cette fanfiction s´adresse à ceux qui seraient en manque de HP. J´espère respecter JKRowling.
L’ultime combat de Harry Potter
Chapitre 1 : L’anniversaire
Sur la lune couraient de sombres nuages ; aussi sombres que l’humeur du jeune homme qui les contemplait depuis la fenêtre ouverte de sa chambre.
Un profond désespoir l’habitait, Harry Potter se sentait le plus isolé qu’il fût possible de l’être devant l’imminence de son 17ème anniversaire.
« Je vais être majeur, et tout le monde s’en moque ! », murmura-t-il, en déglutissant péniblement.
Cet instant qui, pour le commun des Moldus, aurait pu sembler excitant, refroidissait considérablement l’esprit de ce garçon aux cheveux en bataille. Ce soir, il quitterait la seule famille qui l’ait- si mal – accueillie. Pour une fois, sa valise était soigneusement bouclée. Plus aucun grimoire ou parchemin ne traînait sur le sol ; sa chouette – la magnifique Hedwige, blanche comme neige -, dormait sagement dans sa cage.
« J’avais espéré au moins un signe… Quelque chose qui… me parle de vous… cher Dumbledore ! »
Harry essuya une larme furtive d’un revers de doigt sous ses lunettes et se détourna de la fenêtre pour s’asseoir sur ce lit où il ne dormirait plus jamais.
Au loin, un carillon égrena les douze coups de minuit. Lentement, le jeune homme se redressa, saisit sa valise d’une main, de l’autre la cage de l’oiseau qui hulula faiblement sous la secousse. Se dirigeant vers la porte, il posa la cage pour saisir la poignée et s’étonna en voyant celle-ci s’incliner. Sa tante Pétunia, jetant un regard effrayé derrière elle, s’engouffra dans la pièce.
« Harry ! Tu m’en veux, n’est-ce pas ? J’aurais dû, depuis longtemps, te dire… Te témoigner plus… d’affection. Tu as les yeux de Lily, tu le sais sûrement. Je ne l’aimais pas, c’est vrai, parce que… j’étais jalouse ! Elle savait faire tant de chose, et moi pas. Ton oncle a exigé que tout ce qui avait trait à des pouvoirs devait être banni de cette maison. J’ai respecté sa volonté, et je m’en excuse. Il ne faut pas qu’il sache, tiens ! »
Elle fourra un paquet grossièrement emballé dans la main du jeune homme ahuri.
« Ouvre-le quand tu seras à l’abri. Je suppose que tu sais où aller, et… »
Venant d’en bas, une voix tonna :
« Pétunia ! Que fabriques-tu là-haut ? Descends, ton émission favorite va commencer. »
La tante, sursautant en ouvrant des yeux paniqués, étreignit brièvement Harry.
« Prends soin de toi. Si tu as des ennuis, reviens, je m’arrangerai. »
Elle disparut aussi vite qu’elle était venue, laissant Harry complètement déboussolé.
Un instant plus tard, Harry se tenait dans l’entrée du salon où ses parents d’accueil regardaient la télévision en compagnie de l’énorme cousin Dudley avachi sur le divan.
L’entendant arriver, sa tante Pétunia se dressa d’un bond.
« Tu pars… Vraiment ? »
Harry, une boule étrangement dérangeante dans la gorge, se contenta d’opiner.
« Qu’est-ce que tu racontes, Pétunia ? Laisse cette vermine, et rassieds-toi ! »
Levant des yeux embués sur son neveu, Pétunia baissa la tête et retomba sur le divan.
« Bon débarras ! », rit Dudley en se bourrant de chips tout en échangeant un regard de connivence avec son père qui le lui rendit avec un grand sourire.
Harry, haussant brièvement les épaules, se tourna vers la sortie.
Seul, sur le trottoir, Harry s’assit en posant ses bagages à côté de lui. Il sourit tristement à sa chouette qui oscillait un peu sur son perchoir :
« Tu crois que le Magicobus arrivera bientôt ? »
Un doux hululement lui répondit sans qu’Hedwige n’ouvrit les yeux. Harry soupira, prêt à prendre son mal en patience. Deux minutes plus tard, le bus à double impériale se matérialisant devant lui, le jeune homme rassembla son paquetage pour se présenter à la porte.
« Harry Potter ! s’exclama le jeune contrôleur boutonneux. Quelle veine ! Vous souvenez-vous de moi ? »
Harry ne pouvait pas ignorer ce garçon qui, par l’inefficacité du ministère, s’était retrouvé à la prison d’Azkaban. Heureusement, ce mauvais moment ne semblait pas avoir affecté sa naturelle bonne humeur.
« Salut, Stan ! Square Grimmaurd, s’il vous plaît. » dit Harry en grimpant.
Il posa sa valise pour chercher la monnaie de sa course qu’il régla avant de se charger et de se diriger vers une banquette acceptable où il se posa. Deux seules personnes employaient la ligne, cette nuit : c’était parfait. Leur jetant un œil vague, Harry tressaillit en avisant une petite boulotte qui somnolait le nez sur son opulente poitrine ; il aurait juré que la fourrure qui lui ornait le sommet du crâne l’avait dévisagé un bref instant. Etait-ce un animal… vivant ? L’homme, par contre, n’éveilla pas sa naturelle curiosité. Nul ne lui prêtant attention, Harry s’installa, et regarda défiler le paysage avec, au cœur, un douloureux pincement. Ernie Danlmur, le chauffeur, n’avait rien perdu de sa spectaculaire façon de conduire. Harry faillit regretter ce moyen de locomotion tant les changements de directions brutaux malmenaient ses entrailles. Après plusieurs « Bang ! » de déplacements vertigineux, il en vint à remercier son oncle de l’avoir, une fois de plus, privé de dîner ce soir-là, et c’est avec soulagement qu’il entendit Stan crier :
« Harry Potter, votre arrêt ! »
Attrapant cage et valise, le passager courut vers la porte ouverte.
« Merci ! » cria-t-il alors que la porte déjà se refermait.
À nouveau seul, Harry regarda le magicobus s’éloigner puis disparaître. Soupirant, il s’orienta résolument vers la façade des immeubles de ce quartier. C’était là, entre le N°11 et 13. Il battit des cils en se remémorant la formule jadis lue sur un bout de papier écrit de la main de son mentor :
« 12, square Grimmaurd », souffla-t-il. »
Au même instant la porte d’un immeuble crasseux se matérialisa. Sans hésiter, Harry gravit les marches du perron et poussa la poignée reptilienne, se retrouvant dans le même hall poussiéreux et humide qu’il avait découvert deux ans plus tôt. Cette atmosphère sinistre, loin de l’effrayer, lui parut rassurante. Il avança sans faillir vers la porte du bout qui s’ouvrit largement dès qu’il la poussa.
« Surprise ! » s’écria joyeusement la bande réunie.
Ému, Harry contempla les hôtes présents. La famille Weasley était largement représentée ; Hermione Granger – son amie de toujours – se précipita pour l’embrasser sur les joues, et Ron – son meilleur ami – lui donna une accolade fougueuse :
« Tire pas cette tête ! Attends de voir les cadeaux qu’on t’a réservés ! »
Légèrement déboussolé par cet accueil inattendu, Harry ne pouvait cependant détacher son regard de Ginny, la soeur de Ron qui se tenait en retrait avec un timide sourire aux lèvres. Que c’était bête ! Ils étaient tellement heureux ensemble, si peu de temps auparavant ; maintenant…
« Bon anniversaire, Harry ! dit Ginny en s’avançant pour l’embrasser rapidement sur la joue. J’espère que la surprise te plaît ? »
Harry, trop ému, ne put qu’hocher la tête, positivement. Mrs Wealey ne lui donna pas, du reste, l’occasion de s’attendrir davantage. Le saisissant par la manche après l’avoir débarrassé de la cage et de la valise, elle l’entraîna vers le salon où un grand buffet les attendait ainsi que d’autres membres de la réunion. Le jeune homme eut droit aux accolades de certains professeurs de son école dont, la nouvelle directrice, Mrs Mc Gonagall en personne :
« J’aimerais vous parler dès que possible, Potter ! », lui souffla-t-elle à l’oreille.
Suivirent les étreintes de Hagrid – qui avait bien des difficultés à se mouvoir dans cette pièce au plafond bas - , de Fleur Delacour – rayonnante au bras d’un Bill affreusement balafré – et de Tonks dont les cheveux roses contrastaient étrangement avec le teint gris du professeur Lupin auquel elle s’agrippait comme à une bouée de sauvetage.
Mrs Weasley faisant apparaître un énorme gâteau d’anniversaire, tous entonnèrent le chant de circonstance qui laissa Harry mi-embarrassé mi- révolté.
« Merci ! conclut-il assez gauchement. Je ne m’attendais vraiment pas à une telle fête ; je… »
Hermione lui coupa la parole en lui prenant la main pour le conduire vers la table où reposaient une quantité impressionnante de lettres et paquets.
« Ils sont arrivés via les Patronus des expéditeurs ! C’est un gage de confiance indéfectible ! Tu peux les lire sans risque »
Devant cet étalage, Harry se pinça les lèvres d’embarras. Par où commencer ? Il avança une main hésitante au-dessus du tas et, sans le vouloir, celle-ci s’arrêta sur une enveloppe en apparence banale. Il la saisit et la déplia immédiatement, en lisant avidement le contenu.
de laisser vos commentaires pour ce début de chapitre
C´est aps mal, j´aime bien ![]()
oh ! Tati! tu as posté là aussi ![]()
là au moins, tu devrais avoir des comms constructifs
Pas mal ..
Pas mal du tout ..
