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Sujet : [SPOIL] Avis définitif FF7R

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lovemootender lovemootender
MP
Niveau 11
13 avril 2020 à 18:50:55

Personne avait hésité a dire que FFXV c'était de la grosse merde je te rassure, mais la le jeu est vraiment bourré de qualité.

Y'a des point qui peuvent être plus ou moins apprécié ofc, mais justement les leviers les grues comme tu dit, c'est des trucs qui empêchent les zones d'être trop monotones sans que ca te prenne beaucoup de temps a faire non plus tout en te permettant de réflechir un peu pour avoir des trucs annexes si t'en a l'envie. Et la caméra je la trouve carrément ok, ca m'étonnerais que ca t'empêche régulièrement de profiter du gameplay.

Fin' libre a toi d'aimer ou non, mais je trouve que tu fais abstraction de pas mal de bons point et que tu en fais des tonnes pour pas grand chose, et vu comme tu t'emportes carrément contre la fanbase en sous entendant qu'il faut vraiment être un fan de SE lobotomisé pour l'aimer, j'ai l'impression que t'as jamais eu l'intention de donner une chance au jeu pour commencer.

Message édité le 13 avril 2020 à 18:51:57 par lovemootender
Lucifel05 Lucifel05
MP
Niveau 45
13 avril 2020 à 19:06:31

Le 13 avril 2020 à 18:40:49 samukai a écrit :

Le 13 avril 2020 à 18:38:32 Laharl1985 a écrit :
justement quand on aime ce jeu tout va bien...
quand on le critique ça ne va pas!
Faut justement accepter, comme tu dis, les gens aimer ou détester ce jeu!
Rien n'est objectif mais je pense que tout le monde est d'accord sur un point: c'est pas la perfection ! c'est sur ce point là que je veux insister...

Personne à dit que c'était la perfections. Par contre si le jeu est clairement bon.

Bon oui. Mais pas plus pour ma part. Et c'est FF7 bordel. Je voulais un Remake exceptionnel.

1stClassEdge 1stClassEdge
MP
Niveau 6
13 avril 2020 à 21:24:05

Alors concernant ce FFVII Remake j'ai bien des critiques à formuler. :hap:

Je vais les découper en quelques points rapides auxquels je vais répondre. :ok:

1) Final Fantasy VII Remake, format épisodique justifié ?

C'est bien la première critique qui a été adressée à ce remake, et ce bien avant sa sortie, est-ce que Square et Nomura auront les épaules suffisamment lourdes pour assumer un projet aussi ambitieux que celui de FFVII Remake et faire de chaque partie l'équivalent d'un Final Fantasy unique ? C'était l'interrogation principale qui parcourait la sphère des fans. Comment un passage qui durait 8 heures dans l'original pourrait s'étaler sur plus de 35 heures de jeu dans ce Remake ?

Pour être franc, je dois dire qu'aujourd'hui je ne sais toujours pas si ce format épisodique est une bonne idée, car oui, FFVII Remake traite chacun des lieux qui composent Midgar avec soin, il ajoute même des chapitres, des pans entiers de scénario et arrive à les incruster avec maîtrise et respect dans l'histoire principale.

Les relations entre les personnages principaux sont approfondies, les lieux ont été retravaillés complètement et semblent très cohérents dans leur structure, dans l'ensemble Midgar est très bien réalisée et jamais se balader dans les bidonvilles du secteur 7 n'a été aussi agréable. Square n'a pas hésité à tirer le maximum possible de chaque lieu, du Wall Market à la Tour Shinra, tout en passant par le secteur 5, jamais Midgar n'a été aussi vivante ! Même si tout n'est pas pour le mieux, parce qu'il y' a un mais.

La structure très couloir du jeu et son level design complètement archaïque, dépassé, constituent un point noir de ce remake. Car si la structure très simple et linéaire présentée durant l'assaut du premier réacteur était une mise en bouche convaincante il faut avouer que la voir se répéter inlassablement sur plus de 50 heures de jeu s'avère très rapidement être un problème de taille. Le gameplay hors combat est très pauvre et n'est pas aidé par une structure des donjons très peu inspirée. Passer sous des poutres, se faufiler entre des murs, revenir en arrière pour actionner un mécanisme d'ouverture de porte afin de résoudre un puzzle très simple seront votre quotidien sur FFVII Remake.

Le rythme est très saccadé et ferait presque grandir chez les joueurs la suspicion d'une volonté de Square de grossir la durée de vie de son jeu artificiellement avec des interactions très lentes qui allongent considérablement la durée d'une section.

Le jeu atteint son pic de qualité lorsqu'il propose un peu plus de liberté au joueur et lui permet de réaliser des quêtes annexes et autres activités dans le lieu dans lequel il se trouve, et seulement dans ce lieu. Ce n'est que vers la toute fin que le jeu proposera au joueur de revisiter certaines zones précédemment explorées et c'est durant ces phases plus ouvertes que l'émerveillement est total. Redécouvrir certains lieux du jeu de 1997 remis au goût du jour est un plaisir presque impossible à communiquer par de simples mots. Encore une fois, Square Enix a fait un travail colossal sur la création des environnements qui constituent Midgar et le résultat se voit.

Les chapitres plus confinés sont peu convaincants et deviennent très répétitifs sur le long terme. Chapitre 6, 7, 10, 11, 14, 15 et 17 le problème est le même un level design qui ne se renouvelle que trop peu et une progression bien trop lente compte tenu des activités proposées au joueur.

Il faut être honnête, l'action se mêle trop peu au modèle choisi par Square Enix. Mais cela à ses bon côtés car même si ce format en couloir constitue un problème à certains moments du jeu, il reste un excellent outil pour communiquer une histoire à travers le gameplay et Square Enix a su s'en servir avec brio.

L'arrivée dans le secteur 7 après la première mission avec des habitants en détresse en est un exemple. Ainsi que la visite du musée de la Tour Shinra.

Et pour finir de répondre à cette question, je dirais que la technique presque humiliante du jeu fait des fois barrière à l'immersion et forme un contre-argument notable à ce format épisodique. Le jeu n'est pas terminé et présente des tares techniques indéniables et ce malgré son report.

En tant que fan de Final Fantasy VII je dirais que oui, ce format épisodique est justifié mais il arrive avec quelques problèmes qu'il faudra absolument éviter de réitérer dans les suites. Cet épisode est très juste et ce serait bête de ne point faire évoluer la formule par la suite et de tomber dans la médiocrité car après le cadre rassurant et cloisonné qu'était Midgar arrive le monde ouvert de Gaïa. Si aucune leçon n'est tirée de cette expérience mitigée, Square Enix fonce droit dans le mur.

2) La durée de vie

Je suis arrivé à terme de l'aventure au bout de 55 heures de jeu à titre personnel, en réalisant le plus d'activités annexes possible bien entendu. Si pour ceux qui ne sont que vaguement familiarisés à l'univers ces quêtes s'apparenteront à des tâches rébarbatives fedex, ceux qui chérissent l'histoire de Final Fantasy VII et ses personnages seront obligés de reconnaître qu'elles présentent un certain attrait.

Prenons l'exemple du troisième chapitre, Cloud arrive dans le secteur 7 après son opération réussie avec Avalanche il fait part à Tifa de sa volonté de rester dans Midgar et de faire valoir ses services de mercenaire. Dans le but de lui faire gagner en notoriété et d'aider son ami d'enfance, Tifa lui propose de réaliser quelques services, intitulés simplement par le jeu des "quêtes de mercenaires". Si les tâches sont très simples, ramasser des chats ou tuer des monstres elles récompenseront toujours le joueur par des objets et surtout par des cinématiques qui feront évoluer le personnage de Cloud qui prendra peu à peu goût à la vie dans les bidonvilles et finira même par en retenir les "règles". A la fin le joueur est récompensé par une quête annexe bonus plutôt chouette, une scène de flirt entre Cloud et Tifa, se remémorant leur passé.

Il est également important de noter que de nombreuses quêtes annexes permettent l'accès à des endroits inédits, comme des usines environnantes ou dans le cas de certaines permettent de combattre des boss optionnels, comme le Béhémoth du laboratoire souterrain Shinra.

J'ai globalement trouvé ces quêtes plutôt agréables à faire, assister à plus d'interaction entre les personnages n'est pas de refus dans ce FFVII qui a des personnages écrits d'une main de maître. Et l'on a droit à de chouettes quêtes bonus parfois après avoir réalisé certaines quêtes. Le contenu annexe incarne globalement un + pour tous ceux qui sont fans du jeu, de ses personnages et de son histoire. Ce sera moins le cas pour ceux qui découvrent la légende Final Fantasy VII avec cet opus ou alors ceux qui ne le portent pas plus dans leur coeur que cela.

Enfin, le jeu propose au joueur de réaliser des combats optionnels au Wall Market afin de récupérer des récompenses.

