CHAP 5 : Chance, Compréhension et Horreur.
Illidan rouvrit lentement les yeux. Puis il s’assit lentement et vérifia son état. Constatant qu’il n’avait rien de particulier, il se releva lentement. Mais il perdit l’équilibre et retomba lourdement sur le sol terreux. Un sol terreux, voilà ce qui le surprit car il se souvenait bien avoir perdu connaissance sur l’herbe douce de la plaine verdoyante. Il examina donc l’endroit où il se trouvait. Cela ressemblait à une fourmilière, mais en beaucoup plus grand. Illidan se trouvait dans une grande place circulaire, et tout autour il y avait des galeries. Elles étaient quasiment toutes semblables, à part une, plus grande et à l’air plus récente. Ce fut celle-ci que le jeune homme emprunta lorsqu‘il pu à nouveau marcher. Cette galerie semblait creusée par quelque chose d’humain et il y avait un bruit incessant qui résonnait contre les parois, un bruit ressemblait à un fourmillement… Voilà plusieurs longues minutes que le jeune homme avançait, et le bruit commençait à lui donner mal à la tête mais il continuait d’avancer, inlassablement dans le décor immuable qui se profilait continuellement dans la direction qu’il suivait. Enfin une lumière se profila au loin, elle était certes faible, mais suffisamment forte pour être remarquable. Illidan se mit à courir, mais il se stoppa peu avant d’arriver au bout de la galerie. Il avançait, collé contre le mur, de peur que quelqu’un ne puisse l’entendre. Il arriva à l’extrémité du tunnel, et là, il pouvait apercevoir, en plein milieu de la petite place circulaire, une flaque de lave avec une bête juste devant en train de s’y abreuvoir. Cette bête avait un corps d’ours, recouvert de poils roux, jaunes ou marrons, en fonction des endroits. Il avait une gueule de loup, mais à l’air bien plus agressif, et il avait des cornes recourbées en guise de cheveux.
Illidan *chuchotant* : Voici donc Ifrit, décidément, c’est pas ma journée.
Et il poussa un petit soupir. Ifrit venait de se stopper net, et il se mit à renifler, il sentait une présence, mais il ne savait pas laquelle. Il parut surpris, comme si un ennemi ancestral revenait pour l’annihiler. Lorsqu’il réussit à définir ce qu’était son ennemi, il partit en courant par un petit tunnel sur sa gauche.
Illidan s’avança peureusement là où Ifrit se trouvait quelques secondes plus tôt. Il sentait ses intestins qui se crispaient, mais il avançait, car la curiosité le poussait. ( La curiosité est un vilain défaut attention
) Il se trouvait maintenant juste devant la flaque emplie de magma, la peur commençait à s’estomper, mais cela n’empêcha pas les crampes qu’il avait aux intestins de le faire souffrir atrocement. Il observait maintenant la flaque et il remarqua qu’il y avait un globe luisant en plein milieu. Il le scrutait et était comme attiré par ce dernier, ne pouvant en ôter son regard. Il ne s’aperçut pas de la présence d’Ifrit et ce ne fut que lorsqu’il prit un puissant coup de patte qui le propulsa contre un mur, lui explosant à moitié la colonne vertébrale qu’il comprit qu’il n’aurait pas du approcher, mais il était maintenant trop tard pour s’enfuir. Il devait affronter Ifrit, furieux.
