Comment résister à tant de compliments
Chapitre 12 : Petits voyages et prises de bec.
Le décès de Hagrid en atterra plus d’un. Si beaucoup le considéraient comme un minable professeur, la majorité le pleura. Il eut droit à des funérailles publiques pendant lesquelles Olympe Maxime ne cacha pas son chagrin aussi immense que sa personne. Les yeux bouffis de pleurs, elle réclama Crockdur dont elle désirait s’occuper. Le chien fut retrouvé, amaigri, l’air malade, à la lisière de la forêt interdite où il avait végété depuis l’absence de son maître.
Harry, lui, y assista depuis l’infirmerie où une forte fièvre le clouait au lit. Mrs Pomfresh se gifla car elle se jugeait responsable du rhume attrapé par ce jeune homme resté en pyjama et pieds nus si longtemps au chevet du disparu. La pimentine chauffa les oreilles de Harry, qui n’en continuait pas moins à culpabiliser.
La directrice le visita dès le dernier hommage rendu au demi-géant.
« Mr Potter… Harry, dit-elle étrangement attendrie. Je suis partiellement au courant de vos agissements qui ont entraîné la perte de Rubeus. Ne croyez-vous pas qu’il serait temps de nous faire profiter de ce que vous savez au sujet de… Vous-Savez-Qui ?
- Je n’ai le droit d’en parler à personne ! Je vous l’ai déjà dit. Seul, le professeur Dumbledore peut me délier de la promesse que je lui ai faite. »
Il craignit irriter la directrice qui, heureusement, ne se vexa pas.
« J’ai parlé à Albus, la nuit dernière. Il souhaite s’entretenir avec vous, dès que vous irez mieux. Vous aurez accès à mon bureau autant que vous le désirez. Reposez-vous. »
Elle tournait les talons quand elle se ravisa :
« J’allais oublier. La prochaine réunion de l’Ordre aura lieu après-demain. Je vous y conduirai avec vos amis, si vous êtes remis. Nous manquons cruellement de membres ; je suis persuadée que vous serez heureux de nous rejoindre. »
Toutes ces informations bouleversèrent tellement Harry que c’est à peine s’il balbutia un « merci » au dos raide qui s’éloignait.
L’Ordre-du-Phénix les acceptait enfin ! Il avait hâte d’en débattre avec Ron et Hermione ; Ginny serait sans doute exclue, vu son âge… dommage.
Il se renfonça dans son oreiller et profita de son isolement forcé pour réfléchir. Ginny… Il était fou d’elle, mais… Maintenant que Ron et Hermione s’affichaient ouvertement ensemble, les autres ne tarderaient pas à comprendre qu’il fréquentait à nouveau la soeur de son meilleur ami. Il devait rompre ou… trouver un sujet de diversion. Posément, il passa en revue toutes les candidates possibles. Luna… ? Trop loufoque, personne n’y croirait. Demelza Robins ? Trop moche à son goût. Rodmila Vane pourrait prendre ses rêves pour la réalité, alors son choix se porta sur Laura Madley. Cette fille de Poufsouffle lui était très sympathique. Elle avait trois ans de moins que lui, mais serait certainement à la hauteur. Rassuré, Harry plongea dans un sommeil réparateur.
Mrs Pomfresh libéra son patient le soir même. Guéri, Harry courut rejoindre ses camarades qui l’accueillirent chaleureusement. Par des gestes significatifs, il parvint à s’isoler avec Ron et Hermione, à qui il communiqua les bonnes nouvelles. Le rouquin ne put s’empêcher de lancer un bruyant « Mince !» rappelé à la discrétion par un coup de coude de la jeune fille.
« Sortons ! les invita Harry. Je suis prof, non ? J’ai donc le droit de me balader la nuit sans devoir recourir à la cape d’invisibilité ou à la carte du maraudeur. J’avais oublié ce privilège le soir où je suis allé récupérer le manuel de potions ! »
Puisqu’ils étaient en compagnie d’un professeur, ni Ron ni Hermione ne risquaient d’être réprimandés en cas de mauvaise rencontre. Le plus difficile fut de convaincre Ginny de rester en arrière. Harry se sentit très malheureux de devoir l’exclure, mais fut soulagé de sa réaction car elle se contenta d’un petit haussement d’épaule boudeur.
Immédiatement, le trio galopa jusqu’au bureau directorial. Il s’assit par terre, face au portrait joyeux d’Albus Dumbledore.
« Je suis très content de vous voir tous les trois réunis ! commença l’ancien directeur. Harry, je sais que tu te sens coupable envers Hagrid ; chasse ces idées. Je l’ai croisé, il est assez heureux chez nous. »
Le jeune homme émit un bref sourire, attentif à la suite.
« As-tu les fioles sur toi, Harry ?
- Oui ! En permanence. Je ne voudrais pas les perdre. » répondit-il en exhibant le coffret.
Ron, qui voyait l’objet pour la première fois, s’intrigua sur la manière dont son ami l’ouvrit avant d’y plonger très loin la main.
« Utilise la première ; ma Pensine est à sa place habituelle. Penchez-vous tous les trois, vous reviendrez quand le souvenir s’arrêtera. »
Ron et Hermione échangèrent un regard légèrement inquiet car aucun d’eux n’avait réalisé cette expérience jusqu’à présent. Ce baptême les angoissait un peu ; Harry les rassura en se levant pour ouvrir l’armoire contenant le bassin en pierre peu profond qu’il posa sur le bureau. Il déboucha la fiole marquée du chiffre 1 et déversa le liquide argenté dans le récipient. Fascinés, ses amis fixèrent la masse mouvante ressemblant à de la lumière liquide. Entourant la Pensine, leurs mains s’unirent tandis que Harry, imitant le geste tant de fois exécuté par Dumbledore, remuait le souvenir d’un tour de baguette.
D’un commun accord, les trois visages s’approchèrent de la surface brillante qui les absorba.
Tombant les uns sur les autres, ils se redressèrent, assez désorientés. Où étaient-ils ? De qui émanait ce souvenir ?
Ron et Hermione, assez effrayés, se collèrent l’un à l’autre. Harry, plus à l’aise, observa les environs. Que fabriquaient-ils perchés au sommet de cette montagne aux pics déchiquetés ? Là, sur sa gauche, il repéra un mouvement.
Rien qu’à sa tournure, il devina qu’il s’agissait d’une noble dame du temps jadis. En longue robe violette et cape de velours rose, elle cheminait péniblement sur le sentier escarpé. Son visage, un peu triangulaire, aux traits fins, respirait l’intelligence. Nul souci ne barrait le front lisse dégagé par une coiffe pointue.
« Suivons-la ! dit-il aux autres.
- Elle… elle ne nous entend pas ?
- Non, Ron ! C’est son souvenir que nous visitons. Elle ne peut ni nous entendre, ni nous voir. Allons-y ! »
Emboîtant le pas à cette femme moyenâgeuse, les compagnons remontèrent la route défoncée jusqu’au sommet de la côte où s’élevait un château rustique aux murailles épaisses. Ils l’accompagnèrent derrière la double herse relevée. Là, le personnage salua brièvement des gardes en armure qui se courbèrent sur son passage. Ron, distrait, faillit hurler de terreur quand un de ces soldats lui traversa complètement le corps.
« On… on dirait des fantômes ! balbutia-t-il, choqué.