Il faut aussi noter la présence des quêtes de Chadley qui permettent de gagner des matérias très intéressantes, notamment celles d'invocation durant des combats bonus très dynamiques. Pas grand chose à noter en dehors de ces combats, car le grind n'est que peu présent dans ce jeu et la majorité du temps il n'est pas nécessaire de se soucier de l'avancée des rapports car ils ne sont pas très demandant, faire passer quelques ennemis en état de choc suffit pour certains. Autant dire qu'ils se remplissent tout seul au fil de l'aventure.

L'histoire principale doit durer une trentaine d'heures en ligne droite, score honnête pour un Final Fantasy. Le pari est donc réussi.

3) Gameplay

Concernant le gameplay je n'ai pas grand chose à redire, c'est très pêchu, les combinaisons avec les alliés sont très jouissives à réaliser et remplir la barre de choc de l'ennemi est bien plus intéressant et satisfaisant à réaliser que dans son ainé FFXV.

Certains problèmes persistent par contre dans le système de matéria, bien moins poussé et intéressant que dans l'original, les combinaisons sont moins nombreuses, conséquences directes de l'A-RPG.

Le jeu tend d'ailleurs plus vers le jeu d'action que le RPG, comme noté dans la critique de JVC, très peu de possibilité pour aller farm, un système d'évolution des armes sans plus etc...

Le tout appuyé par une difficulté très peu soutenue, il diffère bien de l'original en ces points.

Une recette qui marche mais peu évolutive et qui tend à frustrer dans ses possibilités.

4) Esthétisme

Il faut le dire, FFVII Remake est très beau quand il n'est pas touché par ses problèmes de textures ou de .JPEG. Certains environnements comme le Wall Market de nuit, la Tour Shinra et le secteur 8 sont magnifiques, la direction artistique est excellente également et respectueuse de l'original, il est quasiment impossible de critiquer le jeu en ce point.

De même pour ses OST qui sont très bonnes, malgré quelques nouvelles pistes pas très mémorables et qui gâchent l'expérience de jeu. Il reste quand même très difficile de cracher dans la soupe quand on voit certaines reprises magistrales.

5) Points positifs/négatifs :

Positif :
- Le système de combat
- Les environnements
- Les reprises somptueuses
- L'histoire jusqu'au chapitre 17
- Les personnages
- Les séquences en moto
- Les boss

Négatif :
- Système de matéria moins poussé
- Level design répétitif et peu inspiré
- Le dernier chapitre qui détruit complètement l'histoire du jeu d'origine
- Les couloirs
- Les quelques nouvelles pistes qui laissent à désirer
- Post game inexistant

Conclusion : FFVII Remake est un excellent jeu conçu pour ravir les fans et qui arrivera sans doute à le faire jusqu'au dernier chapitre qui rappelle les heures les plus sombres de Kingdom Hearts. Final dommage quand on remarque que durant tout le jeu FFVII Remake maîtrise et prolonge les sujets abordés dans l'original : tensions découlant des inégalités sociales entre les gens du plateau et ceux des taudis, avarice, consumérisme, effet de masse, confort de la vie en société au dépend de l'écologie. Tout est abordé avant d'être saccagé au profit d'un passage over the top qui semble tout droit sortir d'un autre jeu tant il contraste avec l'ensemble du produit.

Square Enix tiens le bon filon avec son système de combat mais doit impérativement revoir la structure des épisodes futurs et se tourner vers une formule plus ouverte et inspirée en terme de level design.

Merci de votre temps pour ceux qui liront !

kuja57 kuja57
MP
Niveau 12
13 avril 2020 à 21:34:32

@1stClassEdge : Merci à toi, j'aimerais lire des avis aussi constructifs/argumentés plus souvent (et ce n'est pas parce que je suis d'accord avec ton ressenti/le fond, mais pour la forme).

Pseudo supprimé
Niveau 10
14 avril 2020 à 01:06:22

Le 13 avril 2020 à 21:24:05 1stClassEdge a écrit :
Alors concernant ce FFVII Remake j'ai bien des critiques à formuler. :hap:

Je vais les découper en quelques points rapides auxquels je vais répondre. :ok:

1) Final Fantasy VII Remake, format épisodique justifié ?

C'est bien la première critique qui a été adressée à ce remake, et ce bien avant sa sortie, est-ce que Square et Nomura auront les épaules suffisamment lourdes pour assumer un projet aussi ambitieux que celui de FFVII Remake et faire de chaque partie l'équivalent d'un Final Fantasy unique ? C'était l'interrogation principale qui parcourait la sphère des fans. Comment un passage qui durait 8 heures dans l'original pourrait s'étaler sur plus de 35 heures de jeu dans ce Remake ?

Pour être franc, je dois dire qu'aujourd'hui je ne sais toujours pas si ce format épisodique est une bonne idée, car oui, FFVII Remake traite chacun des lieux qui composent Midgar avec soin, il ajoute même des chapitres, des pans entiers de scénario et arrive à les incruster avec maîtrise et respect dans l'histoire principale.

Les relations entre les personnages principaux sont approfondies, les lieux ont été retravaillés complètement et semblent très cohérents dans leur structure, dans l'ensemble Midgar est très bien réalisée et jamais se balader dans les bidonvilles du secteur 7 n'a été aussi agréable. Square n'a pas hésité à tirer le maximum possible de chaque lieu, du Wall Market à la Tour Shinra, tout en passant par le secteur 5, jamais Midgar n'a été aussi vivante ! Même si tout n'est pas pour le mieux, parce qu'il y' a un mais.

La structure très couloir du jeu et son level design complètement archaïque, dépassé, constituent un point noir de ce remake. Car si la structure très simple et linéaire présentée durant l'assaut du premier réacteur était une mise en bouche convaincante il faut avouer que la voir se répéter inlassablement sur plus de 50 heures de jeu s'avère très rapidement être un problème de taille. Le gameplay hors combat est très pauvre et n'est pas aidé par une structure des donjons très peu inspirée. Passer sous des poutres, se faufiler entre des murs, revenir en arrière pour actionner un mécanisme d'ouverture de porte afin de résoudre un puzzle très simple seront votre quotidien sur FFVII Remake.

Le rythme est très saccadé et ferait presque grandir chez les joueurs la suspicion d'une volonté de Square de grossir la durée de vie de son jeu artificiellement avec des interactions très lentes qui allongent considérablement la durée d'une section.

Le jeu atteint son pic de qualité lorsqu'il propose un peu plus de liberté au joueur et lui permet de réaliser des quêtes annexes et autres activités dans le lieu dans lequel il se trouve, et seulement dans ce lieu. Ce n'est que vers la toute fin que le jeu proposera au joueur de revisiter certaines zones précédemment explorées et c'est durant ces phases plus ouvertes que l'émerveillement est total. Redécouvrir certains lieux du jeu de 1997 remis au goût du jour est un plaisir presque impossible à communiquer par de simples mots. Encore une fois, Square Enix a fait un travail colossal sur la création des environnements qui constituent Midgar et le résultat se voit.

Les chapitres plus confinés sont peu convaincants et deviennent très répétitifs sur le long terme. Chapitre 6, 7, 10, 11, 14, 15 et 17 le problème est le même un level design qui ne se renouvelle que trop peu et une progression bien trop lente compte tenu des activités proposées au joueur.

Il faut être honnête, l'action se mêle trop peu au modèle choisi par Square Enix. Mais cela à ses bon côtés car même si ce format en couloir constitue un problème à certains moments du jeu, il reste un excellent outil pour communiquer une histoire à travers le gameplay et Square Enix a su s'en servir avec brio.

L'arrivée dans le secteur 7 après la première mission avec des habitants en détresse en est un exemple. Ainsi que la visite du musée de la Tour Shinra.

Et pour finir de répondre à cette question, je dirais que la technique presque humiliante du jeu fait des fois barrière à l'immersion et forme un contre-argument notable à ce format épisodique. Le jeu n'est pas terminé et présente des tares techniques indéniables et ce malgré son report.

En tant que fan de Final Fantasy VII je dirais que oui, ce format épisodique est justifié mais il arrive avec quelques problèmes qu'il faudra absolument éviter de réitérer dans les suites. Cet épisode est très juste et ce serait bête de ne point faire évoluer la formule par la suite et de tomber dans la médiocrité car après le cadre rassurant et cloisonné qu'était Midgar arrive le monde ouvert de Gaïa. Si aucune leçon n'est tirée de cette expérience mitigée, Square Enix fonce droit dans le mur.

2) La durée de vie

Je suis arrivé à terme de l'aventure au bout de 55 heures de jeu à titre personnel, en réalisant le plus d'activités annexes possible bien entendu. Si pour ceux qui ne sont que vaguement familiarisés à l'univers ces quêtes s'apparenteront à des tâches rébarbatives fedex, ceux qui chérissent l'histoire de Final Fantasy VII et ses personnages seront obligés de reconnaître qu'elles présentent un certain attrait.

