Il y a plusieurs écoles de magie en europe:
poudlard en Angleterre, Beaubatons en France et Durmstrang dans le nor on nee sait pas où exactement!
Sinon comme branche de magie y a plein de trucs:
-potion
-sortilège
-métamorphose
-divination ![]()
-défense contre les forces du mal
... j´en ai surement oublié!!!!
Désolée tati, j´ai répondu à ta place
met nous vite une suite parce que c´est vraiment génial!!!! Ciao!!!
C´est pas en roumanie durmstrang?
Ou je raconte n´importe quoi? XD
Sinon Arithmancie en gros je crois que c´est l´etude des nombres, mais a la sauce Harry Potter^^
La voici!
Chapitre 7 : La dernière rentrée à Poudlard.
Il était près de minuit aux abords des rails de la gare de Pré-au-lard.
Tout était silencieux, seuls quelques hululements animaient l’air calme de cette nuit sans lune. Pourtant, soudainement, un double craquement sonore troubla la sérénité des lieux désertés ; deux silhouettes revêtues de cape se matérialisèrent. Hésitantes, ces formes oscillèrent avant d’amorcer quelques pas vers la sortie.
« Arrêtez-vous immédiatement ! clama une voix sévère derrière eux. »
Les deux individus se figèrent, baguettes brandies. Trois êtres encapuchonnés convergeaient à leur rencontre.
« Hé ! Nous sommes du même camp ! rit une voix que Harry identifia aussitôt.
- Remus ! s’étrangla-t-il éperdu de joie. Cela fait si longtemps sans nouvelles. »
Deux ombres s’étreignirent chaleureusement. Laquelle était la plus émue ? Difficile à définir tant l’intensité des retrouvailles vibrait entre elles. Embrassades et congratulations s’échangèrent, puis le plus grand rompit l’union :
« Ce n’est pas raisonnable de s’attarder ici ! Nous formons - Tonks, Dawlish et moi – votre escorte personnelle. »
Après de nouvelles accolades et poignées de main, le petit groupe se mit en route.
Harry avait déjà effectué ce trajet, l’an dernier. Ce souvenir n’avait rien de joyeux ; il était même plutôt… honteux. Lui, Harry Potter, s’être fait rosser par cet infâme Drago Malefoy ! Sans la judicieuse intervention de Tonks, jamais on ne l’aurait découvert ni soigné à temps. Il se demanda vaguement pourquoi on leur avait intimé de transplaner à cet endroit assez éloigné du château. Il imagina que seul, un petit nombre de couloirs aériens, permettait ce mode de transport à proximité du collège si bien protégé par toutes sortes de maléfices anti-intrusions.
Enfin, il les vit, ces magnifiques tourelles élancées pointées fièrement vers la voûte étoilée. Néanmoins, si le cœur de Harry bondit d’allégresse, cette sensation réconfortante ne dura guère. Qu’est-ce qui clochait ? Plus il s’approchait, plus le jeune homme s’angoissait.
Les lumières ! Il n’en brillait aucune aux multiples fenêtres de l’antique bâtiment. À chaque rentrée scolaire, il avait connu un Poudlard illuminé mieux qu’un sapin de Noël. Cette fois…
Le parcours s’étant déroulé silencieusement, Harry n’y tint plus :
« Pourquoi tout est-il éteint ? murmura-t-il à Lupin qui marchait à sa hauteur.
- Ne t’inquiète pas ! Il s’agit d’une mesure… d’économies. Le Ministère prétend que la majorité des fonds doit servir la guerre. Demain soir, c’est la rentrée officielle ; tout sera comme… avant. »
À demi rassuré Harry, perdu dans le chaos de ses pensées, poursuivit le chemin.
Les cinq sorciers arrivèrent devant les grilles monumentales flanquées de piliers ornés d’un sanglier ailé. Personne ne dit mot ; ils attendirent.