- Presque, sourit Harry. Les fantômes sont plus froids ! »
Ils coupèrent une vaste cour pavée grossièrement avant de pénétrer dans un dédale de corridors étroits qui les mena à une pièce sobrement meublée. La dame dénoua sa lourde cape qu’elle déposa sur un siège aux pieds en patte de lion. Elle ôta son hennin qui libéra un flot de cheveux bruns, puis s’approcha d’une étagère bourrée de gros volumes que retenaient des serre-livres particuliers.
« Tu vois ce que je vois, murmura Hermione.
- Tu peux crier si tu veux, elle ne sait pas que nous sommes là.
- Mais, ces trucs… on dirait…
- Ron, ce sont des serre-livres… en forme de serres d’aigle !
- Alors cette femme serait…
- Rowena Serdaigle, je le pense aussi, affirma Harry, fasciné. Un château aussi haut perché cadre aussi avec ce que nous savons d’elle. Ces objets pourraient bien être devenus…
- Un ou des Horcruxes ! s’exclama la jeune fille. Si… Voldemort les a repérés, il est possible qu’il les ait envoûtés ! »
Captivés, ils étudièrent les faits et gestes de l’une des fondatrices de Poudlard qui s’empara d’un tome épais qu’elle compulsa.
Ils essayaient de déchiffrer le titre quand un tourbillon les arracha brutalement en arrière.
Sonné, le trio chercha ses repères dans le bureau réinvesti.
« Monsieur ! s’écria Harry. Ce souvenir signifie-t-il que… ?
- Déduis-en ce que tu crois juste, mon enfant. Je suis d’accord avec toi : un de ces serre-livres doit avoir été converti en Horcuxe. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de le situer. C’est à toi de le retracer. Je n’ai qu’un seul indice à te soumettre : Rowena habitait tout près d’ici, plus au nord. »
Harry, Ron et Hermione se consultèrent du regard. Cette partie de la Grande-Bretagne qui abritait Poudlard, ne leur était connue que par les livres.
« Comment ferons-nous, Monsieur ?
- Voyons, Harry ! Aurais-tu oublié le moyen utilisé pour te rendre au ministère ?
- Les Sombrals ! se récria Ron dégoûté. Pitié, pas ça !
- Si ! applaudit Harry. Je préférerais y aller en balais, mais ces animaux, eux, trouvent toujours leur destination ! »
Joyeux, il se tourna vers le portait qui déjà s’était endormi.
« La mort… ça doit être fatiguant, songea tristement Harry en quittant le bureau. »
Ô gente dame, pourquoi nous gonfler le coeur de colère, puisque votre histoire me dégoute tellement elle est bonne mais pas assez longue!
C´est super! Très bien immaginé les serres livres!
Vivement la suite!!!
Just a question of the newbye : kézako un "Sombral"?
Un animal en forme de Sombrero?
A part ça, toujours aussi bon. ![]()
La description des Sombrals sera faite au chapitre prochain. Voici la fin du 12ème.
Ils cogitèrent une bonne partie de la nuit afin de préparer une stratégie. Il fallait trouver l’occasion de s’éclipser discrètement, et de revenir aussi entier que possible. Avec la visite à l’Ordre-du-Phénix prévue pour le lendemain soir, il était hors de question d’agir avant le week-end. D’autant qu’ils ignoraient combien de temps durerait leur escapade.
« Si on avait un retourneur de temps, on serait revenu avant d’être parti ! soupira Ron en s’étirant sur le divan où les genoux de Hermione lui servaient d’oreiller.
- Tu sais qu’on les a tous fracassés au ministère, rappela la jeune fille. C’était très pratique ; tu te souviens, Harry ?
- Hein ? Pardon ? Je ne suivais pas. »
Un retourneur de temps ! Que n’aurait-il pas donné pour en posséder un ? Pourquoi ne les avait-on pas employés à la mort de ses parents ? On aurait pu empêcher tant de crimes !
« Je me demandais où Dumbledore avait pu récupérer un si vieux souvenir, dit-il tout haut.
- C’était un tel sorcier ! soupira Hermione. Il disposait de ressources que nous ne posséderons jamais, hélas.
- C’est décidé : samedi, nous demanderons de la viande crue et du sang aux cuisines ; l’odeur devrait appâter les Sombrals. On se glissera dans la forêt interdite, et nous partirons, conclut Harry. »
Assez nerveux, Harry, Ron et Hermione attendaient la venue de la directrice pour être conduits au nouveau bâtiment de l’Ordre. Seuls, près de la grille extérieure, ils s’angoissaient.
« Tu es certain que c’est la bonne heure ? demanda Ron.
- Tu as vu le petit avion comme moi : Aujourd’hui, 22 heures, à la grille ! Je vous fais confiance pour passer inaperçus. Prenez vos balais. Elle a un peu de retard, mais… »
Il fut interrompu par un bruissement synonyme d’une approche. Méfiants, ils se dissimulèrent dans des buissons proches dont ils émergèrent en reconnaissant Mrs McGonagall qui arrivait à vive allure.
« Excusez-moi pour ce retard ! Allons-y, s’il vous plaît. Personne ne sait que vous êtes dehors, au moins ? »
D’un geste de sa baguette, elle ouvrit le cadenas ; le trio se glissa à sa suite.
« Montez sur vos balais et restez groupés sinon le sort de Désillusion ne fonctionnera pas correctement. »
Ils n’avaient aucune idée de l’endroit où la directrice les menait, et elle se garda bien de le leur révéler.
À une altitude assez élevée, ils volèrent environs une demi-heure avant que Mrs McGonagall amorce lentement la descente.
Harry, au travers des bancs de nuage, ne vit briller aucune lumière en dessous de lui. Manifestement, ils n’abordaient pas une agglomération, mais la rase campagne. Ils atterrirent silencieusement au milieu d’un champ en friche. Les trois jeunes gens se hâtèrent à petits pas derrière la directrice, en prenant soins d’éviter nids-de-poule et ornières embourbées.
Mrs McGonagall s’arrêtant brusquement, ils faillirent se tamponner les uns les autres. Ron étouffa un juron, Hermione lui avait écrasé les orteils.
Mais où était le bâtiment ? Harry scrutait l’obscurité, il ne distinguait aucune construction. Il ne savait trop à quoi s’attendre, sans doute à un phénomène tel celui vécu lors de l’apparition du 12 Square Grimmaurd.
Aussi fut-il assez surpris quand la directrice pointa sa baguette vers le sol et dessina… une porte. Elle tendit ensuite à Harry un bout de parchemin qu’il déchiffra grâce à un « Lumos » à peine audible. Il n’y avait qu’une seule phrase :
« Le nouveau siège de l’Ordre est dans la Cave du pré de Mr Stan Wick ! »
Dès que ses amis eurent lu le billet, la porte s’ouvrit, dévoilant un escalier descendant qu’ils empruntèrent en silence.
En voilà, des marches ! Harry se demandait s’ils atteindraient le centre de la Terre lorsque, enfin, il perçut des voix.
Mrs McGonagall frappa le panneau de la nouvelle porte qui se présentait à eux. Ils entendirent un cliquetis de serrure puis Molly Weasley montra son nez avant de les faire entrer en souriant.
« Nous étions inquiets ! souffla-t-elle en embrassant les jeunes gens.
- C’est de ma faute, Molly ! J’étais en retard ; excuse-moi. Tout le monde est-il là ? »
Lentement, Harry fit un tour d’horizon. Dans cette pièce aux murs dépourvus de décorations, un bric-à-brac de sièges était disposé autour d’une épaisse table en chêne. Dans un coin, une vaste cheminée consumait de grosses bûches qui réchauffaient cette salle, autrement glaciale. Il distingua aussi un vieux fourneau sur lequel chauffaient des bouilloires. Passé ce décor peu reluisant, Harry s’attarda à identifier les membres présents.
