20/20 — Panthéon
Majora's Mask est assez difficile à noter. Pour peu que l'on soit sensible à son charme et que l'on s'imprègne de son univers, le jeu se révèle prenant, profond et novateur dans son utilisation du temps comme élément de gameplay.
Le monde de Termina est véritablement singulier; fascinant et dérangeant à la fois, il suinte la mélancolie tout en débordant de couleurs, rappelle nos souvenirs d'OoT puis les balaye en imposant ses codes. La musique y contribue pour beaucoup.
Le gameplay, repris d'Ocarina of Time, est étoffé grâce à l'utilisation des masques et la gestion des fameuses 72 heures. La quête principale, ne comprenant que 4 donjons, reste néanmoins longue et est de loin la plus difficile des Zelda 3D à ce jour. Les activités annexes sont nombreuses, et généralement bien plus développées que pour l'épisode précédent.
Cet épisode est bien trop particulier pour pouvoir plaire à tout un chacun, surtout qu'il ne dévoile toute l'étendue de son gameplay qu'après plusieurs heures de jeu. Pourtant, si l'on fait l'effort de s'y intéresser suffisamment, on découvre un titre enchanteur, capable encore aujourd'hui de faire rêver le plus terre à terre d'entre nous.