Bientôt, une grosse lanterne se balança dans leur direction. Un nouvel élancement douloureux contracta la poitrine du garçon ; suivit aussitôt une puissante bouffée de haine ainsi qu’à chaque évocation de Rogue, son ennemi de toujours. La raison reprit le dessus car il était absolument impossible que ce soit ce cruel individu qui s’avançât vers eux. Effectivement, il ne lui fallut guère de temps pour réaliser que ce serait Hagrid leur futur guide nocturne.
« Je suis là ! lança le géant d’une voix essoufflée. Un peu de patience, je dois trouver cette maudite clef ; elle a le chic pour disparaître quand on a besoin d’elle, cette froussarde. »
Que l’on parle d’un objet comme d’un animal vivant ne surprit pas Harry. Il avait déjà tellement vu de bizarreries depuis son entrée dans le monde magique ! Il s’amusa des efforts exercés par Hagrid qui, dans la lueur du luminaire déposé par terre, s’agitait, se secouait en se palpant divers endroits du corps.
Tonks s’énerva légèrement :
« Vous le faites exprès ou quoi ?
- Une seconde ! » répliqua le géant dans une grotesque contorsion.
Les mains croisées par derrière, sous son manteau en poils de taupe, Hagrid grimaça, puis il les ramena devant lui avec un cri de victoire :
« Je te tiens, petite entêtée ! »
Attentif, Harry observa les manœuvres de son ami. Il semblait éprouver des difficultés à maintenir droite, dans ses larges pattes gantées de cuir, une grosse clef dorée qui se tortillait en tout sens. Fermement, il la poussa dans la lourde serrure du cadenas. Un couinement de protestation de la clef plus tard, le déclic se produisit ; la chaîne se libéra. Hagrid ouvrit grand le portail derrière lequel s’engouffrèrent rapidement les cinq visiteurs.
Après que Hagrid eût refermé les grilles, tous se dirigèrent vers les épaisses portes de chêne qui ne résistèrent pas à la poussée du géant. Harry et Hermione échangèrent un regard où perçait un trouble identique. Cet immense hall désert, silencieux et obscur, en aurait impressionné plus d’un ! Même lors de leurs balades clandestines sous la cape d’invisibilité, jamais cet endroit ne leur avait paru aussi… sinistre.
« Venez par là, indiqua le géant en agitant sa lanterne. La directrice aimerait partager une collation en nos compagnies. »
Laissant la grande salle sur sa droite, le groupe gagna l’escalier de marbres sur lequel leurs pas résonnèrent curieusement dans la quiétude des lieux. Ils s’engagèrent dans le couloir du 1er étage qu’ils suivirent jusqu’au fond où se situait habituellement le bureau de Mrs McGonagall quand elle était professeur de métamorphose. La porte s’ouvrit d’elle-même à leur approche ; la nouvelle directrice, très droite dans une douillette robe de chambre à carreaux écossais, les accueillit :
« Bonsoir Remus, ma chère Tonks et vous aussi Dawlish. Merci de vous être dérangés pour réceptionner ces jeunes gens. Avez-vous fait un bon voyage, Mr Potter ainsi que vous, Miss Granger ? Nous nous excusons de la manière un peu cavalière avec laquelle nous vous avons imposé ce déplacement… impromptu. »
Harry et Hermione approuvèrent silencieusement en obéissant au geste de leur hôtesse qui les invita à s’asseoir.
Lorsque tout le monde fut installé autour de la table de travail, débarrassée de tout document, Mrs McGonagall proposa thé et sandwiches à la cantonade ravie de cet encas inopiné. Elle contempla ce petit monde en train de se restaurer puis son regard perçant s’attarda sur Harry.
« J’ai une communication particulière à vous faire, jeunes gens. »
Intrigués, Harry et Hermione avalèrent leur bouchée pour boire les paroles débitées.
« Elle concerne le plus jeune fils Weasley. Ronald était votre ami, n’est-ce pas ? Je suis persuadée que son sort ne vous est pas indifférent. »
Redoutant le pire, Hermione, les yeux agrandis d’angoisse se mordit la lèvre tandis que Harry se crispait sur son siège, la respiration suspendue.
« Mr Weasley a commis une faute d’une gravité extrême. Son inconduite inqualifiable va le contraindre à rater le premier trimestre de l’année scolaire.
