Que dire à propos de ce jeu, à part qu'il s'agit du meilleur action-rpg que cette génération de consoles ait porté?
Dark Souls fait partie de ces jeux qui dégagent une véritable identité, identité qui s’exprime au travers d'un univers sombre, fascinant… et littéralement terrifiant.
Difficile d'exprimer ce que l'on ressent quand on traverse les vastes contrées de Lordran. On se retrouve confronté à ; un singulier arc-en-ciel d’émotions antagonistes, où se croisent et se couplent anxiété et admiration, tristesse et joie, solitude et excitation, mélancolie et béatitude. Impossible de ne pas être impressionné par la profondeur de champ des paysages, la vastitude du monde, la taille de ses constructions. Se livrer à Dark Souls, c’est s’abandonner à un voyage spirituel au plus profond de la psyché humaine, dans tout ce qu’elle a de plus beau, et de plus torturé.
Tout est fait pour conférer au joueur un sentiment de petitesse, d’insignifiance… d’impuissance. Car l’univers de Dark Souls est castrateur à bien des égards, à commencer par ses ennemis impitoyables, son gameplay exigeant et la frustration qui découle de nos échecs répétés. Cependant, l’on comprend vite que l’échec, du moment qu’il ne cède pas à l’abandon, nous mène toujours vers une victoire et que celle-ci, grande ou petite, nous fait à son tour progresser.
Les PNJ qui peuplent le jeu, bien qu’entourés d’une épaisse brume de mystère, s’intègrent de manière cohérente à l’univers, et le scénario, plus riche qu’il n’y paraît, n’est saisissable qu’au travers des objets, armes et pièces d’armure, dont les descriptions nous renseignent sur les lieux, peuples et l’histoire du royaume de Lordran. Et c’est là une autre grande force du titre, à savoir cet aspect ténébreux, secret qui nous pèse lourd, très lourd, et qui nous rend curieux au point de rendre folle notre imagination. Dark Souls ne brille donc pas parce qu’il dit. Il brille par ce qu’il ne dit pas.
En somme, on ne joue pas à Dark Souls ; on le défi. On le défi comme on défierait ses propres démons. Puis, l’on finit par l’adopter, le porter en soi ; car l’héritage de DS est riche, à n’en pas douter. Il nous enseigne que l’échec aussi fait partie de la vie et que, même s’il est douloureux, il est indispensable pour apprendre, progresser, et donner le meilleur de soi-même. Dark Souls, c’est aussi une belle leçon de vie. Une expérience dont on ne se remet jamais complètement.