Ben y´a d´autres écoles dans les cours, nan? Dans les potions par exemple y´a aussi des Serpentards donc j´imagine que dans le cours de Métamorphose doit bien y´en avoir d´autres aussi. ![]()
Studieux, pour une fois, Harry s’appliqua à ses devoirs pendant toute la soirée. Il avait obtenu l’autorisation d’emprunter des ouvrages à la bibliothèque et s’était plongé dans la lecture des tomes traitant de DCFM afin de préparer le cours qu’il donnerait en fin de semaine.
Épuisé, il rangea enfin ses affaires, salua quelques condisciples attardés, et monta. Après une brève toilette, il pénétra sa chambrée où ses trois amis bavardaient avec entrain.
« Salut, Harry ! On n’a pas voulu t’interrompre tout à l´heure, mais nous voulons savoir si tu sais par qui tu vas remplacer Ron ? »
Abasourdi, Harry contempla Seamus d’un regard empli d’incompréhension.
« Rem… Remplacer Ron ? Pourquoi ?
- Enfin, Harry ! Il était notre gardien de but. Les sélections reprennent la semaine prochaine, alors… »
Le Quidditch ! Ce sport merveilleux qui l’enflammait tellement… lui était complètement sorti de la tête. Ses trois amis le fixèrent, surpris.
« Tu n’as rien prévu ? Tu… Tu as… oublié le Quidditch ? bêla Neville, incrédule.
- J’ai eu des choses beaucoup plus importantes que ça à faire. Si vous aviez à vos trousses une bande de Mangemorts prêts à vous massacrer, vous aussi, vous penseriez différemment. »
Sur cette réplique acerbe, Harry se jeta sur son couvre-lit, puis tira rageusement le rideau du baldaquin.
La semaine fila à toute allure, tellement chargée en devoirs et leçons que Harry s’aperçut soudain qu’ils étaient jeudi. Demain, il donnerait son tout premier cours officiel.
Il crut avoir avalé un animal étrange qui rongeait son estomac. Des vagues de spasmes lui contractaient à ce point les entrailles qu’il ne sut rien avaler du dîner. Ses amis semblaient à mille lieues d’imaginer ses tourments. Ils bavardaient, riaient et s’empiffraient gaiement alors qu’il avait l’impression d’avoir du plomb fondu au milieu du ventre. Nauséeux, il quitta la grande salle sans un mot à personne. Il devait réviser ses notes, s’il ne voulait pas devenir la risée de l’établissement.
Seul dans la salle commune, il laissa son découragement s’exprimer :
« Je n’y arriverai pas ! cria-t-il aux tapisseries murales. Qu’est-ce qu’ils espèrent, au ministère ? Que je vais me ridiculiser ? C’est peut-être ça leur but ? Démontrer que Harry Potter n’est qu’un farfelu incapable d’enseigner quoique ce soit ; histoire de me discréditer, une fois de plus ! »
Tel un lion encagé, il tourna en rond, incapable d’aligner deux idées cohérentes. Finalement, il s’affala, le poing sous le menton, dans un des grands fauteuils, fixant la cheminée, le regard vague.
« Je peux entrer ? souffla un timbre connu, derrière lui. »
Harry se retourna et, sidéré, contempla Luna Lovegood qui se tenait timidement à l’entrée.
« Co… Comment tu as fait ? La grosse dame ne laisse…
- Votre mot de passe n’était pas très… compliqué quand on connaît celle qui l’a imaginé, pouffa Loufoca. Hermione est trop… réaliste. J’ai cité deux noms ; ça s’est ouvert. »
Harry fronça légèrement les sourcils mais n’osa pas demander quel nom Luna avait prononcé en premier. Une chose sûre, Miss Granger devrait très rapidement modifier le mot de passe sous peine de voir débarquer des Serpentard.
« Pourquoi es-tu ici ?
- Pour te parler, c’est clair ! Je t’ai vu quitter la grande salle, et j’ai pensé que tu aurais peut-être besoin de réconfort avant… demain. Et puis aussi, j’ai beaucoup réfléchi.
- De mieux en mieux, songea Harry. Si Luna se met à avoir des idées…
- Pour ta boîte ! Tu as encore essayé ?
- Évidemment ! Je ne sais plus quoi inventer. Je crois avoir inscrit toutes les dates de naissance connues.
- Et les dates de mort ?
- Les quoi ? s’étrangla Harry. C’est idiot, je… »
Tout compte fait…
Rapidement, il sortit le coffret de la poche de sa robe, le manipula, regardant tour à tour les boutons de cuivre et la jeune fille blonde souriante.
Il haussa brièvement les épaules et, sans conviction, actionna les poussoirs. Que risquait-il après tout ? Une désillusion de plus ?
Pourtant, là, sous ses yeux, le dessus de la boîte se souleva lentement. Luna s’approcha attentive.
Le silence de la salle commune, percé du seul crépitement des bûches, se brisa soudain ; non par des cris stridents, comme lorsque Harry avait ouvert l’œuf d’or de la première tâche, mais par la voix chaude du directeur disparu.
