Ma vie, mon c**
La vie citadine m'ennuyait, et je me complaisais à lire le Marquis. Quelques 100 pages plus tard, d'humeur un peu lubrique (plus que d'habitude, je veux dire), je m'amusai à composer ce poème :
Petite motte
Oyez, mesdames.
Car c'est Dolmancé qui parle !
Ô toi, petite motte,
Mon vit (« flic, floc »)
Dans toi, s'agite et gigote
Voilée et occulte au grand jour.
Parée de beaux discours - d'Amour !
D'Amour ? - épines, et ronces !
Ce voile se moque de mes songes.
Ta maîtresse s'étouffe le matin,
Crie, pleure, et agonise le soir.
Tu changes avec les heures, catin
Et ton amour se fait écumoire.
Ô toi, petite motte !
Mon vit – Mon vit ?
Flic, floc !
Dans toi, s'agite et gigote !
Te transporte, émeut ta maîtresse.
La fout, la culbute, lui saisit les fesses.
S'emporte, accélère !
Lacère !
-"Quoi ? Ralentis !"
Relance, balance ! Ah ! Mon vit !
Chante mes caresses, accueille ma Tendresse.
Ton amour est feint, et tes mots sont faux.
Fais la catin, encore ! et tend bien les fesses !
Méprise vertu et honneur, paroles de sots.