Le couple Lupin-Tonks interrompit sa conversation avec Hestia Jones, toujours les joues roses, pour le saluer d’un geste amical de la main ; Alastor Maugrey tourna son œil magique sur lui, tandis que Diggle Dedalus jouait avec son haut-de-forme violet. De la famille Weasley, il ne manquait que Charlie et Ginny. Le grand noir, Kingsley Shackelbolt, s’avança vers les arrivants, les conviant à s’asseoir.
« Du sang neuf ! dit-il en envoyant une bourrade dans le dos de Harry. James serait fier de toi, mon garçon. »
Molly proposa thé et biscuits, puis vint la discussion. Arthur s’éclaircit la voix :
« Nous sommes heureux de vous compter parmi nous, mes enfants. Nous avons voté votre intégration qui a été acceptée à l’unanimité. Malgré le décès de notre fondateur, le regretté Albus Dumbledore, nous devons poursuivre la lutte. Je n’ai pas compris pourquoi, mais on m’a désigné d’office pour être le chef de l’Ordre. »
Harry approuva vivement de la tête ; aucun choix ne lui paraissait plus adapté.
« Alors, je vais commencer par les mauvaises nouvelles : j’ai appris, ce matin, la mort de notre ami Elphias. Son corps a été retrouvé… calciné dans les décombres de sa maison. Inutile de souligner qui est à l’origine de ce sinistre. »
Les mines s’allongèrent, Molly et Mrs Jones sortirent leur mouchoir.
« Grâce au polynectar, il semblerait qu’un Mangemort ait revêtu l’apparence de la femme de feu Dodge et… »
Arthur s’interrompit pour Houspiller Fred et Georges qui rigolaient dans leur coin :
« Vous trouvez ça risible ? gronda-t-il, fâché.
- Oui ! Enfin, pas ce drame, mais tu viens de dire feu Dodge alors qu’il est mort brûlé. »
Mr Weasley, confus, s’embrouilla légèrement :
« C’est exact… Excusez-moi ! Où en étais-je ?
- Au polynertar, lui souffla Molly.
- Oui ! Ce qui prouve que, tous, nous devons redoubler de prudence afin d’éviter de faire pénétrer chez nous des gens qui se feraient passer pour d’autres.
Les bonnes nouvelles, maintenant : si Sturgis n’est pas avec nous ce soir, ce n’est pas grave ! Il m’a averti par hibou qu’il pensait bien avoir repéré la retraite de… Rogue ! »
Harry, comme les autres sursauta mieux que sous l’effet d’une bombe.
Il sauta si violemment en l’air qu’il faillit tomber de sa chaise.
« Où est-il ? cria-t-il, hors de lui. Il ne faut pas laisser passer une occasion pareille. Qu’attendons-nous ? Allons-y !
- Du calme, Harry ! dit Kingsley. Dès que nous aurons confirmation, nous irons en force lui régler son compte.
- Et s’il démasque Sturgis, c’est lui qui trinquera ! répliqua Harry avec fougue. Pourquoi l’abandonner seul à une telle mission ?
- Tu ne connais pas beaucoup Sturgis, dit Maugrey Fol Œil ! Son séjour à Azkaban, pour avoir simplement été soumis à l’Imperium, a accru son désir de vengeance. Tu peux lui faire confiance pour ne pas s’exposer inutilement.
- Si je peux avoir confiance en lui, ce n’est pas le cas pour Rogue !
- Cela ne sert à rien de t’énerver puisque, même si nous voulions l’aider, nous ne savons pas le localiser ! dit doucement Remus. »
Cette remarque fit fondre les espoirs de Harry. Il aurait tant souhaité courir abattre cette vermine de Severus.
« Nous l’aurons ! assura Arthur avec un petit sourire. Pour le reste… je crois que Minerva a une déclaration à nous faire. »
Mrs McGonaGall se leva, et rajusta ses lunettes carrées pour s’adresser au groupe :
« J’ai pu discuter avec Albus : c’est la raison de mon retard. Il m’a raconté qu’il avait confié une mission spéciale à Mr Potter et ses amis. Il n’a pas voulu m’en dire davantage malgré que je l’en aie instamment prié. Aussi, je demande au trio concerné de nous révéler ce qu’il sait, et que nous ignorons. »
Harry ne s’attendait pas à être ainsi placé sur la sellette devant l’Ordre presque au complet. Il consulta ses amis du regard, puis se lança :
« Je suis désolé, nous ne pouvons parler de ça, à quiconque… même pas à vous. Si le professeur Dumbledore désirait le secret… C’est qu’il avait ses raisons et je crois savoir lesquelles : il y a un traître dans nos rangs. »
C’était la soirée des coups de tonnerre. Mrs McGonagall renversa sa tasse de thé ; Les joues de Hestia Jones pâlirent.
« Qu’est-ce que tu racontes, Harry ! s’emporta Maugrey. Tu débarques à peine, et tu nous offenses !
- Ce… Je n’avais pas l’intention de vous vexer : c’est ce que pensait Dumbledore. D’ailleurs, Mondingus Fletcher est suffisamment roublard pour jouer dans les deux camps. »
Un grand silence suivit ; on aurait pu entendre les rouages des cerveaux en pleine action. Arthur intervint :
« Si tu crois qu’il y a un traître, et que c’est Ding, pourquoi ne nous dis-tu pas…
- Harry ne dira rien, parce qu’il a promis ! répliqua Hermione.
- Et vous, mes enfants, avez-vous aussi promis de vous taire ?
- Nous, on a juré à Harry, ce qui revient au même, conclut Ron. »
Les plus âgés échangèrent des murmures et des regards navrés.
« Bon, puisque ce débat est clos, passons à nos autres sujets, reprit Arthur, manifestement désappointé.
Qui est désireux de s’occuper des Lestrange ? Rodolphus et Rabastan courent toujours ! On les a signalé dans le Kent où une famille de sang-mêlé a été torturée, puis froidement assassinée. Je vous passe les détails horribles de cette exécution, mais… Oui, Kingsley ? »
Le sorcier noir levait la main pour réclamer la parole que lui accorda Mr Weasley :
« Je souhaite m’en charger, mais j’aimerais savoir si quelqu’un a des nouvelles de Graup, le demi-frère de ce pauvre Hagrid. »
message trop long
On se consulta. Nul ne semblait avoir de réponse.
La soirée s’avançant, aucune suggestion ne naissant, l’assemblée fut dissoute. Molly, aidée d’Elphias et de Tonks, remonta le moral des troupes par une seconde tournée de thé agrémenté de vieux rhum pour les amateurs.
« Merci ! déclina Mrs McGonagall. Quand je vole, je ne bois pas. »
Harry observa longuement la tasse fumante qu’on lui avait remise. Pourquoi se sentait-il soudain si mal à l’aise. Un souvenir lui chatouilla l’esprit. En un éclair, il se revit dans le bureau de Dolorès Ombrage lorsqu’elle avait tant insisté pour qu’il boive son thé qui contenait…
Il donna un bref coup de coude à Hermione, secouant négativement la tête en désignant le breuvage. Capté cinq sur cinq, le message fut transmis brutalement à Ron qui avançait les lèvres vers la porcelaine. VLAM ! La fine tasse éclata sur le carrelage.
