Tout d´abord, merci au trop rare Carnavale pour son Duel des Plumes, qui a animé pendant pas mal de temps les soirs du forum.
Pour ceux qui connaissaient, rien de bien nouveau sous le soleil, puisque tout est grosso modo comme auparavant.
Pour les autres, je me permets de reposter les explications de Carnavale.
Ah les projets, on les commence, on veut les poursuivre mais le temps et les obligations et l´envie, tout ceci s´amasse comme un paquet de vêtements qu´on a la flemme de laver, ou pire, comme un tas de vaisselle moisie qui s´entasse consciencieusement dans le fer rouillé de votre lavabo...
Bon, sans doute que la plupart d´entre vous auront compris à quoi je fais allusion : le grand projet Cerzengale (SophyErzengel - Carnavale) a été momentanément interrompu après sa création ! Mais il va continuer ! En attendant, je propose un autre projet, un projet pour tout le monde, un projet qui nécessitera, si vous le désirez, une communication entre nous tous, qui prétendons écrire !
Chaque soir, sur un thème proposé au préalable, deux - voire trois grand maximum - forumeurs se retrouveront pour poster le texte qu´ils auront composé à cet effet.
Une autre variante, celle initialement proposée par Carnavale, peut être pour les candidats de se retrouver à une heure prévue, et de "batailler" sous forme de petits paragraphes, chacun leur tour.
Il n´y a pas de classement, de récompense quelconque, c´est juste le plaisir de batailler dans l´imagination sur un sujet donné pour les participants. et pour les spectateurs, c´est goûter au plaisir de voir plusieurs styles différents s´opposer et voire, peut-être, devenir complices ^^.
Vous pouvez vous inscrire par couple ou individuellement, c´est comme vous voulez !
Voilà, en espérant que ça vous plait, je déclare officiellement les inscriptions pour le Duel des Plumes : OUVERTE !!
Les textes seront de préférence assez courts (maximum deux pages), et à poster dans un premier temps sur ce topic.
Et une fois de plus, un grand Merci à Carnavle ![]()
Récapitulatif des thèmes de la semaine en cours :
Mardi : La plume des Dieux
srphirothn98 VS Ostramus
Mercredi : La tyrannie du peuple
Negatum VS Ostramus
Jeudi : Un crime en noir et blanc
ApoloJ VS Amir
Vendredi : Une banale histoire d´horreur
Samedi : Pan, dans ta gueule!
Dimanche : Peter Pan v2.0
Soulblighter VS Epitaph
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Pour l´instant, seul Ostra à posté son texte
(
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-115624-1-0-1-0-0.htm )
J´espère que ce démarrage un peu lent ne vous empêchera pas de participer!
Bien sûr, vous êtes aussi libres de proposer des sujets.
Vouala ![]()
Sujets de la semaine du 14 au 20.
Quand on est face à sa propre mort, on dit traditionnellement que l´on passe par 5 étapes distinctes. 5 étapes qui m´ont donné l´idée de faire une semaine un peu spéciale, à thème.
Postulat de départ : David, 23 ans, va mourir d´un cancer.
Lundi : La négation.
Mardi : La colère.
Mercredi : Le marchandage.
Jeudi : La tristesse.
Vendredi : L´acceptation.
Samedi : La veillée.
Dimanche : l´enterrement.
Bon, eh bien, je poste mon texte sur le thème "un crime en noir et blanc". ça fait moins de deux pages, mais ça aurait mérité plus, j´pense ^^ J´en suis pas complètement satisfait !
Allé, hop.
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N’ayons pas peur des mots : La vérité, ça fait chier.
Depuis que j’suis gosse, c’est toujours la même merde autour de moi, la même rengaine, les mêmes mots, les mêmes fins et y’a toujours rien de compréhensible. Vaut mieux, remarquez, ça m’évite de devenir complètement barge.
J’avais neuf ans quand c’est arrivé la première fois. Foutus souvenirs. J’me rappelle seulement que j’étais lové dans les bras de ma mère, à côté de toute ma famille ( pas grand monde, hein, mon père et ma p’tite sœur ). On regardait un bon vieil Hitchcock, Shadow of a Doubt, parce que mes parents s’excitaient devant ces films policiers à l’ancienne, mais moi, même si le scénar’ était bon, ça me faisait roupiller à l’époque de voir des acteurs sur-brushingués se donner la réplique… alors après quinze minutes, j’me suis endormi. Si seulement j’avais su ce qui allait se passer, je l’aurais regardé crever, l’oncle Charlie. Enfin bref, j’ai fait un somme alors fallait bien que j’me réveille à un moment ou un autre et c’est cet instant précis qui a été atroce pour moi.
