Bayonetta est un titre qui envoie vraiment du lourd et le fait est qu'ils soit signé Platinum Games approuve cette thèse. Graphiquement, c'est bluffant aussi bien au niveau de la technique que de l'artistique. Un framerate si constant et élevé même durant les combat, ç'est synonyme de carnage visuel effarant mais surtout impressionnant. En effet la belle Bayonetta enchaîne les coups spéciaux spectaculaires avec ses flingues de guerres vissés aux chevilles: Coups de canon dévastateurs, postures déplacées et enivrantes au possibles, (elle se retrouve à faire le poirier et oriente ses longues guiboles pour défourailler ses ennemis. Il y en a toute une flopée!) esquives millimétrées, (ça s'appelle l'envoûtement. Secondant une esquive parfaite orchestrée par la belle, un court bullet-time aux effets psychédéliques se présentera et vous donnera l'occasion de massacrer votre victime, jouissif.) coups spéciaux dantesques qui évoquent la plus pure violence par excellence et qui vous permettra de matérialiser vos hécatombes avec style. (cercueil, guillotine et plein d'autres!) Bref, un large panel de commandes (assez rapide à assimiler mais qui demandera un temps d'adaptation pour les différents combos) pour semer le chaos partout où la belle ira. Chaque visite occasionnera des gerbes de sang dont vous vous délecterez certainement! Tout ce qui tourne autour du visuel est également une franche réussite. La plastique de l'héroïne si soignée donne libre cours à des séances d'observations perverses et diablement inéluctables tant qu'incoercibles. Ses courbes aguichantes, sa poitrine démesurée, son déhanché créateur de pulsions, sa combinaison la laissant partiellement dénudée lors de la mise en place des coups spéciaux, tout est bon pour clouer le joueur sur place et de la plus idyllique des façons. Les plans rivalisent de beauté, les décors sont sublimes, les textures excessivement détaillées, (c'est un plus) le rendu général topissime, ça flatte la rétine. Seul petit bémol, les feuilles des arbres se présentent comme de vulgaires petits ovales en 2D qui tournent dans le même sens que la caméra et ça fait un peu tâche quand on admire sous tous les angles des arrière-plans à tomber. La durée se veut appréciable avec un total de dix-huit chapitres très complets et si on les couple à cinq modes de difficulté très différents, on obtient une belle panacée. Le scénario est plutôt recherché mais n'entre pas dans le fabuleux. Le plus important est qu'il nous amène à vivre cette fantastique épopée où se mêlent ténèbres et lumière, démons et anges avec une incroyable, charismatique et séduisante sorcière pour les départager et tout remettre là où il convient de l'être.