Prenons l'exemple du troisième chapitre, Cloud arrive dans le secteur 7 après son opération réussie avec Avalanche il fait part à Tifa de sa volonté de rester dans Midgar et de faire valoir ses services de mercenaire. Dans le but de lui faire gagner en notoriété et d'aider son ami d'enfance, Tifa lui propose de réaliser quelques services, intitulés simplement par le jeu des "quêtes de mercenaires". Si les tâches sont très simples, ramasser des chats ou tuer des monstres elles récompenseront toujours le joueur par des objets et surtout par des cinématiques qui feront évoluer le personnage de Cloud qui prendra peu à peu goût à la vie dans les bidonvilles et finira même par en retenir les "règles". A la fin le joueur est récompensé par une quête annexe bonus plutôt chouette, une scène de flirt entre Cloud et Tifa, se remémorant leur passé.

Il est également important de noter que de nombreuses quêtes annexes permettent l'accès à des endroits inédits, comme des usines environnantes ou dans le cas de certaines permettent de combattre des boss optionnels, comme le Béhémoth du laboratoire souterrain Shinra.

J'ai globalement trouvé ces quêtes plutôt agréables à faire, assister à plus d'interaction entre les personnages n'est pas de refus dans ce FFVII qui a des personnages écrits d'une main de maître. Et l'on a droit à de chouettes quêtes bonus parfois après avoir réalisé certaines quêtes. Le contenu annexe incarne globalement un + pour tous ceux qui sont fans du jeu, de ses personnages et de son histoire. Ce sera moins le cas pour ceux qui découvrent la légende Final Fantasy VII avec cet opus ou alors ceux qui ne le portent pas plus dans leur coeur que cela.

Enfin, le jeu propose au joueur de réaliser des combats optionnels au Wall Market afin de récupérer des récompenses.

Il faut aussi noter la présence des quêtes de Chadley qui permettent de gagner des matérias très intéressantes, notamment celles d'invocation durant des combats bonus très dynamiques. Pas grand chose à noter en dehors de ces combats, car le grind n'est que peu présent dans ce jeu et la majorité du temps il n'est pas nécessaire de se soucier de l'avancée des rapports car ils ne sont pas très demandant, faire passer quelques ennemis en état de choc suffit pour certains. Autant dire qu'ils se remplissent tout seul au fil de l'aventure.

L'histoire principale doit durer une trentaine d'heures en ligne droite, score honnête pour un Final Fantasy. Le pari est donc réussi.

3) Gameplay

Concernant le gameplay je n'ai pas grand chose à redire, c'est très pêchu, les combinaisons avec les alliés sont très jouissives à réaliser et remplir la barre de choc de l'ennemi est bien plus intéressant et satisfaisant à réaliser que dans son ainé FFXV.

Certains problèmes persistent par contre dans le système de matéria, bien moins poussé et intéressant que dans l'original, les combinaisons sont moins nombreuses, conséquences directes de l'A-RPG.

Le jeu tend d'ailleurs plus vers le jeu d'action que le RPG, comme noté dans la critique de JVC, très peu de possibilité pour aller farm, un système d'évolution des armes sans plus etc...

Le tout appuyé par une difficulté très peu soutenue, il diffère bien de l'original en ces points.

Une recette qui marche mais peu évolutive et qui tend à frustrer dans ses possibilités.

4) Esthétisme

Il faut le dire, FFVII Remake est très beau quand il n'est pas touché par ses problèmes de textures ou de .JPEG. Certains environnements comme le Wall Market de nuit, la Tour Shinra et le secteur 8 sont magnifiques, la direction artistique est excellente également et respectueuse de l'original, il est quasiment impossible de critiquer le jeu en ce point.

De même pour ses OST qui sont très bonnes, malgré quelques nouvelles pistes pas très mémorables et qui gâchent l'expérience de jeu. Il reste quand même très difficile de cracher dans la soupe quand on voit certaines reprises magistrales.

5) Points positifs/négatifs :

Positif :
- Le système de combat
- Les environnements
- Les reprises somptueuses
- L'histoire jusqu'au chapitre 17
- Les personnages
- Les séquences en moto
- Les boss

Négatif :
- Système de matéria moins poussé
- Level design répétitif et peu inspiré
- Le dernier chapitre qui détruit complètement l'histoire du jeu d'origine
- Les couloirs
- Les quelques nouvelles pistes qui laissent à désirer
- Post game inexistant

Conclusion : FFVII Remake est un excellent jeu conçu pour ravir les fans et qui arrivera sans doute à le faire jusqu'au dernier chapitre qui rappelle les heures les plus sombres de Kingdom Hearts. Final dommage quand on remarque que durant tout le jeu FFVII Remake maîtrise et prolonge les sujets abordés dans l'original : tensions découlant des inégalités sociales entre les gens du plateau et ceux des taudis, avarice, consumérisme, effet de masse, confort de la vie en société au dépend de l'écologie. Tout est abordé avant d'être saccagé au profit d'un passage over the top qui semble tout droit sortir d'un autre jeu tant il contraste avec l'ensemble du produit.

Square Enix tiens le bon filon avec son système de combat mais doit impérativement revoir la structure des épisodes futurs et se tourner vers une formule plus ouverte et inspirée en terme de level design.

Merci de votre temps pour ceux qui liront !

J'ai pas compris pourquoi le fait que le dernier chapitre détruit (selon toi) l'histoire d'origine est un point négatif. C'est plutôt une bonne chose. Ça prouve qu'ils ont plus d'ambition que de faire un remake fainéant 💯 % fidèle à l'original.
Mais je respecte quand-même ce choix.

K0rbeille K0rbeille
MP
Niveau 8
15 avril 2020 à 18:40:24

Mon avis :

Préface
J'ai connu FF7O à sa sortie. Il fut une révélation.
Une histoire mélancolique et profonde, où les inquiétudes du passé se mêlent à celle du présent, avec des passages absolument sublimes, très lourds de sens ; et qui vaut largement tous les avertissements du monde.
Le JV a suivi une évolution monumentale ces 20 dernières années. L'occasion de se poser cette question :

  • Le jeu vidéo, c’était mieux avant ?

On pourrait penser que ceux qui disent cela sont des chieurs, se focalisant sur sa nostalgie, plutôt que de faire preuve de curiosité, même si cela n'a jamais empêché de sortir quelques chefs d’œuvre.

Je suis née en 1989. Ce qui fait que comme beaucoup d'entre vous, je fais partie de cette génération de joueurs qui a bien intégré que le JV est un art autant qu'il est une industrie.

  • Les licences, les franchises : moins de risques.

On sait précisément ce qui marche sur le public : lorsqu'on fait une suite ou un Remake, on capitalise sur la nostalgie d'un public déjà bien défini.

Aujourd'hui le joueur est un expert : il sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas.
Qu'il s'agisse d'un journaliste de jeuxvideo.com ou de Jean-Théo 12 ans qui fait des vidéos dans sa chambre, aujourd'hui, tout le monde est critique. Et les gens sont de plus en plus précis en ce qui concerne leurs attentes.

Si un jeu se donne autant de mal pour ressembler à un autre jeu, pourquoi devrais-je lui trouver des qualités là où il n'y en a pas ?
Aujourd'hui, tout est référencé. On ne fait que juger des jeux à travers d'autres jeux et on continue d'être enthousiaste devant des trailers.

  • Dans le vif du sujet

FF7R est objectivement bon. Mais si comme moi, vous êtes un joueur de l'origine de cette franchise, le plus clair du temps, vous serez déçu. Parce que SE ne nous vois pas comme des joueurs ; mais comme des fans.
Voilà pourquoi FF7R n'est pas un jeu sincère : plaire aux fans, mais aussi aux nouvelles générations. Rendre hommage aux anciens épisodes tout en faisant avancer l'histoire. Évoquer des personnages déjà existants tout en leurs donnant une personnalité propre...
Un jeu dont la seule ambition est de plaire aux plus grands nombres est un jeu qui n'a pas de personnalité.

J'ai aimé cette scène où Cloud et Rufus s'affrontent. Cette séquence dantesque dans la tour Shinra et l'intervention de Mme M dans le Wall Market qui rend toute la grâce à l'ambiance de l'original.
Mais je n'aime pas la façon dont cette saga a été pensée.

Autant vous dire que je me fou royalement de savoir d'où vient Jessie, si Wedge aura finalement sa pizza, etc. Je m'en tape mais alors à un point...
Je n'y ai vu qu'un jeu de pré-commande où entre 2 scènes d'une épouvantable niaiserie on a encore droit à du fan service bien lourd.
Ça se voit à des kilomètres que SE ne sait pas où ils vont avec cette saga et voir l'un des plus grand jeu vidéo s'essouffler à ce point ça fait quand même de la peine.
Les protagonistes forcent des gestes affectueux pour donner de la crédibilité à des rapports superficiels parce que l'action va à 200km/h et qu'ils n'ont tout simplement pas le temps de développer des rapports crédibles entre eux.

  • La nostalgie

Si dans un 1 mois, on voit la sortie de 4 jeux RPG et que l'un d'eux est estampillé FF7R-Ep.2 avec écrit Yoshinori Kitase, bah on sait tout de suite quoi acheter pour ne pas paumer 69.99€. Vous allez prendre tel jeu plutôt qu'un autre parce que vous choisissez un gage de qualité. Si le public est déjà fidélisé, il est quand même bien plus facile de générer l'attente.