J’ai ouvert les paupières, engourdi, et la lumière m’a explosé les yeux. Les halogènes étaient poussées à fond, et toutes les lampes s’étaient données rendez-vous au même endroit, dans un coin du salon, comme un autel dédié à un amateur de luminaires névrosé. Pendant quelques minutes, j’ai été complètement incapable de voir ce qui se passait autour de moi. Tout ce que j’savais c’est que j’sentais la main de ma mère contre moi, mais que j’pataugeais dans une sorte de liquide poisseux dégueulasse. Etrange sensation, j’vous le dis. Puis y’avait un bruit de fond aussi, le bruit que la télé fait quand y’a que de la neige.
J’crois que j’ai dû appeler ma mère en marmonnant dans mes dents, mais elle a pas répondu. J’ai posé mes mains visqueuses sur mon visage pour me protéger de la clarté, et puis j’suis descendu de ses genoux. J’me suis retourné pour pas être face aux lumières et j’ai ouvert les yeux, un peu pressé de savoir ce qui tournait pas rond.
Putain, j’aurais jamais dû.
Tout ce sang… si rouge.
La vie fait des trucs qu’on comprend pas bien, parfois. Mettre un gosse de neuf ans devant un tel massacre, c’est pas vraiment la meilleure manière de lui assurer un avenir sain et glorieux. Surtout le massacre de sa propre famille.
Y’avait tellement de sang… et cette couleur, trop présente, qui m’aveuglait. Encore aujourd’hui, ce souvenir coloré me donne la gerbe. Ma mère était allongée sur le canapé, on lui avait tranché la gorge et, à la vue du résultat, ce devait être avec un couteau suisse mal aiguisé. Ça saignait plus… elle devait déjà s’être vidée, mais il y en avait partout sur son corps, sur le divan et même jusqu’au sol. Elle avait les yeux grands ouverts, figés dans une expression d’horreur. J’ai réalisé alors que mes mains avaient fait trempette dans le sang de ma mère et que j’en avais plein le visage.
J’ai vomi, et ça, avant même d’avoir vu le reste…
Il y avait du sang partout, sur les murs, les meubles, les corps meurtris de mon père et de ma p’tite sœur, tout ce rouge au parfum atroce, tout ce sang… tout ce sang… ce rouge, presque écarlate, et mon ombre, gigantesque sur les murs nouvellement repeints, s’agitait sous l’amas de lumières. Je me suis effondré, évanoui dans l’horreur, étouffé dans l’odeur, ébloui par la couleur.
Nouveau réveil, mais cette fois pas de massacre.
A l’hôpital, bien au chaud dans des draps bon marché, mais quelque chose s’était produit. Plus de couleurs dans mon regard. J’voyais le monde en noir et blanc, comme dans ce film à la con. Heureusement, les gens autour de moi ne se faisaient pas de brushings ridicules…
Choc post-traumatique qu’on m’a dit. Avec le temps, j’allais retrouver une vue correcte. Ben nan. J’ai trente-deux ans aujourd’hui, j’vois toujours le monde en monochrome, et ça me tue. Je supporte plus de voir un monde aussi terne. Il était déjà moche avant, mais là, il est à vomir… J’serais incapable de vous dire de quelle couleur est la jupe de la gamine qui couine devant moi, par exemple. Ça à l’air plutôt sombre…
Ah oui, la gamine… Qu’est-ce qu’elle fout là ? Ça, j’aimerais bien le savoir. Comme j’vous ai dit, le coup de la famille déchiquetée c’était que le premier massacre auquel j’ai assisté. Y’en a eu d’autres… et pas mal. J’vous passe les détails, mais après avoir vu ma première petite amie écartelée, mon père adoptif dépecé et le chien de ma voisine coupé en cubes parfaits, j’ai commencé à me poser des questions sur mon état mental, surtout qu’à chaque fois, c’était le même scénario…
Au départ, tout est normal, puis j’ai une absence, comme si j’m’endormais, mais un sommeil sans rêve. J’finis tout simplement par me réveiller, les mains couvertes de sang, et les gens que j’ai aimés, croisés ou simplement vus au coin de la rue sont en morceaux en devant moi.
Y’a un truc au fond de moi, quelque chose qui dort quand j’ai les yeux ouverts mais qui rugit quand j’ai les paupières closes, une créature qui a soif de sang et qui veut en boire à profusion, un être qui se nourrit du mal et qui m’a privé du monde et de ses couleurs. Mes yeux ne veulent plus voir ce que mes mains détruisent… ou alors me montrent-ils la vraie couleur du monde, une vie en noir et blanc, à l’image aussi sale que celle de nos tout premiers longs métrages ?
