Superbe fiction, le seul défaut que je trouve, c´est d´employé encore et encore Harry Potter, une imagination pareille doit servir à autre chose qu´une d´un roman existant déjà ;- ).
Je te vois mieux écrire ta Propre fantasy.
du compliment. J´ai déjà écrit plein de trucs qui restent dans mes tiroirs. Le monde de l´édition est très cruel. Alors, pour passer le temps, et parce que je suis en manque d´HP... voilà.
A quand la suite?
Pourquoi pas tout de suite?
Dans la grisaille du petit jour, les fermiers qui travaillaient leurs champs s’étonnèrent de voir passer cet étranger à la région. Un touriste, semblaient-ils s’interroger ? Sans se soucier de la curiosité déclenchée, Harry Potter marchait d’un pas décidé, répondant, ici ou là, à de brefs saluts des autochtones. La brave Mrs Young lui ayant tracé son itinéraire, le jeune homme allait, confiant, rendre visite à ses parents.
Il sillonna des sentiers défoncés et repéra bientôt le clocher d’une petite chapelle. Se fixant sur cet objectif, Harry accéléra encore l’allure puis, s’approchant davantage, il pila net, attentif. Avait-il mal vu ? Il aurait juré percevoir un mouvement non loin de la grille qui fermait l’enceinte du cimetière. Instinctivement, il plongea la main dans son blouson, refermant les doigts sur sa baguette. La respiration suspendue, il progressa furtivement, se dissimulant au mieux selon les dénivellations du terrain. Oui ! Cette fois, il en était sûr, un être, au capuchon rabattu marchait de long en large, comme s’il attendait quelqu’un… Qui ? Lui ?
« Ils m’ont repéré, songea-t-il, en émoi. C’est un guetteur ! »
La silhouette mobile ne se méfiait pas, de toute évidence, continuant d’arpenter le sentier. Mieux qu’un lièvre, Harry bondit de rocher en talus. Il n’était plus qu’à deux mètres de ce dos inconnu quand, sans crier gare, il pointa sa baguette :
« Stup… »
En un éclair, il fut désarmé. Constatant l’envol de son précieux bâton, sa stupéfaction ne dura que le temps d’un battement de cil et, immédiatement, il se propulsa d’un saut splendide sur sa victime.
La mêlée qui s’en suivit fut aussi mouvementée que vigoureuse. Harry frappait de ses poings, l’autre répliquait de ses ongles, puis…
« Hermione ! s’écria Harry à califourchon sur son adversaire allongé sur le dos.
- Tu me fais mal, idiot ! Lâche-moi ! se débattit la jeune fille en griffant et en mordant.
- Je… Je suis désolé ! Je ne t’avais pas reconnue. Qu’est-ce que tu fabriques ici ? »
L’étreinte se dénouant, Hermione put se relever. Elle dépoussiéra sa cape à force de tapes rageuses.
« Tu devrais te montrer plus averti ! Attaquer le premier venu ne t’attirera que des ennuis. Heureusement, ce n’était que moi.
- Comment m’as-tu trouvé ? Pourquoi es-tu venue ? J’avais pourtant dit que...
- Ne le prends pas mal Harry ! Quand on sait transplaner, ce n’est pas compliqué. Je savais que tu allais venir ici et, pour moi aussi, l’atmosphère du Terrier était devenue irrespirable. Ron n’arrêtait pas de me crier dessus ou alors il boudait dans sa chambre. »
La tristesse du ton de cette dernière phrase n’échappa pas à Harry qui se voulut consolateur en entourant les épaules de la jeune fille.
« Ne t’en fais pas, murmura-t-il. Il finira bien par comprendre ce que tu ressens pour lui, et lui pour toi ! »
Hermione sanglota davantage :
« C’est si évident ?
- En fait… non ! Je ne m’en suis convaincu qu’au mariage. Votre attitude, à tous les deux était tellement…
- Puérile, tu peux le dire ! Il s’imagine que toi et moi… »
Harry éclata d’un rire qui, s’il sonnait un peu faux, n’en rendit pas moins le sourire à son amie. Lentement, il se chargea du sac de voyage d’Hermione tandis qu’elle prenait la cage de Pattenrond puis, main dans la main, ils franchirent la grille du cimetière.
Promenant dans les allées au gravier rongé d’herbes folles, Harry et Hermione entreprirent un curieux voyage, presque une remontée dans le temps. Ils contemplèrent les dalles, stèles et divers monuments, y déchiffrant les inscriptions, au passage. Certaines étaient empreintes de douleurs, d’autres d’espoir, la plupart reflétaient des messages d’amour.
« C’est typiquement Moldu », souffla Hermione au garçon qui se contenta d’opiner en silence.
Au détour d’une allée, elle fut là, la stèle toute simple qu’ils attendaient. Harry s’approcha avec un nœud étrange au fond de la gorge et des picotements derrière les lunettes. Il s’installa devant la double tombe jonchée de feuilles mortes, dévorant des yeux les lettres qui y étaient gravées comme s’il voulait se les sculpter dans l’esprit. Était-ce là tout ce qui restait de ceux qui lui avaient donné la vie ? De ceux qui s’étaient sacrifiés pour le soustraire à un sort funeste ?
« Je ne vous décevrai pas ! murmura-t-il très bas. »
Hermione, en retrait, le laissa se recueillir sans le déranger. Elle déposa la cage du chat et s’avança vers un mur au pied duquel poussaient des fleurs sauvages. Rapidement, elle en arracha plusieurs tiges qu’elle lui apporta. En fils respectueux, Harry déposa son modeste présent en ultime hommage à ses géniteurs, puis se détourna.
« Allons-y, j’aimerais voir mon ancienne maison, maintenant.
- Elle est loin ? Pattenrond n’aime pas rester longtemps enfermé. Aussi…
- Nous pouvons repasser à L’Escale, c’est l’auberge où je suis descendu. Tu y laisseras tes bagages, et… »
Crac ! Dans un claquement sonore l’elfe libéré par Harry se matérialisa devant le jeune couple. Il paraissait extrêmement affolé, roulant ses gros yeux autour de lui, ses grandes oreilles battant curieusement sous son bonnet crasseux.
« Dobby ! s’exclama Harry. Que…
- Harry Potter doit fuir ! Vite !
- Explique-toi ! Qu’y a-t-il de si…
- Ne discute pas ! intervint Hermione qui l’attrapa aussitôt par le bras. »
Entraîné dans un brusque mouvement circulaire, Harry sentit son corps s’étirer d’une manière hautement désagréable ; sa vision se brouilla puis se stabilisa.