Que le jeu soit bon ou mauvais, ce n'est finalement pas très important. L'important c'est que tout le monde en parle. Et c'est bien ça le véritable objectif des responsables marketing : faire d'un jeu qui n'a finalement pas grand-chose pour lui, un phénomène de société.
Ces jeux n'ont plus la même signification qu'autrefois. Lorsque les joueurs ont découvert FF7 en 97, personne n'était préparé.

  • Conclusion

J'aurais aimé vous dire que tout le monde aurait à y gagner, que FF7R a insufflé de la nouveauté et a changé tous les codes, mais c'est faux.
Les actionnaires se foutent royalement de produire ou non des œuvres qui pourraient changer la face du jeu vidéo. Changer les codes, ça implique de tout reprendre à zéro. Laisser place à la créativité et attendre qu'une idée arrive à maturité, ça prend du temps ; et le temps c'est de l'argent. Eux, ils ne font que suivre la tendance.
C'est à nous de rejeter ce système de production et de leurs dire que ces blockbusters, sont artistiquement en déficit.

Et pour cela il faudrait aussi changer nos habitudes face à cette multinationale qui agit dans l'ombre, qui a bâti un empire tout entier sur le mensonge pour éviter la révolte. Et si elle vous fait croire par d'insidieuses manières que vous êtes le client, c'est parce qu'en réalité vous êtes le produit.

Bonus pour ceux qui ont déjà fait FF7O :

https://www.youtube.com/watch?v=XUpug_-4Oi8

Pseudo supprimé
Niveau 10
15 avril 2020 à 19:36:24

Le 15 avril 2020 à 18:40:24 k0rbeille a écrit :
Mon avis :

Préface
J'ai connu FF7O à sa sortie. Il fut une révélation.
Une histoire mélancolique et profonde, où les inquiétudes du passé se mêlent à celle du présent, avec des passages absolument sublimes, très lourds de sens ; et qui vaut largement tous les avertissements du monde.
Le JV a suivi une évolution monumentale ces 20 dernières années. L'occasion de se poser cette question :

  • Le jeu vidéo, c’était mieux avant ?

On pourrait penser que ceux qui disent cela sont des chieurs, se focalisant sur sa nostalgie, plutôt que de faire preuve de curiosité, même si cela n'a jamais empêché de sortir quelques chefs d’œuvre.

Je suis née en 1989. Ce qui fait que comme beaucoup d'entre vous, je fais partie de cette génération de joueurs qui a bien intégré que le JV est un art autant qu'il est une industrie.

  • Les licences, les franchises : moins de risques.

On sait précisément ce qui marche sur le public : lorsqu'on fait une suite ou un Remake, on capitalise sur la nostalgie d'un public déjà bien défini.

Aujourd'hui le joueur est un expert : il sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas.
Qu'il s'agisse d'un journaliste de jeuxvideo.com ou de Jean-Théo 12 ans qui fait des vidéos dans sa chambre, aujourd'hui, tout le monde est critique. Et les gens sont de plus en plus précis en ce qui concerne leurs attentes.

Si un jeu se donne autant de mal pour ressembler à un autre jeu, pourquoi devrais-je lui trouver des qualités là où il n'y en a pas ?
Aujourd'hui, tout est référencé. On ne fait que juger des jeux à travers d'autres jeux et on continue d'être enthousiaste devant des trailers.

  • Dans le vif du sujet

FF7R est objectivement bon. Mais si comme moi, vous êtes un joueur de l'origine de cette franchise, le plus clair du temps, vous serez déçu. Parce que SE ne nous vois pas comme des joueurs ; mais comme des fans.
Voilà pourquoi FF7R n'est pas un jeu sincère : plaire aux fans, mais aussi aux nouvelles générations. Rendre hommage aux anciens épisodes tout en faisant avancer l'histoire. Évoquer des personnages déjà existants tout en leurs donnant une personnalité propre...
Un jeu dont la seule ambition est de plaire aux plus grands nombres est un jeu qui n'a pas de personnalité.

J'ai aimé cette scène où Cloud et Rufus s'affrontent. Cette séquence dantesque dans la tour Shinra et l'intervention de Mme M dans le Wall Market qui rend toute la grâce à l'ambiance de l'original.
Mais je n'aime pas la façon dont cette saga a été pensée.

Autant vous dire que je me fou royalement de savoir d'où vient Jessie, si Wedge aura finalement sa pizza, etc. Je m'en tape mais alors à un point...
Je n'y ai vu qu'un jeu de pré-commande où entre 2 scènes d'une épouvantable niaiserie on a encore droit à du fan service bien lourd.
Ça se voit à des kilomètres que SE ne sait pas où ils vont avec cette saga et voir l'un des plus grand jeu vidéo s'essouffler à ce point ça fait quand même de la peine.
Les protagonistes forcent des gestes affectueux pour donner de la crédibilité à des rapports superficiels parce que l'action va à 200km/h et qu'ils n'ont tout simplement pas le temps de développer des rapports crédibles entre eux.

  • La nostalgie

Si dans un 1 mois, on voit la sortie de 4 jeux RPG et que l'un d'eux est estampillé FF7R-Ep.2 avec écrit Yoshinori Kitase, bah on sait tout de suite quoi acheter pour ne pas paumer 69.99€. Vous allez prendre tel jeu plutôt qu'un autre parce que vous choisissez un gage de qualité. Si le public est déjà fidélisé, il est quand même bien plus facile de générer l'attente.

Que le jeu soit bon ou mauvais, ce n'est finalement pas très important. L'important c'est que tout le monde en parle. Et c'est bien ça le véritable objectif des responsables marketing : faire d'un jeu qui n'a finalement pas grand-chose pour lui, un phénomène de société.
Ces jeux n'ont plus la même signification qu'autrefois. Lorsque les joueurs ont découvert FF7 en 97, personne n'était préparé.

  • Conclusion

J'aurais aimé vous dire que tout le monde aurait à y gagner, que FF7R a insufflé de la nouveauté et a changé tous les codes, mais c'est faux.
Les actionnaires se foutent royalement de produire ou non des œuvres qui pourraient changer la face du jeu vidéo. Changer les codes, ça implique de tout reprendre à zéro. Laisser place à la créativité et attendre qu'une idée arrive à maturité, ça prend du temps ; et le temps c'est de l'argent. Eux, ils ne font que suivre la tendance.
C'est à nous de rejeter ce système de production et de leurs dire que ces blockbusters, sont artistiquement en déficit.

Et pour cela il faudrait aussi changer nos habitudes face à cette multinationale qui agit dans l'ombre, qui a bâti un empire tout entier sur le mensonge pour éviter la révolte. Et si elle vous fait croire par d'insidieuses manières que vous êtes le client, c'est parce qu'en réalité vous êtes le produit.

Bonus pour ceux qui ont déjà fait FF7O :

https://www.youtube.com/watch?v=XUpug_-4Oi8

On est d'accord que ceci n'est que TON avis personnel, pas vrai ?

huntertroll huntertroll
MP
Niveau 10
15 avril 2020 à 20:07:34

Le 15 avril 2020 à 19:36:24 Wolfram593 a écrit :

Le 15 avril 2020 à 18:40:24 k0rbeille a écrit :
Mon avis :

Préface
J'ai connu FF7O à sa sortie. Il fut une révélation.
Une histoire mélancolique et profonde, où les inquiétudes du passé se mêlent à celle du présent, avec des passages absolument sublimes, très lourds de sens ; et qui vaut largement tous les avertissements du monde.
Le JV a suivi une évolution monumentale ces 20 dernières années. L'occasion de se poser cette question :

  • Le jeu vidéo, c’était mieux avant ?

On pourrait penser que ceux qui disent cela sont des chieurs, se focalisant sur sa nostalgie, plutôt que de faire preuve de curiosité, même si cela n'a jamais empêché de sortir quelques chefs d’œuvre.

Je suis née en 1989. Ce qui fait que comme beaucoup d'entre vous, je fais partie de cette génération de joueurs qui a bien intégré que le JV est un art autant qu'il est une industrie.

  • Les licences, les franchises : moins de risques.

On sait précisément ce qui marche sur le public : lorsqu'on fait une suite ou un Remake, on capitalise sur la nostalgie d'un public déjà bien défini.

Aujourd'hui le joueur est un expert : il sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas.
Qu'il s'agisse d'un journaliste de jeuxvideo.com ou de Jean-Théo 12 ans qui fait des vidéos dans sa chambre, aujourd'hui, tout le monde est critique. Et les gens sont de plus en plus précis en ce qui concerne leurs attentes.

Si un jeu se donne autant de mal pour ressembler à un autre jeu, pourquoi devrais-je lui trouver des qualités là où il n'y en a pas ?
Aujourd'hui, tout est référencé. On ne fait que juger des jeux à travers d'autres jeux et on continue d'être enthousiaste devant des trailers.