Ron s’excusa ; sa mère usa du « Recurvite » pour éponger les dégâts et d’un « Reparo » pour rassembler les morceaux.
La Cave se vida progressivement. Lupin attira, en douce, Harry à distance des oreilles indiscrètes :
« Je te félicite pour ton inébranlable fidélité à Dumbledore. J’aurais voulu te prévenir des intentions de l’Ordre, mais J’étais… occupé. »
Vu l’aspect maladif de l’ancien professeur de DCFM, Harry comprit facilement. La pleine lune venait de s’achever ; le loup-garou avait dû souffrir des heures pénibles. Une puissante accolade s’échangea ; ils se quittèrent.
Le retour s’effectua dans un mutisme chargé de suspicion. La directrice, sans un mot, mena le trio à bon port, effectua un salut très sec puis regagna ses quartiers.
Harry et ses amis rejoignirent leur tour, la mine sombre.
« Pourquoi as-tu cassé ma tasse de thé ?
- Ron, mon chéri, tu n’as pas compris ?
- Quelqu’un avait versé du Veritaserum dedans ; mes deux mains à mordre par un Géranium dentu qu’elle en contenait ! grogna Harry, très troublé.
Il y a réellement un traître chez nous ; il était présent ce soir. On nous a admis, plus pour nous faire avouer ce que nous savons que pour réellement adhérer au groupe.
- Un piège ? s’effara Hermione. Tendu par qui ? »
Pensivement, les trois amis se séparèrent pour la nuit
Devoirs, cours, entraînements de Quidditch – auxquels Ron faisait merveille -, c’est à peine si Harry pouvait s’isoler avec Ginny. La petite Laura Madley avait ouvert ses grands yeux bleus innocents, étonnée de la proposition faite au détour d’un couloir :
« Tu veux que je sorte avec toi ? couina-t-elle prête à défaillir d’émoi.
- Non ! Enfin… c’est ce que les autres doivent croire. Si l’on nous voit souvent ensemble, ils penseront que toi et moi… tu saisis ? »
Apparemment, la demoiselle avait des difficultés à définir son rôle exact. Ginny, avec sa tournure directe habituelle, lui mit les points sur les I ce qui permit aux amoureux de se fréquenter à l’abri des commérages.
Le vendredi précédant leur grande aventure faillit tourner à la catastrophe.
Harry avait spécialement peaufiné son cours. Ayant découvert dans son manuel de potions un sort qu’il jugea très intéressant, même s’il avait été inventé par son mortel ennemi, il le testa sur le malheureux Trevor – sans en parler à son propriétaire – et les résultats furent plus que satisfaisants.
C’est donc très assuré qu’il se présenta dans la classe du premier étage.
Immédiatement, les problèmes surgirent. Théodore Nott semblait être devenu le nouveau chef de file de Serpentard. Ce grand garçon émacié déclara très vite ses intentions malveillantes :
« Après ces stupides Protego et ces non moins idiots Assurdiato, quelle stupidité ce prof à la noix prétend-il encore nous enseigner ? »
Toute la Maison créée par Salzard Serpentard siffla de contentement devant ce défi publiquement déclaré.
Inspirant un grand coup, Harry se força au calme :
« J’avais justement besoin d’un cobaye pour un nouveau sort. Théo, approche-toi… si tu l’oses ! »
La froideur du ton en impressionna plus d’un. Il ne riait plus ce fanfaron efflanqué. Soudain blême, il hésita :
« Le code interdit les sévices aux élèves !
- Je suis au courant, sourit Harry, sardonique. Je suis aussi réputé pour être un peu tête-brûlée, mais… tu n’as pas à t’inquiéter. »
Cette fois, le grand Nott verdit :
« Je… je vais prévenir la directrice ! Tu me menaces Potter ! Tu n’as pas le droit et…
- Je ne te menace pas, je t’invite à participer au cours durant lequel tu es prié de… m’appeler PROFESSEUR POTTER ! »
Sans un mot, Harry formula le sort favori de son père. Théodore se retrouva suspendu dans le vide, la tête recouverte par sa robe avant de retomber mollement sur le sol.
S’il s’était écouté, Harry aurait infligé un Endoloris bien senti à ce pédant personnage. Au lieu de quoi, il décrivit calmement la méthode pour lancer ce Levicorpus informulé.
Nott, quoique penaud, n’en demeura pas moins virulent :
« C’est de l’abus de pouvoir, professeur ! cracha-t-il, mauvais.
- Spina longus ! » hurla Harry d’un geste brusque de sa baguette.
Instantanément le corps filiforme de Nott fut ficelé par de longues lianes noueuses garnies d’épine. Privé de parole, le jeune sorcier emprisonné ne savait plus qu’ouvrir des yeux ahuris et paniqués.
Très doctoral, Harry expliqua :
« N’essaie pas de te débattre ou se sera pire ! Comme vous le constatez ce sort est une espèce d’hybride entre Incarcerem et Petrificus Totalus. Les liens ont des caractéristiques mêlées de la tentacula vénéneuse et du filet du diable. Votre victime ne souffre que si elle essaie de bouger. Passons à la pratique. »
Cette démonstration spectaculaire força le respect de beaucoup... et la rogne de certains autres.
L’entraînement se déroula avec des hauts et des bas. Neville cafouilla et Luna se retrouva ligotée par des feuilles d’ortie. Hermione l’accompagna immédiatement à l’infirmerie afin de soigner les gourmes qui lui couvraient les bras et les jambes.
Le cours se terminait, les élèves se dispersaient sagement, Harry rangea ses livres quand, sans avertissement, éclata :
« STUPEFIX ! »
Par réflexe, Harry se rejeta en arrière pour voir une lumière rouge le dépasser et frapper Padma Patil qui s’écroula. Se retournant, sans rien comprendre, il assista alors à une scène hallucinante. Théodore Nott était aux prises des griffes de deux félins furieux. Probablement entrés tandis que les jeunes sorciers sortaient, ces chats malmenaient hautement le fils du Mangemord arrêté au ministère. Pattenrond et le chat inconnu qui l’avait guidé à la gargouille rivalisaient d’agressivité en s’acharnant sur un Nott débordés par les assauts.
« Il te visait, Harry ! Je l’ai vu ! cria Ginny qui ranimait Padma d’un « Enervatum » bien appliqué. Ces chats ont dévié le tir. »
Une colère froide s’empara de Harry. Il hésita pourtant à répliquer, de peur de blesser les félins. Lorsque tous les morceaux de chair accessibles eurent reçu leur part d’écorchures, les animaux déguerpirent à toute vitesse.
« Cinquante points de moins pour Serpentard ! Nott, veuillez m’accompagner chez la directrice. Elle vous y signifiera certainement votre renvoi ! »
Contrairement à ce qu’il pensait, Mrs McGonagall refusa d’envoyer Nott ailleurs qu’à l’infirmerie. Abasourdi, prêt à proclamer violemment son bon droit, Harry s’adoucit lorsque la directrice exposa son point de vue, dès qu’ils furent seuls :
« Vous avez eu raison Mr Potter d’enlever 50 points à Serpentard ; j’en ôte autant pour cette – très - déplorable attitude envers un professeur. Néanmoins, exclure Mr Nott de l’école serait, à mon sens, une grave erreur : il courrait rejoindre les rangs des Mangemorts ! De plus, nous devons tout tenter pour réunir les Maisons ; c’était le souhait le plus cher du professeur Dumbledore. »
Harry dut reconnaître la justesse des arguments soumis, et baisser les armes. En quittant le bureau, le discret clin d’œil que lui adressa Dumbledore, faussement endormi dans sa barbe, ne lui échappa pas ; son moral remonta.