Éberlué, il constata qu’il se trouvait dans sa chambre à l’auberge. Mais Hermione ne lui laissa pas le temps de s’interroger. Un puissant « Failamale » jaillit de ses lèvres. Instantanément, la lourde valise du garçon se plaça, ouverte, sur le lit pour y recevoir tout le nécessaire qui s’y casa en un clin d’oeil.
« Alohomora ! », dit encore Hermione en pointant sa baguette sur la fenêtre puis sur la cage d’où Hedwige s’échappa d’un coup d’ailes.
Harry, perdu dans la tourmente, tournait la tête en tous sens.
« Mets de l’argent sur le meuble et filons ! » insista la jeune fille d’une voix où perçait une pointe d’hystérie.
Fouillant une poche de son Jeans, Harry récolta billets et pièces moldues qu’ils jeta en vrac avant de saisir sa valise.
Un quadruple craquement retentit, figeant d’horreur Harry et Hermione, face à leurs agresseurs.
« Expelliarmus ! cria Bellatrix Lestrange »
Les baguettes des jeunes gens s’envolèrent pour changer de propriétaire.
Un silence, lourd de menaces, s’abattit dans la chambre où les deux camps s’observèrent.
« Regardez comme c’est touchant ! ricana Amycus. Ils sont collés l’un à l’autre mieux que des mouches sur de la glu perpétuelle.
- Tu n’as pas honte, petit Potter de te cacher dans les jupes d’une Sang-de-Bourbe ? renchérit Bellatrix. »
Harry se plaça résolument devant Hermione :
« C’est moi que vous voulez ! Laissez-la en dehors de tout ça.
- Je crois qu’il a un faible pour cette délicieuse demoiselle ; je me la réserve ! saliva Fenrir Greyback.
- Le Seigneur des ténèbres ne veut que le garçon. Fais de la fille ce que tu veux, Fenrir. »
Comme s’il n’attendait que cette invitation, l’horrible individu retroussa les lèvres, découvrant des dents jaunâtres et aiguisées. Il avançait d’un pas vers le couple quand brusquement il sembla se pétrifier sur place. Dans la seconde suivante, les trois autres Mangemorts subissaient le même sort, à la grande stupéfaction des jeunes gens qui échangèrent un regard incrédule.
Hermione, pratique, reprit la direction des opérations :
« Nos baguettes, vite »
S’élançant sur le corps de Bellatrix, ils récupérèrent leur baguette et s’emparèrent de celles de leurs ennemis.
« Incarcerem ! » lança Hermione sur Greyback tandis que Harry faisait de même avec la cousine de Sirius Black.
Un instant plus tard, se souriant, Harry et Hermione jaugèrent les quatre Mangemorts allongés sur le parquet, parfaitement entravés.
« Que s’est-il passé ? demanda le garçon, encore abasourdi.
- Un sort informulé par un ami invisible, répondit Hermione songeuse. Mais ne restons pas ici ! Il peut en envoyer d’autres.
- Que fait-on de ceux-là ? On les laisse là ? On devrait les expédier à Azkaban, mais…
- Cette prison n’est plus fiable ! J’ai une idée, attends. »
Avisant la lampe de chevet, la jeune fille y pointa sa baguette.
« Portus !, cria-t-elle avant de faire léviter l’objet jusqu’au centre de la pièce.
- Un Portoloin ? Pour où ?
- Aide-moi à disposer ces assassins autour de la lampe. »
Grâce aux sortilèges qu’ils utilisèrent, les Mangemorts se rangèrent sagement à l’endroit voulu. Un coup de baguette supplémentaire les fit converger vers la lampe qu’ils touchèrent ensemble avant de disparaître, comme aspirés vers le néant.
« Les gens du Ministère vont avoir une petite surprise, rit Hermione. Maintenant, Harry, à nous ! »
Rapidement, les bagages bien calés contre eux, ils transplanèrent.
Vraiment bien, avec un style d´écriture très très bien !
Bravo ! et Bonne continuation !
C´est tout simplement excellent ainsi que superbe.
C´est bien écrit et ça donne envie de lire ! Bravo continue comme ça !
Plus ren à ajouter!
La suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
beaucoup, vous n´imaginez pas à quel point ces commentaires me revigorent. La suite dans la matinée, promis.
Et vit Voldemort ou Rogue ou Malfoy fils qui venait de tuer Hermione!
LA SUITE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà la fin du 4ème chapitre; bonne lecture.
Elle était là, écroulée par terre ; non loin, s’allongeait également une autre personne. La gorge affreusement contractée, la respiration sifflante, Harry s’approcha du premier corps. Hermione ! Qu’elle était pâle ! Les longs cheveux bruns épandus autour de sa tête dessinaient une étrange auréole ; les yeux clos, les narines tellement pincées qu’elles ne paraissaient aspirer le moindre souffle d’air, cette jeune fille inanimée était morte… ou presque.
« Hermi… » commença Harry d’une voix étranglée à peine audible en s’agenouillant auprès de son amie.
Un mouvement proche l’obligea à détourner la tête. Qu’est-ce que… Le second individu venait de se redresser et… C’était impossible ! Harry eut l’impression de se voir en double, dans un miroir. Ce blême garçon qui avançait vers lui : c’était LUI ! Lui, Harry Potter avec un sourire machiavélique aux lèvres et un front où, en lieu de cicatrice, béait un large trou sanglant. Stupéfait, Harry se regarda en écarquillant les yeux ; puis, son ahurissement se mua en une autre sensation, hautement désagréable, comme si toute joie se dissolvait soudain. Un froid glacial l’envahit alors que son reflet mutait dans une forme cent fois redoutée : un Détraqueur ! Cette silhouette encagoulée sembla flotter vers lui en avançant des mains luisantes, grisâtres, croûteuses, prêtes à lui enserrer le cou. Harry vacilla ; la tête lui tourna. D’abord Hermione, maintenant ça ; c’était trop ! Un tourbillon s’installa, sa vue capta des images floues d’une bouche pestilentielle qui se penchait sur lui. L’odeur immonde de la mort s’empara de ses sens, et…
« Riddikulus ! », beugla une voix forte.
Le Détraqueur sursauta, suspendant ainsi sa succion de l’âme de Harry ; il fixa un bref instant le géant qui brandissait un parapluie rose dans sa direction pour ensuite se transformer en une immense femme aux traits rudes pourvue de cheveux en bataille et d’un tutu bleu.
« Riddikulus ! » répéta vigoureusement Hagrid.
Cette fois, l’apparition ne résista pas ; elle s’évapora dans une volute de fumée.
« Harry, ça va ?
- Je… Oui ! Un stupide Épouvantard ! Il a bien failli m’avoir. Quand j’ai vu Hermione par terre, j’ai cru…
- Elle s’est évanouie de peur. Attends, j’ai ce qu’il faut pour remonter le moral des troupes. »
Le géant fouillant les profondeurs insondables de son lourd manteau, en ressortit une flasque argentée dont il dévissa prestement le bouchon.