  • Dans le vif du sujet

FF7R est objectivement bon. Mais si comme moi, vous êtes un joueur de l'origine de cette franchise, le plus clair du temps, vous serez déçu. Parce que SE ne nous vois pas comme des joueurs ; mais comme des fans.
Voilà pourquoi FF7R n'est pas un jeu sincère : plaire aux fans, mais aussi aux nouvelles générations. Rendre hommage aux anciens épisodes tout en faisant avancer l'histoire. Évoquer des personnages déjà existants tout en leurs donnant une personnalité propre...
Un jeu dont la seule ambition est de plaire aux plus grands nombres est un jeu qui n'a pas de personnalité.

J'ai aimé cette scène où Cloud et Rufus s'affrontent. Cette séquence dantesque dans la tour Shinra et l'intervention de Mme M dans le Wall Market qui rend toute la grâce à l'ambiance de l'original.
Mais je n'aime pas la façon dont cette saga a été pensée.

Autant vous dire que je me fou royalement de savoir d'où vient Jessie, si Wedge aura finalement sa pizza, etc. Je m'en tape mais alors à un point...
Je n'y ai vu qu'un jeu de pré-commande où entre 2 scènes d'une épouvantable niaiserie on a encore droit à du fan service bien lourd.
Ça se voit à des kilomètres que SE ne sait pas où ils vont avec cette saga et voir l'un des plus grand jeu vidéo s'essouffler à ce point ça fait quand même de la peine.
Les protagonistes forcent des gestes affectueux pour donner de la crédibilité à des rapports superficiels parce que l'action va à 200km/h et qu'ils n'ont tout simplement pas le temps de développer des rapports crédibles entre eux.

  • La nostalgie

Si dans un 1 mois, on voit la sortie de 4 jeux RPG et que l'un d'eux est estampillé FF7R-Ep.2 avec écrit Yoshinori Kitase, bah on sait tout de suite quoi acheter pour ne pas paumer 69.99€. Vous allez prendre tel jeu plutôt qu'un autre parce que vous choisissez un gage de qualité. Si le public est déjà fidélisé, il est quand même bien plus facile de générer l'attente.

Que le jeu soit bon ou mauvais, ce n'est finalement pas très important. L'important c'est que tout le monde en parle. Et c'est bien ça le véritable objectif des responsables marketing : faire d'un jeu qui n'a finalement pas grand-chose pour lui, un phénomène de société.
Ces jeux n'ont plus la même signification qu'autrefois. Lorsque les joueurs ont découvert FF7 en 97, personne n'était préparé.

  • Conclusion

J'aurais aimé vous dire que tout le monde aurait à y gagner, que FF7R a insufflé de la nouveauté et a changé tous les codes, mais c'est faux.
Les actionnaires se foutent royalement de produire ou non des œuvres qui pourraient changer la face du jeu vidéo. Changer les codes, ça implique de tout reprendre à zéro. Laisser place à la créativité et attendre qu'une idée arrive à maturité, ça prend du temps ; et le temps c'est de l'argent. Eux, ils ne font que suivre la tendance.
C'est à nous de rejeter ce système de production et de leurs dire que ces blockbusters, sont artistiquement en déficit.

Et pour cela il faudrait aussi changer nos habitudes face à cette multinationale qui agit dans l'ombre, qui a bâti un empire tout entier sur le mensonge pour éviter la révolte. Et si elle vous fait croire par d'insidieuses manières que vous êtes le client, c'est parce qu'en réalité vous êtes le produit.

Bonus pour ceux qui ont déjà fait FF7O :

https://www.youtube.com/watch?v=XUpug_-4Oi8

On est d'accord que ceci n'est que TON avis personnel, pas vrai ?

J'ai lu "nostalgie" et "conclusin" J'avais l'impression de lire du Karl Marx. J'ai plus l'impresion de lire une transmission d'idéologie que la critique d'un jeu là :( les haters vont vachement loin quand même.

Message édité le 15 avril 2020 à 20:08:37 par huntertroll
Pseudo supprimé
Niveau 10
15 avril 2020 à 21:24:05

J'ai personnellement passé un super moment sur ma partie sans trop me prendre la tête et apprécié cette nouvelle version du jeux et revisiter des lieux qui ont marqué mon enfance même si pour moi il n'est pas assez sombre dans son ambiance et son level design et un peu trop bisounours.

Par contre impossible de refaire le jeux en hard pour l'instant à cause du rythme volontairement étirer dans ses mini couloir aux mécaniques de jeux d'un autre temps. J'ai pas le courage ni l'envie pour l'instant.

J'ai un problème aussi avec le côté film interactif ou finalement on joue peu sur la trentaine d'heure. Mais ça c'est un problème que j'ai avec cette génération de jeux vidéo en général ou on favorise le spectacle meme si je le trouve particulièrement poussé dans ce jeux. Et avec en plus les phases de gameplay ralenti ça fait beaucoup pour alonger la durée du jeux.

Le scénario et le fait de s'éloigner de la trame de l'original ne me dérange absolument pas car j'ai toujours mon ff7o sublimé par des mods pour y retourné avec plaisir. Néanmoins connaissant le scénariste et ce que j'ai vu ça me fait un peu peut tout ses délires spatio temporel.
Je pense qu'il aurait été plus pertinent que seul un évènement change l'histoire que l'ont connaît vers une nouvelle voie, sans aller aussi loin, car franchement l'auteur ne maîtrisait pas vraiment ça dans ses jeux précédents.

Le gameplay très sympa et bien adapter à ce genre de jeux spectacle mais qui garde son côté stratégie. Bref bon compromis entre dynamisme/action et rpg et ça ne m'a parut clairement adapter à leur vison du jeu.

Conclusion je lui donnerai un petit 15/20 car j'ai passer un moment sympathique qui a éveiller la nostalgie en moi même si il n'aura pas eu, et je le savais, autant d'impact que l'originel mais ça c'est du pour moi à une certaine magie d'un autre temps qui s'est perdu avec le temps et les amélioration graphique et des jeux spectacle qui vise le grand public

Par contre depuis je me refait l'original (version syw) qui me retransporte et rien que pour ça je lui dis merci à ce remake
Apres je dois avouer que je n'avais pas énormément d'attente personnellement car pour mois ff7o est un chef d'œuvre tel qu'il est et je n'ai personnellement jamais souhaiter de remake.
Donc j'ai passé un moment sympa à révisé ce midgar plus colorer et voir une nouvelle vision de ce chef d'œuvre version spectacle 2020.
Mais je peux comprendre la frustration de certain qui attendais un jeux à la hauteur de l'original car ce n'est clairement pas le cas. Même si beaucoup l'adore il est évident que il ne laissera pas marque inoubliable à la génération d'aujourd'hui comme l'original l'avait fait sur la mienne. Ne serait que a cause du scénario modifié qui pour un nouveau venu est dur à suivre et qui perd forcément en enjeux et clarté avec les délire spatio temporel. Idem pour le côté bisounours. Ff7 nous avait marqué car il était dur et sombre à certain niveau comme la mort de certain perso.
Pour moi ff7 remake est un bon jeux parmi d'autres dans cette génération de console qui ne sera pas inoubliable pour ceux qui devouvre la licence.

Pseudo supprimé
Niveau 10
15 avril 2020 à 21:56:44

Le 15 avril 2020 à 21:24:05 ryuken201 a écrit :
J'ai personnellement passé un super moment sur ma partie sans trop me prendre la tête et apprécié cette nouvelle version du jeux et revisiter des lieux qui ont marqué mon enfance même si pour moi il n'est pas assez sombre dans son ambiance et son level design et un peu trop bisounours.

Par contre impossible de refaire le jeux en hard pour l'instant à cause du rythme volontairement étirer dans ses mini couloir aux mécaniques de jeux d'un autre temps. J'ai pas le courage ni l'envie pour l'instant.

J'ai un problème aussi avec le côté film interactif ou finalement on joue peu sur la trentaine d'heure. Mais ça c'est un problème que j'ai avec cette génération de jeux vidéo en général ou on favorise le spectacle meme si je le trouve particulièrement poussé dans ce jeux. Et avec en plus les phases de gameplay ralenti ça fait beaucoup pour alonger la durée du jeux.

Le scénario et le fait de s'éloigner de la trame de l'original ne me dérange absolument pas car j'ai toujours mon ff7o sublimé par des mods pour y retourné avec plaisir. Néanmoins connaissant le scénariste et ce que j'ai vu ça me fait un peu peut tout ses délires spatio temporel.
Je pense qu'il aurait été plus pertinent que seul un évènement change l'histoire que l'ont connaît vers une nouvelle voie, sans aller aussi loin, car franchement l'auteur ne maîtrisait pas vraiment ça dans ses jeux précédents.

Le gameplay très sympa et bien adapter à ce genre de jeux spectacle mais qui garde son côté stratégie. Bref bon compromis entre dynamisme/action et rpg et ça ne m'a parut clairement adapter à leur vison du jeu.