« Très cher Harry, je savais que tu trouverais. Prends bien soin du contenu de ce coffret, et fais-en bon usage. Je t’attends avec impatience. »
Les jeunes gens s’entreregardèrent brièvement, puis Harry, légèrement crispé, glissa les doigts sous le couvercle. Dedans, ce récipient paraissait beaucoup plus vaste qu’à l’extérieur ! Il en retira une grosse bague sertie d’une pierre noire fendue qu’il identifia aussitôt pour l’avoir vue successivement au doigt de Tom Jedusor, puis à celui de Dumbledore. Ensuite apparurent quatre petits flacons de cristal numérotés emplis de liquide argenté.
« Des… des pensées ! murmura Harry à la fois émerveillé et troublé.
- Tu as tapé quoi ?
- Quoi ? Euh… la date de son décès : tu avais raison, Luna. »
En fouillant encore, Harry parvint à arracher un bout de parchemin. Il ne comportait qu’un seul mot : loukoum.
« Je l’ai ! rugit-il de joie. C’est certainement le mot de passe de la gargouille ! Il adorait les sucreries.
- Ne l’essaie pas trop vite ! Attends d’être sûr que Mrs McGonagall n’est pas dans son bureau. »
Tant de sagesse, chez cette jeune fille réputée saugrenue, surprit beaucoup le garçon. Il plongea la mains, ensuite le bras, jusqu’au coude, dans cette petite boîte qu’il explora dans les moindres recoins. L’ultime objet révélé l’étonna beaucoup. Il s’agissait d’une grosse montre en or possédant douze aiguilles et - à la place des chiffres - des petites planètes orbitant autour du cadran.
« Elle lui appartenait, murmura Harry, ému. »
Rangeant ses trésors, Harry se sentit éperdu de gratitude envers Luna. Gauche et emprunté, il ne savait que dire ou faire pour la remercier de ce coup de main salvateur. Il la raccompagna à la porte, s’assurant de la vacance des lieux en passant le premier :
« Il vaut mieux que l’on ne sache pas que tu es venue. Sois discrète, et… merci de ton aide !
- De rien, Sir Potter. »
Cette dénomination choqua légèrement le jeune homme qui referma l’issue, pensif. Elle en avait de ces idées absurdes, cette loufoca. Lui, Sir ? Pourquoi pas Lord, tant qu’elle y était. Lord… Comme... VOLDEMORT !
Fulgurante, la douleur l’étreignit brutalement. Il y avait tellement longtemps qu’elle était apparue ; elle le terrassa. Il s’écroula à genoux sur le tapis, les mains crispées sur son crâne en feu.
« Ferme ton esprit ! Bloque-le ! Empêche-le de t’investir ! lui cria quelqu’un »
Harry, ployé sous la contrainte, ne distinguait plus rien ; grimaçant il se défendit, résista puis… s’évanouit.
Il se débattait dans des limbes opaques, incapable de se rattacher à quoi que ce soit. Son esprit dérivait, emporté dans un tourbillon descendant qui l’aspirait inexorablement. Était-ce cela, mourir ? Tout se bousculait, aucune cohérence ne l’habitait. Fatigué, il se laissa couler. Tiens ? Ses pieds reposaient à présent sur un sol élastique. Avançant prudemment, les bras tendus devant lui, il tenta de percer l’obscurité environnante. Il ne rencontrait rien. Pire qu’un aveugle perdu dans un lieu inconnu, il progressa à tâtons. Au bout d’un temps infini, un changement se produisit. Oui ! Là-bas ! Un halot de lumière s’intensifiait. Guidé par cette lueur réconfortante, Harry courut aussi vite que possible sur cette surface caoutchouteuse. Il eut l’impression désolante de voir son but s’étirer loin de lui, malgré ses efforts pour l’atteindre. Il galopa encore et fonça sur ce qui ressemblait à une porte entrouverte. Dès qu’il la toucha, elle se referma. Les ténèbres régnèrent à nouveau. Il secoua furieusement la poignée qui refusa de lui livrer l’accès. Il tambourina le panneau en hurlant :
« Je veux entrer ! Laissez-moi passer !
- Il n’est pas l’heure, résonna une voix sourde. Rentre chez toi. Tu n’as rien à faire ici.
- Je suis mort : j’ai le droit d’entrer ! Je veux voir mes parents, mon parrain et Dumbledore !"
Une autre voix, d´un timbre plus aigu, hurla:
" Ce n´est pas ton heure, Potter. RETOURNE D’OÙ TU VIENS ! »
Une autre spirale se forma, suçant le corps et l’esprit du jeune homme qui n’essaya plus de lutter.
« Il revient à lui ! s’exclama Ginny, attentive au chevet du malade gigotant sur son lit de douleurs.
- Ce sont des spasmes, dit tristement Mrs Pomfesh. Ne vous y fiez pas. »
Elle promena sa baguette numérique au-dessus de l’être qui convulsait sous ses draps et soupira :
« 47 ! Il est perdu.
- Non ! Vous vous trompez. Il a résisté à pire que ça. C’est impossible… Il ne peut… Voyez, il a encore bougé ! »
L’infirmière ravala la boule amère qui lui traversait le gosier avant de repasser, navrée, sa sonde exploratrice. Elle tiqua, recommença fébrilement, puis s’exclama :
« Je n’en crois pas mes yeux : la température est redevenue normale ! »
Vite, elle s’activa. Par des coups de baguette précis, elle ordonna à des fioles de se mélanger, dosant chacune avec minutie. Lorsque la solution fut prête, elle l’attira d’un « Accio potion » vigoureux avant d’en forcer les lèvres du patient inerte.
Harry se débattit ; il hurla. Ginny et Hermione le clouèrent sur ses draps immaculés.