« Verses-en entre ses lèvres ! »
Harry saisit le petit flacon et souleva la tête de son amie qu’il força à ingurgiter une gorgée de liquide ambré. Hermione avala. Ses traits se chiffonnèrent, elle cracha et toussa copieusement, se redressant brusquement, les yeux hagards débordant de larmes.
« Ça va aller ! la rassura Harry, lui tapotant gentiment le dos.
- Du pur feu ! couina Hermione qui se massa la gorge.
- Tu ferais bien d’en prendre une goutte aussi, conseilla Hagrid. Ça vaut pas le chocolat, mais c’est tout ce que j’ai sur moi. »
D’un air circonspect, Harry regarda le flacon, haussa les épaules et leva le coude. Misère ! C’était presque aussi pire que de la Pimentine, ce truc ; à croire qu’il venait de boire de la lave en fusion.
Riant, Hagrid regarda les jeunes gens qui grimaçaient à la recherche de leur souffle ; il récupéra sa flasque, s’en expédiant trois lampées derrière la moustache, sans sourcilier.
« Aaah ! dit-il dans un claquement de langue. Voilà ce qu’il manquait ! Vous êtes remis ? »
Harry approuva tout en aidant Hermione à se relever.
« Ha…Harry ! C’était si Horrible ! J’ai… Je suis entrée, j’ai ouvert la penderie, et je t’ai vu par terre avec ce… trou dans le front. Je…
- Il est parti, Hermione. Hagrid l’a fait disparaître.
- J’aurais dû le combattre comme nous l’avait appris Lupin, mais… il m’a eue par surprise.
- Je n’ai pas été à la hauteur non plus ! la consola le garçon. Si tu es assez forte, on pourrait redescendre, mon Niffleur avait l’air intéressé par quelque chose. Où sont les vôtres ? »
Hagrid avoua avoir égaré le sien dans la cave ; celui d’Hermione fut déniché en train de dormir douillettement lové sur un lit, preuve que rien d’important ne se dissimulait dans les coins.
« Fameuse pièce ! souffla Hermione impressionnée par le décor somptueux du salon. »
Harry ne se laissa pas distraire par les tableaux ou bibelots multiples, il fonça vers l’armoire sous laquelle on percevait les raclements furieux du Niffleur.
S’approchant, Hagrid fixa le meuble, les mains sur les hanches, l’air réjoui.
« Pousse-toi, Harry ! Il me faut du champ libre. »
Le jeune homme s’écarta et rejoignit son amie à bonne distance du géant qui bandait ses muscles puissants pour s’attaquer au déménagement. Un grincement atroce résonna dans les gémissements du parquet malmené par la traction exercée. Au bout de plusieurs efforts, Hagrid soupira d’aise.
« Voilà, je l’ai reculée suffisamment du mur ! Allons voir. »
Intrigués, les trois complices se glissèrent de chaque côté de l’espace dégagé. Là, le Niffleur en pleine action déchiquetait rageusement une lame de bois dont copeaux et échardes voltigeaient sous ses pattes de devant.
« On va lui donner un petit coup de main, décréta Hagrid. »
Il tenta de saisir l’animal qui refusa de quitter son ouvrage, plantant profondément ses griffes dans le bois écorché. La lutte fut rude car le géant désirait détacher le Niffleur en douceur. Enfin, il parvint à ses fins et fourra la bête énervée au fond du sac initial puis, brutalement, il abattit son énorme poing sur la lame qui vola en éclats. Quelques bois supplémentaires désertèrent le plancher où une excavation se dessina à la lueur des baguettes. Harry voulut aussitôt y plonger une main que retint Hermione.
« C’est une cachette de sorciers ; elle est certainement piégée !
- Comment s’en assurer sans y regarder ?
- Laissez-moi faire, dit Hagrid. Ma peau est blindée pour beaucoup de sortilèges et de piqûres de bestioles. »
Relevant la manche droite de son manteau, le géant s’accroupit près de l’ouverture qu’éclairèrent les baguettes tendues des jeunes gens. Ensuite, sous leur regard un peu inquiet, il plongea sa grosse patte dans le trou béant, y farfouillant en allongeant le bras de plus en plus profondément. Soudain, il tressaillit fortement.
« Hagrid ! s’affola Hermione. Ça va ? Qu’est-ce que…
- Ce n’est rien, rien du tout ! assura le géant en se redressant lentement. »
Quand enfin sa main réapparut, elle semblait encore plus épaisse qu’à l’ordinaire.
« Vous êtes blessé ! C’était quoi ? Une créature ? Un poison ?
- Je ne sais pas, Harry ! Ça m’a un peu brûlé, mais j’ai connu pire. Regardez plutôt ma trouvaille. »
Alors, il ouvrit le poing au centre duquel un reflet doré brilla dans la clarté des baguettes. Là, dans cette patte noircie, se tenait une gracieuse coupe aux anses finement ciselées.
« Je vois le blaireau, s’extasia Hermione.
- C’est bien elle ! confirma Harry en saisissant délicatement l’objet d’or. La coupe de Pousouffle, telle que je l’ai vue dans les souvenirs de… »
Il déglutit tant l’émotion l’étreignait. Hagrid, intrigué, observa tour à tour les deux amis qui fixaient intensément la relique.
« À vous voir, on dirait que vous avez découvert le Graal. Si vous me disiez enfin pourquoi vous vouliez ce truc ? Il est si important ? »
Harry approuva :
« Beaucoup plus qu’il n’en a l’air ! Mais, je suis désolé, Hagrid, nous n’avons pas le droit de vous en dire davantage à son sujet. »
Sortant un mouchoir de la poche de son Jeans, Hermione le tendit à Harry qui en enveloppa la coupe avant de la glisser dans son blouson.
« Sortons ! Nous n’avons plus rien à faire ici. »
Ils se regroupèrent vers la sortie ; puis, juste comme Harry allait refermer la porte de la cuisine, il sursauta, tournant brutalement la tête vers la pièce qu’il quittait. Les sourcils froncés, tous sens en éveil, il tenta de déchiffrer la raison de son malaise.
Qu’avait-il perçu ? Un raclement, un frottement ?
Il resta quelques secondes, immobile, la main crispée sur sa baguette quand un murmure s’éleva derrière lui :
« Harry ! Tu viens ou quoi ? »
Secouant brièvement la tête pour chasser les idées étranges qui l’agitaient, Harry ferma enfin la porte.
la suite la suite mais j´aimerais peut etre un peu plus que les rois amissoit de nouveaux soudé si possible, bien evidemment cela n´engage que moi
Au contraire, c´est bien que Ron et Harry ne se parlent pas comme dans le 4, seulement j´espère que ça va s´arranger un moment ou un autre. Et si ça continue commme ça, je sens la mort de Ron pour sauver Harry et il va se faire tuer alors qu´ils s´étaient engueulés et sa va finir en larme.