- Ça y est, songea Harry, attristé. Ils l’ont envoyé à… »
Mais la tension retomba brusquement avec l’apparition d’un bref sourire sur les lèvres minces de la directrice.
« Dès qu’il sortira de… Ste Mangouste, après la Noël, il nous rejoindra. »
Hermione hésita entre les pleurs et le rire :
« À Ste Mangouste ? Ils ne l’ont envoyé qu’à Ste Mangouste ? Vous êtes sûre ?
- Évidemment, que j’en suis sûre, se raidit Mrs McGonagall. Je ne me permettrais pas de plaisanter avec un tel sujet. Ronald a été examiné par les Psycomages qui l’ont jugé victime d’une crise de folie passagère, probablement due à un excès de… Vous vous doutez de quoi il s’agit, naturellement. »
Là, Harry et Hermione auraient souhaité être recouverts de la cape d’invisibilité pour masquer les rougeurs profuses qui colorèrent instantanément leurs joues. Ils se contentèrent de baisser la tête, tentant d’échapper au regard pesant de l’assemblée.
« Ce n’est pas tout ça ! poursuivit Mrs McGongall. Il se fait tard ;
une longue journée nous attend avant l’arrivée de l’Express. Vous pouvez aller vous coucher ; vos affaires sont arrivées fin d’après-midi. Ah oui, Potter, je dois également vous remettre ceci. »
Le garçon empocha machinalement une petite boîte très légère emballée de papier brun.
Puisque l’invitation à partir ne s’adressait qu’à eux, Harry et Hermione saluèrent les adultes, et s’éclipsèrent.
Dès qu’ils furent suffisamment loin de la porte de la directrice, les jeunes gens éclatèrent de joie. Harry rit aux éclats, et Hermione dansa sur place :
« C’est merveilleux : il échappe à Azkaban ! J’ai eu si peur !
- Moi aussi, je l’avoue. »
Bavardant sans souci de déranger le sommeil des personnages dont les grands tableaux décoraient les murs, ils montèrent une seconde volée de marches. Là, au deuxième étage, Harry marqua un temps d’arrêt.
« Viens, Harry ; il est tard, et…
- Il faut que j’y aille ! » cria le garçon en s’élançant dans le couloir.
Il courut à en perdre haleine. Bientôt, il atteignit son but : une gargouille.
Haletant, il se concentra du mieux possible :
« Euh… Nid de cafards ! Sorbet citron ! Fizwizbiz ! »
Désespérément, il énuméra tous les mots de passe de son répertoire, mais la statue refusa de pivoter. Sur ces entrefaites, Hermione arriva derrière lui. L’abattement de son ami la navra :
« Tu ne sauras pas t’y rendre sans la formulation adéquate. C’est le bureau de Mrs McGonagall, maintenant ; plus celui du professeur Dumbledore, hélas. »
Contrit, le jeune homme hocha lentement la tête. Hermione le prit gentiment par le coude, et le guida vers l’escalier qu’ils gravirent en silence.
Au septième étage, ils longèrent le corridor jusqu’au portrait d’une grosse dame qui, éternellement vêtue d’une robe de soie rose, ronflait légèrement.
« Zut ! s’exclama Hermione. Nous n’avons pas le mot de passe. Mrs McGonagall a omis de…
- Vous débarquez d’où? s’informa le personnage en soulevant une paupière alourdie de sommeil.
- Euh… Nous venons d’arriver, et personne ne nous a dit… »
À leur grand effarement, la grosse dame éclata de rire :
« Bien sûr que l’on ne vous a rien dit. Vous êtes préfète en chef, non ? Alors, c’est à vous de choisir ! »
La bouche de Hermione s’ouvrit sans qu’aucun son n’en sorte.
« Allez ! la secoua Harry. Invente-le !
- Je… je…
- Ce n’est pas très original, railla le portrait hilare. Enfin, si c’est votre dernier…
- Attendez ! Le mot de passe sera… Ron Weasley.
- Comme vous voulez. »
Le tableau pivota pour libérer l’accès à la salle commune des Gryffondor.