C´est rare une fic où le style s´allie avec le talent ...
Surtout lorsqu´il n´y a aucune faute d´orthographe ..
Continue ainsi ..
Juste un conseil : Un chapitre pour le départ et l´arrivée à Square Grimmaud , c´est un peu court ..
Espérons que la suite puisse me faire taire définitivement lol ..
Je ne veux pas que vous vous taisiez... justement.
Ce chapitre est en fait très long. En voici la suite.
L’assemblée, le dévisageant, s’interrogea sur la réaction du garçon qui, à mesure de sa lecture, se décomposait.
« Non ! cria Ginny. Si c’est de Celui-Dont-On-Ne-Peut…
- C’est de lui ? s’épouvanta Hermione. Jette-la au feu.
- C’est de … C’est tellement… ! »
Sans plus de commentaires, il empocha la lettre en affichant un grand sourire qui rassura tout le monde. Enfin serein, il déballa ses cadeaux. Outre le chandail de Mrs Weasley – assez réussi, il est vrai - , un livre d’arithmancie d’Hermione – qu’il n’ouvrirait probablement jamais - , la plumfol offerte par Ron l’amusa beaucoup. Elle avait la particularité d’écrire seule, sous la dictée de son possesseur mais, puisqu’elle venait du magasin de Fred et Georges, elle traduisait instantanément toute vérité en mensonge. Ainsi, quand Harry lui commanda d’écrire « Merci, Ron pour ta bonne idée », elle écrivit : « Tu ne t’es pas foulé, Ron ! ». Le cadeau des jumeaux farceurs, par contre, l’embarrassa profondément. De prime abord, il s’agissait d’une simple paire de lunettes ; l’ennui, c’est que quand Harry les chaussa, il demeura tellement pantois que ses amis s’intriguèrent à nouveau. Très vite, Harry les ôta et les rangea dans leur étui.
« Qu’est-ce que tu as vu, pour tirer cette tête ?, s’informa Ron »
Harry bredouilla une vague réponse car jamais il n’oserait avouer qu’il venait d’observer toute l’assemblée… en sous-vêtements !
Mrs Weasley mit fin à son trouble en invitant tout le monde à se servir au buffet. Dans une ambiance joyeuse, tous se régalèrent de la variété des mets présentés. La baguette de Molly avait dû chauffer pour préparer un tel banquet. Il y avait de tout, pour tous les goûts : du poulet rôti en passant par de succulentes potées, des brochettes, des saucisses ainsi qu’une foule de salades. L’heure avançant, la fatigue se fit ressentir et, bientôt, les invités se dispersèrent au compte-gouttes afin d’éviter d’alerter le voisinage moldu par un départ massif. Les derniers à sortir furent Tonks, Lupin et Mrs McGonagall qui n’avait cessé d’essayer de s’isoler avec Harry pendant la soirée, sans en trouver l’occasion. Dans le corridor où Harry raccompagnait ses hôtes, elle se laissa distancer par le couple, et retint Harry en arrière.
« Je suis venue spécialement pour vous prier de revenir à l’école, Potter ! Votre décision nous a…
- Je rentre ! affirma Harry avec un grand sourire. J’ai… beaucoup réfléchi. Merci de vous être dérangée, professeur… Mme la directrice. »
Mrs McGonagall parut surprise puis ravie. Elle hocha la tête de satisfaction, tapota le bras du jeune homme qui la reconduisit à l’entrée où Lupin et Tonks patientaient. Après un geste d’adieu, Harry referma la porte, et revint au salon où Ginny, sa mère et Hermione, distribuaient des coups de baguette afin de rendre à la pièce ordre et netteté tandis que Ron et son père enfilaient rapidement les derniers vestiges du gâteau.
« Alors Harry, demanda Mr Weasley en avalant sa bouchée, heureux d’être ton propre maître ?
- Je ne sais pas… enfin, oui, je crois ! Ne plus avoir à mettre les pieds chez mon oncle est sans doute le plus grand changement satisfaisant pour l’instant. Il désinfectera sûrement ma chambre de fond en comble avant d’y caser le fourbi de big D.
- Tu vas vraiment habiter tout seul, ici ? s’informa Hermione en regardant les murs aux couleurs ternies.
- Tu devras faire des restaurations ! Je connais d’excellents sorciers, très doués pour les aménagements intérieurs.
- Merci, Mrs Weasley, c’est une très bonne idée et… Merci aussi pour cette fête.
- Puisque tout est pratiquement en ordre, ne croyez-vous pas qu’il serait temps de monter ? Harry, j’ai pris sur moi d’aménager quatre chambres en haut ; tu seras seul à moins que tu ne préfères… »
Harry assura que cela lui convenait tout en essayant d’attirer l’attention de ses amis.
« Montez vous coucher ! dit Ginny à ses parents. Nous rangerons facilement le reste. »
Les parents ne se formalisèrent pas de ce brutal évincement, et sortirent après avoir embrassé les quatre jeunes gens.
Dès que la porte se referma, Hermione fonça :
« Cette lettre, c’était de qui ? »
Pressé par le trio, Harry sortit le document un peu froissé qu’il aplatit presque tendrement avant de le présenter aux yeux avides de ses amis.
« Mon très cher Harry, si tu lis ces mots, c’est que mon temps sur Terre est révolu. Ne sois pas triste puisqu’il nous reste la possibilité de nous entretenir via le tableau de mon bureau. Évidemment, cela implique que tu doives revenir à Poudlard. Il est d’ailleurs très important que tu achèves ce cycle ; tes connaissances sont déjà étendues mais, pour le travail qui t’attend, cette septième année est indispensable. Sois très prudent dans tes déplacements hors de l’écol,e et ne fais confiance qu’à tes plus chers amis. À très bientôt, à Poudlard, ton ancien directeur, et ami, Albus Dumbledore.
P.S : Je t’ai laissé un petit cadeau d’anniversaire, à Poudlard. »
La lecture de cette lettre d’outre-tombe jeta un trouble parmi les jeunes gens. Hermione et Ginny, avaient des larmes dans les yeux et le menton de Ron tremblait singulièrement.
« Ben, mon vieux, souffla-t-il. Il savait donc…
- Manifestement, oui ! couina Hermione d’une voix altérée par l’émotion. C’était un très grand sorcier. Il a dû prévoir que…
- Rogue se retournerait contre lui, ce traître ! grinça Harry que cette seule évocation du nom honni rendait furieux. Quand je l’aurai devant moi… C’est lui qui me suppliera de l’épargner.
- Vas-tu obéir à Dumbledore, Harry ?
- Évidemment, Ginny ! Sans son soutien, je n’ai aucune idée sur la façon de débusquer les Horcruxes et Voldemort.
- Je te jure que j’ai essayé de traduire ces initiales, mais…
Hermione fut interrompue par la voix de Molly qui leur criait de monter. Hélas… cela déclencha l’effroyable sermon du portrait de Mrs Black :
« ENCORE CETTE VERMINE CHEZ MOI ! Comment osez-vous souiller mon seuil avec du sang-de… »
Tout s’arrêta brutalement alors que le quatuor arrivait dans le hall pour voir le père de Ron, en pyjama à rayures, refermer les tentures sur l’horrible tableau.
« Désolé, Harry ! Nous ne sommes pas encore parvenu à l’enlever, cette glu perpétuelle est tenace et…
- Ce n’est rien, Mr Weasley, je finirai par… m’habituer. »
Néanmoins, cet intermède affecta à nouveau l’humeur du jeune homme. Ici avait vécu Sirius Black, son parrain tant aimé, celui avec qui il aurait désiré vivre si cette Bellatrix Lestrange – sa propre cousine – ne l’avait abattu froidement lors d’un terrible duel. D’abord Sirius, à présent Dumbledore ! Le poids de la solitude s’abattit sur Harry dont le dos se voûta légèrement.
« Hé ! le secoua Hermione. Tu sembles oublier que nous sommes-là, nous ! »
Sursautant, Harry bredouilla :
« Tu as étudié la Légilimancie pendant les vacances ?
- Un peu, pour m’amuser ! Mais tu es tellement transparent, parfois. Allez, on y va, sinon Mrs Black risque de se réveiller avec les nouveaux cris de Mrs Weasley ! »
Le moral un peu rehaussé, Harry approuva en esquissant un sourire.
Une fois dans sa chambre, Harry goûta la solitude après toutes ces effervescences. Hedwige, sagement dans sa cage, ne s’éveilla pas au bruit qu’il fit en s’installant. Ce renflement dans sa poche le tracassait. Qu’est-ce que Pétunia lui avait donc confié ? Des factures en retard de paiement pour son séjour chez elle ? Des lettres prouvant tous les manquements de Harry dans ses devoirs familiaux, au fil des ans ?
À l’abri… Oui ; le jeune homme éprouvait suffisamment de quiétude pour se détendre ; donc, d’un geste volontaire, il exhiba le paquet de sa tante, et le déballa.
Des lettres ! Une telle quantité qu’un instant la tête lui tourna. Rapidement, il déplia les parchemins et lut avidement.
« Vous ne respectez pas vos engagements !
- Comment osez-vous traiter Harry de cette façon ?
- Si vous refusez d’instruire cet enfant sur ces origines, je viendrai personnellement vous en demander les raisons.
-Si vous m’y obligez, la prochaine lettre vous explosera au visage.»
Toutes étaient de Dumbledore. Le cœur de Harry se contracta douloureusement.
Ainsi, sa tante, en dépit des avertissements multiples, l’avait laissé dans l’ignorance. Elle était jalouse des pouvoirs de Lilly – de son propre aveu – et sa rancœur retombait sur lui. S’il avait su, plus tôt, sa destinée en aurait-elle été affectée ?
