Un jeu bourré d'autant de défauts que de qualité. De bonnes idées et de l'ambition pour un jeu qui manque malheureusement cruellement de moyens.
Commençons par les défauts. FUEL a eu la noble ambition de proposer le plus gros open-world pour un jeu de course, mais qui est malheureusement bien vide en comparaison de sa taille démesurée. Les points de vue présentent de l'intérêt pour ceux friands d'exploration mais on se prend parfois la tête dans les zones avancées pour trouver tous les items de la map. Au fond le jeu est assez répétitif. Autre point négatif : les évènements climatiques tels que les tornades, censés être le fer de lance du jeu, sont en fait scriptés pendant les courses. Seuls les orages et les chutes de neiges sont générés aléatoirement en freeride, et encore, selon la région.
De plus, il y a de grosses lacunes en terme de gameplay franchement insupportable. Tous les véhicules ont les même comportements, et peu importe la surface sur laquelle on roule : on a systématiquement l'impression de glisser sur une patinoire. Certaines courses sont justes injouables et on perd rapidement du plaisir. On se prend d'ailleurs assez souvent les arbres et autres débris. Globalement, les véhicules n'ont rien d'original.
Mais le jeu possède également ses qualités. On prend un pied énorme à arpenter la carte pendant des heures, du moment qu'on aime l'exploration. Les régions sont variées : forêts, plaines, déserts arides, monts enneigés. Les amoureux de la nature seront heureux d'avoir ce sentiment d'être largué au milieu de nulle part. Si on prend la peine de relier les camps soi-même sans téléportation, on savoure pleinement le jeu. Le mode Freeride importe au final davantage que les courses foireuses à l'IA cheatée.
FUEL est un jeu qui s'apprécie pour son exploration démesurée et grisante, mais au gameplay foireux qui provoquera des crises de colère à certains moments.
Je garde néanmoins un souvenir global assez bon, étant gourmand d'exploration et de nouvelles sensations en terme de jeu de voitures. Asobo a le mérite d'avoir proposé un univers post-apocalyptique, avec l'ambition de repousser les standards du genre.