Graal Flibuste j'ai laissé tomber assez vite. Il a fait du mieux ?
Le 22 juillet 2024 à 13:36:14 :
Graal Flibuste j'ai laissé tomber assez vite. Il a fait du mieux ?
Les premières pages ont retenu mon attention (ne serait-ce que le son des squelettes de rats qui "croustillent" sous le pied), on verra si ça tient.

La forme du true crime ou plutôt le dégoût de la forme c'est un de mes chevals de bataille.
Heureux de voir que ça accède à la "dignité" de la librairie maintenant.
Non pas lu Les Chouans, il y a clairement des allusions avec le personnage de Corentin central dans les deux romans
Un peu compliqué de lire en ce moment, période de transition un peu chiante, je suis toujours sur La Porte de Magda Szabó. Objectivement ce n'est pas un mauvais roman mais j'ai plutôt du mal à enchaîner les pages sur la fin.
Ca déménage, ça change de taf ou une affaire du style ?
Oui retour possiblement définitif dans le nord, recherche de logement et cie, de la paperasse à faire. Avec mon coloc on se disait qu'il valait mieux s'éloigner l'un de l'autre histoire de pouvoir "avancer" chacun comme il se doit / devrait, il a fait une rencontre il y a deux-trois mois, ça a concrétisé les choses
Dans l'idéal j'habiterais bien encore un moment dans le sud pour certaines raisons mais je n'ai aucun retour pour un logement, donc je (re)cherche dans le nord. J'ai une connaissance qui me propose un logement au-dessus de mes moyens, trop grand, qui me tente malgré tout histoire d'avoir l'esprit plus tranquille avec ça déjà.
Sinon faudrait déjà que j'aie un taf pour pouvoir en changer 
En somme ma situation ne change pas tant que ça au fond. Apparemment il arrive même que des vautours fauves survolent le nord de la France, tout espoir n'est pas perdu 
Une vie zinzin comme les canards c'est ça qu'on veut sur le forum livres
Courage à toi à part ça, j'espère que ça va le faire. Mais bon c'est la vie le cube finit toujours par tomber dans le carré à la fin.
Il me faut réduire la distance entre la pensée et l'acte et advienne que pourra, la zinzinerie ne me fait pas peur 
Merci, et profite bien de tes vacances 
Horace de Corneille
Les filles du feu de Nerval
Les contemplations de Hugo
Fini La Porte de l'écrivaine hongroise Magda Szabó, où l'on dresse le portrait complexe d'une vieille concierge au fort caractère, qui interdit l'accès à son intérieur, d'où le titre du roman désignant la porte toujours close de son logis.
L'idée me tentait bien d'emblée, le personnage d'Emerence est intéressant de par son côté brut, tout à la fois irrévérencieux, énervant et secourable, j'ai trouvé que ça changeait assez des figures trop superficiellement ambiguës qui présagent d'une réconciliation rapide et facile. Mais je pense que la narration n'était pas à mon goût ; j'ai du mal à pouvoir apprécier les phrases brèves qui s'enchaînent par virgule, la narratrice avait tendance à m'agacer, et je trouvais que sa voix pouvait nuire à la teneur psychologique de l'œuvre, dans le sens où celle-ci s'appauvrit parfois dans des commentaires superflus ou maladroits, à mon avis. Je pense que j'aurais été beaucoup plus sensible au drame (d'autant qu'un événement essentiel du bouquin calque une angoisse perso) s'il avait été écrit autrement ; ici j'ai eu l'impression de rester en survol, dans le constat, sans ressentir de plaisir esthétique ou d'émotion particulièrement. Sinon, comme dit plus haut, je ne dirais pas qu'il s'agit d'un mauvais roman, mais des choix narratifs ont fait que je n'ai pas accroché plus que ça.
Je tenterai peut-être un autre bouquin de l'auteur pour voir.
Le 22 juillet 2024 à 10:34:40 :
Y-a-t-il des lecteurs de Robert Pinget par ici ? Je découvre cet auteur étonnant
minuitiste, faut creuser en dehors de Graal Flibuste je pense
Je lis Will You Please Be Quiet, Please? (Raymond Carver), son premier recueil de nouvelles. On est dans les dessous de l'Amérique des années 70, dans les suburbs où l'ordinaire, alimenté par des fantasmes inavoués, frise à l'occasion le saugrenu et le surréaliste. La nouvelle "Neighbors" m'a fait pensé à "La casa tomada" de Cortázar. C'est néanmoins servi par un style économe, réaliste. Jusqu'ici divertissant.
