CHAP 2 : Compréhension, Connaissance et Découverte.
Illidan rentrait chez lui, calmement, il savait que rien ne le pressait. Lorsqu’il fut devant la porte de sa maison, il prit moult précautions pour entrer sans le moindre bruit. Accomplissant sa mission avec succès, il retourna poser son bâton, se déshabilla et retourna dans son lit. Voilà un des moments qu’il préférait, il pouvait alors s’adonner à ses pensées en toute liberté, sans que personne ne vienne l’interrompre…
Cela faisait maintenant 1 heure qu’il s’adonnait à son plaisir, mais pour lui, le temps s’était figé, il restait immobile, une statue aurait parut plus animée.
Le lit s’agita d’un coup, Illidan venait de sursauter, seulement la faute de son réveil, qui lui annonçait l’heure où il devrait partir, et où il devrait travailler. Illidan se leva donc, renfilant les vêtements fraîchement vêtus, et partit en direction du collège le plus proche, situé à 2 Km.
Illidan réagissait comme un adulte, mais pouvait faire preuve d’un caractère impulsif et incontrôlable, sûrement du à ses 15 ans.
La ville était agitée ce mâtin, les klaxons rugissaient, les moteurs vrombissaient et il y eut même une petite explosion qui retentit dans une ruelle mais Illidan resta inébranlable encore une fois, farfouillant au plus profond de lui…
Il arriva enfin devant le portail du collège, il avait 30minutes d’avance, mais cela ne le gênait pas. Il s’assit et comme à son habitude, il se mit à penser. Mais aujourd’hui, il ne pensait pas, il repensait à un moment, un moment noir de sa vie, gravé au plus profond de son être, sans jamais vouloir le quitter, un souvenir horrible qui aurait traumatisé bien des gens. Pour tout comprendre, revenons 9 ans en arrière…
C’était un matin ordinaire ( enfin presque) Illidan était avec ses parents, devant l’école, ils avaient précisément une demi-heure d’avance, alors Illidan s’assit sur les genoux de son père.
Un violent fracas retentit sur le parking, mais lorsque le père d’Illidan comprit ce qu’il venait d’arriver, il était malheuresement trop tard. Quelqu´un venait de voler la voiture toute neuve de la famille. Sans réfléchir, le père partit en courant vers sa voiture mais le voleur s’y était préparé et il fit un écart brusque sur la chaussée, percutant de plein fouet le pauvre homme. Abasourdi par ce qui se dévoilait à ses yeux, sa femme couru vers son mari, mais le voleur qui se sentit agressé sortit une arme et pressa la gâchette…
Depuis ce jour, Illidan vient tous les matins en avance, et se remémore ce triste évènement que fut la mort de ses parents…
Les collégiens apparaissent lentement, puis des petits groups d’ami(e)s se formaient mais personne ne s’approchait d’Illidan, tout le monde savait que la moindre compagnie l’insupportait.
Le portail s’ouvrit lentement, et les collégiens entrèrent dans un vacarme assourdissant. Le troupeau évité, Illidan entra lentement, et se mit devant la salle où il devait se ranger. Il savait que cela était interdit, mais qui aurait pu lui en vouloir ? Les professeurs ? Il ne leur accordait pas plus d’importance que des vielles chaussettes. Ses parents ? Là où ils étaient, ils ne pouvaient rien lui dire … Sa famille ? Il ne connaissait presque personne. Voilà pourquoi il agissait comme bon lui semblait, et si on lui disait quelque chose, il prenait tranquillement ses affaire et partait. La journée se déroula comme toutes les autres, plongé dans ses pensées, Illidan subissait les cours. Il n’avait aucunes difficultés, et ce qui lui permettait de ne pas se faire renvoyer, c’était bien cela. Toutes les heures qu’il avait passé à étudier des grimoires dans l’autre monde lui avait offert un savoir incommensurable…
Les heures avaient défilé, Illidan n’avait pas mangé, il n’aimait pas le vacarme incessant qui meurtrissait ses oreilles lorsqu’il se trouvait dans le réfectoire. Puis, il avait zappé son contrôle de Mathématiques, et avait failli s’endormir en Français. Enfin la sonnerie annonça la fin des cours, Illidan retrouva alors une vigueur époustouflante : Ses affaires furent rangées en 10 secondes, et il était déjà dehors lorsque le professeur autorisa les élèves à sortir.
