Napoléon avait la ferveur du peuple.
La seule frange du peuple français qui le haïssait étaient les éternels royalistes de Vendée, qui ont d'ailleurs mené à la défaite de Waterloo en mobilisant 30.000 soldats qui auraient plus que tout cruciaux pour l'Armée du Nord.
S'il y avait des gens qui le haïssaient autant, il n'avaient qu'à rejoindre la résistance en Vendée.
Non... Au lieu de cela, lors des 100 jours, les 100 derniers jours d'un Empire saigné et qui imposait désormais des mesures drastiques pour l'effort de guerre face à la 7ème Coalition, avec des familles qui ont perdus leurs fils en Russie et avec Napoléon, le même Empereur qui avait abdiqué devant l'ennemi, laissant les Russes défiler sur les Champs Elysées...
Non, au lieu de cela, Napoléon a vogué de villes en villes lors des 100 jours dans une ferveur quasi mystique, les maires lui remettaient les clefs de leurs villes (alors qu'ils pouvaient très bien imaginer que le Roi se chargerait d'un homme a la tête mise à prix, escorté d'une poignée de fidèles), accompagné par des gens du peuple dans sa marche.
La rencontre du 5ème de Ligne près de Grenoble symbolise à lui-seul la communion entre Napoléon et les français, alors que la France était dans un état très critique en 1815.
Tu fais la même chose avec Hitler qui aurait fait les 100 jours après la capitulation du Reich début mai 1945, sa tête aurait fini par terre avant d'atteindre Berlin.
Pas la même époque, certes.
Surtout qu'au début du XIXème siècle, dans l'Europe des monarchies absolues, Napoléon était très loin d'être le pire dictateur, s'il en était un.
Le Tsar était bien pire.