M´enfin, ce n´est qu´une intuition!!!
LA SUITE!!
ceci est un chapitre transitoire. Il est dans la continuité car il apporte des points de vue différents. Il s´agit de cette même nuit, vécue par différents personnages.
Chapitre 5 : Chez les uns et chez les autres
Quelle n’aurait pas été la surprise de nos amis, s’ils avaient brusquement fait demi-tour ?
En effet, à peine une minute après le départ de Harry, un grognement furieux retentit :
« Mmm, lach, mmm ! »
S’en suivirent des trépignements de pieds puis, d’un coup, la cape d’invisibilité tomba sur le sol, laissant apparaître une Narcissa hagarde qui, fermement, bâillonnait un Drago déchaîné.
« Attends, mon chéri ! Laisse-les s’éloigner ! chuchota-t-elle. »
Le jeune homme aux cheveux pâles se débattit encore, mais Mrs Malefoy tint bon.
Au bout d’un moment de vaine lutte, le garçon se calmant, l’étreinte se relâcha.
« Pourquoi m’as-tu empêché de leur régler leur compte ! cria Drago en s’écartant de sa mère.
- Ils étaient trois et…
- Nous valons beaucoup mieux qu’une saleté de Sang-de-Bourbe, un sang- mêlé et un stupide hybride poilu. Ils ont souillé notre demeure ! Qu’est-ce qu’ils cherchaient ici ?
- Toi… Peut-être ? hésita Mrs Malefoy.
- C’est ridicule ! Comment sauraient-ils que je n’ai pas rejoint le Maître ? »
Narcissa soupira profondément, tourna le dos à son fils et alluma sa baguette avant de se diriger vers la porte du fond. Drago, un instant interloqué, la suivit rapidement.
Ils pénétrèrent dans le salon où, aussitôt, ils comprirent le but de leurs visiteurs clandestins.
« C’est scandaleux ! s’emporta Drago. Regarde ce qu’ils ont fait, ces vandales. La cachette de père !
- Étonnant ! s’effara Narcissa. Comment ont-ils su où fouiller ?
- Pas la moindre idée, mentit le jeune homme avec aplomb. Un coup de chance, sûrement. Que restait-il là-dedans ? »
Mrs Malefoy avoua son ignorance et préféra ne pas explorer l’ouverture du plancher.
« Hâtons- nous, mon chéri. Je vais au coffre pendant que tu montes emplir un sac. Fais attention à l’Épouvantard. »
Pendant que son fils grimpait l’escalier, Narcissa marcha résolument vers une pièce annexe où elle pénétra en jetant un œil anxieux dans les coins. Soulagée par son examen prouvant la virginité du lieu, elle gagna le mur opposé garni d’une grande étagère bourrée de livres bien rangés. Elle déplaça un des volumes du milieu, tout le rayonnage pivota, libérant un espace conséquent dans lequel elle s’engagea.
Là, dans la lueur de sa baguette, elle empocha rapidement plusieurs bourses bien renflées, puis se recula et referma la cache.
De retour dans le couloir, elle attendit son fils qui ne tarda pas à la rejoindre, lourdement chargé.
« Ils sont allés en haut également : plus d’Épouvantard !
- Une chance qu’ils n’aient pas trouvé l’autre cachette ; elle contenait nos dernières ressources ! »
Furtivement, tels des cambrioleurs dans leur propre demeure, mère et fils s’éclipsèrent sans bruit.
Au même instant, près de Loutry Ste Chaspoule, régnait une certaine agitation dans une habitation peu commune. Des cris de protestations et divers éclats de voix faisaient vibrer les vitres du Terrier. Au centre de la petite cuisine, Molly Weasley, gonflée de colère rentrée, poings sur les hanches, dardait d’un œil noir sa fille, assise dans un coin, la mine hautement renfrognée.
« Attends que ton père revienne ! Tu vas voir ce que tu vas prendre.
- Je m’en moque ! hurla Ginny. Je veux y aller, c’est tout.
- Et je te répète pour la dixième fois : TU N’IRAS PAS ! Tu ne sais d’ailleurs pas où ils sont.
- Je les trouverai ! Ils ont besoin d’aide.
- Cesse de répliquer ! Et… »
La force de l’habitude poussa Mrs Weasley à regarder l’horloge murale où une aiguille venait de s’écarter de sa position de « danger de mort » pour indiquer « en déplacement »
« Ton père arrive ! » constata-t-elle avec une satisfaction non dissimulée.
Elle atteignit la porte qu’elle refusa d’ouvrir sans l’échange traditionnel des mots de passe.
« Tu tombes à pic, Arthur ! dit-elle, soulagée. Viens sermonner notre entêtée de fille. Moi, j’abandonne. »
Un peu surpris par cet accueil singulier, Mr Weasley pénétra son home en tournant sa tignasse rousse à la recherche de la fautive. Ginny, les bras croisés, fixa le bois de la table.
« Qu’y a-t-il, ma chérie ? Encore cette histoire ? Tu sais pourtant que…
- Mais papa, tu ne comprends donc pas ?
- Plus que tu ne le crois, ma petite fille ! dit Arthur d’une voix douce en s’asseyant près d’elle. Nous savons ce qui s’est passé entre Harry et toi, à l’école. Cette romance t’a perturbée, tes Buses…
- J’en ai eu huit ! Et alors ? Est-ce de ma faute si des Mangemorts ont envahi Poudlard et tué Dumbledore ? Je…
- Ne détourne pas la conversation, nous parlons de Harry et de toi. Que tu veuilles le suivre partout, ne fera que l’agacer. C’est un garçon solide qui a besoin de toute sa force de concentration pour mener à bien la tâche dévolue. S’il se met à craindre pour toi, il…
- Hermione est avec lui ! Pourquoi, moi, je ne pourrais pas y aller ?
- Je viens de t’en donner la raison principale. La secondaire est que tu es encore mineure et, qu’à ce titre, tu dois obéir à tes parents. »
Ginny inspira si fortement qu’Arthur craignit une fraction de seconde qu’elle ne lui jette à la figure son sort de Chauve-furie. Heureusement, elle ne possédait pas de baguette à portée de main.
« Tu les reverras à la rentrée ; Harry et Hermione se débrouillent très bien sans toi dans leurs pattes. Quatre Mangemorts neutralisés, d’un coup ! Il a régné une belle pagaille au ministère quand ils ont atterri au milieu de la grande salle. Nous ne savions plus où donner de la tête, ni à qui on devait ce cadeau inattendu. Heureusement, nous avons reçu un hibou de la part de Hermione qui nous a raconté l’histoire. Ils se cachent bien ; personne ne sait exactement où ils sont.
