Ferrari, mauvais choix de pneus en Australie
Bridgestone n’est pas en cause selon Todt
03/04/06 15:10
La température des pneus était la clé du succès, ce week-end en Australie, selon Jean Todt - de retour de Melbourne où il a été le témoin privilégié d’une course marquée par quelques accidents spectaculaires auxquels n’ont pas échappé Felipe Massa et Michael Schumacher.
Ni l´un ni l´autre n’ont vu le drapeau à damiers. C’est néanmoins le manque relatif de compétitivité de la 248-F1 dans les allées de l’Albert Park qui contrariait le patron des Rouges.
« Tout était une question de température pneumatique pendant les quatre interventions de la voiture de sécurité » déclarait Todt. « Avec le type de pneus choisis, nous devions les maintenir à bonne température. Sans ça, nous manquions d’adhérence, les pressions étaient trop basses ! »
Dans une certaine mesure, le staff technique de la scuderia ont été dupés par les conditions météo. Ne bénéficiant pas d’une troisième voiture le vendredi, les pilotes Ferrari doivent se faire eux-même une idée du choix de gommes, sans pouvoir faire autant de kilomètres que certains de leurs adversaires. Samedi, la piste humide n’a pas permis à Michael et Felipe d’affiner leur sélection pour la course.
« Nous avons seulement utilisé un type de pneus le vendredi, pensant que nous pourrions examiner les autres spécifications quand la piste aurait été moins ‘verte’, samedi » expliquait Todt.
« Malheureusement, nous n’avons pas pu le faire. Nous n’avions pas prévu des températures aussi fraîches, nous n´avions pas assez d´information pour faire une bonne comparaison. »
« Quand tout fonctionne comme il faut, nous offrons des possibilités intéressantes. Malencontreusement, nous n’avons pas pu l’exprimer correctement. Nous l’avons fait lors de la première course cette année, pas dans la deuxième, encore moins dans la troisième » avouait le Français.
Certains ont été vite en besogne et croient que le problème pourrait être semblable à ceux dont à souffert Ferrari l´année dernière.
« D´une certaine manière, je dirais que nous avons eu ce problème – de faire chauffer les pneus - plusieurs fois l´année dernière. Ceci dit, il y avait d’autres spécifications disponibles chez Bridgestone en Australie, utilisé par certains de nos adversaires, qui - semble-t-il – montaient mieux en température » reconnaissait-il. « Vous avez vu ce que Webber était capable de faire - et il n´avait pas un réservoir vide. Idem avec Ralf ! »