« Incendio ! » dit immédiatement la jeune fille pour raviver l’imposante cheminée.
La pièce, suffisamment vaste pour une septantaine de personnes, s’éclaira avec l’embrasement des bûches.
« Eh bien voilà ! soupira Hermione, amère. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre nos dortoirs. »
Harry fixa la cheminée puis sa compagne.
« Ça ne me dit rien du tout de grimper là-haut, dans cette pièce déserte et froide.
- Moi non plus. Je n’ai aucune envie de… rester seule. »
Le garçon sourit largement ; il désigna le grand divan qu’ensemble ils rapprochèrent du foyer rougeoyant dans le même entrain joyeux.
Un coq chanta. Harry Potter battit des paupières et s’attendrit en contemplant la jeune fille endormie dans ses bras. Elle gigota un peu, cherchant manifestement une position plus confortable sur le divan où ils étaient allongés.
« C’est vraiment l’heure ? murmura-t-elle d’une vois pâteuse.
- Oui, Miss Granger ! Dépêchons-nous. La directrice voudra certainement nous voir avant peu. »
Hermione s’étira mieux que Pattenrond lové sur sa hanche.
« J’ai merveilleusement dormi, Harry. Merci de m’avoir… servi d’oreiller. »
Les jeunes gens se redressèrent en bâillant ; chacun gagna sa salle de bains respective.
Ils se retrouvèrent 45 minutes plus tard, dans la grande salle.
Ils n’étaient que deux à occuper la longue table de leur maison. Cette atmosphère inaccoutumée les mettait mal à l’aise. En tout cas, les elfes de maison avaient redoublé de soins vis-à-vis des seuls élèves à gâter ; un festin de confitures, brioches, cakes, et autres mets, débordait entre les jeunes gens assis face à face.
« Ce soir, il régnera une autre ambiance ! assura Hermione en se servant copieusement de céréales.
- Je le souhaite, soupira Harry qui tartina de marmelade d’orange ses croissants dorés. Je me demande où est passée notre escorte. Ils ont dormi au château, tu crois ?
- Probablement ! La présence de Dalwish nous a empêché de parler de l’Ordre du Phenix ; c’est dommage. »
Se régalant, ils eurent bientôt la surprise de voir voleter vers eux un petit avion en papier, similaire à ceux du ministère. Sans équivoque, il était adressé à la jeune fille auprès de laquelle il se posa en douceur. Le dépliant, Hermione entama sa lecture, puis sourit :
« Mrs McGonagall me convoque dans son bureau. Elle me déconseille d’essayer ce mode de communication réservé, exclusivement, aux professeurs ! »
Harry lui rendit son sourire, par dessus son bol de café.
« Que vas-tu faire pendant que je serai là-haut ?
- J’escomptais aller aux cuisines. Dobby m’expliquera peut-être comment il a su pour les Mangemorts.
- Profites-en pour tenter de persuader les elfes que…
- Hermione ! Tu n’as pas encore renoncé à la S.A.L.E ? Depuis le temps, tu devrais avoir compris l’inutilité de tes efforts : les elfes aiment servir. Dobby est… une exception. »
J´aurais bien aimé que tu insères dans le récit une description des trois là, parce que ben j´vois absolument pas de qui il s´agit.
Accessoirement, j´aimerais bien aussi savoir de quelle guerre tu parles, c´est pas contre Voldemort, si? Ils prendraient pas de telles mesures, enfin ça me paraît exagéré quoi^^
Et la S.A.L.E c´est quoi?
Et à part ça ben toujours aussi bon, et vivement l suite. ![]()
la S.A.L.E: société d´aide à la libération des elfes; Hermione s´est attachée aux elfes qu´elle considère comme des esclaves; elle a créé ce mouvement qui n´a eu aucun succès. Elle s´est aussi mise au tricot afin de donner des vêtements aux elfes et ainsi les libérer; Dobby les enlève au fur et à mesure car ses compagnons sont heureux de leur asservissement.
Toujours aussi bien sauf qu´on ne sait pas ce qui avait été écrit dans la lettre pour Harry que lui a donné le monsieur du transplanage. Et la boîte que confie McGonagall à Harry, on ne sait pas ce qu´elle contient et tu n´y fais plus allusion.
