignait quelques voyageurs.

- Peut-être pourra-t-il nous dire pourquoi notre train est en retard ? proposa David.

Tous suivirent l’idée du jeune homme et se dirigèrent vers l’employé.

- Bonjour monsieur, nous devons prendre le train pour Troie dans quelques minutes, entama Patrick.
- Oui, répondit l’intéressé. Je suis vraiment désolé mais notre train a connu quelques problèmes mécaniques sur le trajet, en venant de Troie. Il était en effet prévu qu’il fasse l’aller-retour mais je crains que votre voyage ne soit annulé. Pour vous rendre à Troie, vous pouvez emprunter la Route des Nomades. Il vous suffit de vous rendre à l’accueil de la gare pour vous faire rembourser vos billets. Le prix des navettes de la route étant moins élevés que ceux de nos billets, vous n’y perdrez pas. Certes le trajet sera plus long mais c’est tout ce que je peux vous proposer, à moins que vous n’ayez le temps d’attendre la prochaine correspondance.
- Je vois, et à quand cette correspondance ?
- Demain matin, huit heures monsieur.

Les quatre chevaliers se regardèrent rapidement, et tous semblaient penser la même chose.

- Comment se rend-t-on sur la Route des Nomades, s’il vous plaît ?
- Rien de plus simple monsieur, elle est indiquée dès la sortie de la gare.
- Très bien je vous remercie.

Les quatre compagnons se dirigèrent vers l’accueil. Placés en arc de cercle, plusieurs guichets se partageaient la salle. Des sept, seuls deux étaient ouverts au public. Par chance, l’un d’entre eux était libre. Les chevaliers se firent donc rembourser leurs billets et sortirent de la station. Le fait que la gare de Marager soit si petite était dû au hall d’accueil, le seul endroit à être couvert par la toiture du bâtiment. Les quais étaient en effet en extérieur, contrairement aux gares d’Opale ou d’Esdrid. Une fois sur la place, les quatre compagnons trouvèrent sur leur droite une multitude de panneaux, tous fixés sur un seul et unique poteau en acier. Les pancartes de métal pointaient naturellement dans toutes les directions. Au milieu, entre le « Musée des Nomades » et l’ « Office du Commerce », la « Route des Nomades ». Tout droit. Il semblait après réflexion logique que la route se trouve sur le même axe de la gare, esprit pratique oblige. Les quatre compagnons s’engagèrent donc sur la grande avenue qui leur faisait face, dont chaque côté offrait divers commerces. Souvenirs, armurerie, spécialités culinaires . .. Il était possible de trouver tout ce que l’on voulait le long d’une telle rue. A peine s’étaient-ils engagés dans le passage que les chevaliers aperçurent ce qu’ils cherchaient. Au bout, devant eux, une gigantesque pancarte s’élevait dans les cieux. Soutenue par deux poutres volumineuses de bois, reliées entre elles par une poutrelle d’acier, l’immense écriteau surplombait les maisons et boutiques, solides assemblages de terre cuite et d’argile, seuls matériaux disponibles dans une telle région. La foule qui se massait à la sortie de l’avenue et les caravanes et autres convois plus ou moins impressionnants qui circulaient difficilement ôtèrent tous les doutes possibles quant à l’identité du lieu.

*

Impossible de bouger. Où suis-je ? Que s’est-il passé ? Ryle venait de reprendre connaissance. Les mains solidement attachées dans le dos par de lourdes chaînes, le général ne pouvait que se lever, ses jambes étant libres de tout mouvement. Allongé sur un sol crasseux et froid, il sentit de nouveau son bras gauche, brisé durant la bataille contre l’Armée Noire, guéri. La première chose qu’il parvint à apercevoir fut la base d’un mur fissuré. Tout autour de lui était noir. Seule quelques rayons de soleil pénétrait dans la pièce et éclairaient faiblement les yeux bleus du jeune général. Ce dernier, allongé sur le ventre, se redressa et fit face à l’implacable vérité. Devant lui, trois barreaux traversaient implacablement une ouverture dans le mur. Des yeux, il fit le tour de ce qu’il devina être une cellule. Rien. Quatre murs noirs. Une lucarne qui laissait difficilement entrer la lumière devant et une lourde porte métallique derrière. Il se leva et fit face à cette dernière. Froide. Imposante. Elle aussi ne semblait guère disposer à laisser une quelconque lumière par la petite ouverture barrée de trois tubes d’acier qui l’ornait.