Conclusion je lui donnerai un petit 15/20 car j'ai passer un moment sympathique qui a éveiller la nostalgie en moi même si il n'aura pas eu, et je le savais, autant d'impact que l'originel mais ça c'est du pour moi à une certaine magie d'un autre temps qui s'est perdu avec le temps et les amélioration graphique et des jeux spectacle qui vise le grand public

Par contre depuis je me refait l'original (version syw) qui me retransporte et rien que pour ça je lui dis merci à ce remake
Apres je dois avouer que je n'avais pas énormément d'attente personnellement car pour mois ff7o est un chef d'œuvre tel qu'il est et je n'ai personnellement jamais souhaiter de remake.
Donc j'ai passé un moment sympa à révisé ce midgar plus colorer et voir une nouvelle vision de ce chef d'œuvre version spectacle 2020.
Mais je peux comprendre la frustration de certain qui attendais un jeux à la hauteur de l'original car ce n'est clairement pas le cas. Même si beaucoup l'adore il est évident que il ne laissera pas marque inoubliable à la génération d'aujourd'hui comme l'original l'avait fait sur la mienne. Ne serait que a cause du scénario modifié qui pour un nouveau venu est dur à suivre et qui perd forcément en enjeux et clarté avec les délire spatio temporel. Idem pour le côté bisounours. Ff7 nous avait marqué car il était dur et sombre à certain niveau comme la mort de certain perso.
Pour moi ff7 remake est un bon jeux parmi d'autres dans cette génération de console qui ne sera pas inoubliable pour ceux qui devouvre la licence.

Petite rectification : les gens s'attendaient à un jeu complètement fidèle à l'original, ce qui, de mon point de vue, n'aurait aucun intérêt.

-40cm- -40cm-
MP
Niveau 8
15 avril 2020 à 22:28:15

J'ai fini le jeu en 30 heures. Mode normal, loin d'avoir tout complété mais assez pour donner un avis définitif.
Bon, je vais faire court car flemme de faire un pavé César. Donc je vais simplement lister "les plus" et "les moins" du jeu. À l'ancienne quoi.

Les plus :

. Le frisson de la hype et de la nostalgie lors du chapitre 1
. Un système de combat au top. Dynamique et stratégique
. Beau de loin...
. Une direction artistique inspirée
. Les personnages cultes de l'époque prennent vie et débordent de personnalité
. Pari réussi. Midgar nous tient en haleine le temps d'un jeu
. Bonne VF
. Un game design qui fonctionne bien. Ça manque de materia mais ce n'est que "le début"
. Des mini-jeux bienvenus pour casser la routine
. Les 4 derniers chapitres m'ont sauvés de la mini déception. Ouf !

Les moins :

. La hype retombe vite quand même
. Moche de près...
. Level design daté. Des couloirs, des couloirs et encore des couloirs
. Parfois chiant
. Le système de combat se savoure surtout en mode HARD
. Des quêtes annexes inintéressantes au possible
. Des dialogues parfois un peu niais

Voilà. Pour conclure, mon expérience sur le jeu ça a été l'ascenseur émotionnel. Passé la hype du début, le jeu m'a semblé chiant, lent puis heureusement certains chapitres m'ont ramené dans le kiff pour finalement me redonner le frisson lors des 4 derniers.
Le jeu est bon, très bon même. Principalement grâce à un système de combat qui frôle le 10/10, vient ensuite la D. A et cette "magie" autour de Final Fantasy VII qui dure encore après deux décennies.
Mais tout n'est pas parfait et Square Enix serait bien inspiré de prendre en compte le feedback des joueurs sur certains aspects. Notamment le level design qui aurait grand besoin de modernité afin de coller au mieux avec la volonté de "remake" ce jeu culte.

Message édité le 15 avril 2020 à 22:32:43 par -40cm-
Pseudo supprimé
Niveau 6
15 avril 2020 à 22:35:13

la meilleur quete du jeuquand j'ai pris les escalier au lieux de l'ascenseur.

Kiribatis Kiribatis
MP
Niveau 12
16 avril 2020 à 11:40:07

Un retour désenchanté !

Dire que ce remake de Final Fantasy était attendu au tournant est un euphémisme. Quelques années après son annonce, les joueurs, fébriles, tiennent le tiennent enfin au bout du pad. Et le verdict est sans appel : la magie n’opère plus !

La format épisodique : source de nombreux maux !

Sans doute est-ce dû au format épisodique, ce choix douteux qui est, à mon sens, à l’origine de nombreux symptômes dont souffre ce remake. C’est peu dire qu’il a inquiété bien des joueurs. A juste titre. Final Fantasy VII Remake ne présente donc, en l’état, que la partie du jeu originel se déroulant dans la ville phare de Midgar. Passons outre le fait que l’on peut légitimement s’interroger quant à la capacité de Square-Enix à honorer dans un délai raisonnable une suite qui, pour couvrir la totalité du jeu, devra inévitablement s’étaler sur plusieurs épisodes supplémentaires. Non, ce qui est vraiment problématique, ce sont les conséquences désastreuses d’un tel choix sur l’ensemble du jeu.

Une intrigue délayée

A commencer par l’intrigue. Véritable point fort de l’opus original, elle se voit exagérément étirée dans cette revisite. Rien de très surprenant, dans le fond ! Le chapitre de Midgar, qui occupait le joueur quelques heures en 1997, propose désormais une aventure d’une grosse trentaine d’heures… Difficile de tenir une telle longueur avec un pan scénaristique qui reste, quoi qu’on en pense, assez ténu, au regard de l’ensemble de l’intrigue.

Bien sûr, cet étirement donne parfois quelques coups de génie, comme le développement de certains personnages, à l’instar de Jessie ; mais le plus souvent, les ajouts scénaristiques sont assez dispensables (c’est le cas de l’ajout d’un personnage, dans une scène de course en moto d’un autre âge). Alors, oui, c’est vrai, on en apprend davantage sur la structure et le fonctionnement de Midgar, on en apprend davantage sur la Shinra, on comprend mieux les motivations de certains personnages. Fallait-il, pour autant, en rendre compte à travers une expansion narrative aussi excessive, parfois même lourdingue, qui vient régulièrement briser le rythme du jeu et plonge, à certains moments, le scénario dans une torpeur terrible ?

Des mécaniques datées et ennuyeuses

La seconde conséquence fâcheuse liée à ce format épisodique concerne les mécaniques de jeu. Pour transformer un chapitre de quelques heures, dans un espace clos, en un jeu complet, il faut faire preuve d’un sacré génie. Un génie qui n’a malheureusement pas caractérisé le travail des équipes en charge de ce remake.

L’aventure se borne donc à une succession de zones clonées, sans grande inspiration artistique pour la plupart d’entre elles, qui alternent couloirs et arènes dans des séquences souvent tirées en longueur pour gonfler artificiellement la durée de vie. A cela s’ajoutent des phases bancales, comme une course poursuite en moto totalement foireuse, et des mécaniques de jeu datées que les développeurs répètent à l’envi. Tout au long du jeu, vous devrez donc franchir un nombre incalculable de poutres en équilibre, vous faufiler d’innombrables fois entre des débris, actionner abondamment des boutons, déplacer régulièrement des objets pour pouvoir progresser… Vous la devinez, la pauvreté ludique ? Illustrons-la plus clairement !

Il y a notamment (et s’il n’y avait que celle-là !) une séquence qui demande au joueur de déplacer des bras articulés pour pouvoir progresser dans un long couloir jonché de gravats. L’idée serait intéressante si la mécanique n’était pas clonée à plusieurs reprises, coup sur coup. L’intérêt, en l’occurrence, n’est absolument pas ludique : il convient juste d’occuper le joueur, d’une façon terriblement ennuyeuse (puisqu’elle n’impose pas de réelle réflexion et qu’elle se borne à répéter plusieurs fois la même chose), pour gagner du temps de jeu.

Ajoutez à cela des quêtes annexes souvent ridicules, qui se bornent à collecter des éléments ou à parcourir quelques centaines de mètres pour tuer quelques monstres dans une petite arène spécialement conçue pour ça. A ce sujet, les développeurs semblent tellement conscients de leur inconsistance qu’ils permettent au joueur une téléportation directe vers le PNJ qui vous a confié la mission lorsque celle-ci est résolue.

Alors, oui, sur le papier, le paris est tenu : un chapitre de quelques heures est converti en une aventure de plus de trente heures. Mais à quel prix ? Ce remake en devient souvent un jeu creux, ennuyeux, qui donne le sentiment d’être resté figé dans des mécaniques qui, déjà sur la génération précédente, montraient leurs limites ludiques. C’est, de ce point de vue, un échec total !

Un univers moins charmant

Le format épisodique impacte également la dimension artistique de l’œuvre. Certes, les plans figés avec caméra fixe de l’épisode original ont pris un sacré coup de pied mais qui a oublié le charme fou que le jeu exhalait à l’époque ? En 2020, Square-Enix dispose de technologies ahurissantes, comparativement à 1997, mais parvient paradoxalement à rendre une copie qui manque singulièrement de charme.