« Du calme mon am… murmura la rousse jeune fille.
- Gi… Ginny ? Hermione ? Qu’est-ce que vous faites là ? »
Incapable de contenir son émotion, sans souci des personnes voisines, Ginny se jeta sur Harry qu’elle embrassa passionnément à pleine bouche. Il ne se défendit pas, il était trop heureux pour ça.
Quand elle se redressa, rayonnante, elle avoua :
« Tu nous as flanqué une peur bleue.
- Tu reviens de loin, compléta Hermione, attendrie.
- Vous ne croyez pas si bien dire ! Mais… que s’est-il passé ? Pourquoi suis-je à l’infirmerie ? »
Un frisson d’inquiétude parcourut les filles.
« Tu… ne te rappelles pas ? Nous t’avons trouvé, plus mort que vif, dans la salle commune, jeudi soir ! »
Prêt à sauter du lit, Harry s’affola :
- On est vendredi ? Je dois réviser mon cours, je…
- Inutile de vous énerver, jeune homme ! dit Mrs McGonagall s’approchant doucement. Nous sommes samedi matin. Le professeur Slughorn a assuré le cours pendant votre… absence. Comment vous sentez-vous ? »
Harry encaissa durement cette révélation. Il avait été dans le cirage pendant plus d’une journée ? Tout ça à cause de…
La mémoire lui revint brusquement ; il se frappa le front :
« C’est lui ! Lui, Voldemort ! Il a encore essayé d’envahir mon esprit. Si quelqu’un n’avait pas crié, je me serais laissé aller. »
Tous, autour du lit, se lancèrent un œil en coin. Hermione, embarrassée, amorça :
« Tu… Tu étais seul quand nous t’avons ramassé sur le tapis devant la cheminée. Nous avons appelé Mrs McGonagall qui t’a transféré ici immédiatement.
- J’ai raté mon premier cours, s’effondra Harry retombant sur son oreiller. Le ministère va me passer un de ces savons…
- Tout est arrangé, précisa la directrice. Seule votre santé nous importe. Reposez-vous autant que nécessaire. Nous aviserons plus tard. »
Très droite, elle s’éloigna en compagnie de Mrs Pomfresh, laissant le trio commenter l’évènement.
« Ginny… Tu n’aurais pas dû…
- Cesse de jouer l’idiot, Harry ; ce rôle ne te convient pas du tout ! Tu connais mes sentiments, et…
- Je suis désolé. Il ne faut pas… »
Hermione admira une fois de plus le plafond pendant que la sœur de Ron s’efforçait de ranimer Harry… à sa façon.
Trop géniale vraiment!!!! C´est ta première fiction? Sinon tu devrait essayer d´écrire un roman avec ton propre monde, je suis surez que tu ferais ça très bien!!!!! La suite par pitié!!! Ciao!
J´ai trouvé une faute, j´ai trouvé une faute! ![]()
"Un halot de lumière"==>Un halo.
Et à part ça, pareil que Gwahywir (tu pouvais pas trouver plus compliqué comme pseudo?
), tu devrais te créer ton propre monde, parce que là c´est excellent avec du HP alors bon un monde complet j´imagine même pas. ![]()
pour mon pseudo, je l´aime bien
mes nièces m´ont baptisée ainsi, je le garde depuis. Pour mes autres créations, elles existent sur manuscrit. com avec Rose Cambier comme pseudo.
Je parlais du pseudo Gwahywir, pas du tien. ![]()
oups ![]()
azerty, te plein pas pas au moins il est prononcable mon pseudo, c´est pas comme si j´avais choisi un truc du genre Gftrhklm!!!!!
A quand la suite tati?
ooh ! mais que vois-je ? tati qui poste ses suites ici aussi ?! c´est une excellente idée... le seul truc qui me chiffonne, c´est le fait que tu les mette à plus petits intervals ( normal puisque tu les avais déjà immaginées et écrites )...
Tout simplement J´ADORE!
C´es vraiment bien, et je suis d´accord avec les autres, tes fics à toi doivent êtres supers!
Vivement la suite!!! ![]()
Ta fic à un très grand succès sur le forum Hp4, et ici, c´est encore mieux, bravo Tati !
disons qu´ici, on a plus de chances d´avoir de VRAIS comms
mais tati fait un travail formidable!!!
_Azerty777 bouton profilbouton profil Posté le 16 juin 2006 à 12:58:43 Avertir un administrateur à propos de ce message !
J´ai trouvé une faute, j´ai trouvé une faute! ![]()
"Un halot de lumière"==>Un halo.
Et à part ça, pareil que Gwahywir (tu pouvais pas trouver plus compliqué comme pseudo?
), tu devrais te créer ton propre monde, parce que là c´est excellent avec du HP alors bon un monde complet j´imagine même pas.
ben, elle a écrit des romans notre tati!!
elle a son monde à elle
et Extra terrestre malgrès elle est fantastique!
Tant de compliments en m´éveillant, ma journée en est toute ensoleillée.
Chapitre 11 : Retrouvailles et perte.
Que Ginny avait eu raison de lui forcer la main ! Harry flottait sur un petit nuage tant ces retrouvailles l’enchantaient. Néanmoins, par prudence, les jeunes gens décidèrent de garder leurs amours secrètes. Seule Hermione, transformée en chaperon, était au courant, et maintenait l’incertitude en s’affichant volontairement au bras de Harry aussi souvent que possible. Les dernières nouvelles de Ron le rendaient également heureux : il allait mieux ! Sa sortie serait sans doute avancée, ce qui l’emplissait d’allégresse, mieux que le sort du même nom.