J’peux plus le nier, maintenant… Cette fillette au visage sans couleur, vêtue de noir, m’implore de ses yeux sans teint. J’me suis assoupi dans le parc, au bas de l’immeuble… J’ai fermé les yeux en la regardant et j’les ai rouverts devant ce petit corps crispé de terreur dans la lumière des halogènes. C’est la première fois que ça m’arrive… me réveiller avant de… Qu’allais-je lui faire ? Ce sang noir me dégoûte pourtant… J’le supporte plus, mais c’est bien moi qui massacre toutes ces personnes innocentes…
La vérité, ça fait chier.
Qu’allais-je lui faire, bordel ?
J’aimerais tant revoir le monde et ses couleurs…
Et si… et si je fermais les yeux… Peut-être que tout reviendrait…
Une victime de plus, une de moins…
Oui, je ne veux plus que du noir, juste quelques minutes. Uniquement l’obscurité pour me réveiller et savoir ce qu’elle porte… pour connaître sa couleur préférée.
Du rouge… Elle portera du rouge.
BOn pour remplacer amir comme je l´ai dis hier, j´ai fais un petit texte un peu naze, loin de rivaliser avec celui d´apoloJ. Que j´ai personnellement énormément apprécié, ce qui est sympa par contr eje trouve c´est de voir que pour certaines choses le sujet nous évoqué les mêmes éléments, d´ordre cinématographique^^
Les ruines du communisme peuplaient encore les rêves des citoyens éveillés. Il faisait nuit, il faisait noir, et pourtant rien n’avait changé, deux ans après l’effondrement du bloc. Ces immeubles de bétons, dont les couleurs ne jamais ne variaient. C’était toujours ce même blanc grisâtre, qui endormait les esprits récalcitrants. Novgorod est une ville qui subit les durs vents de Sibérie, et les habitants continuaient pourtant d’affluer en ce lieu, car il était l’un des derniers vestiges d’une mentalité qui dominait le pays pendant des décennies. L’autorité, l’ordre, et la tyrannie régnaient dans cette ville, c’était suffisant pour rassurer un peuple d’esclaves brutaux assommés aux alcools durs. Les anciens du KGB et les espions américains infiltrés se livraient encore une guerre féroce, les secrets vous assuraient la survie, et une trahison vous vouait à une mort brutale, rapide et sans concession. Mais il n’y avait plus d’idéologie à la base de cette lutte, aucun gouvernement ne supportait plus ces hommes, ils étaient seuls, et n’agissaient plus que par habitude, c’était un théâtre de mort-vivants, et les acteurs étaient de moins en moins nombreux sur scène. Ce soir-là il y avait une réception, tout en faste comme les communistes savaient en organiser, bien loin de la réalité que vivait la population. Les femmes portaient de longues robes rouges, elles étaient toutes grandes et minces, leurs lèvres se paraient d’un rouge éclatant, provocant et terriblement sensuel. Le rouge était bien la seule couleur qui détonnait pourtant, et encore, elle n’était là que pour mettre en valeur, ces deux couleurs qui imposaient ici leurs lois : Le noir et le blanc. Les femmes avaient la peau blanche, et les yeux noircies par le mascara. Des femmes fatales, dans toute leur splendeur, avec les fume-cigarettes qu’on ne voit que dans les vieux films. Cela leur allait bien pourtant, certains étaient en ivoire, d’autre en marbre noir, mais l’élégance les caractérisait toujours. Peut être est ce par manque de goût que ce genre d’accessoires ce fait rare hors de cette ville, quel plaisir peuvent donc tirer ces femmes modernes du contacts désagréable de la cigarette sur les lèvres, et le goût persistant de la nicotine qui empreignent les doigts. Mais à Novgorod, les moindres détails comptent, et cette soirée était encore une fois le reflet respectueux des conventions esthétiques, les hommes portaient tous les mêmes vestes, dont la couleur oscillait entre le gris, le beige et le marron.
La soirée se passait dans l’ambassade ukrainienne, elle était faite d’un marbre opaque, et les colonnes s’élançaient avec majesté dans ces pièces démesurées. Des violons accompagnaient les discussions mesurées avec précision par chaque invitée, et les danses ponctuaient celles-ci chaque couple faisant preuve de l’excellence et de la grâce russe, que le comité avait longtemps promue à travers le monde. Tout semblait se déroulait encore une fois la même pièce, néanmoins, un homme entra et il bouleversa la situation.