- Tout ça, c’est la faute de ce crétin de Ronald !
- Ne traite pas ton frère ainsi, intervint Molly. Il a commis des bêtises et en assume les conséquences.
- Trier la paperasse du ministère : belle punition ! Il aurait dû aller à Azkaban. Là, au moins, il aurait…
- Bloclang ! » cria Mrs Weasley en pointant sa baguette sur Ginny qui ressembla à une carpe hors de l’eau par ses inutiles efforts pour articuler.
« Je te remercie de m’avoir appris ce sort, ma fille ! J’aurais dû l’employer bien plus tôt. File dans ta chambre, et n’en ressors pas sans que je t’y autorise. »
La rousse demoiselle se leva d’un bond, haussa les épaules, avant de se précipiter dans l’escalier.
Dès qu’ils furent seuls, les époux s’entreregardèrent, navrés. Molly sortit un mouchoir de son tablier, s’en tamponna les yeux tandis qu’Arthur soupirait bruyamment :
« Les filles ! Quel souci !
- Et les garçons, alors ? pleura Molly. Ronald a tellement changé ; je le reconnais à peine… quand il daigne nous honorer de sa présence.
- Il est apprécié, au bureau. Sa décision d’habiter avec les jumeaux…
- Au moins, ils ont l’œil sur lui. Je suis si inquiète, Arthur. »
Mr. Weasley ne répondit pas. Il attira sa femme contre son épaule et, le visage tourmenté, lui caressa doucement les cheveux.
je n´ai qu´une seul chose a dire !
BRAVO !! !
continue tu as un reel talent !! !!!!!!!!!!!!!!!!!
Toujours aussi bon, j´ai vraiment l´impression de lire un vrai HP. Non, vraiment!
Toujours est-il que c´est sper! vvement la suite!!!!
une très bonne fiction!!!! le style est bien et les chapitres sont long, ce qui est plutot rare!!!! la suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Suite et fin du 5ème chapitre; bonne lecture.
À Londres, le Premier Ministre Moldu tournait en rond dans son bureau. Une liasse de documents dans une main, il se passait nerveusement l’autre dans l’épaisse toison de sa chevelure.
« Ce n’est pas possible, murmura-t-il en lisant les feuillets. Je deviens fou. »
Brusquement, le portrait du vieil homme à la silhouette de grenouille, qui ornait un des murs, le rappela à l’ordre :
« Contact dans trois secondes ! annonça-t-il d’une voix criarde. »
Sursautant, le Premier Ministre s’empressa de resserrer sa cravate, fixant la cheminée vide avec anxiété. Des étincelles vertes jaillirent de l’âtre éteint, et un haut personnage aux allures léonines surgit devant le Moldu effaré.
« Bonsoir, cher collègue ! dit Rufus Scrimgeour indifférent à l’émoi suscité. Nous avons à débattre de choses graves. »
Déjà, sans y avoir été convié, le Ministre de la Magie se posait sur un siège capitonné.
« Euh… Je vous en prie, faites comme chez vous ! bredouilla le propriétaire des lieux.
- Merci ! répliqua l’autre en agitant sa baguette qui fit apparaître deux verres pleins de liquide ambré. À votre santé, et à celle de toutes les malheureuses victimes de Vous-Savez-Qui. »
Le Premier Ministre Moldu ne se formalisa pas ; il saisit l’un des récipients et, d’une main un peu tremblante, le vida d’un trait avant de s’asseoir en face de son visiteur.
« C’est épouvantable ! Notre pays n’a jamais connu une telle vague de cataclysmes : inondations, tornades, et même un tremblement de terre ! Ne pouvez-vous rien faire pour contrer ce fou sanguinaire ?
- Vous pensez bien que nous nous y employons au mieux de nos capacités. Tous nos services sont sur le pied de guerre. Nous sommes, malheureusement confrontés à un grave manque d’effectifs. On ne forme pas des Aurors comme on instruit un vendeur de glace. De plus, de ces temps-ci, nos enseignements battent de l’aile.
- Ah, oui ! Votre plus grand professeur, Albus… »
Contrarié, le Premier Ministre se gratta le crâne. Scrimgeour, magnanime, compléta pour le sauver de son embarras :
« Dumbledore, soupira-t-il en levant les yeux au plafond. Un singulier personnage aux idées parfois révolutionnaires. Il nous faut admettre que sa perte est réellement une catastrophe. Vous-Savez-Qui, le redoutait. Maintenant… »
Machinalement, Scrimgeour joua de la baguette pour remplir les verres ; ils trinquèrent à nouveau.
« Et ce garçon, ce… Potter – au moins un nom que je retiens facilement – ne m’aviez vous pas dit qu’il représentait une sorte… d’arme secrète ?
- Beaucoup le croient, on le surnomme l’Élu ; mais on lui attribue une trop grande importance, selon moi. »
Le Ministre de la Magie n’osa pas livrer le véritable fond de ses pensées et, qu’à son sens, Potter n’était qu’un petit idiot chanceux sur qui on ne pouvait absolument pas compter. Il préféra poursuivre ainsi :
« Je lui ai proposé un poste au Ministère ; il l’a refusé. Néanmoins, si je l’ai cru couard parce que disparu de la circulation, son dernier exploit nous prouve qu’il œuvre en douce.
- Vous n’arrivez pas à le localiser ? s’étrangla le ministre moldu qui en recracha sa gorgée de whisky.
- Euh… nous avons suffisamment de travail avec les Mangemorts pour nous préoccuper de ce garçon.
- Mais, si c’est l’arme ultime, ne devriez-vous pas tout faire pour le protéger ?
- J’ai mon idée pour le rapatrier ; et je vous le dis : il se débrouille assez bien tout seul. »
« Du moins, je l’espère ! songea-t-il pour lui-même. »
À des kilomètres de là, une mer houleuse fracassait ses vagues énormes sur le bas d’un escarpement rocheux au sommet duquel s’implantait une sinistre forteresse.
L‘orage, qui roulait par instant, zébrait la noirceur d’encre du fond du ciel, illuminant brièvement les créneaux d’antiques tourelles en partie délabrées.
Tout reflétait l’abandon et la désolation sauf, peut-être, cette faible lueur incongrue qui brillait à mi-hauteur du donjon central.
Si un curieux s’était approché en catimini en escaladant la muraille rongée de lierre ou en utilisant un vol stationnaire sur son balai, il se serait probablement enfui ou aurait fait une chute mortelle après avoir jeté un œil téméraire dans cette pièce.
