CHAP 1 : « L’Ondine »
Le clocher sonne dans le lointain, son bruit s’étend jusque dans la maison d’un jeune enfant.
Rien ne se passe, la sonnerie retentit de nouveau, dans l’espoir de faire réagir ce jeune homme, qui dort profondément, il est 6 heures du matin. Soudain, son corps frémit tendrement, puis il entrebâille un œil, et pose son regard sur son réveil.
? ?? : Quoi ! ?! Il est déjà 6 heures ! Et mince, je vais encore être en retard.
Alors, il s’agite, se lève rapidement, fait son lit en vitesse, prends un bout de pain sec, et va faire sa petite toilette. Il revêtit alors ses habits de combat.
Il a un short, noir, avec des inscriptions, plutôt des symboles, ceux-ci sont en forme d’éclair, et son d’un rouge ocre, probablement symbolisant le feu. Puis, il enfile un long tee-shirt, qui lui retombe un juste en dessous des hanches. Ce tee-shirt est gris, mais d’un gris argenté, reflétant la couleur d’une lame, et il y a ce symbole, en gros, en plein dans son dos. Sur le devant, des inscriptions, illisibles, ondulent avec les vagues que faits le tee-shirt, par la faute du vent. Il met ensuite des chaussures, de grosses chaussures, blanches, grises ( comme son tee-shirt) et noires ( comme son short).
Le voilà fin prêt, il commence à marcher sur le parquet craquant de sa maison, qui semble usée, mais qui va sûrement être rénovée, vu les matériaux qui traînent dans les moindres recoins des pièces de la masure.
Il arrive enfin devant la porte d’entrée, mais juste avant d’ouvrir la porte, il se stoppe net. Puis prend un air grave, et se tape le front à l’aide de la paume de sa main.
? ?? : Mais où ai-je la tête aujourd’hui, j’allais oublier le principal.
Puis, il fit demi-tour, d’un pas décidé et se rendit dans son salon. Il se stoppa, devant un bâton, probablement une relique. Il l’examina, avec soin, comme tous les mâtins, et commença à se perdre dans ses pensées.
Le bâton est en bois, un bois taillé à la main, et il est en parfait état, malgré l’impression qu’il donne, celle d’avoir traversé des ages, que l’on ne peut pas imaginer. Son bout est recourbé, et se termine par une sphère, transparente comme l’air. Le manche est sculpté de manière à s’adapter à la forme de la main.
Perdu dans ses pensées, le jeune homme trouva quand même les ressources pour s’extirper de son semi rêve. Il s’exclama alors à nouveau, proclamant un juron, puis empoigna son bâton et quitta la maison. Il referma la porte doucement, de peur d’en réveiller les ôtes, puis emprunta le sentier qui part de chez lui vers la falaise.
Ce sentier, il ne l’emprunte que depuis quelques semaines, mais il l’arpente avec un pas si sur que l’on pourrait croire que ce sentier est celui qu’il emprunte depuis des décennies. C’est un sentier de terre battue, que les voitures ne viennent pas saccager avec leurs roues, destructrices et mortelles pour la terre ; il est parsemé de cailloux, de taille variable, et passe à travers des champs, de maïs ou de plantations diverses.
Le sentier touchait à sa fin, il aboutissait dans une petite clairière, où un noyer se dressait fièrement, comme se dresserait le seul survivant d’une bataille gigantesque.
Le jeune homme s’arrêta devant cet arbre, et le contempla, mais cette fois-ci, sans avoir la moindre pensée. Puis, le regard vide de toute admiration, il glissa sa main libre à l’intérieur de sa poche et en sortit un bout de bois creux, avec une petite fente, pour que l’on puisse souffler à l’intérieur. Les poumons remplis d’air, il posa délicatement sa bouche, sur la petite ouverture et projeta l’air emmagasiné à l’intérieur.
Un son apaisant en sortit, et soudain, un petit rictus de bonheur apparut au coin de la bouche de l’enfant. Ce n’est que lorsque la mélodie toucha à sa fin que quelque chose se produisit.
Le noyer avait changé, il semblait plus jeune, comme si on était revenu dans le passé. Le ciel avait changé, tout avait changé. En passant par les terre, devenue un joli chemin fleuri, multicolore, le soleil, devenu orange, tintant le ciel d’un rose tendre. Les animaux étaient différents, pas malformés, mais ils avaient également changé. Le jeune homme s’arrêta, et contempla ce paysage merveilleux, sorti d’un rêve fou, qui s’offrait à ses yeux ébahis.
