Premier échec du Sorcier de la montagne de feu ( Pas encore eu le (dé) plaisir d'aller jusqu'au labyrinthe, entre-temps j'ai fini 1984, La ferme des animaux, Le petit prince et à l'instant Peter pan ( contes interdits)
Les morts bidons c'est le plaisir de LDVH au fond.
Je me fais quelques parties de temps en temps des combattants de l'autoroute. Entre les pannes d'essence dans le désert, les morts random sur un pont qui craque ou un motard qui te fait péter, la gratuité est totale.
Terminé le Sang noir de Guilloux il y a peu, j'ai beaucoup aimé mais j'ai eu l'impression d'être face à un écrivain qui se cherchait encore pas mal. Il l'ambition balzacienne d'épuiser un milieu déterminé avec un style très flaubertien, mais le centre de gravité c'est Cripure, sa quête et son échec très personnels. On oscille constamment entre ces différentes focales, et si Guilloux est suffisamment travailleur et talentueux pour que les coutures ne soient pas vulgaires ni trop visibles, on sent que l'élan du livre est toujours atténué par ce flottement qui fait balloter l'ensemble.
Mais c'est intéressant à lire, la fresque est complète et fine, l'ironie rit gras, c'est bien rythmé, c'est bien construit : on se laisse aller au cynisme de sourire à quelques situations, jusqu'aux coups de foudre qui surgissent écailler la peinture, qui en devient vite pitoyable et nauséabonde. La page géniale sur les bourrelets de Babinot représente bien cette idée, cette couv Folio aussi que je trouve assez réussie
Le bouquin nous flanque notre hypocrisie à la gueule, dans un mouvement qui, en conscience, n'en est évidemment pas exempt, en dépeignant celle de son monde que la conjoncture transmue en schizophrénie. Et Cripure participe de ce merdier, peut-être plus que les autres car il comprend la situation dans un simulacre de désembourbement - un peu comme Bardamu et sa nuit, qui avait le mérite d'être plus résigné.
En parlant du Voyage, j'y ai trouvé pas mal de similitudes dans certains effets, la scène où Maïa pleure quand Cripure lui parle de son testament m'a particulièrement frappé, c'est un truc que Céline a déjà écrit avec Alcide par exemple. Puissance du zeitgeist, influence de Céline ou coïncidence, j'en sais rien, mais la question m'a intéressé.
Globalement je pense pas que ça soit un indispensable, à moins d'être intéressé par l'arrière de la 1GM, mais une très bonne lecture. Je garde un œil sur Guilloux, plus mature ça m'étonnerait pas qu'il y ait un chef-d'œuvre.
Le comte de monté Cristo.
Vous me conseillez d'en lire un autre en parallèle ? Je suis novice dans le domaine de la lecture et les "optimisation" ( même si c'est pas le mot approprié)
( D'ailleurs j'ai plein de gros livre à lire donc le conseil s'appliquera pour la suite ;) )
Merci à vous et bonne journée et lecture !
Les âmes mortes
Le poids de la grâce de Joseph Roth, facile à lire et agréable de se plonger dans le quotidien d'une famille juive sous l'Empire russe
En parallèle du Comte de monté cristo je lis : Sartre, un penseur du 21e siècle. ( Annie Cohen-Solal ) c'est ma première biographie et je ne connais pas le personnage ( juste entendu parler)
Les Travailleurs de la Mer - Hugo
La mer de la fertilité de Mishima.
"Mort à crédit" de Céline, j'ai lu 2 fois voyage au bout de la nuit et on m'a conseillé celui-là.
On est pas trop étonné, toujours cette verve qui est sa marque de fabrique, je me régale souvent. Mais d'autres fois c'est un peu dur â comprendre, il faut un dictionnaire d'argot sous la main, plus les expressions d'époque.
C'est une autobiographie mais je ne sais pas à quel point c'est fiable. C'est vraiment remarquable de franchise d'exhiber comme ça son coté obscur, enfin j'en suis à un tiers en gros.
End Zone de Don DeLillo

Je suis en train de relire "matis l'enfant venu du froid"
J’ai fini « maléfices » de Maxime Chattam, et j’ai beaucoup aimé. Je recommande la « trilogie du mal » (les trois romans : l’âme du mal, in ténèbris et malefice » de Maxime Chattam, et l’âme du mal est le meilleur des trois (et surtout l’un des meilleurs roman de cet auteur, qui en a écrit au moins plus de 50 romans) ![]()
Les déments et les damnés
Je suis resté bloqué trois semaines sur un livre à la con de YA pompé sur Harry Potter et les survival que je lisais pour le troll avec un pote.