Abruti par toutes ces révélations, et les questions qu’elles soulevaient, il mit longtemps à trouver le sommeil.
Quand, au matin, Harry gagna la cuisine, il se sentit un peu gêné d’être le dernier à être descendu. Mrs Weasley se précipita aussitôt sur lui :
« Assieds-toi, mon chéri ! As-tu bien dormi ? Que désires-tu, des œufs, des flakes, des toasts ? »
Harry optant pour des œufs, il s’assit à la table où les autres papotaient avec animation.
« Tu seras ravissante en or pâle ! insistait Fleur devant une Ginny fermée. Bien sûr, Gabrielle aurait désiré du rose, mais…
- Avec mes cheveux carotte, cela aurait fait tache, je suppose ! Pourquoi pas du bleu ? Sa tignasse blonde s’en accordera autant que la mienne, non ?
- Du bleu… réfléchit Fleur en papillonnant de ses longs cils, pourquoi pas ? C’est une excellente idée ! Je vais immédiatement communiquer le changement à ma mère, elle sera ravie. »
Fleur se leva précipitamment pour s’éclipser vers l’étage, suivie de l’œil attendri de Molly.
« Cette Fleur… Comment ai-je pu… »
Mrs Weasley secoua brièvement la tête, et revint poser son regard sur Harry pour, très vite, d’un coup de baguette, commander aux œufs de se briser au dessus de la poêle chauffée.
« Leurs noces seront célébrées dans trois jours ! soupira Molly. Je ne sais pas où je vais trouver le temps de planifier les derniers détails. Tous ces invités et…
- Les parents de Fleur se sont montrés d’une extrême générosité, releva le père de Ron. Si tu consentais à…
- Comment veux-tu que je leur délègue ces formalités ? Heureusement que nos lois imposent aux filles de suivre leur mari, autrement nous aurions été obligés de transplaner jusque-là ; Tu nous imagines, tous, en France ? »
Harry s’évada de ces considérations protocolaires lorsqu’il croisa le regard de Ginny. Le pincement désagréable qu’il ressentit au creux de la poitrine le contraignit à se plonger vivement dans le bol de café que lui avait servi machinalement Mrs Weasley. Il engloutit son petit déjeuner, emmuré dans le chaos de ses idées, ne prêtant qu’une oreille éteinte au ronronnement des autres convives. Ce ne fut qu’au coup de pied que lui décrocha Hermione que Harry sortit de ses tumultes internes :
« Hein ? Que…
- Mrs Weasley te demande si, oui ou non, tu rentres au Terrier avec les autres, murmura très vite la jeune fille.
- Je… Je ne crois pas, non ! J’aimerais…
- Rester seul un moment ! compléta Molly, compatissante. Il est vrai qu’avec les préparatifs de mariage, nous allons tous être débordés, et toi… chamboulé ! Il vaut mieux que tu restes ici, au calme. C’est ce que nous avions prévu, n’est-ce pas, Arthur. »
Mr Weasley, absorbé jusqu’alors par la Gazette du Sorcier, releva brusquement la tête pour approuver vivement, malgré un air de profonde incompréhension.
« Néanmoins, poursuivit sa femme, nous avons pensé qu’un peu de compagnie te serait salutaire. Aussi, si Hermione le désire, elle pourra rester avec toi jusqu’à ce que nous venions vous chercher pour les noces. Qu’en dites-vous ? »
Cette déclaration ne passa pas sans effet : Hermione sursauta, Ron tourna un visage ahuri vers sa mère et Ginny fronça méchamment les sourcils. Harry, lui, se tassa sur son siège :
« Je crois pouvoir me débrouiller sans l’aide de personne.
- Molly n’a pas tord, Harry. Cette maison est si pleine de souvenirs ! À deux, ce sera plus facile à supporter. Vous êtes des adultes, à présent ; donc, suffisamment mûrs pour connaître… »
Hermione et Harry échangèrent un bref regard embarrassé puis Harry toussota :
« À moins que cela ne t’ennuie, Hermione, je serai content que tu restes. »
D’un même mouvement, Ron et Ginny se repoussèrent leur chaise pour rapidement quitter les lieux, la mine aussi boudeuse l’un que l’autre.
« Qu’est-ce qui leur prend ? souffla Harry, médusé. »
Un petit sourire flotta sur les lèvres d’Hermione qui reprit la lecture de sa propre édition de la Gazette du Sorcier.
Lorsque la porte du hall se referma sur le dernier Weasley, Hermione se tourna vers Harry.
« J’espère que tu as compris ?
- Euh… Que Ron et Ginny nous font la tête parce que nous n’allons pas avec eux ?
- C’est ça, rit le jeune fille, et autre chose aussi : nous ne pouvions pas les accompagner ; c’est une histoire de famille ! Molly est très diplomate, elle n’a pas voulu nous le dire directement, mais elle va avoir suffisamment de travail sans deux hôtes supplémentaires qui…
- Ne sont pas de leur famille ! opina Harry, à moitié satisfait. Mais pourquoi… »
Ils avaient rejoint la cuisine où Hermione s’empressa de lui fourrer sous le nez un article qui lui coupa sa question.
« La librairie Fleury et Bott ravagée par les flammes ! Un feu résistant à lAguamenti a complètement détruit cette librairie bien connue du chemin de Traverse. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer mais la perte matérielle est telle que l’on se demande où nos chers étudiants vont pouvoir se procurer les livres nécessaires à leur instruction. Des mesures exceptionnelles seront mises en place a assuré le ministre Scrimgeour afin que la rentrée scolaire se passe au mieux. Suite en page 5 »
Je sias pas pourquoi mais j´ai l´impression de lire un vrai Harry Potter ![]()
beaucoup; je suis très touchée, vraiment.
Humm...à vue de nez ça a l´air bon, oui. Just a question : si on a lu aucun Harry Potter et si on n´a vu que les trois (ou quatre pitet, je sais plus, mais nan c´est trois^^), on peut comprendre? Parce que dans c´cas, j´crois qu´j´vais lire. ![]()
c´est la suite du 6 mais il y a suffisamment de rappels pour permettre de suivre; je crois.
fin du 1er chapitre
Harry feuilleta le journal pour y lire avidement la suite, puis le referma .
« Pas un mot sur l’enquête ! J’ai épluché tous les articles depuis le début des vacances et je n’y ai relevé que de très vagues allusions à la poursuite de Rogue. Tu crois qu’ils le cherchent vraiment ?
- Oui ! Un crime pareil ne peut rester impuni. Malheureusement… Tu étais le seul témoin, et tout le monde connaît ton aversion pour Rogue, donc…
- On ne me croit pas ? s’étrangla Harry. C’est ça que tu essaies de me dire ? Ils ont pourtant eu la preuve que j’ai toujours, toujours, dit la vérité ! Déjà au retour de Voldemort, on m’a fait passer pour un menteur ; j’aurais cru obtenir plus de crédit cette fois. Et puis, s’il n’avait rien à se reprocher, pourquoi a-t-il disparu de la circulation ?
- Cela prouve que ton témoignage a quand même du poids ! Il n’a certainement pas envie de voir Azkaban de plus près.
- Il y serait pourtant en excellente compagnie, d’autant que la plupart des détraqueurs ont déserté les rangs. »
Rageur, Harry expédia le journal dans un coin. Hermione, voyant son humeur, se mordit la lèvre à la recherche d’une diversion :
« Nous sommes très contents de ta décision de terminer tes études. Tu y reprendras les cours de l’A.D, n’est-ce pas ? Je suis persuadée que de nombreux élèves voudront y participer, surtout après ce combat qui… »
La jeune fille, navrée, constata sa maladresse : Harry paraissait encore plus furieux. D’un haussement d’épaules, il sortit sans un mot.
Harry resta enfermé dans sa chambre le reste de la matinée. Ce n’est qu’au grattement timide à sa porte qu’il émergea de ses pensées.
« Je peux entrer ? demanda Hermione de l’autre côté.
- Bien sûr que tu peux ! »
Passant la tête dans l’ouverture, Hermione s’avança :
« Je nous ai préparé à déjeuner. Veux-tu… ? »
D’un sourire amer, Harry se leva de son lit pour suivre la jeune fille dans l’escalier.
« Excuse-moi, Hermione. Je ne suis pas de très bonne compagnie, ces temps-ci.
- On aurait les nerfs à vif pour moins que ça ! Un bon repas, te changera les idées. Enfin… quand je dis bon, j’espère surtout qu’il sera mangeable. »
Harry n’eut pas longtemps à s’interroger sur les talents culinaires de son amie. Il écarquilla les yeux devant la sorte de ragoût qui dégageait une odeur étrange dans la marmite posée sur l’antique cuisinière.
« C’est raté ! Incroyable, non ? Moi qui réussis des potions complexes, je suis incapable de faire un simple hachis Parmentier !
- Parce que c’est censé en être un ?
- Oh, ça va, ne rigole pas ! »
D’un coup de baguette, Hermione volatilisa la mixture, et fit apparaître des sandwiches qui, s’ils étaient légèrement baveux, n’en furent pas moins comestibles.
Hermione, voulant distraire Harry, lui raconta ses vacances avec ses parents. Elle revenait d’un safari photo au Kenya où elle s’était beaucoup plue.
« Et toi, chez les Dursley ? Pas trop dur ?
- La routine. Je me demande encore pourquoi ma tante a tenu à m’embrasser avant que je parte.