C´est tout! La suite!!!!!
C´est toujours aussi génail!!! L´histoire suit plutot bien le cours que l´on peut attendre et en plus tes chapitres sont long donc c´est super!!!! A Quand la suite? ciao!!!!
ekukas
patience, chaque chose sera révélée en son temps. C´est ce que l´on appelle le... suspense ![]()
suite demain
de votre intérêt
sino tu en ai ou exactement
Où dans quoi? J´arrive doucement à la fin
a ok
merci
t´a msn tati...
j´ai msn
tatirose11@hotmail.com
mais je n´y suis pas souvent.
Pour décrire Dalwish, on peut l´imaginer n´importe comment. JKR ne fait que le citer.
Tonks est une jeune Auror, elle est métamorphomage, c´est-à-dire qu´elle peut changer d´apparence à volonté; habituellement elle a des cheveux roses. Elle est amoureuse de Lupin(prof de DCFM en 3ème année, loup-garou à la pleine lune, et membre de l´Ordre-du-Phénix) il a souvent l´air malade. Remus Lupin était un grand ami de James Potter. Il faisait partie des Maraudeurs sous le nom de lunard.
Ben dis donc, t´es au point niveau définition des personnages!!! Tu nous met la suite vers quelle heure?
pourquoi pas tout de suite?
Fin du chapitre 7
Alors que Hermione remontait au premier étage, Harry emprunta l’escalier descendant aux cuisines. Du bout de l’index, il chatouilla la poire du tableau représentant une énorme coupe de fruits. Quand elle éclata de rire, une poignée de porte apparut ; il l’abaissa.
Pour de l’animation, il en régnait, ici ! Partout des êtres aux grandes oreilles couraient dans cette pièce gigantesque qui, sauf les fourneaux et casseroles de cuivre, ressemblait à s’y méprendre avec la salle située juste au-dessus.
Une petite elfe vêtue d’un bout de torchon s’avança vers le jeune homme, se courbant devant lui jusqu’à ce que son long nez touchât le sol immaculé.
« Vous désirez, maître ?
- Euh… Dobby est-il là ? »
La créature redressa la nuque pour dévisager le visiteur.
« Vous devez être Harry Potter ! Le Monsieur Potter dont Dobby parlait tout le temps ? »
Harry acquiesça lentement, s’étonnant de l’attitude légèrement nerveuse de l’elfe.
« C’est que… Dobby n’est plus ici depuis… un bon moment.
- On ne l’a pas renvoyé, j’espère ?
- Non, non ! Dobby était très bien avec nous, il travaillait convenablement, mais… quand Winky… Vous savez, une elfe libérée, comme lui…
- Je sais ! Quoi, Winky, que lui est-il arrivé ?
- Elle était très malheureuse. Elle ne s’est jamais habituée à sa nouvelle condition et… elle s’est laissé mourir de faim. »
Cette nouvelle attrista Harry qui se demanda comment Hermione, elle, allait réagir en l’apprenant. Profondément tracassé, il refusa machinalement tout les aliments que la petite elfe lui présentait. Il amorçait doucement une marche arrière, quand une idée germa :
« Kreattur ! cria-t-il fermement. »
L’elfe, dont il avait hérité à la mort de Sirius Black, s’avança vers lui d’un pas traînant.
« Vous désirez, Maître ? »
Aussi laid et insolent qu’avant, Kreattur ne se prosterna pas devant Harry qui, indifférent à cette attitude insoumise, lui dicta ses ordres :
« Retrace Dobby ! Je veux, j’exige, tout connaître de ses agissements. Tu n’as le droit de parler qu’à Dobby et à moi ; tu ne peux rien écrire non plus. Va ! »
Sans un mot, l’elfe se volatilisa.
Livré à lui-même, Harry décida d’aller se promener hors du château. D’abord, il visita la grande volière où il caressa longuement sa chouette blanche.
Il devinait qu’Hedwige s’ennuyait mais, à présent, la lâcher l’exposerait à trop de dangers. Il la consola par des friandises, puis changea d’orientation.