La reprise des cours se déroula sans problème, mais Harry brûlait d’accéder au bureau de la directrice.
Vint s’ajouter l’inévitable sélection pour les matchs de Quidditch. En tant que capitaine de l’équipe, Harry ne pouvait se soustraire à ce qu’il considérait à présent comme une corvée. Le choix du gardien était primordial. Vicky Frorbisher, qui avait doublé son année, accepta ce poste temporairement, jusqu’au retour de Ron, promit-elle, car elle était toujours fort occupée dans divers associations.
Le reste de l’effectif se composa graduellement. Ginny, Demelza Robbins et Dean Thomas constitueraient les poursuiveurs. Jimmy Peakes et Jack Sloper seraient les batteurs ; lui, évidemment, conservait son poste d’attrapeur.
Madame Bibine et Mrs McGonagall approuvèrent cette élite de joueurs ; les entraînements commencèrent.
Entre ses rendez-vous clandestins avec Ginny, ses cours, et son sport, Harry ne vit pas le temps passer. La directrice semblait rivée à son bureau ; elle n’en décollait que pour donner ses leçons et, à ces moments, Harry était aussi en classe. Malgré de fréquentes consultations de la carte du maraudeur, jamais il n’avait eu l’occasion d’essayer le mot de passe découvert dans le coffret.
Il souhaitait tellement une diversion que, lorsqu’elle se manifesta, il faillit la rater.
Cela se produisit alors qu’incapable d’assister au banquet vu son estomac à nouveau malmené, il révisait les notes pour son cours du lendemain. Un chat inconnu, aux poils bruns bizarrement ébouriffés, fit soudain son apparition dans la salle commune déserte à cette heure.
« Tu es à qui, toi ? » demanda-t-il en cherchant, dans un balayage circulaire de la pièce, le propriétaire de cet animal.
Nulle trace d’individu ne se déclarant, Harry voulut attraper le félin qui lui glissa entre les doigts.
« C’est malin, soupira Harry. Si Pattenrond te voit, il t’étripe. Reviens ! »
Mutin, le chat se faufila jusqu’à la porte, qu’ébahi, Harry vit s’ouvrir. Il courut à la suite de cette bestiole facétieuse, tentant désespérément de la coincer.
La pourchassant, Harry se retrouva au second étage, face à la gargouille contre laquelle le chat se frottait les moustaches en ronronnant copieusement.
« On dirait… que tu veux… »
C’était tellement… Harry regarda le manège du félin puis la gargouille.
« Loukoum ! » dit-il en croisant les doigts.
La gargouille pivota sans bruit, libérant l’accès tant désiré.
Ivre de bonheur, Harry se précipita dans l’escalier en colimaçon qui le mena au bureau directorial. Là, son cœur se serra. Combien de fois y était-il venu ? Il ne se le rappelait pas. Tant de souvenirs hantaient ces lieux ! Aussitôt la porte franchie, il se précipita vers le mur où un petit portrait représentait un sorcier âgé au nez aquilin chaussé de lunettes en demi-lune. Ce personnage semblant profondément endormi dans sa barbe argentée, Harry hésita :
« Monsieur ? Professeur Dumbledore, c’est moi, Harry Potter. Je m’excuse de vous déranger, mais…»
Des secondes angoissantes s’écoulèrent avant que le tableau ne réagisse enfin :
« Harry ? Tu es là mon enfant ! J’en suis très heureux.
- Je n’ai pas pu venir plus tôt, Mrs McGonagall…
- Minerva travaille beaucoup, je la vois très souvent. Et toi, Harry ? »
Le jeune homme, embarrassé, ne savait par où commencer. La rage ressentie la nuit funeste de l’attaque du château l’envahit à nouveau, l’investissant totalement :
« ROGUE vous a tué ! hurla-t-il, incapable de se maîtriser. J’étais là, j’ai tout vu ! Pourquoi m’avoir paralysé ? J’aurais pu vous éviter de… »
Dumbledore, sans intervenir, écouta Harry exprimer sa rancœur. Impassible, le regard attendri, il laissa s’écouler le flot de récriminations jusqu’à ce qu’il se tarisse. Quand, à bout d’arguments, Harry se tut, l’ancien directeur sourit largement :
« Notre vue nous joue parfois des tours ; l’âge aussi, du reste ! J’admets m’être comporté un peu… sottement, ce soir-là ! Qu’as-tu déduit du code de mon coffret ? »
Harry sursauta, il ne s’attendait pas à cette question :
« Je… n’y ai pas réfléchi.
- Eh bien, fais-le ! »
Tracassé, le garçon tourna en rond devant les portraits qui, discrètement, surveillaient les échanges.
« J’ai tapé la date de votre mort, et… »
La vérité lui sauta brusquement aux yeux :
« Vous… vous saviez ! Vous… avez tout arrangé… avant ! Mais…
- Je ne savais pas tout, pouffa le vieillard, sinon je ne serais pas ici. Les révélations de Firenze et de Sibylle m’ont été très utiles pour préparer ce passage. Le coffret était prêt à fonctionner dès que je quitterais ma vie terrestre. Il t’était destiné, Hagrid a veillé à le compléter avec la bague des Gaunt et ma montre ; les fioles y étaient avant que nous n’allions visiter cette si charmante caverne.