La Chimère commença par lui envoyer une boule de Magma qui percuta le pauvre homme de plein fouet. Ses vêtements se déchirèrent et ce ne fut que grâce à un effort incommensurable qu’il resta les pieds encrés dans le sol. Il ne lui resta plus qu’un petit bout de short ainsi qu’un tee-shirt en lambeaux. Il ressentait le désespoir jusqu’au plus profond de son être mais il savait qu’abandonner ne ferait qu’accélérer sa mort. Il continua donc de se battre, mais sans aucune conviction car tous les coups qu’il portait étaient parés et s’ensuivaient de violentes ripostes meurtrières. Ses forces le quittaient peu à peu, et il n’avait pas le temps de lancer des sorts. Ifrit quitta soudainement la pièce, et Illidan vit 5 grosses griffes lui sortir de l’abdomen. Ifrit venait d’apparaître juste derrière lui, et avait eu le temps de transpercer le jeune homme. Illidan commençait à ressentir une douleur qui amplifiait de plus en plus. Il finit par pousser un petit cri qui devint rapidement un hurlement. Puis sa voix le quitta, ainsi que toutes ses forces, il voyait maintenant sa vie défiler devant lui. Il tourna lentement la tête et eu juste le temps d’apercevoir une silhouette bleutée avant que la patte d’Ifrit quitte son abdomen lui arrachant ainsi son dernier souffle. Son corps était étendu sur la terre, un petit filet de sang lui sortait de la bouche et un trou béant se trouvait au niveau de son abdomen. Il paraissait apaisé, comme si tous ses problèmes s’étaient envolés en même temps que sa vie…
Tout est noir, il n’y a pas un bruit, pas un seul repère, pas de sol, pas de brise amicale, ni de tendre gazouillis, RIEN. Le vide total.
Voilà ce qu’Illidan avait ressenti avant qu’une petite décharge électrique lui réanime le cœur. Il reprit une longue inspiration, mais ne pu pas bouger. Il souffrait horriblement mais il était heureux de pouvoir ressentir les odeurs qu’il connaissait, ainsi que de pouvoir entendre le gazouillis des oiseaux et de sentir la brise amicale, qu’il aimait tant, lui caresser les cheveux. Mais l’épuisement reprit le dessus et le jeune homme se rendormit…
Il se trouvait allongé sur l’herbe verte en dehors de la caverne où il était plusieurs heures auparavant. Autour de lui, 2 « choses » le regardait avec inquiétude…
Illidan rêvait, et il rêvait précisément du moment où il avait découvert comment entrer en Iva-lice. Il se souvenait très bien de cette journée printanière. Il se promenait dans la forêt, et il tomba subitement dans la petite clairière. Il se mit ensuite à contempler le noyer, ressentant toujours cette impression de supériorité. Soudain, le paysage se brouilla, et un homme à l’agonie apparut sur le sol. Il s’approcha, et l’homme lui tendit l’ocarina. Illidan le prit, et l’homme lui prononça un mot incompréhensible avant de partir vers un monde probablement meilleur. Mais le rêve ne fut pas comme d’habitude. Un spectre sortit de l’enveloppe corporelle de l’homme mort. Et ce spectre fonça vers Illidan avant de fusionner avec lui. Mais le jeune homme se réveilla en sursaut…
Il ouvrit les yeux et vit Shiva et Ifrit devant lui, le contemplant avec un air inquiet. Il chercha instinctivement Ornix, mais il fut coupé par une voix.
Shiva : N’aie pas peur, nous ne te voulons aucun mal. Tu m’as libérée ainsi qu’Ifrit et nous te devons beaucoup. Je vais t’expliquer : Nous avions perdu notre maître, et nous devions errer jusqu´à ce qu’une autre personne soit capable de nous invoquer. Mais le seigneur Carmagamemnon, un être perfide et démoniaque à réussi à nous rendre dangereux. Nous avions pour but de tuer quiconque venait d’un autre monde car cette personne était une menace potentielle pour le seigneur. Nous t’avons donc attaqué, nous étions comme possédés et nous te remercions pour ce que tu as fait pour nous.
Ifrit : Merci…
Shiva : Tu te souviens du foulard que tu as récupéré après m’avoir vaincue, et bien c’est grâce à cela que tu n’es pas mort. Chaque Chimère possède un objet permettant de l’invoquer, moi c’est le foulard, Ifrit c’est un collier, qu’il te remettra lorsque tu seras en état.
Illidan : Mais je ne comprends pas pourquoi il a fait cela, personne autre que moi n’est capable de voyager entre les deux mondes…
Shiva : Oui. Mais sache que tu dois délivrer toutes les Chimères car personne ne sait ce qui se trame dans la tête de Carmagamemnon. En tout nous sommes 5 :
-Moi, la Chimère de Glace.
-Ifrit, celle de Feu.
