Ben à vrai dire, j'ai été beaucoup plus déçu du nveuième épisode, justement. A part Kuja, j'ai accroché à très peu de personnages, que je trouve pour la plupart lourds. Et ce n'est pas parce qu'on n'a pas saisi un personnage qu'on est obligé de penser qu'il n'a pas été travaillé
Pour moi, Squall est le reflet typique de l'otaku, et se dresse déjà comme une caricature évidente du public auquel FF8 est adapté : ces jeunes japonais qui restent leur journée chez eux, à vivre dans des mondes irréels, frôlant l'autisme. Squall est complètement dans ce style-là, il pense plus qu'il ne parle, il est introverti comme pas possible et semble complètement prisonnier de lui-même.
FF8 apporte donc un regard sur ce stéréotype (ah oui, au fait, merci de pas confondre archétype et stéréotype
). Un regard rempli d'espoir et d'optimisme, puisque tout au long du jeu, Squall va nouer avec Linoa une relation complètement idéale, et l'amour va petit à petit s'insinuer en lui. Enfin, la réussite sociale va lui sourire, avec notamment l'accès au poste de directeur de la BGU qu'il aura du mal à accepter.
Squall n'est donc pas un simple personnage de jeu vidéo, il est, àl'image d'un certain Shinji Ikari (Evangelion), une réflexion sur le phénomène des otakus, et finalement d'un certain nombre d'adolescents dans cette tranche d'âge autour du monde ; pour évoluer, il faut sortir et accepter les autres, il faut accepter l'amour. C'est un message excessivement optimiste selon mon interprétation, mais on peut toujours en débattre. Reste à dire que de ce point de vue-là, Squall est un personnage tout à fait intéressant, et qu'avec Linoa je les considère comme le plus beau couple du jeu vidéo, Linoa étant la fille mystérieuse par excellence, notamment due à son ambiguité sur l'identité d'Ultimécia, vraiment trouble.