Là, en effet, une longue silhouette maigre, tout de noir vêtue, posait dédaigneusement ses yeux rouges sur la forme étendue à ses pieds.
« Désires-tu un autre petit rappel à l’ordre, Servilius ? siffla l’être décharné en pointant sa baguette.
- Non, je vous en prie, Maître ! sanglota Rogue en levant un bras implorant.
- Soit ! Mais que cela te serve de leçon. »
Comme redoutant une autre attaque, le Mangemort hésita un peu avant de se redresser. Debout, il baissa la tête, ses longs cheveux noirs formant comme un rideau fermé sur son visage.
Fulminant, Lord Voldemort entreprit d’user la moquette déjà râpée.
« Quatre ! Quatre fidèles sont aux mains des imbéciles du Ministère. Comment ce damné Potter a-t-il réussi ce coup ? Allez, réponds, puisque je t’y autorise !
- Je… Je l’ignore, Maître. La Cracmol du nom de Young nous a gracieusement communiqué la présence de Potter dans son auberge. Immédiatement, j’ai délégué les quatre les plus susceptibles de…
- Se faire piéger par un gamin de 17 ans !
- Il n’était pas seul. L’espion que nous avons au Ministère nous a informés que Hermione Granger avait tout expliqué par hibou.
- En attendant, nous avons perdu quatre hommes et la trace de ce morveux. Si je ne te connaissais pas si bien, Severus, je pourrais croire en ta trahison. »
Le ton étant redevenu menaçant, Rogue se tassa un peu plus sur lui-même pour dire très vite :
« Je sais que j’ai fauté, Maître ! Je devais vous ramener le jeune Drago et…
- TU L’AS CACHÉ ! TU L’AS SOUSTRAIT À MON JUSTE COURROUX ! »
Rogue tomba à genoux, ses mains s’étreignant nerveusement :
« C’est vrai, et je vous en ai donné les raisons. Pouvais-je imaginer qu’il me filerait entre les doigts ?
- Narcissa l’a récupéré ; je le sens. Tu ne voulais pas qu’il meure, n’est-ce pas ?
- Je… J’ai fait le serment inviolable avec sa mère ! S’il mourrait, je…
- Toi aussi, tu serais mort. C’est un sentiment que je peux comprendre, cette… peur de la mort. Où en sont tes recherches ? Tu sais que je ne pourrai te délivrer de ton serment qu’en présence de celle avec qui tu l’as échangé.
- Il bouge beaucoup ! J’ai posté des guetteurs un peu partout ; sans résultats, jusqu’ici. »
Voldemort reprit ses allées et venues, sa baguette scandant chacune de ses paroles :
« Severus… Si tu n’avais pas, de toi-même, achevé la mission confiée à ce dégonflé de Malefoy, imagines-tu seulement ce que je t’aurais réservé ?
- Parfaitement ! répondit Rogue d’un ton soumis.
- ALORS RAMÈNE-LES ! »
L’ancien professeur de Poudlard courba davantage l’échine pour sortir lentement à reculons.
Sitôt qu’il fut sorti, un autre individu émergea de l’envers d’une tapisserie mitée qui dissimulait une pièce en retrait. Ce petit homme au visage de rat trottina gaillardement vers Lord Voldemort qui le toisa hautainement :
« Qu’en penses-tu, Queudvert ? »
L’animagus Peter Pettigrow multiplia les courbettes devant l’auguste personnage :
« La même chose que vous, Maître : Severus Rogue est trop habitué au double jeu ! Vous m’aviez si judicieusement placé à son service l’an dernier que je ne puis que confirmer vos doutes à son sujet.
- Tu le crois fourbe ? Qu’il oserait me défier ?
- Oui, Maître ! Ce serment avec Narcissa n’avait d’autre but que de donner le change à Bellatrix et… »
L’Endoloris foudroyant qui suivit expédia Queudvert au tapis où il se tordit dans d’atroces souffrances.
« JE NE ME TROMPE JAMAIS, raton stupide ; JAMAIS ! Rogue a beau être le meilleur occlumens connu, je lui suis supérieur et il le sait. JAMAIS, il ne me trahira. Il est entièrement sous contrôle. »
L’effet du sort se dissipant, Queudvert parvint à se mettre à quatre pattes.
« Si le Maître le dit, c’est que c’est sûrement vrai ! couina-t-il de sa voix de fausset.
- Évidemment ! Mais laissons ces bêtises. M’as-tu ramené les rapports demandés ? »
Les épaules baissées, l’ex-croûtard galopa vers la tapisserie derrière laquelle il disparut. L’horrible créature squelettique profita de son esseulement pour se contempler dans un miroir :
« Suis-je moi ? demanda-t-il à son reflet. J’étais beau, séduisant… que suis-je devenu ? »
Le reflet s’anima sans que Voldemort ne bougeât. Le faciès plat au nez réduit à deux fentes éclata d’un rire sifflant :
« Comme si tu l’ignorais ! Tu es le plus puissant des Mages noirs que notre monde ait connu. Maintenant que le seul être capable de te contrer est mort, la voie est ouverte.
- Il reste Potter ! soupira Voldemort. »
Le reflet haussa les épaules :
« Cet imbécile a toujours eu trop de chance ! La roue tourne. Sans Dumbledore, ce freluquet sera bientôt entre nos mains.
- Tu as raison ! se redressa Voldemort. Et s´il ne vient pas à moi, c´est moi qui irai à lui ! »
Là-dessus, les deux immondes visages s’éclairèrent du même sourire sauvage.
super!!!!! j´espère juste que ça va pas être trop simple pour lui de détruire la coupe parce que sinon c´est trop facile, mais tu écrit bien et c´est un plaisir de lire cette fic!!!! Met nous une petite suite please!!!!
Je suis ravie que cela vous plaise. Effectivement la coupe et le reste ne seront pas faciles à détruire. Voilà un autre bout; bonne lecture!
Chapitre 6 : Visite au Ministère.
Depuis combien de temps la fixait-il ? Le jeune homme allongé à plat ventre sur un couvre-lit de mauvais coton orangé, les mains sous le menton, n’arrivait pas à détacher son regard de ces formes alléchantes, au point de perdre toute notion extérieure. Quelle beauté, si fine, si délicate !
Il tendit un doigt caressant vers elle, et…
Crac ! Hermione Granger se matérialisa dans la chambre.
« Encore à jouer avec cette coupe ! dit-elle d’un ton sévère. C’est inutile, tu le sais. »
Harry Potter se redressa, penaud.