Evidemment, on retrouve les lieux emblématiques de Midgar, souvent fidèlement retranscrits. En ce sens, c’est une réussite. Le problème, ce sont, une fois encore, les ajouts bien peu inspirés.
Ainsi, pour ne donner qu’un exemple, là où le prologue du titre original se bornait à quelques tableaux qui possédaient un charme et une identité graphique indéniables, totalement suffisants pour poser une ambiance et les enjeux scénaristiques, le remake adjoint une série de zones qui non seulement n’apportent rien d’intéressant en matière de gameplay mais qui, en plus, artistiquement, se présentent comme des vagues de clones qui dénaturent totalement la direction artistique folle de l’œuvre.

Il y a, évidemment, quelques zones qui sortent du lot. Je pense notamment aux beaux quartiers de Midgar. Quelques pépites, noyées dans un océan de couloirs génériques, sans âme, sans génie artistique. Quel dommage !

Oh ! Bien sûr, tout n’est pas à jeter. Les personnages sont graphiquement sidérants, les effets de lumière spectaculaires et quelques rares panoramas valent vraiment le détour.

Mais tant graphiquement que techniquement, Final Fantasy VII Remake est très clivant. Il alterne l’excellence, donnant parfois le sentiment d’être l’un des plus beaux jeux de sa génération, la laideur, souvent sidérante d’amateurisme lorsqu’elle saute sans vergogne aux yeux du joueur. Il est capable de multiplier les effets pyrotechniques classieux et d’afficher des chevelures dantesques mais nous refile des arrière-plans en JPEG tellement pixelisés qu’on a l’impression de revenir aux vieilles toiles de fond des débuts du cinéma. Une inconstance que l’on retrouve en définitive dans bien des aspects du jeu.

Des combats nerveux mais brouillons

Que serait évidemment un Final Fantasy sans son système de combat ? En la matière, n’en déplaise à certains, Final Fantasy VII reprend, dans les grandes lignes, la philosophie de l’opus numéro XV en y intégrant les mécaniques du jeu original, souvent vaille que vaille (salut, les invocations, coucou les matérias !). Je ne suis pas un acharné du combat au tour par tour mais je dois bien avouer que le système désormais utilisé par Square-Enix, bien que spectaculaire et assez nerveux, manque grandement de finesse. Il est ainsi tout à fait possible de conclure la majorité des combats en bourrinant. Certains vous diront qu’il est aussi possible de combattre proprement. Oui, c’est vrai, mais il n’empêche que le fait de pouvoir foncer tête baissée en martelant des boutons démontre une évidente paresse de la part des développeurs. Le système manque de profondeur : c’est une évidence ! Il ne reste dès lors que des combats dynamiques mais souvent illisibles, distrayants mais rarement gratifiants, et ce sentiment, dont il est parfois difficile de se départir, de se trouver devant un beat’em up un peu bas de plafond.

De la nécessité d’être inconstant dans tout !

Je pourrais encore citer d’autres griefs qui incarnent l’inconstance permanente dont fait preuve le jeu : le clivage entre des héros japonisés et des PNJ clonés qui ont un style européen très réaliste ; l’obligation de se retaper une zone déjà parcourue en sens inverse parce qu’une ellipse narrative, amplement suffisante, aurait fait perdre une demi-heure de jeu au compteur alors que d’autres moments, plus intéressants, sont compressés ; l’IA assez calamiteuse mais dont on parvient, en passant d’un héros à l’autre, à tirer son épingle du jeu ; une VF assez inégale, souvent trop scolaire, conjuguée à des dialogues qui frisent parfois le ridicule ; une fin aussi intéressante que discutable ; etc.

Il n’y a définitivement aucun compartiment dans lequel le jeu excelle ! Un comble, pour un remake qui entendait combler les lacunes du jeu original…

Un remake dans l’air du temps

Au final, Final Fantasy VII Remake s’inscrit dans l’air du temps. Une aventure gonflée artificiellement, percluse de mécaniques parfois datées, enlisée dans une boucle de gameplay minimaliste et répétitive, et qui copie en somme tout ce qui s’est déjà fait dans les jeux du genre au cours de la décennie écoulée sans grande vision originale.

La nostalgie suffira à embarquer des fans peu exigeants.

L’aspect grand public de son spectacle suffira à embarquer les générations actuelles, gavées aux jeux (globalement) beaux mais souvent creux.

Alors oui, tout cela peut paraître méprisant. C’est peut-être le cas. Ou peut-être suis-je plus exigeant, moins facile à convaincre au fil du temps mais en ce qui me concerne, je n’ai guère été sensible à ces grosses ficelles. Les premières heures de jeu passées et la nostalgie évaporée, Final Fantasy VII Remake est à mes yeux une franche déception. Plus d’une fois, je me suis ennuyé, plus d’une fois la manette a failli me tomber des mains.

Plus d’une fois j’ai été sidéré par le manque de génie !

Il ne me reste plus qu’à refaire l’opus original.

P.-S. Objectivement, je ne peux pas comprendre qu'on lui attribue plus qu'un 7/10.
Subjectivement, mon expérience de jeu me pousse vers un 4 ou un 5/10. Je me suis vraiment ennuyé sur l'essentiel de ce remake.

Message édité le 16 avril 2020 à 11:40:34 par Kiribatis
Nobanjamais Nobanjamais
MP
Niveau 6
16 avril 2020 à 11:42:58

Très bonne refonte.

Bon jeu.

Mauvais final fantasy.

Très mauvaise fin.

Pseudo supprimé
Niveau 10
16 avril 2020 à 12:18:57

Le 16 avril 2020 à 11:42:58 Nobanjamais a écrit :
Très bonne refonte.

Bon jeu.

Mauvais final fantasy.

Très mauvaise fin.

Ah bah tiens : pour une fois que quelqu'un critique FF7 négativement. Fais gaffe, tu vas t'attirer les foudres des fans :rire2:

Pseudo supprimé
Niveau 10
16 avril 2020 à 12:20:23

Le 16 avril 2020 à 11:40:07 Kiribatis a écrit :
Un retour désenchanté !

Dire que ce remake de Final Fantasy était attendu au tournant est un euphémisme. Quelques années après son annonce, les joueurs, fébriles, tiennent le tiennent enfin au bout du pad. Et le verdict est sans appel : la magie n’opère plus !

La format épisodique : source de nombreux maux !

Sans doute est-ce dû au format épisodique, ce choix douteux qui est, à mon sens, à l’origine de nombreux symptômes dont souffre ce remake. C’est peu dire qu’il a inquiété bien des joueurs. A juste titre. Final Fantasy VII Remake ne présente donc, en l’état, que la partie du jeu originel se déroulant dans la ville phare de Midgar. Passons outre le fait que l’on peut légitimement s’interroger quant à la capacité de Square-Enix à honorer dans un délai raisonnable une suite qui, pour couvrir la totalité du jeu, devra inévitablement s’étaler sur plusieurs épisodes supplémentaires. Non, ce qui est vraiment problématique, ce sont les conséquences désastreuses d’un tel choix sur l’ensemble du jeu.

Une intrigue délayée

A commencer par l’intrigue. Véritable point fort de l’opus original, elle se voit exagérément étirée dans cette revisite. Rien de très surprenant, dans le fond ! Le chapitre de Midgar, qui occupait le joueur quelques heures en 1997, propose désormais une aventure d’une grosse trentaine d’heures… Difficile de tenir une telle longueur avec un pan scénaristique qui reste, quoi qu’on en pense, assez ténu, au regard de l’ensemble de l’intrigue.

Bien sûr, cet étirement donne parfois quelques coups de génie, comme le développement de certains personnages, à l’instar de Jessie ; mais le plus souvent, les ajouts scénaristiques sont assez dispensables (c’est le cas de l’ajout d’un personnage, dans une scène de course en moto d’un autre âge). Alors, oui, c’est vrai, on en apprend davantage sur la structure et le fonctionnement de Midgar, on en apprend davantage sur la Shinra, on comprend mieux les motivations de certains personnages. Fallait-il, pour autant, en rendre compte à travers une expansion narrative aussi excessive, parfois même lourdingue, qui vient régulièrement briser le rythme du jeu et plonge, à certains moments, le scénario dans une torpeur terrible ?

Des mécaniques datées et ennuyeuses

La seconde conséquence fâcheuse liée à ce format épisodique concerne les mécaniques de jeu. Pour transformer un chapitre de quelques heures, dans un espace clos, en un jeu complet, il faut faire preuve d’un sacré génie. Un génie qui n’a malheureusement pas caractérisé le travail des équipes en charge de ce remake.

L’aventure se borne donc à une succession de zones clonées, sans grande inspiration artistique pour la plupart d’entre elles, qui alternent couloirs et arènes dans des séquences souvent tirées en longueur pour gonfler artificiellement la durée de vie. A cela s’ajoutent des phases bancales, comme une course poursuite en moto totalement foireuse, et des mécaniques de jeu datées que les développeurs répètent à l’envi. Tout au long du jeu, vous devrez donc franchir un nombre incalculable de poutres en équilibre, vous faufiler d’innombrables fois entre des débris, actionner abondamment des boutons, déplacer régulièrement des objets pour pouvoir progresser… Vous la devinez, la pauvreté ludique ? Illustrons-la plus clairement !