Ces temps ça va mieux.
Je me suis relu le coup de dé, dont j'ai l'impression de saisir différemment le trou blanc aspirant et ça c'est chouette.
J'ai fini de relire Törless qui m'a profondément ennuyé cette fois-ci. J'avais pas souvenir - ou je n'étais pas sensible - à l'époque à la force du prisme psychanalytique dans la regard de l'observateur qu'est le narrateur analyste, et c'est une démarche que je refuse déjà assez frontalement ; mais même en-dehors de ça, esthétiquement elle me gène en provoquant des passages plus ou moins flux de conscience interminables où on accède à l'incapacité de Törless de verbaliser des sentiments finalement assez courants. On est pas dans du Bourget-tiers, n'abusons pas, mais on s'en rapproche. Et le pire, c'est que Musil a un usage très élégant de la comparaison qui intervient souvent...pour ce qui est le moins important dans ce type de roman, les descriptions.
Prototypiquement, t'auras une expression léchée et géniale pour te dire que Törless sort de son pieu, alors que ça ne sert à rien, et après une tartine de dix pages d'auto-analyse fumeuse qui emprunte bien plus au langage philosophique (mais revu par l'approche psychologique) qu'à celui du littérare.
J'ai lu La Maison des épreuves de Jason Hrivnak, que j'avais déjà dû lire puisque je le possède depuis longtemps, un livre-concept rédigé à la deuxième personne dans un style rappelant les tests dans les journaux, les expériences de pensée psychologique ou les scénarios de jeux de rôle papier. L'ambiance de malaise fonctionne très bien au début, d'autant qu'on a quand même droit à une petite introduction fictionnelle dont la noirceur est palpable, et puis ça s'écroule peu à peu comme le concept ne se réalise pas. Il faudrait peut-être faire l'expérience de traiter le livre comme un vrai modèle thérapeutique et de répondre papier et crayon en main à ses différentes expériences. Mais là encore sans contrôleur, ça ne sert à rien.
Ca me fait penser à ces autotests non ramassés et anonymes qu'on doit faire passer aux gamins au taf, en prétextant que le résultat n'a pas d'importance mais que le fait de simplement se poser la question provoque le chemin. J'ai aussi des suspicions sur ces perspectives.
C'était marrant (et involontaire) d'enchaîner une perspective très XIXe et une perspective très XXIe de charlataneries différentes et concurrentes dans la bataille de l'explication du cerveau. J'aime aucune des deux maintenant.
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On ouvre le bal de 2024 avec une autre relecture, qui m'a fait envie en déballant mes cartons, Une lueur d'espoir de Nabe qui est un bouquin qu'il a torché rapidement en 2001 pour réagir à chaud au WTC.
Ca fait partie de ses livres où il s'inspire le plus visiblement de Bloy, puisque c'est un livre de lecture symboliste de l'histoire. J'aime bien, il a quelques débordements et intuitions qui paraissent hors de propos et hors de perspicacité maintenant qu'on a le recul mais il a su saisir assez vite des composantes esthétiques et politiques de l'événement que j'apprécie.
Je termine L'Inconsolé de Kazuo Ishiguro en ce moment. Je ne sais pas si quelqu'un l'a déjà lu, mais c'est une succession de scènes oniriques et absurdes où, d'une certaine façon, les personnages secondaires sont une projection des problèmes du personnage principal. C'est intéressant, plutôt drôle et bien écrit mais vraiment trop long. 900 pages de presque non-sens, c'est beaucoup 
Bonne année tout le monde sauf aux fans de Patrick Bruel.
L'année 2024 commence avec Au-dessous du volcan (Malcolm Lowry).
J’ai fini la blonde en béton de Michael Connelly et même si le procès dure un peu trop longtemps (sachant qu’il ne s’agit pas d’un procès pour prouver l’innocence d’un accusé, mais de prouver que l’inspecteur Bosch a tué le bon serial killer ou non), mais la fin arrange tout et le livre vaut le coup.
Je suis passé à le dernier coyote du même auteur
J'ai lu trop de pavés l'année dernière, maintenant j'en ai une peur indéfinissable, j'arrive pas à me mettre à Anna Karina
Ce bouquin est persona non grata sur le forum. Il a détruit une vie. Pas deux.