« Cela fait des jours que nous stagnons. Heureusement, la rentrée est proche. As-tu trouvé…
- Le Chemin de Traverse est quasiment désert. Il faut le voir pour le croire. Toutes ces boutiques fermées ou incendiées ! Je n’ai pas su acheter la moitié de ce qu’il faut pour nos études. Le nouvelle librairie « Pare-Chemin » est loin de valoir celle de Fleury et Bott ; on n’y vend que les livres de 1er cycle. »
La jeune fille ouvrit le sac qu’elle portait, laissant apparaître un bric-à-brac de plumes diverses, mêlées de parchemins vierges.
« Tu n’as pas eu d’ennuis, ni fait de mauvaises rencontres ? » s’informa le garçon qui l’aida à ranger ses affaires.
Hermione se mordit la lèvre inférieure :
« Pas du tout, non.
- Tu n’es pas douée pour le mensonge. Raconte ! »
Les traits de la jeune fille s’altérèrent ; elle chercha un mouchoir en baissant la tête :
« Je n’ai pu m’empêcher d’aller chez Fred et Georges ; c’est à peu près le seul magasin qui ne désemplit pas ! Là… je… Je ne savais qu’ils avaient pris Ron comme assistant temporaire.
- Qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’a-t-il fait ? bondit Harry attentif.
- Rien ! Il est allé dans l’arrière-boutique dès qu’il m’a vue, et il n’en a plus bougé. Ses frères n’ont pas été très loquaces, non plus ; Ron habite avec eux, à présent.»
Une vague de ressentiments submergea Harry qui expédia un coup de pied rageur dans sa table de chevet.
« Nous devrions nous unir au lieu de nous voler dans les plumes ! râla-t-il en récidivant, ce qui provoqua le bris de la lampe.
- Arrête de malmener ce pauvre mobilier ! Reparo ! »
Aussitôt les morceaux s’assemblèrent, rien ne transparut. Harry et Hermione baissèrent ensemble les épaules, avec le même soupir désappointé. Un silence pesant s’installa, puis…
Toc, toc, toc !
Sursautant, les jeunes gens se tournèrent vers la fenêtre d’où ce tapotement discret émanait. Ils eurent la surprise d’y voir Hermès, le hibou moyen-duc de Percy, qui s’impatientait derrière la vitre.
Indécis, les jeunes gens s’interrogèrent :
« J’ouvre ou pas ? demanda Hermione. Par le sort de confusion, j’ai détourné tous les hiboux inconnus qui sont venus. Celui-ci… »
Harry, d’un hochement de tête, approuva la manœuvre.
Hermione se précipita en avant, relevant le carreau suffisamment haut pour livrer le passage à l’oiseau.
Dès qu’il se percha, le hibou agita sa patte droite. Harry s’approcha et dénoua le message présenté tandis que Hermione cherchait une friandise en récompense des efforts du volatile.
« Qu’est-ce que Percy nous veut ? C’est pour toi ou pour moi ?
- Pour nous deux ; écoute :
« Cher Monsieur Potter, chère Miss Granger, au nom du Ministre de la Magie Rufus Scrimgeour, j’ai le plaisir de vous convier à une réunion exceptionnelle dans les locaux du Ministère, niveau 1. Veuillez donc vous y présenter, sans retard, ce 25 août, à 15heures.
Votre dévoué Percy Weasley. »
Hermione fronça les sourcils, s’avança d’un pas et arracha le document des mains de Harry.
« Je connais l’écriture de Percy ; ça lui ressemble, dit-elle avec une moue pensive en examinant les caractères.
- Ça a l’air authentique, oui ! D’ailleurs, Hermès est tout à fait normal, pas comme si on l’avait soumis à l’Imperium. »
La jeune fille jeta un œil soupçonneux à l’oiseau qui déchiquetait joyeusement son Miamhibou, indifférent à cette observation poussée.
« Tout semble en ordre. Pourtant, cela m’intrigue. C’est plus une convocation qu’une invitation, non ?
- Je parie que Scrimgeour va encore essayer de m’embrigader. Je croyais avoir été suffisamment clair sur ce sujet. Il a employé Hermès exprès pour être certain que nous aurions ce message.
- Je n’aime pas beaucoup ça : c’est presque un ultimatum ! Ne serait-ce pas un moyen détourné pour te livrer à… lui ? »
Harry tressaillit violemment. Il rajusta ses lunettes, se frotta le menton, songeur.
« Ce serait un piège pour nous attirer dehors ? Mais… Au Ministère… on ne risque rien, non ? »
Ce fut au tour de la demoiselle de réfléchir intensément.
« Que… Qu’est-ce qu’ils nous veulent, à ton avis ? »
Là, Harry n’avait aucune idée précise à émettre. Il ne pouvait faire que des suppositions, et elles étaient si nombreuses qu’il se recoucha afin de les sélectionner à l’aise. Hermione haussa brièvement les épaules, se plaça à la petite table sur laquelle elle ouvrit… un livre d’arithmancie.
Ce quartier de Londres grouillait de monde. Main dans la main, deux jeunes gens le parcouraient d’un pas alerte, s’étonnant cependant de la multitude de visages plongés dans les journaux. Partout, en grosses lettres, des titres alléchants s’étalaient :
« Un nouveau virus ravage nos ordinateurs ! Comment s’en protéger ? »
D’autres affichaient :
« L’incompréhensible glissement de terrain Indonésien ! Tout en page 2 »
Ou encore :
« La Cornouaille infestée de nains de jardin ! Explications, page 4. »
Sans regarder ce spectacle affligeant, le couple s’orienta jusqu’à une allée moins fréquentée où se dressait une antique cabine téléphonique. Y pénétrant, Harry et Hermione s’entre-regardèrent avant que le garçon saisisse le combiné. Fébrilement, il forma les chiffres qu’il connaissait en souhaitant qu’ils n’aient pas varié.
6, 2, 4, 4, 2.
Aussitôt le cadran remit en place, la voix chuintante déjà entendue s’éleva comme émanant de la cabine elle-même :
« Bienvenue au ministère de la Magie. Veuillez indiquer vos identités et le but de votre visite. »
Froid, Harry énonça sa requête :
« Potter Harry accompagné de Granger Hermione. Attendus pour 15 heures.
- Veuillez prendre vos badges et les placer en évidence, merci. »
Deux tintements résonnèrent, laissant apparaître dans le réceptacle à monnaies des plaquettes argentées imprimées à leur nom. Les épinglant sur leur pull, Harry et Hermione attendirent l’inévitable descente de cet ascenseur peu ordinaire. Le trajet souterrain ne dura qu’une minute puis, éblouis de lumière, ils émergèrent dans l’immense Atrium.