Pas mieux. ![]()
Rien d´autre à dire, le même avis que les autres.
POur az´
les Sombrales sont des crétures ressemblants à des chevaux mais noirs avec de grandes ailes qui font penser eux ténèbres. Ceux qui ont vu, ou vont connaître la mort les voient. Ce sont eux qui tirent les calèchent qui mènent les élèves (exeptés les premières années qui y vont en barque avec Hagrid normalement) au chateâu de Poudlard.
Voilà j´espère avoir été ckair! ![]()
Chère dame vite une suite avant que je ne pleure mon coeur sur le bureau de l´ordinateur montrant la meilleure histoire que je n´ai jamais vu!
Chapitre 13 : Le nid d’aigle.
Le samedi était enfin arrivé ! Très tôt le matin, le trio visita les cuisines pour y récupérer le tribut demandé aux elfes. Harry se tracassa un peu en constatant qu’aucune de ces créatures n’avait de nouvelles de leurs deux congénères absents. Il se promit d’appeler son domestique personnel dès qu’ils rentreraient de balade… à condition de partir, et surtout… de revenir.
Appâter des Sombrals ! Extrêmement dégoûtés les jeunes gens épandirent la chair dégoulinante et les bouteilles de sang frais sur le large périmètre d’une clairière en lisière de la forêt interdite. Harry aurait souhaité pouvoir les appeler comme Hagrid le faisait, mais ses pâles imitations du cri aigu adapté ne donnèrent, hélas, rien.
« Avec toute cette viande, espérons ne pas attirer d’autres bestioles ! gémit Ron qui lançait des regards anxieux partout. »
L’inquiétude commençait à les étreindre quand, enfin, Harry pointa le ciel :
« Ils arrivent ! lança-t-il, joyeux. »
Les Sombrals n’étant perçus que par ceux ayant vu la mort de près, il était heureux que ses amis ne puissent distinguer ces animaux squelettiques aux ailes de chauve-souris. Ils décrivirent un cercle au-dessus des jeunes gens puis se posèrent pour entamer leur repas sanglant.
« Ils sont là, constata Hermione qui voyait des lambeaux de chair disparaître par à-coups. Ils sont combien, Harry ?
- Deux ! Je reconnais Tenebrus, le préféré de Hagrid. Ne bougez pas, je vais le caresser. »
Sans crainte, Harry se dirigea vers cette créature étrange aux yeux blancs et au pelage noir.
« Il doit vous manquer autant qu’il nous manque, murmura-t-il ému, en flattant l’encolure de l’animal. »
D’un long hochement de sa tête reptilienne, le cheval ailé sembla acquiescer. Sous l’œil attentif de ses amis, Harry lui parla doucement avant de leur signifier que tout était en ordre.
À tâtons, Ron et Hermione se hissèrent sur le dos du second Sombral ; Harry enfourcha Tenebrus qui, d’une puissante détente des jarrets postérieurs, décolla dans une accélération vertigineuse.
Harry n’appréciait pas trop ce genre de vol. Probablement parce qu’il ne maîtrisait pas la manœuvre : la monture faisait tout, toute seule. Il se laissa donc entraîner à vive allure vers des montagnes déchiquetées.
Dumbledore avait raison : le château de Rowena Serdaigle n’était qu’à un petit quart d’heure de vol de Poudlard.
Frôler des pans de roche à une telle vitesse, donna des sueurs à chaque membre de cette équipée. C’est avec soulagement qu’ils assistèrent à la descente des Sombrals qui se posèrent en douceur sur une clairière couverte d’herbes rases, à proximité de ruines imposantes.
Un peu titubants après ce périple, les trois complices remercièrent les animaux, puis s’engagèrent sur le sentier déjà emprunté dans le souvenir de l’ancienne fondatrice du collège.
« S’ils ne sont plus là au retour, nous transplanerons pour Pré-au-Lard ! dit Harry, confiant.
- Tu crois que les serre-livres sont encore ici ? Depuis le temps écoulés, ils ont pu changer de main des dizaines, voire des centaines de fois !
- Dumbledore n’a pas démenti, Ron ! Donc, ils sont ici… quelque part. »
Du fringant château entraperçu comme dans un rêve éveillé, il ne subsistait que peu de chose. Des murs entiers s’étaient écroulés, une végétation folle investissait les lieux. Traversant la cour livrée aux ronces, le trio avança lentement, jetant des regards furtifs dans les recoins, prêt à riposter en cas d’attaque. Rien ne survenant, les amis arrivèrent au seuil du bâtiment visité en compagnie de Rowena Serdaigle. Il n’en restait qu’une carcasse rongée de lierre, sans toiture, au sol jonché de débris de bois pourris.
« Ça m’étonnerait qu’on trouve quoi que ce soit là-dessous ! soupira Hermione, déçue. Explorons ailleurs. »
Ron et Harry approuvèrent ; ils changèrent de site.
À nouveau se présenta un capharnaüm de ruines diverses. Ils découvrirent les vestiges des anciennes écuries, d’une vieille forge avec des restes de cheminées qui avaient dû être monumentale. Alors qu’ils approchaient d’un ensemble de pilier dont certains tenaient encore debout, Harry s’exclama soudain, plongeant vivement la main dans sa poche :
« Qu’est-ce que j’ai fourré dedans ? Ça chauffe ! »
Il fouilla un peu puis exhiba…
« La montre de Dumbledore ! Elle vient de s’échauffer.
- Qu’est-ce que tu racontes ? Donne ! »
Intriguée, Hermione s’empara de l’objet, le palpant doucement.
« C’est vrai ! Sa température dépasse celle du corps humain. Qu’est-ce que tu crois que ça signifie ?
- Qu’on brûle ! sourit Harry en reprenant la montre.
- Qu’est-ce que tu veux dire par : on brûle ? »
Harry et Hermione éclatèrent de rire. Ils expliquèrent ensuite à Ron le sens de cette expression typiquement moldue.
« On est près de l’Horcruxe, c’est ça ? »
Très excités par cette conclusion, le trio repartit en chasse. Harry tenait la montre dans son poing tendu devant lui, cherchant la direction selon le changement de chaleur.
« Par là ! », cria-il en désignant une muraille sur leur gauche.
Plus ils approchèrent, plus la température monta. Harry regarda le cadran, s’effarant du mouvement rapide des petites planètes.
« C’est là-dedans ! » décréta-t-il en pointant une grille rouillée qui fermait un accès derrière la muraille.
Ils n’y touchèrent pas de suite, se contentant de l’observer de loin.
« Qu’est-ce qu’on attend ?
- Ron, si Voldemort – arrête de frissonner, c’est idiot – donc, si VOLDEMORT est passé par ici, cette porte est peut-être piégée.
- Que va-t-on essayer ?
- J’ai potassé pour ton coffret, mais tu as trouvé la clé avant que je puisse essayer un nouveau sort destiné aux objets envoûtés. Je vais le lancer, écartez-vous. »
Hermione se planta face à la grille, leva sa baguette. D’un puissant :
« Scandero vultos » elle propulsa un éclair bleu qui fit vibrer les barreaux oxydés. Aussitôt, un faciès immonde se matérialisa. C’était… inqualifiable de laideur et d’abjection ; un hybride mi-serpent mi-dragon : une gueule dentue énorme, destinée à avaler le premier venu. De cet orifice s’exhala violemment une haleine fétide qui provoqua le recul du trio soufflé par cette tornade pestilentielle.