- Pour rien, murmura sombrement Harry qui raconta tout sur le faux médaillon.
- Je suis au courant, rit Dumbledore. Regulus m’a bien eu, sur ce coup-là ! Il a participé à l’enchantement de la grotte avec d’autres Mangemorts. Il savait ce que contenait le médaillon, et l’a substitué par l’autre. Il se doutait du sort qui l’attendait car Tom le soupçonnait déjà d’infidélité. Il serait ravi de lire le billet laissé à son intention. »
Malgré lui, Harry se prit à sourire ; oui, il imaginait très bien la réaction de Voldemort.
« J’ai retrouvé le vrai bijou ; il est détruit ! annonça-t-il fièrement. J’ai aussi la coupe, mais je ne…
- Ne t’inquiète pas. Tout viendra à son heure. Je te félicite, c’est un très beau début.
- Mais que dois-je faire, maintenant ? Sans vous, je n’arriverai pas à trouver les autres !
- Je suis certain du contraire !
- Comme étiez certain de l’innocence de cette ordure de Rogue ?
- Du professeur Rogue, Harry ! Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Nous reviendrons sur ce sujet… en son temps. Il se fait tard, Minerva va bientôt rentrer. Tu devrais rejoindre tes amis. Tu donnes ton premier cours demain, n’est-ce pas ? Alors, va te coucher. Bonne nuit, Harry ! Nous nous parlerons ultérieurement. »
Contemplant le portrait qui s’assoupissait lentement, le jeune homme murmura un « À bientôt » morose, puis quitta le bureau, tête basse.
Son petit déjeuner lui pesait étrangement dans le ventre. À croire qu’il hésitait à y rester ou à remonter. Cette situation rappela à Harry les sensations éprouvées lors de son premier cours de l’A.D. Tout compte fait, ça ne devait pas être tellement différent… sauf qu’il devrait donner des devoirs et coter ses amis selon leurs progrès. Il s’était très sérieusement penché sur le problème des sortilèges à apprendre à ses élèves. La tentation fut forte de se risquer dans ceux du manuel de Potions de Rogue. Le souvenir amer d’un certain « Sectumsempra », l’en dissuada. Jamais plus, il n’essaiera de formules issues de ce livre, sans test préalable sur des animaux ou objets.
La classe bruissait d’une multitude de chuchotis quand il s’y présenta. Il gagna la petite estrade et posa son sac sur le bureau. Affrontant le regard des élèves, il soupira :
« Le professeur Slughorn, la semaine dernière, vous a parlé des Chimères et de leur dangerosité. Nous en aurions une, cachée dans la forêt interdite. Cependant… même si cette matière est au programme ; je ne désire pas poursuivre ce sujet que je juge… inutile ! »
La riposte fut immédiate, lancée par Millicent Bulstrode :
« Si nous la rencontrons, nous devons être capable de nous en défendre ! »
Tous les Serpentard éclatèrent de rire, soutenant à fond leur condisciple.
Glacial, Harry répliqua :
« Miss Bulstrode, je crois sincèrement qu’entre une Chimère hypothétique et des Mangemorts bien réels, vous risquez de tomber plus sur les seconds que sur la première ! »
Les Gryffondor exprimèrent bruyamment leur enthousiasme ; Poufsouffle et Serdaigle en rajoutèrent au point que Hermione s’inquiéta : Rusard n’allait-il pas se pointer ?
« Manifestez autant que vous le voulez ! rit Harry. Personne n’entendra rien, au dehors. La pièce est protégée par l’Assurdiato. »
Peu de jeunes sorciers connaissaient ce sort. Intrigués, ils en réclamèrent des détails et, puisqu’il avait capté leur intérêt, Harry s’appliqua à le leur enseigner. Suivit ensuite un rappel pour certains, une nouveauté pour d’autres avec le sort du bouclier.
Les « Protego » s’alternèrent joyeusement. Quelques heurts se produisirent, surtout quand Luna expédia Goyle au fond de la pièce, les quatre fers en l’air, grâce à un sort inédit qui captiva ses camarades.
« C’est celui qu’utilise mon père pour chasser ceux qui viennent se plaindre de ses articles, avoua honnêtement la jeune fille. Il l’a baptisé ; Poussenlair. »
On l’adopta aussitôt, et c’est en riant que le cours se passa gentiment.
« Tu as été magnifique ! susurra Ginny se suspendant au cou du professeur novice dans la classe vide.
- Arrête ! la repoussa Harry, un peu agacé. Je… Il vaudrait mieux... »
Comment résister à tant de sympathiques démonstrations ?
Une toux discrète fit sursauter le couple enlacé.
Hermione, un sourire en coin, le rappela à l’ordre :
« Heureusement, ce n’était que moi ! Excusez-moi de vous déranger, je voulais juste savoir, Harry, si tu avais su parler à Dumbledore. Hier soir, tu es monté directement te coucher, et… »
Bien sûr, Harry avait tout raconté à ceux qui connaissaient le coffret. Quand il avoua l’aide précieuse fournie par Luna, elle en avait rougi d’émotion. L’excès de tensions l’avait empêché de relater son entretien avec Dumbledore. Il était d’ailleurs assez surpris que Hermione puisse soupçonner qu’il s’était bien rendu au bureau.