- Le remords ? Après toutes ces années, tu es le seul lien qui la rattache à sa sœur. »
Changeant brusquement de sujet, elle dit :
« Pour cet après-midi, que dirais-tu de faire un peu de ménage ? Molly a paré au plus pressé, mais il y a encore de nombreuses pièces à nettoyer. »
Ne sachant pas trop à quoi s’occuper, Harry accepta. Pourtant, quand il la vit se diriger vers la porte menant à la chaudière, il fronça les sourcils.
« À quoi bon ? Cette pièce était le repaire de Kreattur ; il est inutile de…
- Au contraire ! Toutes les cochonneries qu’il y a accumulées doivent pulluler de microbes. »
Résigné, Harry suivit Hermione qui poussa résolument la porte délabrée. Tout était exactement dans le même état détestable qu’ils avaient entrevu le jour où Hermione avait décidé d’offrir un cadeau à l’elfe de maison. Le sac-poubelle brandi d’une main, l’autre agitant sa baguette, Hermione commença à débarrasser. Harry, l’imitant, sortit sa baguette, commandant aux rognures de fromage pourri et autres détritus de se loger dans le sac. Un étrange ballet d’immondices dansa dans cette petite pièce qui, peu à peu, s’assainit au grand plaisir de Pattenrond, le chat orange d’Hermione, qui ne cessait de sauter après ces étranges jouets mobiles. Soudain, un objet déplacé par Hermione, attira l’attention de Harry qui l’attrapa au passage, mieux que du vif d’or d’un match de Quidditch. Il le prit et le manipula sous tous les angles alors que la jeune fille l’observait, la mine intriguée.
« Qu’est-ce qu’il y a, Harry ? Nous avons déjà vu ce médaillon, il refusait de s’ouvrir, rappelle-toi !
-Je m’en souviens ! Mais, à l’époque, je n’y avais pas prêté attention. Regarde ! La marque des Serpentards ! »
Hermione cessa d’agiter sa baguette pour se précipiter sur le médaillon, provoquant la chute des nombreux objets en suspension qui faillirent assommer le pauvre Pattenrond.
« Oui, dit-elle d’une petite voix, c’est bien un serpent, ce qui ne signifie pas nécessairement que…
- Mais si ! C’était tellement évident : Regulus Alphard Black ! R.A.B ! C’est lui qui a volé l’Horcruxe. Dire qu’on l’avait vu ; si je m’en étais souvenu quand Dumbledore a émis la possibilité que le médaillon renfermait ce fragment d’âme, rien ne serait arrivé. Il serait encore vivant, et…
- Nous ne savions pas, Harry ! Dumbledore lui-même, ne le savait probablement pas.
- J’aurais dû m’en souvenir quand il m’en a parlé. J’aurais dû ! C’est tellement bête ! »
Mâchoires crispées, Harry tenta de contrôler la fureur mêlée de chagrin qui l’envahissait. Il serrait tellement fort le médaillon qu’Hermione craignit qu’il ne se blesse. D’un geste de baguette au-dessus de la tête du garçon, elle l’apaisa.
« Merci, souffla Harry plus détendu, c’est quoi, ce sort ?
─ Stressout ! pouffa Hermione. Je l’ai étudié spécialement pour des cas semblables. Que vas-tu faire de ce truc ? Je suppose qu’il est illusoire d’essayer de l’ouvrir, à qui pourrions-nous le confier pour le détruire ?
- À personne. Dumbledore m’a stipulé de ne parler à personne – en dehors de mes amis – de ce qu’il avait découvert au sujet des Horcruxes.
- La situation est… différente ! Il est mort, Harry ; ta promesse…
- Tient toujours ! répliqua-t-il en force. S’il désirait conserver le secret… C’est qu’il avait ses raisons. Je n’ai pas la moindre idée de ce que nous devons faire de ce médaillon ; j’espère qu’une conversation avec son tableau m’éclairera. »
Là-dessus, Harry empocha le bijou, et reprit l’assainissement des lieux. Hermione, lui coulant un œil en coin, le seconda dans ces travaux.
Ils passèrent plus d’une heure dans l’ancien antre de Kreattur avant de se décider à explorer d’autres recoins insalubres. La pièce où Sirius avait caché Buck, l’hippogriffe, avait aussi grand besoin d’un récurage en profondeur. Sacs-poubelles et baguettes entrèrent à nouveau en lice. Tête et nez protégés de foulards, les deux amis parvinrent à redonner à cet endroit un semblant de netteté.
Pénétrant le grenier, le chat en tête, Harry se figea immédiatement en remarquant le manège de l’animal. Dos hérissé, babines retroussées, Pattenrond fixait un amas de couvertures en crachant de fureur.
« Qu’est-ce quez c’est que ça ? »
Harry désigna les couvertures emmêlées.
« Quelqu’un a dormi ici ! s’effara Hermione en secouant la tête d’incompréhension.
- Malefoy ! rugit Harry en récoltant un cheveu blond très pâle. Il est venu, il a dormi là ! Ce traître de Rogue l’a introduit ici pour le cacher des Aurors. Nom de nom ! Pourquoi n’a-t-on pas bouclé cette maison en sachant que Rogue en connaissait la formule ?
- L’Ordre du Phénix ayant déménagé, personne n’aura eu l’idée de modifier le mot de passe. Ils se sont installés puis…
- Ils ont fui, tout lâche qu’ils sont ! »
Hermione lui saisit brutalement la manche et le tira en arrière.
« Il… Il faut partir, Harry ! S’ils sont venus, ils peuvent revenir.
- Qu’ils viennent ! cria Harry, les traits illuminés d’une joie sauvage. Je les attends.
- Nous ne sommes que deux. S’ils débarquent en force, nous ne ferons pas le poids. »
Se rappelant soudain son dernier combat, Harry tressaillit sous la voix de la raison.
« Viens ! dit-il en entraînant Hermione dans l’escalier. Nous devons contacter Mr Weasley. »
Ils passaient devant le portrait de Phineas Nigellus quand Hermione freina en se plantant face à l’ancien directeur de Poudlard qui dormait profondément dans son cadre. Harry, sourcils froncés d’impatience, tenta de l’arracher à sa fascination.
« Tu as déjà vu cette tête, viens !
- Attends ! Mr Weasley est probablement très occupé, on pourrait peut-être contacter McGonagall grâce à… »
Son menton désignait le portrait. Harry hésita un peu puis s’éclaircit la gorge :
« Excusez-moi, professeur ! »
Il dût s’y reprendre à trois fois avant que l’autre ne daigne ouvrir un œil assez fâché :
« Qu’est-ce que vous me voulez ? »
« Vous serait-il possible de délivrer un message à la directrice, Mrs McGonagall, s’il vous plaît ? dit très vite Herminone.
- Nous n’obéissons pas aux élèves ! Seuls les directeurs ont le droit de se servir des tableaux, et…
- C’est une urgence ! Si la directrice refuse d’entendre le message, vous n’aurez rien à vous reprocher ! assura Harry. »
L’ancien directeur tergiversa puis consentit à écouter la supplique. Anxieux, Harry et Hermione stationnèrent devant le portrait déserté. Heureusement, il ne fallut que quelques minutes à Phinéas pour réintégrer son cadre.
« Elle désire vous parler de vive voix, dans la cheminée du salon. »
« Merci ! Merci beaucoup, lança Hermione en bousculant Harry »
Quand ils déboulèrent dans la vaste pièce, la tête de la directrice se dessinait déjà dans les flammes du foyer.
« Pas de panique, mes enfants ! dit-elle en les apercevant. Nous savons que Drago Malefoy et le professeur Rogue se sont, en effet, réfugiés un moment dans cette maison.
- Mais, lança Harry, vous n’avez…
- Du calme, Potter ! Toutes les sécurités ont été mises en place pour qu’aucun indésirable ne puisse entrer sans y être convié. Même, je dis « même », si le professeur Rogue a donné cette adresse à Vous-Savez-Qui, ni lui, ni ses sbires ne pourront s’en servir. J’aurais dû vous prévenir de cette mesure ; j’ignorais que vous alliez rester sur place. Arthur disait…
- Les Weasley ont trop à faire pour s’encombrer de nous, plaida Hermione. Nous les rejoindrons pour le mariage de Fleur et Bill. »
Les traits de Minerva McGonagall parurent soucieux un instant, puis s’éclairèrent :
« Tout est en ordre, dans ce cas. Ne quittez cette maison sous aucun prétexte et avertissez-moi au besoin. À bientôt ! »
La silhouette s’effaça, laissant les jeunes gens inutilement attentifs devant l’âtre redevenu normal.
Soupirant, Hermione se redressa :
« Puisque nous sommes coincés ici, je te propose de continuer à explorer TA maison ! »
Suivant la jeune fille, Harry se sentait curieusement tiraillé entre deux sentiments. Depuis qu’il avait appris qu’il était sorcier, il rêvait de quitter les Dursley et maintenant que c’était enfin réalisé, il s’étonnait lui-même d’éprouver une sorte de regret à l’idée qu’il ne les reverrait sans doute jamais. Peut-être aussi parce que ce foyer où il avait été si mal aimé représentait néanmoins une protection qui, aujourd’hui, avait irrémédiablement disparu.
La bibliothèque des Black attirait Hermione mieux que la flamme d’une chandelle pour un papillon de nuit. Quand Harry comprit où elle les emmenait, il ne put s’empêcher de râler :
« Des livres ! Enfin, Hermione, tu n’en es jamais dégoûtée ?
- C’est la source du savoir ! Comment veux-tu apprendre sans lire ? »
Ils y passèrent des heures, palpitantes pour l’une et tellement assommantes pour l’autre qu’il finit par s’endormir sur un volume d’histoire de la Magie jusqu’au moment où Hermione constatant l’avancée de la nuit, le secoua.
