Ubisoft est le vecteur de l'apathie vidéoludique.
Bon visiblement, je me suis fait censurer ma critique, alors qu'elle est plutôt construite, par contre les 20/20 avec 3 mots et du remplissage en flood ça restent. Le clivage ne plait pas à tout le monde visiblement, surtout quand il est cohérent et qu'il arrive en top commentaire, j'ai osé m'attaquer à Ubisoft, la main qui nourrit pas mal de monde ici, la diversité des avis est mal vu ici, dommage mais je récidive.
Ce Ghost Recon est l'illustration parfaite du sentiment d'apathie envers le jeux vidéo se développant peu à peu aujourd'hui, à travers un gameplay hasardeux sans grands intérêts qui reprend les codes du genre sans le réinterpréter, avec un IA d'une stupidité rare (un comble pour un TC???), une DA inexistante, il faut le dire, un scénario banal au possible et surtout un fun idéalisé par la campagne de publicité (Quid de cette mascarade lors de la présentation du jeu à l'E3, on avait plus à faire à des acteurs qu'à des joueurs, ouah de la tension, du stress, de la coop, typiquement Ubisoft tout ça, vendre un imaginaire plus qu'une réalité). (Petit clin d'oeil à Watch Dogs). La beta du jeu a mis tout cela en exergue (j'ai pu y jouer deux week-end) J'aimerai maintenant parler du pourquoi du comment, pourquoi en sommes nous là ? C'est ce qui est le plus important ici.
Ubisoft est aujourd'hui ancré dans la jeunesse de tous. Leurs licences ont structuré l'inconscient du joueur au fil du temps, il faut le dire leurs jeux nous ont offert des expériences plutôt inoubliables. Cependant une politique odieuse est venue s’immiscer dans leur licence, débutant avec les derniers AC (post 3) et trouvant son apogée avec le fameux Watch Dogs, Ubisoft est devenu le principal inquisiteur d'une violence sans nom faite envers le jeu vidéal avec un grand J, d'une sorte d'infanticide envers leurs propres œuvres. En effet, Ubisoft a joué avec nos souvenirs, nos tendres sentiments, il les a manipulé afin d'en obtenir un tout difforme, représentant parfaitement sa production actuelle.
Qu'est ce qu'un jeu Ubisoft aujourd'hui ? C'est la rationalisation du jeu vidéo, d'un divertissement pour en tirer le plus de jus, absolument tout y est chiffré, et Wildlands en est l'illustration parfaite. Où est la liberté ? Où est la poésie ? Où est l'art ? Où sont passés nos souvenirs d'enfant qui nous sont si chers ? Ils sont disparus, écrasés par cette avidité purement capitaliste. Ubisoft est, de nos jours, le fast food du jeu vidéo. On se dit qu'on a plus le temps pour de grandes aventures, pour de grandes émotions, pour de grands moments (qu'on ne les mérite peut être pas ?) alors on va se réfugier dans un produit purement pragmatique, sans grands intérêts, fait par des statistiques imposant au joueur ce qu'aime la masse, li empêchant de découvrir de nouvelles expériences. Qu'aime le marché ? ça ça ça, on mixe cela fait un jeu Ubisoft. Triste recette, qui est appliqué ici, celle de la consommation de masse, pas celle de l'art. Nous ne sommes pas une MASSE, nous sommes des individus, nous disposons d'une sensibilité propre, qui nous rend chacun si merveilleux alors pourquoi se rabaisser à cela ? Pourquoi ce TC, paroxysme de la décadence d'Ubisoft, laisse-t-il une impression de vacuité si puissante ? Car il ne s'implique dans nos sentiments, il ne se risque à rien, si ce n'est nous offrir le minimum d'interactivité pour garder notre cerveau éveiller afin qu'il consomme sans grande joie un produit aseptisé à la javel.
A quoi bon payer 50 euros pour enchaîner les objectifs sans grands intérêts ? Aller à un point A puis B puis C... Où sont les étoiles qui pétillaient autrefois dans les yeux de notre bon vieux Yves ? Ne méritons nous pas mieux que de s'abrutir avec ce contenu fade ? Les jeux Ubisoft sont vecteurs de tout ce qui détruit notre monde, de l'absence de goût, de l'absence de puissance, leurs jeux ne nous touchent plus, les joueurs ne sont plus perçus comme une communauté pouvant améliorer l'univers du jeu, des passionnés potentielles, mais comme des pigeons tout simplement, on achète, on consomme, on oublie, on achète, on consomme, on oublie... Ce jeu est un poison indolore pour notre humanité.
J'appelle au boycott de ce genre de production, rappelons ensemble que nous ne sommes pas des vaches à lait, que nous sommes tous humains, FAISONS BATTRE LE CŒUR DU JEUX VIDÉO. C'est à nous de décider où il faut mener ce média que nous apprécions tant, à nous de décider si l'on veut vivre de la passion, de cette puissance que dégage la créativité foisonnante de certaines personnes, à nous de dire non à des jeux faits par des statisticiens, mécaniciens de la vacuité. A nous, de dire non à la politique dégradante d'Ubisoft.