-Ixion, utilisant le Foudre.
-Hadès, la Chimère des Ténèbres
-Et Bahamut le Dragon, la Chimère Ultime.
Illidan : Mais et si je ne veux pas ?
Ifrit : Gromph !
Shiva : Sache que ta ville est probablement en danger, et que si je pense bien, nos 2 mondes courent un grand risque.
Illidan : QUOI ? ! ( Illidan se mit à penser à Aeris, à l’Ondine, à Seto, à tous ceux qu’il connaissait, à lui-même …) Bon, je vois … je n’aie pas le choix… mais sais-tu par où je dois commencer ?
Shiva : Non c’est bien cela le problème, je n’aie pas la moindre idée d’où résident mes congénères.
Illidan : Je vais retourner chez moi, me reposer, je reviendrais d’ici 1 jour ou 2.
Les deux Chimères acquiescèrent. Ifrit déposa son collier entre les mains d’Illidan, que ce dernier s’empressa d’enfiler. C’était un collier ordinaire, auquel étaient accrochées des dents et une griffe. Illidan salua les 2 Chimères, et retourna chez lui, mais le chemin était long…
Très long… Trop long. Illidan fit une pause, car ses jambes n’étaient plus en mesure de le porter. Il s’assit donc, en l’espoir qu’un miracle arrive, et ce miracle n’arriva pas…
Il reprit donc sa route, en repensant à ce qu’il venait de vivre. Il avait échappé 2 fois d’affiler à la mort et venait d’acquérir un nouveau don. Il tira donc un bilan positif de la journée, bien qu’il était épuisé et qu’il n’avait encore jamais ressenti une fatigue aussi intense. Il finit quand même par atteindre le vieux noyer, après 5 heures de marche. Il ne ressentait plus rien dans ses jambes et avait, à plusieurs reprises, failli s’écrouler. Pourtant il voulait rentrer, et sa volonté était si forte que même la fatigue ne l’empêcha pas d’atteindre son objectif. Il saisi l’ocarina et se rendit donc dans son monde, puis il reprit le chemin habituel, pour finalement arriver devant chez lui…
Il fut choqué par ce qu’il vit. Toute la ville était en feu. Les maisons étaient réduites à l’état de cendres, des cadavres jonchaient le sol, les voitures étaient toutes détruites, les poteaux électriques étaient renversés, des personnes hurlaient, de peur, ou en subissant d’affreuses souffrances. C’était un paysage d’apocalypse qui s’offrait aux yeux du jeune homme. Celui-ci s’empressa d’aller voir à sa maison, oubliant la fatigue. Il cherchait quelque chose, ou plutôt quelqu´un. C’était sa sœur, car il s’agissait de sa seule famille, une sœur qui avait une maladie génétique, mais qu’Illidan chérissait énormément. Il courait à en perdre haleine, et lorsqu’il aperçut sa maison, il éclata en sanglots. Tout était en ruines, il ne restait rien, à part quelques tuiles et un bout de la porte d’entrée. Sa sœur était morte, la seule personne qui comptait vraiment pour lui, venait de perdre la vie. La haine prit progressivement place à la tristesse. Illidan haïssait celui qui était à l’origine de cet acte, et il jura sur sa vie de venger sa sœur.
Soudain, Illidan entendit un rire qui lui glaça les os venant de derrière lui. Il se retourna et là, se tenait un homme. Cet homme avait un plastron argenté, recouvrant une cotte de maile en bronze. Il avait également une longue cape rouge foncée, qui lui descendait jusqu’en bas des chevilles. Chevilles elles-mêmes recouvertes par 2 jambières noires. Ses cheveux blonds lui recouvraient une petite partie du visage, et cachaient par la même occasion une cicatrice qu’il avait sur la tempe.
Le mystérieux homme dégaina une épée longue, avec un pommeau sculpté et une lame rougeâtre, car elle était recouverte par du sang. Illidan comprit tout de suite que l’homme en question était en parti l’assassin de sa sœur. Son sang je fit qu’un tour, il empoigna fermement Ornix et se jeta sans réfléchir sur l’inconnu…
Voilà