Le dîner fut mieux réussi que le déjeuner, il est vrai qu’Hermione ravala sa fierté en se contentant de réchauffer un des plats laissé à leur intention par Mrs Weasley. Après une partie d’échecs qu’emporta facilement Harry, les jeunes gens montèrent se coucher.
Harry ne cessait de se tourner dans son lit humide. Il avait découvert le médaillon des Serpentard, et ne savait pas quoi en faire. Mille suggestions l’assaillirent, le privant de sommeil. Il restait un mois avant la rentrée ; trente longs jours sans pouvoir se confier à son mentor. Les images tragiques qu’il enfouissait dans son esprit depuis un certain soir ressurgirent en force. Pourquoi Dumbledore l’avait-il saucissonné sous sa cape d’invisibilité ? Le jugeait-il si peu habile pour résister aux Mangemorts ? Tristement, Harry revécu ces instants terribles. Rogue ! Comment un être aussi doué que Dumbledore n’avait-il pas vu à qui il avait affaire en réalité. N’avouait-il pas, lui-même, une certaine propension à l’erreur depuis que son âge avançait ? Était-ce la vieillesse qui était la cause de sa mort ou… la jeunesse de son élève favori ? Et ce Regulus Alphar Black ! N’aurait-il pu laisser des instructions à ceux qui reprendraient la lutte après lui ? Le sommeil le fuyant toujours, Harry se redressa en saisissant sa baguette qu’il gardait sous son oreiller.
« Lumos », murmura-t-il.
Aussitôt, une lueur naquit au bout de la baguette, éclairant cette pièce nue défraîchie.
« Accio médaillon ! »
Sortant de la poche de son jean, le médaillon des Serpentard vint se loger dans la paume ouverte. Ça aussi, c’était un avantage de la majorité ; Harry pouvait désormais s’adonner à la magie sans encourir de sanction auprès du ministère. Il examina à nouveau le médaillon ouvragé, souvenir de Mérope Gaunt, la mère de Tom Jedusor, alias Voldemort. Oui, c’était bien celui qu’il avait entrevu dans la pensine de Dumbledore lorsque ce dernier lui avait montré le souvenir d’une elfe de maison nommée Hokey. Encore une victime innocente tombée en disgrâce suite aux agissements de cet être abominable. Profondément réfléchi, Harry manipula le lourd bijou d’or avec précaution. L’ouvrir ! Il fallait l’ouvrir pour détruire ce qu’il renfermait. Que devait-il faire ? Le jeter au feu ? Le soumette à un sort ? Se pinçant les lèvres, le jeune homme se concentra :
« Alohomora ! souffla-t-il en agitant sa baguette au-dessus du bijou. »
Hélas, il ne lui fallut guère de temps pour se rendre compte de son échec. Si le couteau reçu de son parrain n’avait pas fondu dans une serrure, peut-être que… Brusquement, la révélation se fit. Harry, ahuri, laissa échapper un grand cri de victoire.
CRAC ! Hermione, en pyjama, transplana dans sa chambre, baguette brandie.
« Pourquoi cries-tu ainsi ? Qu’y a-t-il ? »
Un peu confus, Harry ne savait par où commencer, regardant tour à tour le médaillon et la jeune fille en émoi.
« Je sais ! Je suis sûr de pouvoir l’ouvrir !
- Mais… C’est peut-être très dangereux, Harry ! Il vaut mieux attendre l’avis d’un expert, et…
- Tu connais beaucoup d’expert en Horcruxe, toi ? Parce que moi, pas ! Je vais l’ouvrir, et… Tenons-nous prêts à intervenir si cette… chose attaque. »
Hermione pointa aussitôt sa baguette qui trembla légèrement dans sa main.
« Tu comptes t’y prendre comment ?
- Comme pour la chambre des Secrets ! Je vais utiliser le Fourchelang. »
Harry sortit de son lit, posa le bijou au centre de la pièce puis, concentré, il fixa le médaillon ; de ses lèvres jaillit un sifflement proche de celui d’un serpent.
« Ouvre-toi ! »
D’un coup de baguette, il déclencha le minuscule fermoir qui, cette fois, n’opposa aucune résistance. Hermione et Harry, les yeux écarquillés, virent alors s’élever une fumée grisâtre qui se tordit sur elle-même en prenant lentement la forme d’un visage. Un instant, Harry, croisant le regard aveugle de cette chose horrible, eut l’impression de contempler sa propre mort puis, d’un coup, l’apparition s’évanouit laissant les jeunes gens ébahis.
« Tu crois que… c’est terminé ? demanda timidement Hermione.
- Je, je l’espère, bafouilla Harry en reprenant le médaillon qui ferma d’un coup sec. S’il est bien évaporé, nous voilà débarrassé d’un autre Horcruxe.
- Il en reste quatre, selon ce que Dumbledore pensait avoir compris. »
Harry approuva gravement.
n´hésitez pas à mettre des commentaires ![]()
Oh, tu as posté ici aussi !
Et bien tu as encore une fois du succés, on dirait. J´ai hâte d´avoir fini ma fic pour te lire^^.
Je viens de lire ton premier chapitre!
J´aodre! pas de fautes, actions très bien construites, tu as du te crever la cervelle dans tout les sens non?
Si je me souviens bien Regulus était le frère de Sirius je crois non?
La seule chose à dire c´est que ça se passe un peu vite! Dès le premier chapitre Harry ouvre le médaillon, mais bon, je pense qu´en fait ça n´est pas aussi simple, il foit y avoir un truc...
Bref, la suite!
pas mal ce troisième chapitre ![]()
Peu d´amateurs
Enfin... pour ceux qui seraient intéressé par mon travail... car c´en est un, voici une partie du second chapitre.
Chapitre 2 : le mariage.
Le surlendemain de la destruction de l’Horcruxe du médaillon, Harry et Hermione se tenaient prêts au départ. Comme prévu, très tôt le matin, Mr Weasley, accompagné de Ron, vint les retrouver afin de les escorter jusqu’au Terrier.
« Sortons ! dit le père de Ron. Il est impossible de transplaner d’ici. »
Dans l’aube brumeuse, trop glaciale pour la saison, le quatuor émergea pour se diriger discrètement vers un petit square. D’un coup de baguette, Arthur Weasley expédia les bagages des jeunes gens avant de se tourner vers eux.
« Hermione, tu as réussi ton brevet de transplange, n’est-ce pas ? Puisque ni Ron, ni Harry ne l’ont obtenu, vas-y avec Ron, je prends Harry avec moi. Direction, le Terrier. »
Harry, sans façon, s’accrocha fortement au bras de Mr Weasley, s’amusant au passage devant l’embarras manifesté par Ron, obligé de faire de même avec la jeune fille. Une fraction de seconde plus tard, la désagréable sensation d’étirement de son corps se répéta telle qu’il l’avait expérimentée avec Dumbledore. Sans trébucher, ils atterrirent devant la porte de la maison familiale des Weasley. Harry crut un bref instant s’être trompé de destination tant les abords de la maison avaient été transformés.
« Molly a tenu à impressionner la famille Delacour. Elle a tout rénové en un rien de temps. Ah, voici tes amis ! »
Ron et Hermione se matérialisaient à proximité et, immédiatement, Harry remarqua que quelque chose n’allait pas entre ces deux-là. Ron, les oreilles écarlates, lâcha le bras de la jeune fille pour s’élancer rapidement vers la porte alors qu’Hermione paraissait sur le point d’exploser.
« Un souci ? murmura Harry au passage.
- Un idiot doublé d’un jaloux, voilà ce qu’il est ! déclara-t-elle avec humeur. »
Mais, déjà, Mrs Weasley se précipitait vers eux, les étreignant fortement de ses bras potelés.
« Mes chéris, je suis si contente de vous revoir. Tout s’est bien passé ? Pas d’ennuis ? »
Harry et Hermione se laissèrent guider vers l’entrée en rassurant vivement leur hôtesse.
« Quel travail, mes enfants ! Mais, c’est enfin prêt. Installez-vous et déjeunez ; vous pourrez ensuite monter vous préparer. Les invités vont commencer à arriver d’ici une paire d’heures. »
Prestement, Molly monta à l’étage pendant que les jeunes gens se servaient d’œufs et de toasts. Fred et Georges, vêtus très élégamment de robes vert clair dégringolèrent l’escalier en s’esclaffant. Ils clignèrent de l’œil aux deux amis avant de disparaître par la porte du fond.
« J’espère qu’ils ne préparent pas encore un de leurs tours ! Molly ne le tolérerait pas, soupira Arthur qui monta à son tour. »
Pas à dire, il y avait de l’ambiance. De l’étage, Harry et Hermione perçurent des éclats de voix.
« L’ourlet de ma robe s’est détaché, maman !
- Une seconde, je répare ça. Voilà ! Tourne un peu.
- Aïe ! Ça pique !
- Désolée, ma chérie. Quelle idée de mettre cette tenue ? Fleur et sa mode française, franchement ! »
Par-dessus leur bol de café, Harry et Hermione échangèrent un regard amusé avant de, prudemment, s’engager dans l’escalier. Tout au sommet, au 4ème étage, de cette étrange bâtisse siégeait la chambre de Ron. Harry frappa à la porte, et entra suite au grognement qui lui répondit. Son copain, planté devant un miroir, affichait une mine renfrognée au possible.
« Vise un peu ce que ma mère m’a trouvé ! C’est mieux que ma vieille robe à dentelles, mais je suis certain que les Français vont se tordre de rire en voyant ça ! »
Tenant les pans de sa tenue, Ron pirouetta sur lui-même afin de juger de l’effet. Harry grimaça un sourire navré face à cette exhibition désolante. Molly semblait particulièrement tenir à vêtir son plus jeune fils dans les tons violets. Cette fois, Ron arborait une ample robe de lourd brocard aubergine qui avait dû faire fureur un bon siècle plus tôt.