Le grand lac s’irisait de reflets changeants sous les rayons du gai soleil qui l’accompagna dans sa balade. Là-bas, près de la rive, une dalle de marbre blanc l’attirait mieux qu’un aimant. S’y rendant sans hâte, Harry revécu une fois de plus toute l’horreur de cette nuit cruelle où son plus grand soutien lui avait été ôté. Arrivé à proximité, Harry ralentit l’allure, la gorge étonnamment nouée. Il aurait tant souhaité que ce ne fût qu’un cauchemar ! Hélas, la pierre était là, symbole du tournant magistral de son existence. Aucune larme ne franchit ses paupières, le jeune homme raidi se surprit à sourire. Partout, autour de la tombe, s’étalaient les hommages des visiteurs. À croire que chaque être de la forêt interdite était venu déposer son obole : arc de Centaure, fil d’Acromantule, crin de Licorne, et tant de menus présents ! Le plus singulier était certainement cette paire de chaussettes grossièrement tricotées placée à l’abri des intempéries ; Harry estima qu’elles ne pouvaient provenir que de Hagrid. L’émotion, néanmoins, le submergea ; il préféra détourner ses pas.
Son errance hasardeuse le ramena droit vers la cabane de Hagrid. Elle était bien différente que celle dont il gardait le souvenir. Il est vrai qu’elle avait beaucoup souffert lors de l’incendie provoqué par les Mangemorts en déroute.
Maintenant, la maisonnette était toute pimpante, plus aucune trace de brûlure ne transparaissait ; une aile secondaire, de belle taille, avait même été ajoutée.
D’un poing allègre, Harry frappa l’épaisse porte de bois. Des aboiements féroces répondirent en retour ce qui soulagea le jeune homme. Crockdur n’avait donc pas gardé de séquelles de ses mésaventures. Peu après, Hagrid se présentait sur le seuil :
« Oh, c’est toi ! Entre donc, je me préparais un thé. Tu en veux ? »
Harry resta un instant interdit face au géant. Hier soir, il n’avait rien remarqué mais là, dans la clarté du jour…
Mal à l’aise, il passa devant Hagrid, puis tenta de dissimuler son trouble par une inspection des lieux. Il y contempla l’énorme lit habituel avec le même couvre-lit en patchwork : le mobilier n’avait guère varié ; au plafond pendaient toujours jambons et oiseaux morts. L’unique différence résidait dans une seconde porte monumentale, très intrigante.
« Vous… Vous êtes bien installé, à présent. Une seconde pièce, je vois ?
- Euh… Oui ! C’est plus pratique… pour... Enfin, tu comprends, je ne pouvais pas… le laisser dans la forêt.
- Graup est… ici ? sursauta Harry, lorgnant le panneau avec inquiétude.
- Pour l’instant, il se promène. Il ne rentre que pour dormir. Il s’est bien adapté, je t’assure. »
Se rappelant l’attitude raisonnable du demi-frère du géant lors des funérailles de Dumbledore, Harry accepta ces dires sans trop de réticences.
Il s’assit sur l’un des vastes sièges et observa du coin de l’œil les allées et venues de Hagrid qui s’affairait autour du fourneau.
« Et ce bibelot de chez Malefoy ? Vous en avez fait quoi ?
- Rien ! Rien du tout, avoua le jeune homme. Mais… allez-vous bien, Hagrid ? Je vous trouve…
- Fatigué ? Je le suis, j’ai eu pas mal de travail pour établir mes cours de façon à satisfaire le ministère. »
Harry jugea la réplique trop rapide pour être entièrement sincère. Il avait toujours connu Hagrid vif et alerte, même après avoir reçu des coups à terrasser un dragon de la part de Graup. Ici… Le géant avait les traits tirés, de larges cernes se dessinaient sous ses yeux sombres, sa peau semblait grisâtre… Qu’est-ce qu’il couvait ? En plus, il était maladroit ; il venait de renverser de l’eau bouillante à côté de la théière. Heureusement, ses gants le protégeaient des brûlures.
