L2 / NANTES :
Fin d’année agitée
samedi 29 décembre 2007 - 08 h 15 - Romain DAVESNE
Fin d’année agitée
PANORAMIC
Agressé verbalement (et physiquement selon ses dires) par des supporters qui contestent un plan social, Waldemar Kita a porté plainte pour menaces de mort et insultes. Drôle ambiance à la Jonelière…
Drôle de fin d’année au FC Nantes. Leaders de la Ligue 2 avec un confortable matelas de neuf points d’avance sur le quatrième, les Canaris ont perdu de leur superbe en ne remportant qu’un seul de leurs cinq derniers matchs. Mais c’est surtout en coulisses que le FCNA montre d’inattendus signes de fragilité. A l’origine d’un conflit qui ne cesse de prendre de l’ampleur : un plan de licenciement proposé par Waldemar Kita. Le président nantais a prétexté des difficultés économiques pour évincer vingt-trois salariés du club. Mais dans le même temps, il a intronisé Pascal Praud au poste de directeur délégué en charge de la communication et du marketing. Avec un salaire, semble-t-il, élevé.
Le dernier match de l’année au stade du Roudourou de Guingamp aura donc offert un drôle de spectacle. Les supporters nantais, désireux d’exprimer leur soutien face au traitement réservé aux salariés du club, se sont heurtés à l’opposition de leurs propres stadiers au moment du déploiement d’une banderole à l’attention de la direction. Et les choses se sont encore envenimées à l’issue de la rencontre comme le rapporte un spectateur dans les colonnes du Télégramme. « Une vingtaine de supporters a décidé d’aller à la rencontre des dirigeants du FCNA, facilement accessibles au stade du Roudourou. À la sortie des officiels, ils attendaient donc le président, Waldemar Kita, en brandissant une nouvelle fois leur banderole. Après quelques invectives les incitant à venir s’expliquer, l’un d’entre eux s’est vu plaquer au sol par Christian Larièpe, directeur sportif. Il sera maîtrisé et ramené à la raison par les stadiers de l’EAG. »
Le plan social suspendu
Se sentant menacé, Waldemar Kita a tenu à porter plainte contre X « pour menaces de mort et insultes ». Et c’est par le biais d’un communiqué que le président du FCNA s’est expliqué. Avec une version des faits forcément très différente. « Une trentaine de jeunes gens m´ont agressé verbalement d´abord, physiquement ensuite à la sortie du vestiaire du stade du Roudourou au moment où je regagnai mon véhicule. Leur motif de colère tient dans le plan social annoncé ces derniers jours. J´ai été surpris de la radicalité et de la violence des propos entendus : « le FCN est à nous. On a viré Dassault et Barthez. On vous fera la peau s´il le faut. » De nombreuses insultes ont suivi et je suis contraint de déplorer le caractère raciste de ces injures. Il a fallu la détermination des forces de l´ordre et la sécurité du club de Guingamp pour stopper ce qui s´annonçait comme un passage à tabac (…) »
Et de continuer : « Il n´est pas question de me laisser intimider par quelques personnes dont le comportement relève des tribunaux. Non, le FCN n´appartient pas à une frange extrémiste de jeunes gens qui utilise la terreur comme méthode et l´insulte comme langage. Je ne cèderai à aucune injonction violente qui chercherait à dénaturer le travail de reconstruction de la maison jaune que j´ai entrepris depuis le mois d´août. » En attendant, le plan social a été suspendu peu avant Noël, le temps d´en faire vérifier le caractère économique. Reste à espérer pour le FCNA que la trêve hivernale calmera les esprits du côté de la Jonelière. Afin que les Canaris ne perdent pas de vue leur unique objectif de la saison : la remontée en L1.
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Je vois pas où sont les injuresz à caractère raciste là-dedans
Enfin la version des supporters est rejointes par le rapport de sécurité des stadiers du Roudourou 