« Au moins, tu n’auras pas froid ! tenta- il, mortifié. »
Ron haussa les épaules en jetant un œil dehors. Pour un début d’août, on aurait pu s’attendre à un bien meilleur temps, à croire que tous les nuages s’étaient donnés rendez-vous au-dessus du Terrier.
« Il paraît que la mère de Fleur est très forte en météomancie, dit-il négligemment. C’était comment, avec Hermione ? »
Harry ne s’attendait pas à cette question, surtout posée d’un ton si abrupt.
« Euh, bien ! Elle t’a dit, pour le médaillon ?
- Quel médaillon ? aboya Ron, se tournant vers Harry. Ne me dis pas que vous avez…»
Fouillant la poche de son jean, Harry présenta les deux bijoux en sa possession : celui de la grotte et le plus récent.
« Vous l’avez ? Le vrai ! »
Ron couva les objets d’or d’une joie incrédule.
« Quand est-ce qu’on l’ouvre ? À qui va-t-on le donner, et… »
Harry se doutait de la réaction de son ami avant même d’avoir ouvert la bouche tant son embarras parlait pour lui.
« C’est fait ? couina Ron d’une voix étranglée. Vous auriez pu m’attendre ! Vous étiez là, à détruire ce truc, pendant que moi, je subissais les foudres de ma mère. Ce n’est pas chic ! Ça vous a explosé au visage, au moins ?
- Même pas ! J’ai parlé Fourchelang : il s’est ouvert. Une sorte de vapeur est sortie ; c’est tout.
- Bravo ! » tonna Ron en se dirigeant brusquement vers la porte.
Cela ne rata pas, il se prit les pieds dans le bas de cette robe trop longue pour lui. Ce qui, en temps normal, aurait fait rire Harry, le laissa de marbre face à cet accès de colère, somme toute prévisible.
L’imminence de la cérémonie rendait l’assemblée nerveuse. Le jardin des Weasley, méconnaissable de netteté, s’ornait de vasques florales entre lesquelles des sièges s’alignaient face à une petite estrade montée sous une délicate tonnelle blanche où, Bill, très droit, dans son costume de velours bleu nuit avec ses longs cheveux noués en catogan, se tenait debout
Harry ne savait pas à quoi il devait s’attendre, au juste. Des mariages Moldus, il en avait déjà vu, à la télévision ; un mariage façon sorcier : c’était une première.
En faisant abstraction des toilettes exhibées par les deux familles et amis réunis, cette célébration paraissait des plus… normales. Une petite sorcière replète du premier rang, s’anima soudain. D’un geste de la main, elle convia l’assemblée à se lever, son autre main agitant fébrilement sa baguette. Un chœur de voix harmonieuses monta alors dans l’atmosphère subtilement parfumée. La mère de la mariée s’empressa de secouer sa baguette, et une pluie de pétales odorants se déversa en douceur depuis un ciel parfaitement serein, jonchant l’allée tracée au milieu des sièges. Sous ce charmant déluge, les demoiselles d’honneur s’avancèrent lentement, précédant une Fleur au teint rose. Le cœur de Harry se contracta violemment : qu’elle était belle ! La mariée, oui, bien sûr, mais il n’avait d’yeux que pour Ginny. Elle avait eu raison d’insister pour porter du bleu pâle ; elle était divine.
« Pas mal, non ? souffla Hermione dans un léger coup de coude à son voisin direct. »
Le jeune homme reprit brutalement contact avec la réalité, et observa… ses pieds.
Le reste de la cérémonie se passa comme dans un rêve cotonneux. Harry ne vit rien de l’échange des promesses, de la bénédiction de l’officiant ni des signatures. Il redressa subitement la tête quand un tonnerre d’applaudissements salua les nouveaux époux. Molly pleurait contre l’épaule d’Arthur, Fleur embrassait son père puis sa mère. D’un coup, il y eut une énorme déflagration qui sidéra l’assemblée.
« Fred, Georges ! gronda Mrs Weasley apeurée. »
Les jumeaux, hilares, poursuivirent l’allumage de leurs pétards spéciaux. Molly s’émut car, au lieu du désastre redouté, elle assistait à l’éclatement de milliers de petits cœurs roses qui encerclaient les mariés. Des fleurs, des oiseaux de mille couleurs se joignirent au concert pour entourer Bill et Fleur dont les lèvres s’unirent dans un tendre baiser.
En un tour de baguette, le décor changea. La pelouse se couvrit de longues tables et de sièges où tous prirent place dans la bonne humeur. Quel banquet ! Les Weasley et les Delacour avaient rivalisé de surprises gastronomiques afin de satisfaire les exigences des uns et des autres. On pouvait se satisfaire de cuisses de grenouille et d’escargots autant que de haricots à la menthe ou de rognons farcis. Jus de citrouille et champagne fréquentèrent les vins de Bordeaux pour le plus grand plaisir des amateurs. Puis, ce fut le bal. Sous des applaudissement nourris, Bill entraîna son épouse au centre de l’espace dégagé pour, yeux dans les yeux, débuter une valse lente. Arthur, chevaleresque, s’inclina devant la fine Mme Delacour tandis que le père de Fleur invitait Molly sur la piste. Harry, qui n’était par parvenu à échanger deux mots avec Ron, se sentit tiraillé d’un immense désir. Il se leva, tel un automate, fonçant droit vers l’objet de son adoration. Elle ! Comment avait-il pu être aussi stupide de rompre avec cette délicieuse jeune fille qui souriait gracieusement à… horreur, un cousin de Fleur ; ce vil concurrent venait de s’interposer. Il en avait de ces manières ! Pourquoi léchait-il la main de Ginny ? Rompu dans son élan, Harry pila sur place, dardant le couple d’un regard aussi foncé que sa tenue de soirée, avec un étau plombé au creux de la poitrine.
« J’aimerais vérifier si tes progrès en danse sont à la hauteur de ceux que tu as développés contre les Forces du Mal, pouffa Hermione en lui saisissant le bras. »
Contraint, Harry valsa avec son amie qui ne cessait de lui donner des conseils :
« Plus souple, Harry ! Attention à tes pieds… et aux miens ! Tu as vu la tête de Ron ? Il a invité Gabrielle ; elle est minuscule par rapport à lui !
- Il ne digère pas que nous ayons résolu le problème du médaillon, sans lui.
- Ça lui passera ! Au fait, toi et Ginny…
- Peine perdue ! Je ne peux me permettre de l’exposer, tu comprends ?
- Le tout est de voir si tu es plus heureux avec ou sans elle. Réfléchis, Harry ! Pèse le pour et le contre.
- Je n’ai pas arrêté de me torturer l’esprit avec ça ! Elle sera plus heureuse sans moi. Si Voldemort a vent de ma faiblesse pour elle, Ginny sera en danger : je ne peux supporter cette idée.
- Pour les autres Horcruxes, tu penses t’y prendre comment ? La coupe de Poussoufle, sais-tu où elle est ?
- Oui… et non. J’aurais aimé que Hagrid soit ici. Il pourrait s’avérer utile pour cette quête-là.
- Hagrid ? Tu m’étonnes. Je… »
La musique s’arrêtant, les cavaliers raccompagnèrent galamment leur cavalière à leur place. À peine Hermione assise, Ron bouscula Harry.
« Pardon, je ne t’avais pas vu. Hermione, viens danser avec moi !
- Je ne sais pas si Harry acceptera… Il m’a réservé l’exclusivité. »
Ron, furibond, tourna les talons, percuta l’épaule de Harry avant de fendre la foule vers le buffet des boissons.
« Pourquoi lui as-tu dis ça ? C’est complètement faux !
- Tu as encore beaucoup à apprendre sur la psychologie féminine ! ricana derrière lui une voix futée »
Harry pivota, plongeant son regard dans celui de Ginny. Ils se contemplèrent ainsi, en silence, comme si le reste du monde s’était effacé.
« Tu… Tu es très en beauté, s’étrangla le jeune homme.
- Tu n’es pas trop mal, non plus ! » répliqua la rousse demoiselle qui, riant, prit le coude d’Hermione pour s’éloigner avec elle en direction des jeunes mariés.
« Un souci, Harry ? »
Harry tomba nez à nez avec Scrimgeour, le récent ministre de la Magie. Il s’affrontèrent dans le blanc des yeux, puis le ministre sourit :
« Qu’envisages-tu comme carrière, mon garçon ? J’ai cru comprendre que tu rentrais en classe ? C’est une excellente décision, je t’en félicite.
- Pas de quoi ! se renfrogna Harry. Vous n’êtes pas sans savoir que je désire devenir Auror.
- La même voie que tes parents ? Je t’approuve. Si tu as besoin d’aide pour y parvenir, n’hésite pas. »
Harry grommela rapidement une vague réponse, histoire de ne pas paraître impoli, puis se faufila à la recherche de ses amis.
Comme Fleur rayonnait ! Parée du diadème de la grand-tante Muriel des Weasley, son ascendance Vélane en était encore rehaussée, si possible. Bill, selon le profil observé, ne dépareillait pas trop. Qui aurait supposé que ce mariage se fît après l’affreuse mutilation infligée par le loup-garou Greyback ?
« Finalement, l’amour est plus fort que tout, songea Harry bouleversé. Dumbledore avait, une fois de plus, raison.