S’accrochant les uns aux autres pour résister à la force de la bourrasque, les amis malmenés s’asphyxiaient. Harry, d’un sursaut d’énergie, hurla :
« DESTRUCTUM ! »
Une fumée s’évapora, tout redevint calme.
Ébranlés, échevelés, ils mirent plusieurs minutes avant de se remettre de leurs émotions.
« La prochain fois, on prendra des masques à gaz ! pouffa Hermione , écoeurée par les miasmes respirés.
- Espérons qu’il n’y aura pas de prochaine fois, répliqua Ron dont le teint verdâtre jurait affreusement avec ses cheveux roux. »
Ils marchèrent prudemment jusqu’à la grille sur laquelle ils s’acharnèrent, la secouant à en avoir mal au bras… pour rien.
Le répertoire des sorts y passa : aucun déclic ne se produisit.
« C’est trop bête ! s’énerva Harry en donnant un coup de pied aux barreaux. Je suis sûr que c’est là-dedans, mais…
- Essaie le fourchelang, comme pour le médaillon, suggéra Ron. »
Harry se serait giflé, il aurait dû y penser lui-même.
Aussitôt, il prononça son « sésame » dans un sifflement bizarre aux oreilles ; le grille grinça : la voie était libre.
Après s’être congratulés pour cette réussite, les amis franchirent l’accès révélé.
Cheminant à petits pas, tous sens en éveil, ils déambulèrent dans un étroit corridor ruisselant d’humidité. Pataugeant sur un sol fangeux que nul n’avait foulé depuis longtemps, s’éclairant de leur baguette, ils s’enfoncèrent lentement dans des souterrains. La chaleur de la montre de Dumbledore augmenta encore, réconfortant Harry qui se sentait oppressé par l’étroitesse des lieux.
Ils arrivèrent à un croisement de galerie.
« Celui-là ! dit Harry en pointant le chemin de gauche. Cette montre est une bénédiction. Sans elle, nous errerions indéfiniment dans ce que je suspecte être un fameux labyrinthe. »
Il s’engagea dans le couloir, Hermione l’arrêta.
« Attends ! Si la montre nous guide vers l’Horcruxe, le fera-t-elle pour la sortie ? Je préfère ne pas prendre le risque. »
Comme elle l’avait fait pour les portes du département des mystères, elle lança un « Flambios » sur le mur, y traçant une grande croix.
« Je procéderai ainsi, à chaque intersection ; c’est plus prudent. »
Que de couloirs ! Ils eurent l’impression d’avoir marché des kilomètres avant de déboucher dans une immense grotte naturelle. Stupéfaits par la clarté de celle-ci, ils en comprirent vite la raison : des milliers d’insectes ressemblant à des lucioles voletaient partout. Pas le temps d’admirer les splendides stalactites qui descendaient du plafond en de somptueuses draperies ; la montre devenait brûlante.
« C’est quelque part, ici ! assura Harry en se protégeant la paume d’un mouchoir.
- Je jette « Scandero Vultos », ou pas ?
- Je… Je ne sais pas. Avançons encore. »
Très attentifs, ils scrutèrent les recoins dans l’espoir de trouver l’objet de leur convoitise. Harry se tracassait beaucoup. Il souhaitait ardemment ne pas tomber ni sur des inféri, ni sur un récipient identique à celui rencontré avec ce pauvre Albus Dumbledore. Jamais plus, il ne forcerait quelqu’un à boire une mixture inconnue.
Ils parcoururent la grande salle, au centre de laquelle d’énormes pilier calcareux se dressaient, unissant le sol à la voûte. Ces colonnes titanesques masquant la vue, le trio entreprit de les contourner.
Passés par derrière, les amis découvrirent l’entrée d’une autre grotte aussi vaste que la première. Là, tout au bout, brillait une aura bleutée qui formait une sorte de cloche au-dessus de…
« C’est là ! s’écria Ron, joyeux. »
Déjà il courrait ; un « Locomotor Mortis » l’immobilisa.
« Pourquoi tu me fais ça ? s’emporta-t-il sur Hermione. Allons-y !
- Réfléchis, mon chéri ! Cette pièce doit être truffée de pièges.
- Et si on tentait un Accio serre-livres ? suggéra Harry.
- Je n’ai pas l’impression que cela fonctionnerait. La cloche est certainement conçue pour éviter ça. »
Convaincus de la justesse de cette remarque, ils reprirent leur inspection, favorisée par l’éclairage des lucioles. Tout en avançant, dès le blocage des jambes de Ron levé, ils détaillèrent soigneusement l’environnement, scrutant chaque pouce de ce terrain hostile.
« Stop ! cria Hermione en pointant le sol.
- Qu’est-ce que tu as ? Tout est normal, non ?
- Justement… non ! »
La jeune fille concentrée regarda alternativement son objectif et le chemin qui y menait.
« J’en suis sûre », murmura-t-elle avant de hurler :
« VENTUS AUGMENTO »
En un instant la pièce fut ravagée par une mini tornade, balayant la voie à franchir de tout sable et débris qui la jonchaient.
Sous les yeux exorbités des garçons, des signes étranges apparurent, gravés sur des dalles.
« Qu’est-ce que c’est que ces machins ? demanda Ron, béat d’étonnement.
- Si tu avais suivi les mêmes options que moi, tu le saurais : ces sont des runes !
- Des runes ? C’est ça, des runes ?
- Oui, Harry. C’est, je crois, un parcours… fléché.
- On s’en moque : transplanons !
- Avec quoi comme destination ? La cloche-bleue-là-bas-au-bout ? Non, Ron, ça n’ira pas. Je pense qu’il faut absolument marcher sur les dalles.
- Il y a un code, alors ? »
Hermione parut cogiter à plein régime.
« Ça me rappelle un film au cinéma ; si je l’ai aimé, je n’aime pas du tout ce que je vois là !
- Je l’ai vu aussi. Il faut se déplacer sur les bonnes cases, sinon…
- Mais quel est le mot à former ?
- Pas la moindre idée, Ron. Bien que… VOLDEMORT ! »
Une fois de plus, le grand rouquin tressaillit.
« C’est impossible, dit Hermione, cet alphabet ne comporte aucun V.
- Pas de V ? C’est bizarre.
- Il n’y a que 24 symboles qui sont à la fois des lettres et des sons.
- Quoi… alors ? s’informa Harry, troublé. »
Face à cette énigme, l’angoisse fut à son comble : s’ils se trompaient, la mort serait au rendez-vous.
« Peut-être Jedusor ? proposa Ron, d’une voix étranglée.
- Ou Tom Jedusor ! répliqua Harry. Je vais essayer ! Euh… Hermione, indique-moi les signes correspondant aux lettres, s’il te plaît.
- J’ y vais, moi !
- Tu es folle ! Pas question.
- Si Harry, c’est à moi d’y aller. Je sais lire les runes et… j’ai… moins de valeur que toi. Si je rate mon coup…
- C’est faux ! Je ne supporterai pas de te perdre ! Laisse-moi… »
Mais déjà la téméraire jeune fille s’était élancée sur le symbole thurisaz. Son poids descella la dalle ; Hermione disparut d’un coup, aspirée par un vide insondable… avant de réapparaître, tête en bas, grâce au « Levicorpus » informulé qu’avait lancé Harry.