- Je vois que notre général s’est enfin réveillé, fit une voix sombre, à l’extérieur de la cellule.

Ryle se rapprocha de la porte blindée. Il crut reconnaître cette voix. La même que celle de l’être démoniaque qui avait lancé ses deux tyrannosaures sur le Grand Domaine. Il jeta un œil par l’ouverture de la porte. Il ne vit rien, sauf une ombre que les flammes des torches qui couraient le long du mur qui faisait face à sa cellule dessinaient sur le sol. Un visage, dans l’ombre, était toutefois visible, difficilement, dans ce couloir. Ryle ne vit qu’une seule chose, mais qui le conforta dans ses suppositions quant à l’identité de celui qui venait de lui adresser la parole. Un N majuscule et manuscrit, au centre d’un diadème. Il ne faisait plus aucun doute. C’était bien cet individu qui avait lâché ces deux sauriens sur ces hommes.

- Saurya . .. dit-il en fixant de nouveau les torches en face de lui.
- Quel honneur que tu te souviennes de moi.
- Comment oublier un si joli visage, ironisa le général.

Saurya se détacha du mur contre lequel il était adossé et se mit face à Ryle. Dans la lumière, ce dernier pu enfin apercevoir à quoi ressemblait ce Général Noir, comme il s’était lui-même défini. Le manteau qui le cachait habituellement était ouvert. Contrairement aux soldats noirs, vides de toute sensation, le général dégageait une certaine aura. Il ne s’agissait pas d’un simple être né d’un amas de magie ténébreuse. Il semblait réellement . .. Vivant. Un seul et unique ensemble lui recouvrait le corps. Pourpre, il se confondait parfaitement avec le noir de son corps. Une paire de bottes en argent et une de gants noirs se distinguaient également sur lui. Deux poignées lui dépassaient également du dos. Les lames de ce qui se révélaient être deux lourdes épées étaient elles aussi d’un noir profond. Ryle chercha à fixer les yeux de son interlocuteur. Cependant, ce dernier portait un masque. Et bien que celui-ci ait été troué, un noir profond en sortait. Ryle ne voyait rien à l’intérieur.

- Tu es bien loquace pour un général prisonnier, humain qui plus est.
- Dis-moi plutôt pourquoi suis-je enfermé ici ?
- Disons que j’ai du m’occuper de certaines choses. Je dois néanmoins t’avouer que ta force m’a grandement impressionné.
- Je t’ai posé une question. Qu’est-ce que je fais ici ? Ryle commençait à s’énerver, d’autant plus qu’il savait pertinemment qu’il ne pouvait rien faire, enfermé ici. Mais il devait savoir ce qu’étaient devenus ses hommes.
- Je te l’ai dit, je me suis moi-même occupé de toi et de tes hommes.
- De mes hommes ? . ...
- Ton armée n’est plus. Vous avez bien résisté, je dois l’admettre, mais vous n’êtes que de pauvres et fragiles humains. Votre « Grand Protectorat », ne vous servira désormais plus à rien. Il est à nous désormais. Tierra est à notre merci.

Ryle était perdu. Il avait été vaincu. Il avait failli à sa mission. Les Chevaliers d’Opale n’étaient pas arrivés à temps. Il n’a pas réussi à tenir. Mais il restait encore un espoir. Les chevaliers ne sont peut-être pas arrivé pendant la bataille mais ils arriveront sur l’île. Il fallait attendre, et surtout, ne rien dévoiler à Saurya.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
29 août 2004 à 22:54:05

- Je sais que tu penses aux Chevaliers d’Opale, ricana ce dernier. Un de nos généraux est parti à leur rencontre, ils ne survivront pas longtemps. D’ailleurs, même si une quelconque aide devait vous parvenir de l’extérieur, ils ne pourront bientôt plus pénétrer sur l’île.

Ryle ne répondait pas. Le cauchemar ne pouvait être. Il ne pouvait que se réveiller. Saurya continua.