Le trio échangea ses commentaires tout en gagnant la grande salle où les tables étaient dressées.
« Tu lui as signalé la douleur de ta cicatrice ?
- Non, Hermione ! Je n’ai pas eu le temps ; et puis… ça ne veut rien dire. Voldemort était suffisamment fâché - c’est sûr – pour que nos esprits soient… en phase.
- Tu as été dans le coma plus d’une journée ! Tu aurais dû en parler tout de suite au directeur.
- Je parie que Mrs McGonagall l’a fait. Puisque Dumbledore n’a pas jugé bon d’évoquer ce sujet, c’est qu’il n’y accorde pas d’importance. »
Les jeunes filles s’entreregardèrent avec une moue circonspecte avant de prendre place pour déjeuner.
« C’est bizarre, dit Harry en avalant sa bouchée de rosbif, Je n’ai pas vu Hagrid de toute la semaine. Qu’est-ce qu’il fabrique ?
- Il a donné ses cours régulièrement jusqu’à mercredi, mais Gobe-Planche est revenue depuis », répondit Luna avec un coup de menton désignant l’estrade.
Perturbé, Harry se tourna vivement vers la table des professeurs où, effectivement, la remplaçante tenait grande conversation avec la directrice.
Les interrogations se bousculaient sous son crâne, mais Ginny réclamait son attention :
« Tu ne trouves pas que Vicky est trop tête en l’air pour le poste de gardien ? Elle a encaissé tous les buts, en cherchant à peine à les freiner.
- Dès que Ron revient, il reprend sa place… sauf s’il me casse la figure !
- Il n’en fera rien, sourit Hermione. J’y veillerai ! »
Le samedi, Harry fut débordé avec l’entraînement de Quidditch qui débuta sous une pluie battante. Le sortilège d’Impervius fonctionnait ; néanmoins la visibilité était tellement réduite que Peakes et Sloper ne réussirent pas à s’éviter, se tamponnant violemment en pleine poursuite du Souafle. Catastrophé, Harry accompagna ses joueurs à l’infirmerie où Mrs Pomfersh les houspilla dès qu’elle aperçut les blessés.
« Ce Quidditch ! Un jour, il en tuera un ! Mettez-vous… là. Non, Potter pas de ce côté ; là-bas ! »
Quel malade dissimulaient ces rideaux soigneusement tirés ? Harry les ignora pour veiller à l’installation de ses coéquipiers. Il demeura à leur chevet le temps que l’infirmière établisse diagnostic et traitement.
« Vous avez de la chance Sloper : juste une triple fracture de la mâchoire. Vous, Peakes, Ce sera plus long, je le crains. Un coup de balai dans cet endroit… sensible… aurait pu vous handicaper à vie. Ne vous tracassez pas, j’ai ce qu’il faut. »
Assuré du sort de ses joueurs, Harry quitta néanmoins les lieux sombrement. L’apparition de Ginny fit s’envoler ses ruminations.
Loin des regards indiscrets, ils se promenèrent dans le parc sous le soleil réapparu, leurs pas les conduisant vers la cabane de l’ancien garde-chasse.
S’approchant, ils s’étonnèrent de voir la porte ouverte et, curieux, ils s’y faufilèrent. Aucun désordre ne régnait mais, apparemment, personne n’avait vécu là depuis des jours.
« Où sont-ils passés ? murmura Ginny, impressionnée par le silence. »
Harry parcouru la pièce des yeux, s’arrêtant sur un parchemin glissé sous une grosse chope en étain. Il s’en empara rapidement et le déchiffra à toute allure.
« Hagrid est en mission pour l’Ordre, résuma-t-il à sa compagne. Il a emmené Graup avec lui. Il regrette de ne pas m’avoir prévenu plus tôt, et me demande de m’occuper de Crockdur.
- Le chien se balade, tu crois ? C’est pour ça que la porte est ouverte ?
- Ce pauvre animal n’a reçu aucun soins depuis au moins trois jours ! Je suppose qu’il a essayé de se nourrir seul.
- Il serait aller chasser ? Lui ?
- On va essayer de le trouver ! Un peureux comme lui ne se sera pas aventuré dans la forêt interdite. »
Ca sent le chien qui va se faire bouffer par la chimère^^. Et sinon, euh...la suite? ![]()
Super! Super!! Super!!! Quand est ce qu´il va détruire la coupe parce que ça doit être dangereux de garder ça avec lui?? Une suite une suite! Ciao
Vivement la suite!!!
Mais qui est ce mystérieux malade??? Telle est la question!
Suite et fin de ce chapitre 11
Ils y passèrent le reste de la matinée, en vain. Assez tourmenté, le jeune couple rentra au château où le déjeuner les attendait. En catimini, Harry mit Hermione au courant des disparitions de trois de leurs connaissances.
« L’Ordre ne nous a pas contacté, soupira le garçon, déçu. Avec ce que nous avons déjà réalisé, j’avais espéré qu’ils nous acceptent comme membres.
- N’oublie pas qu’Arthur Weasley est… fâché contre nous. Donc…
- Non ! intervint Ginny à voix basse. Il ne vous en veut plus, je lui ai envoyé un hibou pour lui expliquer l’histoire.
- Alors ? Pourquoi ne nous convoque-t-il pas ? »
La sœur de Ron l’ignorait ; ils changèrent de sujet.