Il était grand, musclé, blond, de larges pommettes, et il était habillé d’un costume clairement américain, une chemise blanche, une cravate noir, un pantalon et une veste noir. Son entrée était franche et décidée, elle subjugua tous les esprits, qui ne purent réagir, ni même se poser des questions. S’il y avait eu dans sa démarche la moindre hésitation, il n’aurait fait aucun doute, que bon nombre de gardes seraient allés l’accueillir « cordialement », avant de le convier aux festivités. Mais tout allait trop vite, il avançait et ses pas résonnaient méthodiquement, musicalement. Il allait à la rencontre des danseurs, puis juste avant la piste de danse, il s’arrêta, il défit un bouton de sa veste, sorti d’une poche intérieur un pistolet, noir classique, cependant doté d’un silencieux. Quelle ironie à y repenser, cette fausse discrétion, presque une provocation ! Il tira sur quatre danseurs, trois hommes et une femme. Puis il se retourna et abattit cinq autres femmes. Il venait en réalité de tuer les agents doubles des deux camps, ceux qui avaient survécu aux rivalités anciennes. Ils avaient bien sûr bien des complices, et des milliers se soumettaient à ces neufs personnes qui agissaient dans l’ombre. Ils n’étaient plus que neuf, et ils ne furent plus que des taches noirs et rouges sur le marbre.
Un homme avait en trente secondes achevé le passé, que deux années d’abandon et de solitudes n’avaient pu brisé. Le silence régnait en noir et blanc, et la couleur revient avec le son d’une balle sur le visage de l’inconnu, il se tenait encore debout quand une larme de sang vînt tacher sa chemise immaculée. C’était un crime en noir et blanc, qui avait mis fin à la confrontation de bien contre le mal, du blanc et du noir. C’était une tache rouge teintant toujours plus le sol, qui attirait désormais tout les regards.
Je m´excuse encore une fois devant apoloJ de ne pas avoir pu fournir un texte peu mieux en respect à son texte.
Mais je n´ai vraiment pas eu beaucoup de temps, si cela peut me servir d´excuse, et mon inspiration était mince à peine une scène qui est née dans mon esprit.
moi je veut bien participer aussi svp
IL suffit de s´inscrire pour l´un des sujets prévus auxquels il reste une place.
Puis tu postes le jour même ton texte^^
Euhhh, les date c´est pour cette semaine, ou celel d´après? Parce que je me vois mal faire un texte sur "Une banale histoire d´horreur", et devoir le poster pour Hier:S Sinon je m´essayerais bien soit celui la, soit le "Pan, dans ta geulle" qui m´attire aussi. Ca serait l´occasion pour moi de réécrire quelque chose sans trop de contraite, dite moi quoua ![]()
Pan dans ta gueule, c´est ce soir, tu peux t´inscrire pour les sujets de la semaine prochaine qui sont déjà donné.
Pour le sujet d´hier, bah personne ne la choisit ca arrive^^
Hum... Je suis moins inspiré pour les sujet de la semaine prochaine, quoi que, à bien y reflechir, je prendrais bien "La négation". Ouais allais, je m´inscris pour la négation, donc pour Lundi
J´espère que quelqu´un suivra sur ce thème^^ (Je préviens à l´avance que c´est un relancement dans le bain de l´écriture pour ma part
)
moi j´attends encore une semaine, j´aime pas trop les sujets qu´on a maintenant...
Ouais finalement je retire ma candidature^^ Le sujet m´inspire pas plus que ca, et j´pense pas avoir le temps de taper un texte d´ici Lundi^^ Gomen
Eh bien !
Quel hommage ´^^ ! Je félicite l´initiative d´Epitaph et j´encourage totalement la renaissance du concept!
S´il est nécessaire d´apporter une contribution dans le choix des sujets quotidiens, je suis volontaire, et pour participer, davantage encore bien sûr ^^.
Alors, Epitaph, Soul´ ! Où qu´ils sont vos textes ?
Je tiens à féliciter celui qui a trouvé le sujet Peter Pan v2.0 qui est excellent. Je ne me suis pas inscrit pour la bonne raison que je compte en faire un texte d´une dizaine de pages, à venir prochainement sur le forum donc.
Et j´encourage également l´idée de faire revivre ce concours. Par contre, la semaine à thème, je trouve ça nul.
T´es visiblement pas le seul. Moi j´aimais bien.
Sinon mon texte, j´ai pas eu le temps de le faire. S´il en va de même pour Soul, je lui propose de remettre ça à plus tard
Carnavale, content de te revoir et merci du soutien moral^^ En espérant te voir participer un de ces jours
Bon, et puisque les sujets vous motivent à fond, vous pouvez en proposer de nouveaux ![]()
Je l´ai sur manuscrit ce texte, mais j´avais totalement zappé lorsqu´on était Dimanche... On repousse à quand mon cher ?
La semaine à thémes est pas mal dans l´idée, mais faut trouver des sujets plus inspirants. Vu que personne ne s´est inscrits, on peut peut-être refaire les thémes? Hein? ![]()
Bah oui, c´est ce que j´ai dit^^
Soul
je regarde mon agenda et je te tiens au courant.
(Merde, avais pas vu, ça m´apprendra
)