- Mais je vais te laisser découvrir la surprise. Regarde derrière toi.

Le général hésita, puis se tourna. De la lucarne de sa cellule, il aperçut le dôme qui surplombait l’Ile Noire. Impossible. Il se retourna vivement vers son homologue maléfique.

- Le dôme . .. Qu’est-ce que ça veut dire ? Si nous sommes en ce moment sur le Grand Protectorat . ..

Ryle se remémora les paroles de Saurya, «Même vos meilleures armes se retourneront contre vous ». Soudain, une idée terrifiante traversa son esprit.

- Vous avez . ..
- Pris le contrôle du dôme, exactement. Saurya se mit à rire. Pauvres créatures, vous comptiez tant sur ce stupide bouclier magique, que vous le croyiez invincible. Maintenant, vous n’avez plus rien. Même votre équipement militaire est à nous. Rien ne pourra plus nous arrêter. Le dôme protégera notre armée et dans très peu de temps, nous aurons les moyens de nous attaquer à votre planète.
- Comment . .. Comment avez-vous réussi à détourner ce dôme ?
- La Magie Noire de notre Maître Armaggedon est plus puissante que tout ce que vous pouvez imaginer. Saurya jubilait. Mais je t’en dis déjà trop. Profite de tes derniers instants, humain.

Saurya ricana et s’éloigna dans le couloir.

- Attends ! ! Où sont mes hommes ? !

Mais le Général Noir ne répondit pas et disparut dans l’ombre.

*

Les Portes du Dragaria se rapprochaient enfin. Depuis leur départ d’Opale, les Nains durent traverser l’immense Etat du Shinorano, le plus grand pays de Tierra, dans toute sa longueur. Après avoir franchi le Massif des Eyrades, frontière naturelle entre le Shinorano et le Centra, Khlaine et son peuple arrivaient enfin devant le Massif de Raino. Point culminant de la planète, le Mont Pondérite était le symbole du Dragaria, nation naine par excellence. Coincé entre le Massif de Raino et les côtes de l’Océan Abrastique, le Dragaria fut fondé voici mille ans, immédiatement après la disparition d’Armaggedon, par Raino, alors Reine Nain. Elle fut d’ailleurs l’investigatrice de l’une des merveilles architecturales, qui là encore n’était pas trolle, de Tierra : La Porte de Pondérite.

Creusée à même le massif par Trolls et Nains durant trois siècles, cette dernière est ainsi le plus vieil édifice de la Nouvelle Epoque. Véritable tour de force, le projet d’une porte gigantesque donnant sur le Dragaria fut établit par une assemblée de trolls et de nains, établie pour réfléchir au moyen de relier ce pays minier au reste du monde. Il fut ainsi décidé que les trolls creuseraient la montagne du côté du Shinorano, alors que les nains attaqueraient la montagne de l’autre côté. Ces derniers traversèrent donc le massif, qui prit ensuite le nom de Raino, premier souverain à rallier les deux flancs des montagnes, traçant par la même occasion la première route les traversant. Une fois installés, les nains durent désigner un des leurs pour traverser de nouveau le massif afin de prévenir les trolls, déjà lancés dans la montagne, du commencement de la percée côté dragarian. Un jeune nain se porta volontaire pour cette périlleuse mission. Aujourd’hui, traverser seul les montagnes serait considéré comme une véritable folie, mais à l’époque, les peuples à la recherche d’une nouvelle identité ne faisaient guère ce genre de considérations. Pondérite rallia donc le Shinorino, et n’en revint pas.

