Partiel... Grmbl dis pas des gros mots ![]()
Mis à part -Critique de la raison pure- de Kant et -Le discours de la méthode- de Descartes, est-ce que quelqu'un connaîtrait des ouvrages qui traitent de la raison (et un peu aussi de la démonstration) et qui pourrait me conseiller ![]()
(Sofea, je réponds à ton message après manger.)
La plupart des ouvrages de philosophie traitent au moins partiellement de la raison. ![]()
Ce sont ceux qui en traitent le plus que je recherche.
Bah ça dépend ce que tu veux entendre sur la raison. Parcequ'un livre qui "traite de la raison" ne la traite pas toujours pareil (sans quoi tout cela aurait en fait peu d'interêt
).
Vous êtes côtés, ce forum est le premier quand on tape dans google "forum philosophie". :o)
Et il est dans les premiers à "philosophie j". ![]()
Comme quoi tout le monde s'en fout vraiment de la philo.
Bah c'est p't'être tes histoires qui intéressent tant les internautes. ![]()
On parle peut-être des dernières péripéties de fanofdreams et du fantasme, dans les galas des princesses d'Orient. ![]()
Ce coup là ![]()
Plus sérieusement, j'ai vu des sujets bien plus intéressants ici que sur les forums universitaires ^^
La philosophie, c'est nul.
Besoin d'un forum sur le bon sens, plutôt.
Ou sur les idées, et la manière de penser. Ça, ça serait vachement bien.
J'ai pas la foi en la philosophie proprement dite.
Car j'ai du mal à trouver comment comprendre les grands auteurs.
Eux, ils ont réfléchi toute leur vie, à leurs idées.
Dans leurs esprits, au fil du temps, les pensées ont tissé des fils, puis les fils des cordes.
Ça fait des sortes de poutre, reliées les une aux autres.
Quand ils écrivent, ils arrachent les grandes poutres en oubliant la moitié des boulons.
Nous on apprend par coeur le nom et la nature de leurs poutres.
Mais comment faire ta maison, si t'as pas d'boulons ?
Tout le monde manipule des poutres, mais je pense que jamais personne n'aura dans son esprit la maison qui fut écrite. Tout ça, ça tient pas debout, moi j'dis.
Chacun bricole de son coté avec ses pièces détachées.
On ira pas loin comme ça. Mais on ira jamais bien loin, de toutes façons.
Construire une maison qui tient debout, ça s'improvise pas, moi j'dis, c'est plus dur que d'envoyer un astronaute sur la lune. Ça devrait être une science, mais pas une science des idées, une science de la pensée.
C'est totalement vain de réfléchir sur les idées. Du moins, c'est pas suffisant.
Quand tu mets du lait dans un bol, le lait et l'air sont des détails, le plus important c'est la brique et le bol, l'inclinaison requise, la durée, les consistances, l'observation.
L'homme a les yeux bandés et il fait des cocktails de n'importe quoi, n'importe comment.
Moi j'dis qu'on en obtiendra jamais rien d'autre que du n'importe quoi.
Regardez, je clique sur Poster pour envoyer ma maison, mais sans les boulons.
Faut pas s'étonner qu'elle tienne pas debout.
![]()
"Ça devrait être une science, mais pas une science des idées, une science de la pensée."
Pour moi, tout le désordre vient de la fausse équivalence entre le langage et la raison. Le terme "logos", qui renvoie à ces deux idées, illustre parfaitement cette doctrine.
Là où je ne suis point d'accord, c'est de ramener la réflexion des auteurs à celle de l'enseignement scolaire. "j'ai du mal à trouver comment comprendre les grands auteurs", disais-tu.
Mais les grands auteurs, eux, construisaient avec quelques boulons. Parfois plus, parfois moins. C'est seulement en imposant un grand mixage de l'ensemble de ces réflexion où "tout se vaut" que l'on n'a pas été capable de monter ces pièces détachées avec des boulons. Rien ne s'effond, rien ne s'écroule, car tout est maintenu en suspension par la doctrine du logos, le lien imaginaire entre les essences.
La philosophie, la vraie, c'est génial.
Je comptais faire un topic sur les modes de réflexion portés sur les textes des auteurs, mais je ne le ferai que lorsque j'aurai acquis sufisament d'expérience.
Parfois, c'est vrai, on a du mal (moi, en tout cas) avec tous les hydres platoniciens à têtes de serpent ; mais des pensés, des sentences, ou même un personnage, changent notre vie et nous font parvenir des lumières, aussi fugaces soient-elles, qui nous détournent de la médiocrité, de la servitude, et de ces choses qui sévissent dans le monde des hommes.
"Ça fait des sortes de poutre, reliées les une aux autres.
Quand ils écrivent, ils arrachent les grandes poutres en oubliant la moitié des boulons. "
Suffit de justifier et, Ô miracle, on peut voir les liens d'une idée à l'autre.
Ceci dit c'est sur que c'est plus long à rédiger, et surtout faut comprendre ce qu'on dit et pas simplement recopier bêtement les idées d'un autre où sauter dans une direction au hasard en priant qu'il y ait quelque chose pour nous récupérer de l'autre côté.
"Rien ne s'effond, rien ne s'écroule, car tout est maintenu en suspension par la doctrine du logos, le lien imaginaire entre les essences. "
Donc dans le même système deux philosophies antithétiques ne rentreraient pas en contradiction ?
Mais bien sur... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu.