« Le professeur Chourave est très satisfaite de notre travail, dit Neville en se gavant de choucroute garnie. Les Ellébores ont bien grandi. »
Harry suspendit sa mastication. Cette remarque anodine semblant provoquer un déclic. Tel un puzzle, des éléments trouvèrent leur place ; il pâlit affreusement. Se redressant d’un bond, éperdu d’angoisse, il fixa intensément les visages interrogateurs levés vers lui. Incapable d’émettre un mot, il partit en catastrophe, laissant les autres médusés.
Quatre à quatre il enfila les marches le menant à l’infirmerie dans laquelle il déboula en trombe.
« Où vous croyez-vous Mr Potter ! s’interposa Mrs Pomfreh. Vous amis vont bien, et…
- Il ne s’agit pas d’eux ! Laissez-moi passer, explosa-t-il en désignant les rideaux clos.
- Pas question ! Il est strictement interdit de… »
Mais Harry n’en avait cure. Il bouscula l’infirmière et se rua vers le lit du fond qu’il découvrit, rageur.
NON ! Non ! C’était impossible, cette… ce… ne pouvait être…
« Hagrid ! pleura Harry en se jetant sur le malade. Dites-moi que ce n’est pas vrai ! Que ce n’est qu’un mauvais rêve ! »
Décharné, presque chauve, le professeur de soins aux créatures magiques soupira :
« C’est pas si grave que ça n’y paraît ! Ne t’inquiète pas, Harry. Le professeur Chourave et Mrs Pomfresh s’occupent bien de moi. »
À en juger par ce qu’il voyait, Harry en douta cruellement.
« C’est… cette blessure, chez Malefoy, hein ?
- Je me croyais prémuni contre ce genre d’ennuis. Et Crockdur, il va bien ?
- Je… Oui ! Comme un charme. Vous… Vous avez menti sur votre mission. Et Graup, où est-il ?
- C’est lui qui est parti sur les conseils de l’Ordre. Peut-être parviendra-t-il à rallier quelques êtres de sa race à nous épauler. »
Harry n’eut pas besoin de l’intervention de l’infirmière pour comprendre qu’il devait laisser le demi-géant se reposer.
Très accablé, il lui promit de revenir souvent ; il sortit, la gorge atrocement nouée.
Il narra tout à ses amis, dès qu’il les retrouva dans la salle commune. En aparté, Harry délivra ses angoisses et son ressentiment.
« Tu n’es pas le seul coupable, dit Hermione affectée. J’y étais ! J’aurais pu…
- Pompom… Je veux dire le professeur Chourave va le sauver, assura Neville. C’est pour lui qu’elle active la pousse des Ellébores. Si elle avait essayé les crottes de Veaudelunes, ces plantes auraient sûrement grandi plus vite. »
Chacun se plongea dans son marasme intérieur. Harry se serait giflé pour son égoïsme idiot qui lui avait fait oublier les souffrances de son ami.
Cette nuit-là fut pire que les autres. S’il seulement avait pu confier ses tourments à quelqu’un ! Tous dormaient du sommeil du juste, sauf lui ! Puis…
C’était quoi ce son qui troublait la nuit ?
Harry se redressa, tous sens en alerte. Loin des lamentations du Phénix, ce hurlement animal lui glaça le sang. Tant de douleur…
Il savait ! Une sueur froide le revêtit mieux que le linceul qu’il entrevoyait déjà.
Avec des gestes automatiques, Harry se coula hors de son lit, avant d’enfiler rapidement l’escalier puis les couloirs.
Il aborda le troisième étage dans le noir total, peu lui importait. La porte entrouverte l’attira, il entra et se figea.
Mrs McGonagall s’épongeait les yeux dans un mouchoir à carreaux, soutenue par une Trelawney échevelée. Mrs Pomfresh allumait des chandelles tandis que Tonks marmonnait des paroles inaudibles.
Ce fut Wilhémina Gobe-planche qui aperçut ce jeune homme hagard, en pyjama :
« Mr Potter, vous allez prendre froid sur le marbre à pieds nus, il serait bon de…
- Ce n’est pas vrai, murmura Harry s’approchant à pas lents. Je lui ai parlé tout à l’heure ! Il ne peut… »
À nouveau, lugubre, s’éleva le chant de Crockdur signant définitivement l’arrêt de mort de son maître.
Harry s’avança entre les adultes assemblés. Devant le grand corps affreusement amaigri, presque méconnaissable, il s’effondra :
« Pardon, Hagrid ! Si je ne vous avais pas demandé de m’aider… si… »
Il étreignit éperdument le demi-géant à qui il devait tant. C’était lui qui l’avait amené aux Dursley, puis recherché dix ans plus tard en lui révélant ses origines ; lui qui, par ses indiscrétions répétitives, avait permis à Harry de comprendre bien des choses ! Et maintenant…
Horace Slughorn, enroué, posa sa grosse patte sur l’épaule secouée de sanglots.
« Relevez-vous, mon garçon ! Nous devons procéder à un rituel particulier. C’est d’ailleurs très bien que vous soyez là ; nous étions prêts à aller vous chercher. Nous attendons encore quelqu’un qui ne devrait plus tarder. »
Harry ne comprenait pas. Écrasé de chagrin, il obéit pourtant en se détachant du défunt. Il entendit du bruit provenant de la salle d’à côté. Sûrement que la poudre de cheminette avait encore fonctionné.