Trois cents ans plus tard, les nouvelles inventions de forage trolles rejoignirent enfin les pioches naines. Ainsi fut révélée l’histoire de Pondérite à son peuple, le jeune nain avait finalement réussi à retourner en Shinorino mais mourut d’épuisement et de froid à son arrivée. Son courage donna son nom aux plus hautes cimes de la planète. Durant les trois cents années que dura la percée du massif, tous ceux qui durent le traverser empruntaient la route qu’avait établie Raino, augmentant considérablement dangers et temps de voyages. Mais là était le seul moyen de faire parvenir les informations de chaque côté. Les trois années suivantes, le tunnel long de plus de quatre kilomètres, creusé là où les montagnes étaient les moins épaisses, fut fortifié et la porte mise en place de chaque coté du massif. Depuis, les années s’écoulèrent, et les nains, toujours aidés des trolls, puis rejoint par les technologies humaines, ne cessèrent d’apporter diverses améliorations à l’édifice. Si bien qu’aujourd’hui, la montagne qui recouvrait cette porte voilà sept cents ans, n’est plus. Les millions de tonnes de roches et de minerais furent retirés et exploités par l’industrie. La Porte de Pondérite est aujourd’hui enclavé entre le Mont dont elle porte le nom d’un côté, et le reste du massif s’étirant sur la longueur du continent de l’autre. Une faille à l’échelle des altitudes, mais un véritable colosse à l’échelle tierrane. Sur toute sa longueur, le canyon artificiel est aujourd’hui solidement fortifié sur plusieurs centaines de mètres de haut. Les deux façades de la porte furent jointes, laissant place à une seule et même œuvre épaisse de quatre-vingt mètres, symbole de la victoire de l’architecture et de la technologie sur Mère Nature.

Le convoi des trois cent vingt neuf nains franchirent donc cette porte et entrèrent en Dragaria. Bâtie sur une plaine autrefois vierge, le pays fut bâti sur l’exemple troll : pas de villes parsemant le territoire, mais une population regroupée au même endroit. Néanmoins, des différences subsistaient. Les nains érigèrent en effet non pas une seule et unique citée-état, mais deux grandes villes reliées entre elles par une multitude d’axes de communication. Les deux citées furent construites sur les bords du Lagon de Bariskan. Encerclé par les deux bras du fleuve du même nom traversant le territoire nain, le lagon et ses marais furent domptés par l’urbanisme. Rive gauche, du côté du Mont Pondérite, Erkkan, et de l’autre, face au reste du massif, Baristicle. De taille identique, les deux citées demeurent depuis toujours complémentaires, même si le palais de Khlaine fut érigé sur les rives erkkaniennes du lagon. Baristicle, centre industriel, où sont acheminés les roches extraites des mines qui jonchent les montagnes, et Erkkan, centre géopolitique du Dragaria, sont reliées par quelques onze ponts ainsi que par bateaux. Le lagon, autrefois obstacle au développement, est aujourd’hui atout, de par ses apports à l’industrie, à l’agriculture ou encore à la pêche.

Khlaine et ses voyageurs empruntèrent le Pont Premier, le plus ancien des onze, pour atteindre la rive d’Erkkan, la Porte de Pondérite donnant en effet sur les rives baristiclites. Longeant les quais de roseaux ou de pierre, ils arrivèrent enfin en ville. Faite de tous les matériaux existants, elle donnait une agréable apparence de mélange des formes et des couleurs. Le lagon n’étant pas excessivement large, les deux rives pouvaient aisément s’observer. A moitié construit sur les eaux du lagon, le palais royal nain accueillait enfin son souverain. Khlaine fut accueilli à l’entrée de son palais par son chancelier, équivalent de l’adjoint au maire chez les humains.

- Soyez la bienvenue votre majesté.
- Merci. J’ai pu voir depuis les quais que nos deux citées sont toujours aussi vivantes.
- Oui, j’ai appliqué les consignes que vous m’aviez laissées avant votre départ. Et j’ai également pris la liberté de prendre quelques décisions qui auraient nécessité votre approbation.

Sur le parvis du palais, les nains qui avaient suivi Khlaine à Opale s’éparpillèrent pour regagner leurs foyers, sous l’œil satisfait de leur roi.

- Entrons Vince, tu vas me raconter tout cela autour d’un verre.