Il y a notamment (et s’il n’y avait que celle-là !) une séquence qui demande au joueur de déplacer des bras articulés pour pouvoir progresser dans un long couloir jonché de gravats. L’idée serait intéressante si la mécanique n’était pas clonée à plusieurs reprises, coup sur coup. L’intérêt, en l’occurrence, n’est absolument pas ludique : il convient juste d’occuper le joueur, d’une façon terriblement ennuyeuse (puisqu’elle n’impose pas de réelle réflexion et qu’elle se borne à répéter plusieurs fois la même chose), pour gagner du temps de jeu.

Ajoutez à cela des quêtes annexes souvent ridicules, qui se bornent à collecter des éléments ou à parcourir quelques centaines de mètres pour tuer quelques monstres dans une petite arène spécialement conçue pour ça. A ce sujet, les développeurs semblent tellement conscients de leur inconsistance qu’ils permettent au joueur une téléportation directe vers le PNJ qui vous a confié la mission lorsque celle-ci est résolue.

Alors, oui, sur le papier, le paris est tenu : un chapitre de quelques heures est converti en une aventure de plus de trente heures. Mais à quel prix ? Ce remake en devient souvent un jeu creux, ennuyeux, qui donne le sentiment d’être resté figé dans des mécaniques qui, déjà sur la génération précédente, montraient leurs limites ludiques. C’est, de ce point de vue, un échec total !

Un univers moins charmant

Le format épisodique impacte également la dimension artistique de l’œuvre. Certes, les plans figés avec caméra fixe de l’épisode original ont pris un sacré coup de pied mais qui a oublié le charme fou que le jeu exhalait à l’époque ? En 2020, Square-Enix dispose de technologies ahurissantes, comparativement à 1997, mais parvient paradoxalement à rendre une copie qui manque singulièrement de charme.

Evidemment, on retrouve les lieux emblématiques de Midgar, souvent fidèlement retranscrits. En ce sens, c’est une réussite. Le problème, ce sont, une fois encore, les ajouts bien peu inspirés.
Ainsi, pour ne donner qu’un exemple, là où le prologue du titre original se bornait à quelques tableaux qui possédaient un charme et une identité graphique indéniables, totalement suffisants pour poser une ambiance et les enjeux scénaristiques, le remake adjoint une série de zones qui non seulement n’apportent rien d’intéressant en matière de gameplay mais qui, en plus, artistiquement, se présentent comme des vagues de clones qui dénaturent totalement la direction artistique folle de l’œuvre.

Il y a, évidemment, quelques zones qui sortent du lot. Je pense notamment aux beaux quartiers de Midgar. Quelques pépites, noyées dans un océan de couloirs génériques, sans âme, sans génie artistique. Quel dommage !

Oh ! Bien sûr, tout n’est pas à jeter. Les personnages sont graphiquement sidérants, les effets de lumière spectaculaires et quelques rares panoramas valent vraiment le détour.

Mais tant graphiquement que techniquement, Final Fantasy VII Remake est très clivant. Il alterne l’excellence, donnant parfois le sentiment d’être l’un des plus beaux jeux de sa génération, la laideur, souvent sidérante d’amateurisme lorsqu’elle saute sans vergogne aux yeux du joueur. Il est capable de multiplier les effets pyrotechniques classieux et d’afficher des chevelures dantesques mais nous refile des arrière-plans en JPEG tellement pixelisés qu’on a l’impression de revenir aux vieilles toiles de fond des débuts du cinéma. Une inconstance que l’on retrouve en définitive dans bien des aspects du jeu.

Des combats nerveux mais brouillons

Que serait évidemment un Final Fantasy sans son système de combat ? En la matière, n’en déplaise à certains, Final Fantasy VII reprend, dans les grandes lignes, la philosophie de l’opus numéro XV en y intégrant les mécaniques du jeu original, souvent vaille que vaille (salut, les invocations, coucou les matérias !). Je ne suis pas un acharné du combat au tour par tour mais je dois bien avouer que le système désormais utilisé par Square-Enix, bien que spectaculaire et assez nerveux, manque grandement de finesse. Il est ainsi tout à fait possible de conclure la majorité des combats en bourrinant. Certains vous diront qu’il est aussi possible de combattre proprement. Oui, c’est vrai, mais il n’empêche que le fait de pouvoir foncer tête baissée en martelant des boutons démontre une évidente paresse de la part des développeurs. Le système manque de profondeur : c’est une évidence ! Il ne reste dès lors que des combats dynamiques mais souvent illisibles, distrayants mais rarement gratifiants, et ce sentiment, dont il est parfois difficile de se départir, de se trouver devant un beat’em up un peu bas de plafond.

De la nécessité d’être inconstant dans tout !

Je pourrais encore citer d’autres griefs qui incarnent l’inconstance permanente dont fait preuve le jeu : le clivage entre des héros japonisés et des PNJ clonés qui ont un style européen très réaliste ; l’obligation de se retaper une zone déjà parcourue en sens inverse parce qu’une ellipse narrative, amplement suffisante, aurait fait perdre une demi-heure de jeu au compteur alors que d’autres moments, plus intéressants, sont compressés ; l’IA assez calamiteuse mais dont on parvient, en passant d’un héros à l’autre, à tirer son épingle du jeu ; une VF assez inégale, souvent trop scolaire, conjuguée à des dialogues qui frisent parfois le ridicule ; une fin aussi intéressante que discutable ; etc.

Il n’y a définitivement aucun compartiment dans lequel le jeu excelle ! Un comble, pour un remake qui entendait combler les lacunes du jeu original…

Un remake dans l’air du temps

Au final, Final Fantasy VII Remake s’inscrit dans l’air du temps. Une aventure gonflée artificiellement, percluse de mécaniques parfois datées, enlisée dans une boucle de gameplay minimaliste et répétitive, et qui copie en somme tout ce qui s’est déjà fait dans les jeux du genre au cours de la décennie écoulée sans grande vision originale.

La nostalgie suffira à embarquer des fans peu exigeants.

L’aspect grand public de son spectacle suffira à embarquer les générations actuelles, gavées aux jeux (globalement) beaux mais souvent creux.

Alors oui, tout cela peut paraître méprisant. C’est peut-être le cas. Ou peut-être suis-je plus exigeant, moins facile à convaincre au fil du temps mais en ce qui me concerne, je n’ai guère été sensible à ces grosses ficelles. Les premières heures de jeu passées et la nostalgie évaporée, Final Fantasy VII Remake est à mes yeux une franche déception. Plus d’une fois, je me suis ennuyé, plus d’une fois la manette a failli me tomber des mains.

Plus d’une fois j’ai été sidéré par le manque de génie !

Il ne me reste plus qu’à refaire l’opus original.

P.-S. Objectivement, je ne peux pas comprendre qu'on lui attribue plus qu'un 7/10.
Subjectivement, mon expérience de jeu me pousse vers un 4 ou un 5/10. Je me suis vraiment ennuyé sur l'essentiel de ce remake.

Très bonne analyse, qui reste néamoins ton point de vue.
Dommage que tu ne l'as pas aimé :snif:
Après tout, il en faut pour tout le monde.

Kiribatis Kiribatis
MP
Niveau 12
16 avril 2020 à 14:04:11

En effet, c'est le principe point de vue. :ok: Mais même objectivement, c'est à mon sens déraisonnable de pousser la note au-delà du 7/10.

Lucifel05 Lucifel05
MP
Niveau 45
16 avril 2020 à 14:10:46

Le 16 avril 2020 à 14:04:11 Kiribatis a écrit :
En effet, c'est le principe point de vue. :ok: Mais même objectivement, c'est à mon sens déraisonnable de pousser la note au-delà du 7/10.

Tout à fait d'accord avec toi.

lathugdu93 lathugdu93
MP
Niveau 22
16 avril 2020 à 14:14:33

Le tout appuyé par une difficulté très peu soutenue, il diffère bien de l'original en ces points.

?

Je vous invite vraiment à rejouer à l'original . Et c'est pas parce que le jeu contient les armes à la fin que l'aventure de base n'est pas très facile :hap:

Message édité le 16 avril 2020 à 14:15:33 par lathugdu93
K0rbeille K0rbeille
MP
Niveau 8
16 avril 2020 à 16:11:04

Le 16 avril 2020 à 14:14:33 Lathugdu93 a écrit :

Le tout appuyé par une difficulté très peu soutenue, il diffère bien de l'original en ces points.

?

Je vous invite vraiment à rejouer à l'original . Et c'est pas parce que le jeu contient les armes à la fin que l'aventure de base n'est pas très facile :hap:

Je peux t'assurer que lorsque j'y ai joué à sa sortie je me suis bien plus arraché les cheveux que sur cet opus.
Pourquoi ?
Parce qu'à l'époque, ce n'était pas donné d'avoir directement une soluce sous les yeux qui t'expliquait : où aller, quelle matéria équiper, comment obtenir Beta sur le Zolom...

Numéro perdu, Rapps, Godo, Porte des démons, Porte-armure, Hojo, Bizzarro·Sephiroth, Safer·Sephiroth m'avaient bien fait rager. Et il n'y a pas que les Boss.

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