Mi chaud mi froid ce Silent Hill...
D'un coté, on retrouve tout ce qui fait le charme de la série, ambiance glauque mais attirante, scénario ambigu avec plusieurs fins pour la ré-jouabilité, personnages au charisme dérangeant, maniabilité rigide typique à la série.
De l'autre, le système d'alignement qui influe sur les différentes fins du jeu est totalement inutile, on se retrouve à faire des choix dans les dialogues en pensant que ça change quelque chose mais il n'en ai rien, ce qui va compter c'est juste si on décide d'achever les monstres à terre ou non... Mais sans que l'on nous explique quoi que ce soit.
La jauge de vie mal gérée au plus haut point, on ne peut la consulter que dans le menu des statistiques (ce qui casse le rythme), et elle remonte toute seule jusqu'à 40% quand on subit trop de dégâts, d'un, c'est contradictoire à un survival horror de faire remonter la vie sans raison puisqu'il y a de quoi se soigner, de deux, notre personnage ne simule pas correctement la douleur, car que ce soit à 70% ou à 40%, il affiche la même posture comme s'il allait mourir au prochain coup.
Le jeu souffre de ralentissements pendant les phases d'explorations dans la ville, l'IA quand à elle se comporte de manière aléatoire, elle va vous spammer de coups sans que vous puissiez réagir ou simplement vous regarder bêtement en attendant d'être frappé, ce qui est parfois frustrant.
Silent Hill Downpour est un jeu moyen qui va rebuter clairement ceux qui découvrent la série, pour les habitués, les défauts énoncés ci-dessus vont nuire à la progression, ce qui est dommage puisque l'ambiance et le scénario sont tout simplement prenants.