Bien qu’il pénétrât ce lieu extraordinaire pour la troisième fois de son existence, Harry ne put s’empêcher d’être ébahi par la singularité du site. Hermione semblait également fascinée en détaillant le plafond aux reflets changeants ainsi que le parquet aussi brillant qu’un miroir. Il est vrai que son unique visite s’était passée de nuit, et à une vitesse fulgurante. Rappelée à la réalité par un discret coup de coude du garçon, Hermione cessa d’admirer les murs aux multiples cheminées pour lui emboîter le pas vers le bureau d’examen des baguettes.
Quelle cohue ! Pire qu’à sa première expérience. Harry se souvenait vaguement d’un trafic intense ; cette fois, c’était absolument… dément. Des sorciers couraient d’un bout à l’autre de l’Atrium, se bousculaient, s’apostrophaient. Certains en perdaient des documents, s’accroupissant pour les ramasser alors que d’autres s’étalaient en les percutant.
Zigzagant dans ce délire, le couple contourna la splendide fontaine d’or qui ne gardait aucune séquelle des ravages causés par l’attaque antérieure. Elle resplendissait aussi fièrement qu’auparavant, tous les membres ayant regagnés leur place, sans cicatrices apparentes.
Enfin, ils atteignirent le bureau où Eric Munch, toujours aussi mal rasé, s’empara de leur baguette.
« Déjà enregistrée » dit-il, indifférent, en rendant la sienne à Harry.
Il posa celle de Hermione sur l’unique plateau de balance, réceptionna le parchemin qu’il lut à haute voix :
« Bois de vigne et nerf de cœur de dragon ! Peu commun, Miss… »
Il se pencha en avant afin de déchiffrer le badge et sursauta :
« Granger ! Alors… »
Ouvrant des yeux ronds, l’air effrayé, il dévisagea le couple s’attardant principalement sur le garçon.
« Har… Harry Potter ! C’est… C’est encore vous ? »
Pour un peu, il aurait détallé à toutes jambes. Hélas, son éclat avait été perçu par de nombreux sorciers ; maintenant, un cercle de curieux se refermait autour des jeunes gens. Des murmures s’élevaient, chacun tendant le cou pour observer le phénomène.
« Nous sommes attendus pour 15 heures ! dit Harry d’un ton cinglant. Laissez-nous passer. »
Il était prêt à foncer dans le tas quand l’étau se desserra avec l’apparition d’un Arthur Weasley énervé.
« Ah ! Vous voilà ! Je suis ravi que vous ayez pu venir. Suivez-moi, voulez-vous ? »
S’emparant du coude du garçon d’un côté, de celui de Hermione de l’autre, il les escorta en direction de la douzaine d’ascenseurs du fond du hall où ils patientèrent un peu avant de pouvoir franchir la grille dorée d’une des cabines. Personne ne disait un mot ; une gêne étrange régnait entre le trio dont les membres regardaient, soit leurs pieds, le plafond ou encore la multitude des petits avions en papier qui voletait autour d’eux. La longue énumération des différents étages défila sans que Harry n’y prête attention, tant son esprit était préoccupé par l’imminence de cette confrontation. Enfin, la même voix que celle de la cabine téléphonique annonça de sa froideur coutumière :
« Niveau 1 : Bureau directorial et Chambre du Ministre. Préparez-vous à une fouille corporelle. »
Hermione et Harry échangèrent un œil paniqué.
« Pourvu qu’il ne s’agisse pas de la sonde de sincérité, songea Harry, angoissé. »
Déjà, Mr Weasley les poussait dans un vaste couloir où tous les sons semblaient feutrés. S’approchant de deux sorciers en robe vert bouteille, Arthur tendit sa baguette à l’un tandis que l’autre lui promenait une sorte de diapason doré le long du corps. Cette méthode n’étant pas sans évoquer le procédé de sécurité Moldu, Harry se détendit quelque peu. Il subit l’examen sans broncher, mais vit Hermione pâlir quand son tour arriva. Alors que le sorcier balayait le flanc droit de la jeune fille, un son épouvantable retentit. Immédiatement, les baguettes se pointèrent, menaçantes, sur la jeune fille qui n’en menait pas large.
« Videz vos poches, ordonna le plus âgé des agents, sans gestes brusques. »
Penaude, Hermione s’exécuta avec la lenteur requise. Harry s’étonna de la quantité d’objets que son amie portait sur elle. Outre de traditionnels mouchoirs en papier, dragées surprises de Berthie Crochue, trousseau de clés et chewing-gums moldus, le plus invraisemblable était… un tube de rouge à lèvres.
Le diapason s’attarda longuement sur cette étrange chose ; seul Atrhur paraissait fasciné.
« Qu’est-ce que c’est ? Artisanat moldu, c’est sûr ! Je n’en vois absolument pas l’usage ! Je peux ? »
La main gourmande qu’il tendit fut stoppée par un des gardiens.
« Moldu ou pas, c’est objet est suspect ! Miss Granger va devoir en référer aux hautes instances !
- C’est ridicule, enfin ! Je réponds entièrement de cette jeune personne. Nous sommes attendus par le Premier Ministre ! Hermione, ma chérie, explique-nous ce qu’est ce… truc. »
Rougissante, Hermione avoua :
« C’est un ustensile de maquillage des lèvres. Je peux vous montrer, si vous le voulez. »
Tous acquiesçant, Hermione prit délicatement le tube qu’elle ouvrit avant de se le passer sur les lèvres.
Trois paires d’yeux avides suivirent ses mouvements. Harry, lui, résistait difficilement à l’envie de se tenir les côtes et celle d’éclater de rire. Cette Hermione, il n’y avait qu’elle pour se fourrer dans ce genre de situation embarrassante.
Si Mr Weasley rayonnait de contentement, les deux agents étaient circonspects. Puisque, apparemment, aucune arme ni effet toxique ne se manifestait, ils accordèrent le passage au trio.
« Si tu ris, je te plaque là ! » grinça Hermione entre ses dents serrées alors qu’ils abordaient une nouvelle aile.
Harry gloussa, déglutit puis toussa. C’était trop ; quelle lutte intérieure ! Pourtant, le moment ne se prêtait guère à se rouler par terre. Là, dans quelques secondes, il allait rencontrer Rufus Scrimgeour qui n’apprécierait certainement pas qu’on lui rigole au nez. Tentant désespérément de se conformer à l’image requise, Harry redevint impassible juste comme ils s’arrêtaient face à de hautes portes moulurées.
Arthur Weasley frappa discrètement tout en imposant le respect à ses ouailles par un signe de tête sans équivoque.
Le panneau s’ouvrit, ils entrèrent.
Toujours aussi bien! C´est pas mal ces chapitres de transition je dirais qui nous coupe un peu des horcruxes et tout ça...
Passons au texte:
Comme d´hab! Pas de fautes, admirablement écrit, chaque mot est à sa place! C´est super, comme tu nous en as donné l´habitude! :d
La suite!