Le générique de fin défile, je reste pantois, retourné, scotché, plusieurs minutes, à appréhender cette incroyable claque vidéoludique que je viens de prendre...
Comment décrire cette expérience qui dépasse le cadre classique du jeu vidéo...? Car c'est une histoire qui vous prend aux tripes, et dès les 5 premières minutes, j'ai compris que j'allais vivre un moment incroyable sur ma console. Car The last of us, c'est une vraie rencontre, une autopsie des personnages ou chaque détails compte. On apprend à connaitre Joel et Ellie, à découvrir et comprendre cette incroyable relation qui se créé sous nos yeux, qui évolue au fil des heures de jeu, et qui explore en profondeur les facettes du passeur et de l'ado.
C'est aussi une véritable réflexion, sur l'humanité à l'aube de l'extinction, la survie collective, individuelle, qui vient même nous questionner, nous en tant que joueurs, et on se surprend à regarder, écouter, lire, absorber cet univers retranscris avec passion par des développeurs qui nous offrent un bijou incroyable, un véritable chef d'oeuvre.
Le jeu souffre de quelques défauts qu'on a lu un peu partout, une IA à la ramasse (qui ne prend pas en compte les partenaires), quelques bugs a droite à gauche (passage du partenaire à travers les décors, quelques bugs de texture etc), mais tout ça se noie dans un océan de qualités qu'on peut énumérer à grands coups de superlatifs....
Et dieu que c'est beau, les décors sont absolument incroyables, difficile d'en dire plus sans spoiler, mais la PS3 vieillissante nous montre se qu'elle sait faire de mieux. Les panoramas sont sublimes, parfois très impressionnants. Tout est fait pour nous plonger dans une ambiance qui frôle le paradoxe, entre enfer et paradis, laissant le joueur sur un fil lors de ses explorations.
Pourtant The last of us n'invente rien dans le genre, il le transcende. On redécouvre avec joie des sensation souvent oubliées dans les survivals horror qui tombent régulièrement dans le piège de l'action effrénée... Là, on explore parfois avec sa lampe torche des décors sombres et glauques, la peur au ventre, parfois des décors magistraux, avec un sentiments de bien-être étonnant... Quel coup de maître, chapeau bas les artistes!
Et le son... Le détail qui tue, les musiques arrivent au bon moment, le silence devient parfois pesant, on guette chaque bruit, non sans rappeler un certain silent hill premier du nom. Les effets sonores sont étonnants (la pluie quand on rentre dans un bus, l'echo dans un tunnel etc).
Je pourrais en parler pendant des heure, décrire tout ce qui m'a touché, impressionné, ému, mais c'est à vous de vivre cette expérience, n'attendez plus, foncez.