Ferrari est prêt à bondir
Le cheval cabré veut montrer les crocs
Largement distancé en 2005, le cheval cabré de Ferrari veut ruer de nouveau dans les paddocks en 2006 pour permettre à ses pilotes Michael Schumacher et Felipe Massa de briller, et attirer des talents nouveaux ou confirmés afin d´assurer un avenir radieux à la Scuderia en F1.
Car les contrats des deux pilotes titulaires arrivent à expiration fin 2006 et Ferrari a assuré que le septuple champion du monde allemand, 37 ans, était libre de prendre lorsque bon lui semblerait sa décision de prolonger ou non avec l´écurie italienne.
Mais pour préparer l´avenir, Ferrari multiplie les tests avec le multiple champion du monde de motocyclisme Valentino Rossi. Ce qui paraissait dans un premier temps n´être qu´un cadeau de la mythique marque italienne au déjà légendaire pilote moto, a pris un tour de plus en plus sérieux au cours de l´hiver.
Jusqu´à ce que Rossi prenne le volant d´une F1 rouge en dehors des terres privées de la Scuderia, dans le cadre d´essais officiels où il a été confronté à d´autres pilotes d´autres écuries !
Outre Rossi, le Finlandais Kimi Räikkönen, vice-champion du monde 2005 avec McLaren Mercedes, aurait été approché voire séduit par l´écurie italienne pour 2007.
Mais d´ici-là, il y a une saison, un championnat qui doit rattraper la disette 2005, marquée par une seule victoire -sur "no show"- aux Etats-Unis après le retrait des quatorze monoplaces équipées de pneumatiques Michelin.
« Je suis très optimiste sur nos chances » assure Schumacher, prévoyant une lutte à quatre entre Ferrari, Renault, McLaren et Honda. « Est-ce que nous gagnerons, on verra, mais nous serons parmi ces équipes, je pense ! »
Son patron Jean Todt n´en attend pas moins d´une écurie qu´il a remontée au firmament du sport automobile avec six titres constructeurs de 1999 à 2004 et cinq titres pilotes de 2000 à 2004.
« Nous allons affronter la saison avec une grande détermination afin de retrouver les sommets. Nous avons la voiture, nous avons les pilotes, nous avons les moyens, et donc aucune excuse pour ne pas retourner d´où nous venons » affirme Todt.
Oubliée l´expérience de 2005 où l´on avait d´abord tardé à mettre en piste la monoplace de l´année, lui préférant une version hybride de la F2004, avant de précipiter son utilisation.
Si les changements incessants de règlements semblaient devoir pénaliser Ferrari ces dernières années pour limiter son écrasante domination depuis 1999, les modifications prévues pour 2006 pourraient au contraire remettre le pied des Rouges à l´étrier.
Comme par exemple la réintroduction des changements de pneus en course, vraisemblablement plus favorables à Bridgestone -qui équipe Ferrari, Toyota, Williams, Midland et Super Aguri - qu´à Michelin.
« Ferrari veut revenir et les changements de pneus en course peuvent le leur permettre » assure Nick Heidfeld (BMW Sauber), compatriote et voisin en Suisse de Michael Schumacher.