« Merci ! dit-elle en se débattant sous sa robe retroussée. Dépose-moi sur Jera.
- C’est lequel ?
- Deux plaques à gauche. Tu vois cette inscription, comme des guillemets croisés ? Finalement, Tom est de trop ; du moins j’espère que Jedusor suffira. »
Le J s’abaissa très légèrement quand elle s’y plaça, mais tint bon ; ils se rassurèrent.
« J’ai l’impression d’enclencher un mécanisme quelconque ! » dit Hermione en avançant sur le E qui lui rappela sa malencontreuse bourde lors des B.U.S.E.S. Ewhaz et eiwaz, se ressemblaient décidément beaucoup à l’audition, mais pas dans le tracé des caractères, heureusement. Quelle idée d’avoir mis le signe M pour le E ?
Anxieux, les garçons suivirent le cheminement de leur amie, baguettes brandies afin de la retenir en cas d’erreur.
Sans faillir, elle progressa de dalle en dalle jusqu’au Raidho final qui, lui, était parfaitement identique à un R.
Elle y était ! Elle touchait presque la cloche bleue sous laquelle, ô merveille, une paire de serre-livres en forme de serre d’aigle en bronze rayonnait doucement.
« Ils sont là ! Qu’est-ce que je fais ? »
Harry était bien incapable de lui répondre objectivement dans cette situation stressante.
« Euh… Ne touche pas cette vapeur bleue… directement. Enfonces-y ta baguette ! Va doucement, je t’en prie ! »
Il sentit la panique l’envahir. Une fausse manœuvre déclencherait… le pire qu’il refusait d’envisager. Il surveilla chaque geste de son amie qui, là-bas, risquait sa vie, à sa place. Honteux et terrifié, tout se mélangeait dans sa tête.
Hermione tâta l’aura bleutée du bout de sa baguette en bois de vigne. Les garçons retinrent leur souffle ; rien ne se passa.
« Pourvu que… » s’alarma Ron qui se mordait les lèvres au sang.
La baguette perça l’enveloppe sans rencontrer de résistance. Enhardie, Hermione avança son autre main.
« NON ! hurla Harry ! Ne les prends surtout pas. Je viens de me rappeler une chose ; tu te souviens d’Indi ? »
La jeune fille suspendit son acte, dubitative. Sourcils froncés, elle sembla hésiter.
« Tu crois qu’il faut un contrepoids ? Échanger ces objets par un autre… pesant la même chose ? »
C’était exactement ce que Harry craignait. Que pesaient les serre-livres ? Le support de marbre additionné de la patte d’aigle devait faire dans les… deux kilos. Comment être sûr ? Rapidement, il regarda autour de lui, examinant chaque pouce de terrain.
« Mobiliarbus ! » dit-il en pointant un cailloux de belle taille qui lévita sans heurts dans la direction imposée.
Hermione réceptionna la pierre et la soupesa mieux qu’un orfèvre son once de métal précieux.
« Je m’y risque ! S’il m’arrive… malheur, continuez la lutte ; sachez que… Je vous aime ! »
Ron accrocha la manche de Harry. Tout deux assistèrent de loin au tour de passe-passe de Hermione qui, bravement, subtilisa les serre-livres d’une main pour, de l’autre, les remplacer avec la pierre envoyée par Harry.
« Je les ai ! triompha-t-elle en les agitant au-dessus d’elle. Ce n’était pas si dur, finalement ! Je… »
Tiens ? Était-ce une idée ou le sol venait-il vraiment de vibrer ?
« Reviens ! » hurla Harry affolé.
De la voûte, des pans entiers se détachèrent subitement.
« Immobulus ! » crièrent ensemble les garçons tétanisés.
L’énorme bloc en descente vers les cheveux bruns frisottants fut freiné suffisamment pour permettre à la jeune fille, en dessous, de transplaner dans un superbe mouvement circulaire.
Elle réapparut, souriante, près des jeunes gens blafards d’angoisse.
« Partons, je les ai ! »
Elle avait raison de vouloir hâter les opérations : la salle se disloquait !
Ils coururent à toutes jambes tandis que, derrière eux, une pluie de roches s’abattait dans un vacarme d’enfer.
Se repérant aux croix gravées sur les murs, le trio galopa à toute allure vers la sortie. Ils franchirent la grille juste avant qu’un immense « BROOOouuum » ne fasse s’écrouler mur et grille dans un gigantesque nuage de poussière qui les submergea.
« On s’en est tiré, on s’en est tiré ! pavoisa Ron, s’éventant. Tu as été fantastique. »
Le ciel parut captiver Harry un bon moment, le temps que les amoureux redescendent sur Terre.
La suite! ![]()
Et pis c´est même encore mieux, maintenant y´a des descriptions en plus^^ Bref, la suite. ![]()
Si même Azerty, pourtant allergique aux fanfics, a décidé de suivre celle-ci, je ferais bien d´y jeter un coup d´oeil...
Ah ben si t´aimes bien HP normalement je pense que t´aimeras bien, et oui effectivement si même moi aime bien, c´est qu´y´a forcément quelque chose^^
Deuxième fic´ sur HP que je suis en presque deux ans sur le forum, ça fait pas beaucoup^^
C´est sympa, en effet. J´ai lu la première page du topic et je vais poursuivre. Pas beaucoup de fautes, une certaine tendance à employer le participe présent qui me gêne un peu, quand même. Et puis, le verbe "solutionner", que je déteste. Inventé pour des Français paresseux incapables de conjuguer correctement "résoudre".
A part ça, j´aime bien, on est dans l´ambiance Harry Potter même si certaines actions sont un peu rapides. J´ai adoré la scène du mariage.
Lu jusqu´à la fin du chapitre 5. Même si le passage dans le manoir des Malefoy est un peu moyen (du fait qu´au début, on ne sait pas trop ce qu´ils viennent faire là), l´histoire s´installe est c´est de mieux en mieux. Je continue.
Grand
de vous pencher sur ces écrits. C´est un honneur que vous me faites. J´espère ne pas trop décevoir.
Toujours aussi génial tati!!!!! Ta fiction est l´une des meilleurs voir LA meilleur de HP7 que j´ai lu!!!!!! Tu devrai la poster aussi sur fanfiction.net, elle aurait beaucoup de succès!!!!!! Est ce que tu écrit autre chose que du HP? si oui poste le qu´on puisse voir!!!!! Ciao!!
oui! j´écris d´autres trucs. J´en posterai ici pour avoir votre avis dès que la fic sera achevée.
Fiers, heureux d’être sains et saufs, les trois amis cherchèrent leur moyen de transport. Hélas, lassés de l’attente, les Sombrals s’étaient envolés.
« Transplanons à Pré-au-Lard, près de la cabane hurlante ! conseilla Hermione. »
Les trois D bien en tête, Harry entama la manœuvre.
Il n’aimait vraiment pas ça. Le risque de désartibulation écarté, n’en demeurait pas moins cette impression d’élongation, très dérangeante.
Le trio se recomposa près de la bicoque en bois dans laquelle le pauvre Lupin s’enfermait ses jours de crises lunaires. Traversant le village, ils se laissèrent tenter par une petite escale aux trois balais, histoire de se remettre totalement de leurs aventures. Cette fois, les formes avantageuses de Madame Rosmerta n’attirèrent pas les yeux de Ron qui les plongea plus volontiers dans ceux de Hermione.