Une main vint se poser délicatement sur son épaule, le faisant sursauter.
? ?? : Je t’ai déjà demandé de ne pas me troubler dans mes pensées.
? ??? : Excuse moi Illidan.
Illidan : Tu vas payer !
Illidan saisit son bâton à l’aide de son autre main, obligeant son opposant à reculer. Puis, l’adversaire sorti une longue épée effilée, de derrière son dos puis pris sa position d’observation, les deux mains sur le pommeau de l’épée et les jambes écartées et fléchies.
Ce fut Illidan qui attaqua le premier. Il courut en direction de son adversaire, et fit semblant de lui asséner un grand coup de bâton au niveau du coup, mais ne s’arrêta pas là, il enchaîna ensuite avec un coup de pied rotatif au niveau des chevilles, faisant tomber son adversaire de tout son poids.
L’autre attaquant n’eut pas le temps de tomber qu’il avait la sphère, non plus transparente, mais grisâtre, du bâton juste devant les yeux. Ses yeux se remplirent d’une sorte de soumission, et il poussa comme un gémissement. Illidan enleva lentement son bâton en continuant de fixer le perdant, jusqu’à lui transpercer l’iris des yeux.
L’homme au sol ne se releva pas tout de suite, et il le fit avec la plus grande des prudences. Lorsqu’il fut à genoux, il prit une forte impulsion et partit en détalant, mais pas à cause de la peur, juste car c’était son devoir : il avait perdu.
Après ce petit entraînement, Illidan repartit le long du chemin des fleurs ( c’est son nom).
Il marcha pendant plusieurs longues minutes, à moitié rêveur, à moitié contemplatif, rien ne laissait percevoir ce qu’il pouvait penser.
Il finit par arriver devant un grand temple, où il allait se recueillir tous les « matins » avant de partir en cours. Il avait en fait changé de monde, mais ici, le temps ne s’écoulait pas de la même façon, il paraissait stoppé. Vous allez sûrement vous demander pourquoi il y va à 6 heures du matin, sûrement à cause de ce qui va se produire car même si le temps paraît arrêté, il défile quand même dans ce « monde ».
Il entra dans le temple, et il avança, traversant plusieurs pièces, différentes mais semblables, elles avaient toutes des décorations qui variaient mais tout en ayant toutes la même forme de base. Il continuait de marcher, immuable et vide de toute pensée apparente, mais pourtant, c’était ce qui le rendait si hostile, ses pensées.
Il avait traversé un nombre incalculable de pièces, et arriva enfin dans une salle, plus petite que les autres, sombre et à l’état naturel. Au milieu, une fontaine jouait avec une eau, claire et limpide, qui reflétait les rayons du soleil quasi inexistants.
Il s’assit, et se mit à attendre. Il contemplait son bâton, et on pu enfin apercevoir un sentiment dans son regard, de la joie. Le silence stoppa net le bruit de l’eau ruisselant sur les parois de la fontaine. Illidan ralentit son souffle, comme pour devenir invisible, se transformant en statue humaine.
Une aura jaune pâle illumina la fontaine, et l’eau recommença à s’agiter, sans pour autant refaire le moindre bruit. L’eau se modela, formant d’abord une silhouette vague, mais qui se dessinait petit à petit. Puis, l’eau se figea, elle avait pris la forme d’un corps humain, bien qu’il soit plus petit et se terminait par une queue, comme celle d’un poisson.
Le bruit vint transpercer le silence, comme une flèche transperce une chair tendre et Illidan se leva, lentement, découpant tous ses gestes, comme s’il était devenu un robot. Il avançait vers cet être mystérieux, une « Ondine ».
L’Ondine commençait à se remuer, et lorsque qu’elle tourna ce qui ressemblait à une tête et qu’elle fixa Illidan, un sourire se dessina sur ce qui paraissait être sa bouche.
Le jeune homme rougit, ses yeux pétillèrent, il ressentait enfin une émotion, perceptible de tous, une des rares qu’il éprouvait dans ce « monde ». Il finit par se trouver juste en face de l’Ondine et la créature aquatique déposa ses lèvres humides sur la joue du jeune homme. Elle disparut, aussi vite que le temps sembla passer pour Illidan.
Il se rassit. Retomba dans ses pensées et reprit le chemin inverse, pour revenir dans la réalité.
Voilà
J´espère que vous aimerez, j´attends vos commentaires