Illidan reprenait le chemin de l’autre monde, lorsqu’il fut interpellé par une fille.
? ?? : Alors ? Tu nous quittes déjà, en fait … j’aimerais faire plus ample connaissance avec toi.
Illidan : Et pourquoi cela ? Pour pouvoir me mettre ce que vous appelez un « râteau » ? J’ai déjà donné, alors ma répons est claire ( Illidan se stoppa, repensant à l’Ondine)… NON !
La jeune fille était abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre, mais elle ne renonça pas
? ?? : Sil te plait !
Illidan se tourna alors vers la jeune fille, prénommée Aeris. Elle portait des habits plutôt masculins, soit un jogging blanc avec un tee-shirt jaune. Elle avait un corps splendide et un visage ravissant, pourtant, Illidan n’éprouvait aucuns sentiments apparents à son sujet. Il la fixa et la regarda dans les yeux, comme pour lire ses pensées. ( Ce qui pourrait vous paraître exceptionnel, mais vu qu’il était tellement habitué à penser, il parvenait à décrypter celles d’autrui) Il découvrit que Aeris était sincère. Alors il se laissa aborder. Il découvrit en Aeris une jeune fille calme, attentionnée, partageant des points de vue proches des siens. Ils restèrent à parler pendant plusieurs heures, assis sur un banc, et pour une fois depuis très longtemps, Illidan était bien dans ce monde, il ne pensait pas, il écoutait… Les connaissances touchaient à leur fin. Aeris était déçue, mais elle ravala sa déception et fit un petit sourire forcé. Illidan resta immobile, regardant Aeris partir. Puis, il reprit son habitude…
Il repartit enfin, mais ne rentra pas chez lui. Il alla directement dans l’autre monde.
Il emprunta le petit sentier de terre battue qui l’y menait.
Et lorsqu’il fut arrivé devant le noyer, il s’arrêta et prononça quelques mots.
Illidan : Iva-lice … Enfin !
Puis, il se mit à souffler dans son petit bout de bois creux : un « ocarina » …
Tout était comme auparavant, le soleil, les fleurs, le ciel, les animaux. Se furent les animaux qui intéressèrent Illidan. Il n’en voyait que très rarement, pourtant, il allait faire la découverte d’un animal qui bouleverserait sûrement sa vie.
Pour ce faire Illidan partit dans la forêt de « Ciel-Couvert ». C’était une forêt magnifique, qui ne reflétait que la beauté et qui provoqua un certain émerveillement chez le jeune homme. Tout semblait calme, en harmonie avec la paix qui paraissait introublable. Le calme l’était pourtant par le cri mélodieux de petits oiseaux multicolores, mais le son qui venait chatouiller les oreilles du petit homme ne faisait qu’accroître le bonheur que celui-ci ressentait. Il avançait, en voulant se faire tout petit, de peur de troubler tout cet écosystème. Lorsque Illidan arriva au ruisseau qui coulait, traversant la forêt dans toute sa largeur, la beauté et le bonheur atteignirent leur paroxysme. Il était subjugué devant tant de beauté, car dans le monde où il vivait, il n’avait jamais rien vu de semblable :
Des poissons se dandinaient au fond de l’eau, le vend soufflait une bise tendre et douce, mais le plus beau était sur la gauche ; c’était la place où le ruisseau formait une petite cascade, et qui se fracassait contre le falaise environnante. Illidan resta bouche bée et tomba à moitié à la renverse, mais même là où tout semble parfait, il y a toujours quelque chose de mal, cela, Illidan l’apprendra par la suite.
Il y eut un petit craquement de bois et Illidan aperçut un « loup des bois » une créature inoffensive. Celui-ci avait un pelage parfois gris ou alors plus sombre à certains endroits. Il reposait sur 4 pattes musclées, qui semblaient solides comme des rocs. Son corps effilé se terminait en une petite frimousse amicale. Mais Illidan n’était pas au bout de ses surprises. Il fut frappé lorsqu’il entendit une voix, et lorsqu’il comprit que celle-ci venait de ce loup …