La tenancière ne semblait garder aucune séquelle de l’Imperium auquel Drago Malefoy l’avait soumise afin de réaliser son infâme projet. C’est très accorte qu’elle servit leur boisson aux jeunes gens.
« Vous êtes en avance sur les autres élèves, vous ? D’où revenez-vous ? Vous êtes dans un tel état ! »
S’observant, les amis éclatèrent de rire. C’est vrai qu’avec leur robe couverte de boue et de poussière, ils ne brillaient guère de propreté.
« Excusez notre tenue, chère Madame, dit Ron. Avec notre professeur, nous rentrons d’une petite excursion. »
Puisqu’il désignait Harry du menton, Madame Rosmerta s’ébahit :
- Pro… professeur ? On vous a nommé professeur ? »
Ses amis répondant pour lui aux questions de l’accueillante dame, Harry laissa errer son regard sur les rares occupants des lieux. Soudain mal à l’aise, il tenta de comprendre ce qui le troublait. Les deux sorciers, qui bavardaient dans le fond de la pièce, ne l’émurent point. Pourtant, quand il dévisagea le sorcier isolé sur sa gauche, il perçut à nouveau une sensation étrange. Instinctivement, sa main se referma sur la baguette dans sa poche.
« Ne me fixez pas ainsi, Potter ! résonna une voix dans sa tête. »
Électrisé, Harry se leva d’un bond, brandissant sa baguette sur l’homme assis sagement devant une chope de liquide moussu.
« ROGUE, je vous tiens, immonde crapule ! »
Tous se figèrent, regardant ce jeune homme échevelé qui menaçait un honnête consommateur anonyme.
« Harry, tu ne devrais pas… commença Hermione.
- C’est Rogue, vous ne le reconnaissez pas ? Il a dû boire du Polynectar ; c’est lui ! J’en suis sûr.
- Arrête ! Si tu te trompes, c’est… »
Le sorcier s’était redressé ; d’un œil noir il fusilla intensément le jeune homme agressif puis, d’une pirouette, il s’évapora dans la nature.
Cela avait été si rapide que Harry se sentit soudain stupide d’être là, debout, à brandir sa baguette sur… rien. Les autres sorciers n’avaient même pas bronché ; seule, Madame Rosmerta lui lança un léger regard interrogatif.
« C’est raté ! pesta Harry, en se rasseyant, boudeur. C’était lui, il… m’a parlé. Comment est-ce possible ?
- Il t’a parlé ? Mais, il n’a pas ouvert la bouche !
- Ron, j’ai entendu sa voix aussi nettement que j’entends la tienne. Cet accent méprisant était très édifiant : c’était Rogue.
- Que… faisait-il ici ? demanda Hermione, soucieuse.
- Qu’il ose se balader si près de Poudlard, alors qu’on est censé le rechercher partout, ne me dit rien qui vaille. Nous devons rentrer, et en parler de suite à Dumbledore. »
Être sortis sans autorisation faillit coûter des points aux Gryffondor. Heureusement, le nouveau statut de Harry évita cet ennui, et Rusard ravala ses menaces de châtiment en grommelant que, de son temps, cela ne se serait pas passé ainsi.
Quand ils apparurent, avec leur tenue dégoûtante, dans la salle commune, on les bombarda de questions à travers lesquelles ils glissèrent en douce, ne répondant que très vaguement. Neville et Ginny se retinrent de les harceler quoiqu’ils en grillassent d’impatience. L’instant n’était pas aux confidences, mais… à la douche.
Enfin débarbouillés, tous se retrouvèrent pour déjeuner. Là, encore, nul commentaire ne filtra.
L’après-midi, Harry devait assumer l’entraînement de Quidditch, ce qui retarda à nouveau son intrusion au bureau directorial. Désireux de s’y rendre avec ses amis, il dut attendre que Hermione achève ses devoirs. Lui-même tenta de se plonger dans son cours d’Enchantements ; il avait la tête trop chargée de questions pour y parvenir sereinement, et puis… ensorceler une fleur pour qu’elle crie à l’approche d’un passant, ne le passionnait pas particulièrement.
Enfin, vers 17 heures, ils se regroupèrent face au cadre de l’ancien directeur. Harry avait redouté, un instant, que Mrs McGonagall ne soit sur place. Il supposa qu’une sorte d’alarme l’avertissait de l’arrivée des jeunes gens.
« Monsieur ! Nous avons réussi, dit Harry en exhibant les précieux serre-livres. »
Le récit détaillé, déballé à toute allure, fit sourire le vieillard qui devint cependant songeur.
« Les deux serre-livres ? s’étonna-t-il en se grattant la tête sous son chapeau. Cela complique un peu les choses. Je suis très troublé.
- Il y aurait un fragment d’âme dans chaque ?
- C’est très possible, Hermione. Il peut aussi s’agir d’un… leurre. Si Voldemort a créé six Horcruxes, comme nous en avions débattu, nous les aurions donc tous, ce qui me paraît peu probable.
- Un piège pour arrêter les recherches de ceux qui auraient eu l’idée de…
- Oui, Harry ! Je suis persuadé qu’il en existe un dernier. Le souvenir numéro 2 devrait t’aider à le situer. Pour l’arracher à son propriétaire, j’ai beaucoup voyagé. Mais vous avez eu une journée chargée. Je ne crois pas qu’il soit utile de le visiter maintenant.
- Je suis désolé de vous contredire : il y a urgence ! Rogue était aux trois balais en fin de matinée ! »
Harry raconta tout, depuis son impression de malaise jusqu’à la perception de la voix de Rogue dans son esprit, avec les conséquences entraînées.
« Il a fui : c’est la preuve !
- Severus a réussi à te parler ? Vraiment ? Je l’en félicite. Par contre, Harry, il serait grand temps de reprendre des cours d’Occlumancie.
- Je n’ai plus de professeur.
- Je crois que si ! » rit Dumbledore en clignant de l’œil vers Hermione qui rougit violemment.
Perplexe, Harry contempla son amie embarrassée.
« Toi ? Tu sais…
- J’ai beaucoup étudié cet été et… Mrs McGonagall m’a précieusement aidée… dans bien des domaines. Je n’osais pas le dire, vous vous seriez moqués de moi. »
Effectivement, Ron et Harry dévisageaient la jeune fille comme si elle venait de prononcer une grossièreté.
« Tu pourrais m’aider à fermer mon esprit ? C’est formidable ! » s’enflamma Harry qui, d’enthousiasme, saisit Hermione par les épaules pour lui embrasser les joues.
Cette démonstration ne plut pas à tout le monde. Ron leva un sourcil réprobateur qu’il rabaissa, honteux, devant la mine sévère de Dumbledore.
« On s’y attaquera au plus vite ! Mais pour Rogue, Monsieur…
- Le professeur Rogue avait certainement de bonnes raisons d’être dans les environs, Harry. Jeunes gens, si vous n’êtes pas fatigués, moi je le suis ! Bonne soirée et bonne nuit. Harry, je veux que tu fasses des progrès en Occlumancie. Inutile de revenir me voir avant d’avoir acquis cette faculté. »
Rien d´autre à ajouter, vivement la suite. Je veux juste signaler que pour tes autres textes, j´espère que tu décris plus les lieux et les personnages, car si là, les lecteurs sont sensés les connaître ("sensés" puisque moi je connais pas tout^^), dans un univers entièrement fictif (voire même une nouvelle réaliste), ce n´est pas possible. ![]()