*

La piste d’atterrissage du Lycée d’Opale était en vu. Rapidement et avec une parfaite maîtrise, Hanjy déposa la navette sur le bitume. Les trois chevaliers et El Indyo, qui ressentait de plus en plus une présence étrangère proche de lui, descendirent de l’appareil. Ils entrèrent dans le lycée par une porte donnant sur la salle d’enregistrement des vols, où Hanjy informa le responsable du retour de sa navette. Les quatre compagnons empruntèrent ensuite l’ascenseur, situé au fond de la salle, pour rejoindre les étages supérieurs. Arrivés au dernier étage, ils pénétrèrent dans le bureau d’Hanjy où se trouvait déjà Meirim. El Indyo observait l’endroit avec attention. Il venait au Lycée d’Opale pour la première fois. Bien qu’habitué aux rudes conditions du Mont Vulcano et à ses hautes températures, le Gardien de Vulcano se sentait à l’aise dans cet endroit. Il s’y sentait tellement bien qu’il prit un siège, instinctivement, avant de s’y asseoir. Il se releva néanmoins très vite, conscient qu’il venait de prendre ses aises chez un hôte, chose que son comportement habituel ne permettrait pas.

- Meirim, nous sommes de retour et nous avons des questions à te poser, entama Hanjy.
- Des questions ? ... Et la mission s’est-elle bien déroulée ?
- Justement, je te présente El Indyo, Gardien de Vulcano, avec qui nous avons vaincu la créature responsable de l’incident.

El Indyo s’avança vers le mage et le salua respectueusement.

- Je sens que quelque chose t’est arrivé mon garçon, lui dit Meirim.

Le gardien regarda Hanjy qui lui fit un signe positif de la tête.

- En effet, Maître. Les chevaliers et moi avons combattu une créature que nous appelons l’Ifrit dans le volcan le Mont Vulcano. Une fois terrassée, elle s’est comme dissipée, on aurait dit que son âme flottait dans les airs. Elle pénétra en moi. Pourriez-vous me dire de quoi il s’agit, je vous avouerez que je suis inquiet.
- Ifrit, as-tu dit ?
- Oui, Ifrit.
- Je vois de quoi il s’agit, continua calmement le vieux mage.
- Je savais qu’il pourrait nous aider, dit Hanjy en posant la main sur l’épaule du gardien.

Ce dernier semblait légèrement soulagé.

- Asseyez-vous mes enfants. Je vais vous conter une légende vieille de mille ans, datant de l’époque où notre aïeul le roi Opale combattait l’Armée Noire. Meirim se retourna, serein. Hanjy, je vais enfin pouvoir te parler de cette solution que nous avions évoqué avant votre départ pour le Village-Volcan.

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
29 août 2004 à 23:21:30

personne n´a lu ? ??

bon, voici ce que j´en pense: clap clap... clap... :sleep:

:lol: C´est toujours aussi bien écrit mais il y a un peu moins d´action. Le " mais" est toutefois ambigü car cette baisse de rythme est surement nécessaire après tant d´événements. Disons que tu calmes un peu le jeu avec une page d´histoire et une autre de géographie.
C´est ce qui s´appelle gérer le suspense...

On attend la suite avec impatience... Je m´inquiète pour Ryle ! !! Qui va le sauver, ce petit être sans défense ? ??

Aeris_93
Aeris_93
Niveau 10
29 août 2004 à 23:52:39

Pauvre Rylounet! moi j´irai le sauver! enfin si Capelle le veut bien! lol!

A part çà c cool! même si ya moins d´actions pour le moment! Mais comme dis El_Indyo c´est sûrement nécessaire....^^

Bye bye!

m0rphee
m0rphee
Niveau 8
30 août 2004 à 08:42:22

hé hé hé, le retour au pays. j´adoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooore l´abstrait :rire2:

non franchement, une lecture tout à fait istinctive, seul petit défaut que j´ai repéré ( selon moi) les phrases sont peut-être un peu trop longues dans les description, et on a tendance à perdre le fil en cour de phrase, donc il faudrait les entrecouper avec des points plus souventy :ok:

respectueusement, hanjy.

le directeur d´opale

Aeris_93
Aeris_93
Niveau 10
30 août 2004 à 09:53:29

BON ANNIVERSAIRE CAPELLE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Gros bisoux et bouffes pas trop de gâteaux!!!!!

m0rphee
m0rphee
Niveau 8
30 août 2004 à 10:52:01

bon anniversaire capellinou, petit filou tu ne m´avais même pas prévenu :sarcastic:

c´est la fessée direct :p)

La vidéo du moment