"Donc dans le même système deux philosophies antithétiques ne rentreraient pas en contradiction ?"
En général, non. Tout cela par le simple fait que deux thèses dialectiquement opposées ne se contredisent pas toujours d'un point de vue logique. Ces deux modes de contradictions, souvent jugés à tort comme équivalents, appartiennent à deux mondes entièrement distincts.
L'opposition du plan dialectique, tant qu'elle n'est pas dépassée, appartient au monde de l'opinion. Dans ce système, un certain nombre de prémisse sont jugés comme étant des "vérités absolues". Or, cet ensemble débouchent sur des thèses opposées. Comme nous y ajoutons le fabuleux principe de non-contradiction, tout le monde a à la fois tort et raison.
Tel philosophe pose un système qui débouche sur une thèse. Tel autre pose un autre système qui débouche sur une autre thèse. Pourtant, dans les deux cas, les lois du logos sont respectées.
Mais voilà, comme nous sommes très intelligents, nous ne pouvons affirmer que l'un a tort parce que l'autre a raison. Nous débouchons alors sur un autre monde dérivé de celui de l'opinion : une réplique où le principe de non-contradiction n'existe pas.
La cause de cette absurdité est assez simple à débusquer : elle provient de la structure du système initial qui débouche sur ces conclusions contradictoires.
Le monde de la rigoureuse logique, celui vers lequel il serait bon de tendre, n'obéit pas aux mêmes règles. Effectivement, contrairement à notre base de raisonnement humaine, commune, un philosophe conçoit un système qui lui est propre. Un philosophes pose d'abord des règles de raisonnement, puis emploie son expérience sensible afin de construire son système.
Deux philosophes distincts ne posent pas les mêmes règles et n'ont pas la même expérience sensible. Deux logiques se basant sur des prémisses différents ne convergent pas toujours vers des déductions appartenant à un unique sous-ensemble "thèse".
Dans ce monde-ci, toute conclusion obéissant à une logique cohérente dépend tout simplement des conditions posées au départ.
Que fait-on dans une dissertation de philosophie avec un plan dialectique ? On étudie les divergences entre les différents systèmes ? Dans ce cas-ci, il faudrait vaguement poser un paradigme de complexité, car "l'unité" compte beaucoup pour la note.
Non, ce que l'on fait généralement, c'est partir de la structure du monde de l'opinion, et établir un méli-mélo d'arguments de philosophes dont on fait une abstraction totale des divergences entre les causes de ces déductions. La notation se fera alors sur la "pertinence" de l'argumentation.
J'organiserai mieux tout ceci le moment venu.
"Tout cela par le simple fait que deux thèses dialectiquement opposées ne se contredisent pas toujours d'un point de vue logique."
En gros, si je te demande si le ciel n'est pas bleu, ce n'est pas la peine de me faire un cours de biologie pour m'expliquer en quoi l'herbe est verte. Je t'en remercierais.
Le prochaine fois apprends à lire, ça t'évitera de perdre du temps à écrire de sottises dont tout le monde se fout :
"un philosophe conçoit un système qui lui est propre." =/= "Donc dans le même système"
"un philosophe conçoit un système qui lui est propre." =/= "Donc dans le même système"
Je parlais d'un système qui intègre des branches de raisonnements des anciens (l'idéal étant le paradigme de complexité). Si, dans ce système, les thèses de ces philosophes ne peuvent s'appliquer que dans des conditions précises, il ne devrait pas y avoir de contradiction. Sinon, c'est que ce système est mal conçu.
"Rien ne s'effond, rien ne s'écroule, car tout est maintenu en suspension par la doctrine du logos, le lien imaginaire entre les essences." signifiait : peut importe l'incohérence du système, du moment que l'on part de certains de ses prémisses. Tout ce système contradictoire est maintenu, car il correspond à notre mode de pensé usuel.
Ta réplique, visiblement à caractère contre-argumentatif, semblait correspondre à "dans un même système, il est absurde que deux philosophies antithétiques ne rentrent pas en contradiction".
Si ma réponse ne s'aligne pas avec ta question, tu n'avais qu'à expliciter la signification de ce que tu appelles "contradiction". Pour moi, dans un système, ce terme ne s'emploie que dans la contradiction de logique et non de langage.
"les thèses de ces philosophes ne peuvent s'appliquer que dans des conditions précises"
Et donc dans ce postulat, deux thèses antithétiques n'entrent pas en contradiction car ayant des conditions initiales différentes.
De ce point de vue là d'accord. Ceci dit, combien d'entre vous citent les hypothèses dans lesquelles vous vous basez pour citer vos "thèses", combien d'entre vous énoncent le domaine de validité et les limites de vos "œuvres" ?
Relis-toi, toi-même tu ne le fais pas.
Quant à contradiction c'est juste un résultat logique comme quoi deux thèses A et B impliquent respectivement un résultat C et sa contradiction logique.
Ce qui arrive très souvent dans le cas de personnes utilisant des définitions différentes pour un même mot sans prendre la peine de vérifier que l'autre l'a défini pareil par exemple.
Sans compter que ton utilisation de vocabulaire élevé donne une désagréable impression de suffisance et de mépris d'autrui, surtout quand on considère qu'il ne sert strictement à rien dans le cas présent, ainsi que le fait que tu te caches derrière des pseudo-arguments d'autorité, dont tu ne dis rien et que nous ne sommes pas censés tous savoir (nous sommes sur un site de jeux vidéos pas celui d'une université de philosophie).