Je suis coincé sur American Tabloïd que j'apprécie mais que je vais devoir mettre en pause un moment faute de lassitude. Ellroy, je trouve parfois ça très grand et parfois ça très automatique, j'aurais davantage ici envie de le ranger en première catégorie mais je commence à avoir du mal avec la boucle ultra répétitive de sa structure, surtout quand il a tendance à utiliser un trio de personnages principaux intriqués qui se partagent toujours à peu près les mêmes fonctions : le calculateur, le bon tourmenté et la brute.
Pour ouvrir les fenêtres - c'est un des sujets du texte d'ailleurs, les fenêtres - j'ai lu Herminie - ou Une amazone, j'ai trouvé les deux titres - de Dumas. C'est une nouvelle façon trouble dans le genre assez pauvre mais qui a le mérite d'être intéressante dans sa manière de renverser, en partie, la distribution des rôles entre son personnage masculin et son personnage féminin. Un jeune fat qui saute de femme en femme s'éprend de l'éternelle inconnue du bal en domino, et c'est une femme élevée comme un homme ce qui va bien entendu avoir une conséquence fatale à la fin.
Même si ça ne prend que quarante-cinq minutes à lire (à la louche), je ne pense pas la recommander à quiconque, c'est d'un manque d'approfondissement et d'ambition tout à fait fatigant, même dans sa manière assez attendue de plaquer des métaphores martiales sur l'exercice de la séduction.
Comme j'ai laissé ailleurs une bonne partie de ce que j'avais l'intention de lire, en attendant de récupérer le tout je fais avec ce que j'ai sur place, hors cartons.
On m'avait offert il y a quelques années la correspondance entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West, je pense en faire une lecture au long cours de temps à autre ; je crois que j'avais besoin de tâter du prosaïque mais sans surprise ce sont pour le moment des rapports assez évaporés, touchant peu au quotidien ou même aux tourments liés à l'écriture. Je verrai en poursuivant, ça m'intéresse quand même.
J'ai emporté le court et efficace Poteaux d'angle d'Henri Michaux, ainsi qu'un roman qu'on m'avait offert en début d'année, qui se passe en Chine ; de prime abord ça me semble être un roman léger, d'une écriture pas très élaborée pour ainsi dire, je verrai ce que ça donne, ça changera un peu.
De mon côté, j'ai achevé Annam, un petit roman se lisant en une heure de Christophe Bataille publié en 93 et qui a été primé à l'époque, ce qui dit déjà beaucoup de sa qualité.
C'est l'histoire de missionnaires qui se paument au Vietnam à la veille de la RF, et qui vont peu à peu découvrir qu'être en slip dans la nature à niquer c'est plus sympa que de faire la prière en latin.
On dirait la réécriture scolaire de n'importe quel petit con du XVIIIe sur fond de philosophie naturelle, c'est niais et pauvre, ça arrive mille ans après la guerre, ça n'a aucun intérêt et bien que ça ne soit pas ouvertement désagréable à lire, ça ne provoque jamais aucun plaisir particulier.
Les dents de la maire, de feu mon ami Benoît Duteurtre
Lectures du week-end

Les salauds gentilhommes Tome 2
J'avais lu le premier y a qqes mois, qui était très cool mais la conclusion ne m'avait pas forcément donné envie de me sauter sur le livre 2
La apres avoir lu la trilogie du nom du vent en 1 mois, l'accroche s'est faite un peu compliquée ![]()
surtout à cause de longs passages de descriptions un peu mal foutues qui me sortaient du bouquin assez vite
Sinon ça reste une très bonne suite, mine de rien je suis bien dedans, j'ai ldû lire 70% du bouquin eb 2 semaines.
A Moveable Feast Ernest Hemingway
Lecture très plaisante, remplie d'anecdotes sur des artistes des années 20 à Paris dans un style sans aucune fioritures et très witty.
Puis honnêtement j'adore quand Hemingway nous raconte qu'il se pose en terrasse, se descend 1 litre de bière ou commande un petit vin blanc avec des huitres quand il est satisfait du travail d'écriture qu'il a abattu dans sa journée.
Idée un peu sortie de nulle parr de ma part mais j'adorerai une "adaptation" de ce livre par Wes Anderson. Connaissant sa francophilie il pourrait très bien nous faire une sorte de French Dispatch mais cette fois non plus sur le New Yorker mais sur un auteur mythique qui se remémore ses années de galère dans le Paris des années 20.
Tout en carton pâte et en mises en abymes comme il le fait si bien depuis quelques films.