- Sauf en ce qui concerne Rogue ! objecta une petite voix insidieuse sous son crâne. »
Harry freina ses pensées pour les fixer sur Ron. Coûte que coûte, il devait clarifier la situation avec son meilleur ami car, sans le soutien de ses proches, Harry avait l’impression qu’il n’atteindrait jamais l’objectif visé.
« Ron, je dois te parler ! attaqua-t-il aussitôt qu’il le débusqua en train de s’enfiler une bièraubeurre.
- Et de quoi pourrais-je bien avoir envie de discuter avec l’illustrissime Harry Potter ? Celui qui rafle tous les honneurs, les trophées de Quidditch, et les copines de ses potes ? »
Inutile d’être devin pour saisir que Ron avait abusé d’alcool.
« Ce n’est ni le lieu ni le moment d’une esclandre, Ron ! Accompagne-moi, là-bas, nous pourrons…
- Ne me touche pas ! se dégagea le rouquin en titubant. Je t’ai toujours considéré comme un frère, tu n’es qu’un traître ! »
Ces mots atteignirent Harry, mieux qu’un coup de poing. Il tressaillit, mâchoires crispées, la main droite saisissant déjà sa baguette, sous sa cape d’apparat. L’altercation ne passait pas inaperçue et, déjà, Hermione et Ginny s’interposaient.
« Suffit, vous deux ! cria la plus jeune. Ron, présente immédiatement des excuses à Harry, si tu ne veux pas que notre mère s’en mêle !
- Tu n’as pas toute ta tête, renchérit Hermione. Et c’est… je crois, en partie de ma faute. J’ai menti, tout à l’heure ! Harry ne m’a réservé aucune danse, et…
- Je m’en moque éperdument ! cria Ron, déchaîné. Danse sur l’air que tu veux avec qui tu veux, je m’en contrefiche ! »
Les divers assistants de la scène en restèrent bouche bée. Ron, furieux, s’enfonça dans la foule qu’il bouscula sans ménagement avant de se perdre dans l’obscurité.
« Il est ivre, Harry ! Ne tient pas compte de ce qu’il a dit. Demain, il regrettera…
- Merci Ginny, mais ça m’étonnerait. »
J´ADORE!!!
beaucoup!
Fin du second chapitre
La soirée se termina dans un immense feu d’artifices concocté par les jumeaux Weasley. Ron ne reparut pas, et Harry s’inquiéta sérieusement à son sujet. Dès que les nouveaux époux s’envolèrent sur un balai blanc dont les brindilles scintillaient d’étincelles roses, tous se dispersèrent. La famille de Fleur logerait sous une vaste tente aménagée dans le jardin alors que la majorité des invités transplana vers ses propres quartiers. Harry, maussade, grimpa l’escalier menant à la chambre de Ron. Une longue veille s’installa. Étendu tout habillé sur son lit, les secondes, minutes, heures, s’écoulèrent sans changement, puis…
Il s’endormit.
Le coq chanta, éveillant toute la maisonnée. De partout, en contrebas, Harry perçut les bruissements annonciateurs de mouvements divers. Soulevant une paupière lourde, il constata l’absence de son ami qui, vu les draps soigneusement tirés, n’avait pas occupé son lit de toute la nuit.
Tracassé, le jeune homme se redressa en ébouriffant sa chevelure. Les questions se bousculaient sous cette épaisse toison en bataille, sans parvenir à s’éclaircir.
« S’il m’en veut encore, je pars immédiatement ! se dit-il en se redressant. J’irai n’importer où ; au square Grimmaurd, tant qu’à faire ! »
Une toilette rapide lui rendit le moral. Ici, on l’aimait ! Il s’était toujours senti chez lui dès l’instant où Mrs Weasley l’avait accueilli. Évidemment… Si Ron le bannissait… Cela risquait de devenir problématique. Qu’est-ce qu’il imaginait, ce rouquin ? Que lui et Hermione… ? Il aimait Hermione, oui ! Mais… comme la sœur qu’il n’avait pas eue, sans plus. D’ailleurs, cette jeune fille, quoi qu’elle s’en défende, avait plus qu’un faible pour Ron. Que l’un et l’autre ne s’en soient pas encore aperçus tenait du miracle, ou de l’absurde.
« Voilà l’idée ! se réjouit Harry en s’habillant. Si j’arrive à les réunir, finis les ennuis !»
Cinq minutes plus tard, il déboulait à la cuisine où des regards embarrassés se levèrent sur lui. Il ne vit aucune trace de Ron.
« Harry, mon chéri, as-tu une idée de l’endroit où il aurait pu…
- Papa a lancé un avis de recherche, ne t’inquiète pas M’man, dit Georges dont la gravité des traits démentait ces paroles optimistes.
- Hermione et Ginny ont dit que vous vous étiez disputés, et que Ron… avait bu. Vous auriez dû m’avertir tout de suite.
- Et ça aurait changé quoi ? soupira Fred. S’il était décidé à commettre des bêtises, rien n’aurait pu le freiner.
- Moi, peut-être, murmura Hermione qui, d’un bond, courut dans l’escalier. »
Tous perçurent ses sanglots au travers du martèlement des marches. Soupirant, Ginny quitta sa chaise, et se dirigea à la suite de la jeune fille. Harry, désarçonné, s’assit sur le premier siège à portée, risquant un œil timide vers les jumeaux qui le dardaient sévèrement. L’apparition soudaine du visage d’Arthur dans les flammes de la cheminée fit sursauter tout le monde. Molly se pencha hâtivement :
« Tu as du nouveau ?
- Il est sauf ! En mauvaise posture, mais sauf.
- Où est-il ? Peut-il rentrer ? Que…
- Il est sous inculpation de transplanage illégal en état d’ébriété. J’ai déjà parlementé avec les instances concernées, on pourra étouffer l’affaire. Ron devra se soumettre à des travaux d’intérêt public, mais il s’en tirera sans devoir subir de procès ni de séjour à Azkaban. »
Un soupir de soulagement général accueillit ces paroles. Mrs Weasley se moucha bruyamment avant de s’enquérir de l’emploi du temps de son mari.
« Je règle quelques détails puis je rentre avec Ron. Salue les parents de Fleur, de ma part, je ne crois pas être de retour avant leur départ. »
L’effigie de Mr Weasley s’effaça de l’âtre ; Molly se redressa, souriante.
« Votre père est un as pour solutionner les infractions. J’avertis les Delacour ; Harry, tu devrais manger quelque chose. »
Mrs Weasley trottina rapidement vers la porte extérieure et sortit.
Harry, le nez plongé dans son bol, n’osait lever les yeux sur les jumeaux dont il pressentait le courroux. Fred attaqua :
« Harry ! Tu as toujours été chaleureusement admis dans cette maison. Qu’est-ce qui tu as dit à Ron pour le mettre dans cet état ?
- Par ta faute, il a de gros ennuis, et papa en risque aussi ! renchérit Georges. »
Un tas de répliques tourbillonnaient dans le cerveau de Harry quand, transplanant, Hermione apparut au milieu de la cuisine.
« C’est de ma faute ! Entièrement de ma faute, alors cessez d’asticoter Harry avec ça ! pleura-t-elle en s’essuyant les yeux de sa manche. Oh, Harry ! Je te demande pardon pour tout le mal que je cause. »
Avant que le jeune homme n’ait compris, elle se jetait dans ses bras pour y sangloter de plus belle. Il la tenait contre lui, l’apaisant de son mieux quand la porte d’entrée s’ouvrit à la volée sur Arthur Weasley qui traînait derrière lui, un Ron assez penaud. Pourtant, dès que le grand rouquin vit Harry et Hermione enlacés, il les foudroya du regard :
« J’avais raison sur toute la ligne : tu n’es qu’un TRAÎTRE ! »
Harry qui, dans un premier élan fut heureux de revoir son ami, se referma mieux qu’une huître agressée. Hermione se décolla de lui pour apostropher l’arrivant :
« Tu te répètes, Ron ! Ouvre les yeux et… »
Mais, déjà, Ron grimpait l’escalier quatre marches à la fois. Hermione, peinée, semblait tiraillée entre un désir de le rejoindre et celui de rester en bas. Mr.Weasley s’assit lourdement :
« Laissez-le ruminer, dit-il, ça finira par se tasser tout seul.
- Je ne crois pas ! grimaça Harry. Le mieux que j’ai à faire, est de partir. »
Fred et Georges approuvèrent aussitôt alors que Hermione ouvrait des yeux ronds :
« Partir ? Pour aller où ? Tu veux retourner chez Sirius ? »
Lentement, Harry secoua la tête ; le silence d’Arthur prouvait que sa décision était la bonne.
Selon ce que je constate, ce n´est pas la joie. Enfin, un commentaire ou l´autre feraient plaisir
Pour les courageux, voici la suite
Chapitre 3 : Le retour aux sources
Harry Potter, une grosse valise dans une main, une cage vide dans l’autre, tourna un instant en rond sur ce trottoir humide où le Magicobus venait de le déposer.
Goderic’s Hollow ! Avait-il réellement vécu dans ce village perdu ?
Ne sachant où diriger ses pas dans la nuit tombée, le jeune homme hésita avant de se décider. Là-bas, au bout de la rue, une enseigne lumineuse l’attirait tel un phare pour un navire en détresse. S’approchant à pas lents, Harry soupira d’aise. Son instinct ne l’avait pas trompé, ce petit établissement à la devanture sympathique était bien l’auberge supposée dont le néon rose affichait le nom de heureux de « L’escale ». Posant la cage, il poussa fermement la poignée de cuivre lustré et ouvrit la porte pour se retrouver au milieu d’une salle de belle taille où seules quelques tables étaient occupées. Son intrusion coupa net les bavardages, provoquant la curiosité des consommateurs qui dévisagèrent sans gêne ce garçon de dix-sept ans aux cheveux dégoulinant de pluie. Une accorte dame aux formes enrobées moulées dans un tablier à grosses fleurs se leva, et vint à lui avec un large sourire sur sa face lunaire :
« Tu es perdu, mon chou ? Veux-tu dîner ?