Confirmant ses soupçons, il se tourna vers l’entrée et les vit.
Son cœur s’arrêta une seconde, Harry tangua légèrement en hésitant dans l’attitude à adopter, puis courut, bras ouverts, à la rencontre des arrivants.
L’accolade chaleureuse qu’il donna ne reçut qu’une tiède réplique. Peu lui importait, il était là ; c’était le principal.
« Tu m’as manqué ! Tu nous as manqué à tous ! Comment te sens-tu ?
- Bi… Bien, répondit Ron Weasley, les traits éteints.
- Il a reçu une autorisation spéciale, vu les circonstances, intervint Arthur qui soutenait son fils chancelant. Alors ne t’étonne pas, s’il ne régit pas très… normalement. »
Le trio avança vers l’assemblée recueillie autour du lit du demi-géant. Mr Weasley soupira profondément ; Ron ouvrait des yeux incrédules en constatant les ravages causés par la maladie.
« Merci, Arthur de vous êtres déplacé, et aussi d’avoir amené Ronald, dit le professeur Slughorn. Nous allons pouvoir commencer. »
Harry, pas plus que son ami, ne savait à quoi s’attendre. Slughorn les positionna, l’un à gauche, l’autre à droite du corps de Hagrid. Lui, prit place à la tête et Mr Weasley aux pieds.
« Levons nos baguettes ! ordonna le professeur de Potions. »
Honteux, Harry s’aperçut qu’il l’avait oubliée à l’étage. Mrs McGonagall compatit à son désarroi en lui prêtant la sienne - un fin objet en bois de lierre – qu’il s’empressa de brandir comme les autres.
« L’un après l’autre, vous ferez comme moi ! »
Slughorn dessina un petit cercle et prononça fortement :
« Liberate Animus ! »
Une aura rosée se forma, restant en suspension au-dessus du visage du demi-géant. D’un signe de tête, Slughorn invita Ron à exécuter la formule, puis ce fut au tour de Mr Weasley et enfin de Harry. Ni sa main ni sa voix ne tremblèrent lorsqu’il lança l’incantation. Tout le corps du défunt baigna dans cette brume rose stationnaire qui soudain changea. La couleur s’assombrit fortement pour virer au noir intense avant de disparaître en un clin d’œil.
Effaré, Harry se retint de crier de surprise. Là, sur les draps immaculés, reposait le Rubeus Hagrid tel qu’il l’avait toujours connu : puissant et hirsute.
« Notre pauvre collègue subissait les affres d’un empoisonnement issu de la magie la plus noire, expliqua Mrs McGonagall en récupérant sa baguette. Nous ne pouvions laisser son esprit prisonnier de cette abomination. Hagrid peut dormir en paix, à présent. Montez vous coucher, nous le veillerons à tour de rôle. »
Harry et Ron montèrent lentement les marches menant au 7è étage. Embarrassés, tant l’un que l’autre, ils ne se parlaient pas. Harry s’inquiétait quelque peu. Que se passerait-il si, là, dans ces couloirs, Ron l’attaquait comme il avait voulu le faire au ministère ? Il était sans défense puisque désarmé. La lueur de la baguette de Ron, permit à Harry de distinguer son expression lorsqu’il lui coula un regard en biais. Apparemment, le grand garçon roux était calme… peut-être trop.
Ils arrivèrent au portrait de la grosse dame et Harry murmura :
« Roonil Wazlib »
Le portrait pivota, Ron sursauta :
« Pourquoi a-t-on donné ce nom idiot comme mot de passe ? C’est celui que cette fichue plume avait écrit.
- Euh ! Hermione a pensé que c’était plus original que le Ron Weasley qu’elle avait choisi en premier.
- Elle est folle ! »
Grognon, le rouquin accepta toutefois de s’engager dans la salle commune.
Un étonnement similaire cloua les deux amis sur le seuil à peine franchi. Par quel tam-tam inédit, les nouvelles s’étaient-elles propagées ? Tous les Gryffondor étaient présents. Des mines tantôt tristes, tantôt réjouies, les reçurent dès leur entrée.
« C’est vrai ? demanda Neville le visage baigné de larmes. Il est…
- Mort ! confirma Harry dont la voix s’étrangla d’émotion.
- Ron ! s’écria Hermione, réjouie. Tu es enfin de retour ! »
Elle, d’habitude si réservée, se jeta au cou du revenant.
Tous les assistants demeurèrent stupéfaits devant le long baiser qui s’échangea sous leurs yeux. Lavande Brown afficha une mine écoeurée :
« Mieux vaut être aveugle que de voir ça ! déclara-t-elle, pincée, en se détournant. »
Les mains de Harry et de Ginny s’étreignirent furtivement alors qu’ils contemplaient le couple en pleine action.
Des ho et des ha fusèrent de toute part, certains d’incompréhension, d’autres de satisfaction.
Décollés, yeux dans les yeux, Ron et Hermione scellèrent définitivement leur union.
Bonne lecture
Excellent, le suspense est relativement bien amené dans ce chapitre et personnellement j´avoue y avoir cru parfaitement. ![]()
Sper chapitre, pauvre Hagrid, j´étais tout triste!!!
Mais sinon très bon chapitre!
J´attends la suite!
Ô grande fille qui tient la plume comme un déesse, permet moi de vous demander un si fin service, mettez une de vos délectables suites, que je puisse me reposer en paix!