- Euh ! Oui, madame. Pourrais-je également louer une chambre, pour deux ou trois jours, si c’est possible ? L’écriteau dit que…
- Pour deux ou trois jours ? s’étonna l’aubergiste. Cela fait des années que c’est pas arrivé ! Mais, il n’y a pas de problème. Suis-moi ! »
Harry emboîta le pas à la grosse dame qui se tourna vers un petit comptoir derrière lequel elle saisit une clé avant de guider son hôte dans l’escalier. Tout en grimpant les marches, elle s’informa :
« Tu n’es pas du coin, toi ! D’où viens-tu ?
- De… du Surrey.
- Tu fais du tourisme ? Dans ce coin ? Il n’y a aucun site digne d’intérêt par ici ! Ouais, le vieux cimetière dispose de quelques belles stèles, on parle aussi de la maison maudite, mais… te voici rendu ! »
Immédiatement le palier franchi, l’aubergiste se planta devant une porte massive dont elle crocheta la serrure avec la clé.
« Tu es chez toi ! Dans une demi-heure, tu te régaleras de mes côtes de porc à la belge ! »
Harry remercia la patronne d’un sourire chaleureux et s’empressa de poser ses bagages. Dès qu’il fut seul, il se précipita à la fenêtre qu’il ouvrit largement :
« Hedwige, reviens vite ! » murmura-t-il, comme une prière.
Il contempla alors son nouveau logis. Confortable sans être luxueuse, cette chambre lui rappelait celle qu’il avait occupée jadis au Chaudron Baveur, sauf sa taille qui était nettement plus grande. En soupirant, Harry prit sa valise qu’il entreprit de déballer sans pouvoir s’empêcher de repenser à la manière dont elle avait été remplie. Ron, son meilleur copain, celui qui l’avait accompagné dans tant d’aventures, n’y avait pas été de main morte. Peut-être avait-il utilisé une oreille à rallonge pour entendre les paroles échangées en bas ? En tout cas, à peine Harry avait-il émis sa décision de partir que, d’un coup, sa valise avait atterri dans la cuisine. Molly avait beaucoup pleuré, tentant de le retenir en allant frictionner la tête de son entêté de fils, mais Harry ne s’était pas laissé fléchir. Ni les larmes d’Hermione, ni celles de sa douce Ginny n’y changèrent rien. Il s’était promis de retrouver la tombe de ses parents et accomplirait ce devoir.
Une petite salle de bains attenant à la chambre, Harry s’y rafraîchit avant de descendre prendre son repas. À peine apparut-il au bas de l’escalier que la patronne l’interpella :
« Tu dois signer le registre ; c’est la loi. »
Elle poussa devant lui un épais volume qu’elle ouvrit en lui tendant un stylo-bille. Harry, légèrement ennuyé, contempla un bref instant la petite colonne de noms qui s’alignaient sous ses yeux. Apparemment, il était le seul voyageur à avoir réclamé une chambre depuis pas mal de temps. Il inspira un grand coup et écrivit rapidement.
« Ronald Weasley ? Vraiment ? sourit l’aubergiste qui lui reprit de registre en le lisant sans façon .
- Oui ! la brava Harry d’une voix assurée.
- C’est… curieux ! Ce nom ne te va pas du tout ! Enfin ! Va t’installer près de la cheminée, c’est la meilleure table. Je suis à toi dans cinq minutes. »
Harry obéit et s’assit sagement en jetant un œil vague autour de lui. Les derniers consommateurs laissèrent de la monnaie sur leur table, se levant pour disparaître bientôt.
Puisqu’il était seul, pour tromper son ennui, Harry se redressa. Il marcha lentement autour de la salle, admirant les divers tableaux et photographies qui ornaient les murs. Ces vertes contrées figées dans leur cadre n’évoquaient rien pour lui, sinon un étrange sentiment d’abandon. Il avait hâte de voir le mois d’août s’achever. Poudlard lui manquait encore plus cruellement que les années précédentes. Là-bas, les tableaux s’animaient, leurs personnages se déplaçaient, parlaient ! Vivement la rentrée !
Un bruit de pas l’arracha à ses sombres pensées.
« Tu regardes mes œuvres ? dit l’hôtesse apportant un plateau garni. Oui, c’est moi qui les ai peintes. Il n’y a pas beaucoup d’activités dans ce coin, je n’ouvre qu’après 17 heures, ce qui me donne largement le temps d’installer mon chevalet dans la campagne. »
Harry se rassit alors que la patronne disposait assiette et plats.
« Je te laisse ! Mon émission culinaire commence, j’adore apprendre des nouvelles recettes »
C’est assez soulagé que Harry vit la dame s’éloigner. Il avait craint un moment qu’elle ne tienne absolument à lui faire la conversation ce dont il n’éprouvait aucune envie pour l’heure. S’attaquant à son repas, le jeune homme replongea dans ses tumultes intérieurs. Ses idées étaient claires, sa voie toute tracée. Le problème résidait dans la foule des chemins à explorer. Si son intuition était bonne, le troisième Horcruxe serait avant peu à sa portée, mais…
« Tu as terminé, mon petit ? »
Tressaillant, Harry releva les yeux de son assiette pour battre des paupières.
« C’était bon, hein ! Voici le complément : tarte à la mélasse. »
Malgré lui, Harry saliva, c’était justement son dessert favori. Pendant qu’il dégustait, son hôtesse alla mettre la barre de sécurité sur la porte d’entrée.
« Tu n’as pas l’intention de sortir cette nuit ? s’informa-t-elle en revenant vers lui. »
Harry, occupé à mastiquer, secoua négativement la tête. Se produisit alors ce qu’il redoutait, la dame s’installa en face de lui.
« Ronald…, dit-elle songeuse. Non, décidément, cela ne cadre pas ! Je ne connais qu’un Weasley, Arthur, et tous ses gosses sont roux ! »
De surprise, Harry faillit avaler de travers.
« Vous connaissez…
- Oh, oui ! rit la dame. Ne tire pas cette tête, petit. Entre gens du même monde, il y a des signes qui ne trompent pas. Des jeunes qui se baladent avec une cage vide, ça ne court pas les rues. J’ai donc tout de suite compris que tu étais… comme moi.
- Vous êtes une…
- Sorcière ! murmura la dame, hilare. Ici, je préfère me faire appeler Emma Stuart. Mon vrai nom est Emma Rodmila Young. Je n’ai pas grand talent, si tu vois ce que je veux dire. Et toi, je parie que tu es… Laisse-moi deviner… »
Harry se sentit soudain très mal à l’aise sous l’œil pénétrant de l’aubergiste qui le détaillait intensément. Elle fronça les sourcils d’une façon si profonde, qu’un instant, Harry crut avoir Pattenrond devant lui. C’était exactement son expression quand il flairait quelque chose d’étrange. Puis, brusquement, les traits de Mrs Young reflétèrent l’ahurissement :
« Po… Potter ! Tu es Harry, j’en suis sûre ! Tu ressembles tellement à ce pauvre James !
- Vous avez connu mon père ? s’effara Harry en reculant sur sa chaise.
- Je suis installée à Goderic’s Hollow depuis si longtemps ! C’est affreux ce qui est arrivé. Bien sûr, pour le voisinage Moldu il s’agissait du crime d’un serial killer mais, nous, nous savions que c’était l’œuvre de… Tu-Sais-Qui ! »
Là-dessus, la grosse dame fondit en larmes, s’essuyant les yeux avec le bas de son tablier.
« Les sortilèges d’Oubliette ont beaucoup fonctionné ce soir-là ! Pas un Moldu ne s’est souvenu qu’il y avait un bébé, toi, mon garçon ! Et te voilà devant moi, seize ans plus tard. Qu’es-tu venu faire ici ? Qu’espères-tu trouver ?
- Je… Je ne sais pas au juste, avoua Harry ému. J’aurais aimé me rendre sur leur tombe pour…
- Je te comprends ; c’est très naturel. Je t’indiquerai le chemin du cimetière où ils reposent. Maintenant, il faudrait peut-être… »
Harry opina gravement. Il remercia son hôtesse et, encore bouleversé, il monta dans sa chambre. Immédiatement la porte franchie, il sut que sa prière avait été exhaussée au doux hululement qui l’accueillit. Il referma soigneusement à clé derrière lui puis s’approcha de sa chouette sagement perchée sur le dessus de la garde-robe. Levant le poing vers l’oiseau, Harry le réceptionna délicatement, lissant le plumage neigeux de sa main libre.
« Tu m’apportes des nouvelles ? Montre ! »
Gracieuse, Hedwige leva la patte autour de laquelle était ficelé un petit parchemin que s’empressa de dénouer Harry. Il déposa la chouette dans sa cage, lui donnant aussitôt quelques friandises. Ensuite, il déroula fébrilement le parchemin, ses traits s’éclairant au fil de sa lecture.
« Mon cher Harry, je serai au rendez-vous avec ce que tu désires. Je n’en dis pas plus au cas où ce message serait intercepté.
Ton fidèle Hagrid
PS : tu n’es pas prudent d’employer Hedwige. »
« Parfait, sourit Harry en roulant le message. Cher Hagrid ; lui, me rappeler la prudence ? Comme si cela avait de l’importance. »
C´est tout simplement génial!