Le breuvage chaud le réconfortant, Harry prit plaisir à bavarder avec le demi-géant. Malheureusement, l’évocation inévitable de leur cher disparu déclencha des sanglots désespérés que Harry n’arriva pas à contenir. Hagrid paraissait ne plus pouvoir s’arrêter. Il avait déjà inondé le quart de la pièce quand, enfin, il sortit son grand mouchoir à pois qu’il emplit à grand renfort de bruits de trompette.
« Une si belle âme… personne ne l’égalera… si bon… »
Harry dût encore subir près d’une heure de discours sur les merveilleuses qualités du noble Albus Dumbledore avant de pouvoir se dérober dignement.
La matinée était bien avancée maintenant. Harry ressentit un léger gargouillis stomacal, lui prouvant que l’heure du déjeuner approchait. Revenant sur ses pas, il entrevit les serres d’où il perçut des éclats de voix inhabituels. Sa curiosité naturelle le poussant dans cette direction, il tendit l’oreille. Pas de doute, le professeur de botanique et l’infirmière discutaient ferme, là-dedans.
« J’en ai absolument besoin ! criait Mrs Pomfresh.
- L’Ellébore ne pousse pas sur un coup de baguette ; quant au suc de filet du diable, il sera bientôt prêt.
- C’est terriblement urgent ! Faites au plus vite. »
Harry s’éloigna, les idées à l’envers, tentant de se rappeler les vertus associées à ces plantes.
Alors qu’il abordait l’allée menant au château, il vit Hermione accourir à sa rencontre.
« Je t’ai cherché partout ! Où étais-tu ? »
Bras dessus, bras dessous, ils rejoignirent l’antique monument sans cesser d’échanger des confidences. Harry lui narra ses dernières découvertes, et ce qu’il redoutait se produisit lorsqu’il parla du décès de Winky : Hermione fondit en larmes. D’abord Hagrid, maintenant Hermione, le garçon se demanda qui serait la 3ème personne à pleurer devant lui, aujourd’hui. Par bonheur, la vue de la table bien garnie remonta le moral de la jeune fille qui attaqua gaillardement les nombreux plats exposés à leur féroce appétit.
« Que te voulait la directrice ?
- Petite réunion concernant mes nouvelles attributions. »
Le jeune homme tiqua légèrement. Plus de trois heures d’entretien pour une simple mise au point ? Par expérience, il savait que si Hermione avait décidé de se taire, rien ne la ferait changer d’avis.
Ils savouraient une succession de desserts plus délicieux les uns que les autres quand Harry, les yeux rêveusement levés sur le plafond reflétant un ciel sans nuages, toussa copieusement.
« Tu t’étrangles ? Attends, je peux… »
Les gestes de dénégations eurent raison du sort que la jeune fille allait appliquer. Elle se pencha anxieusement vers son ami :
« Toi, tu as pensé à quelque chose ! Dis-moi, vite ! »
Harry s’épongea fébrilement les yeux en ôtant ses lunettes. Il les chaussa et fixa sa compagne.
« J’ai eu une idée… dingue ! Quelle heure est-il ? »
Surprise, Hermione consulta rapidement sa montre :
« Tout juste midi, pourquoi ?
- Le Poudlard Express part toujours à onze heures, non ? Il est donc en route…
- Tu m’inquiètes, qu’as-tu en tête ? »
En guise de réponse, Harry lui signifia que le déjeuner était terminé, qu’ils devaient se hâter. Il enjamba le banc de bois, et se rua vers la sortie, suivi de près par une Hermione affolée. Elle le bombarda de questions tout au long de leur course dans les étages. Harry restait sourd à ces demandes répétitives, fonçant aussi vite que ses jambes le lui permettaient pour atteindre la salle commune de Gryffondor. Après avoir fait pivoter la grosse dame assez choquée de tant de précipitation, Harry fonça vers son dortoir.
« Prends ton balai ! cria-t-il avant de disparaître dans le second escalier. »
Nouvelle cavalcade descendante. Fort heureusement, les volées de marches ne changèrent pas de direction, ce qui aurait contrarié leur parcours. Essoufflés, ils s’arrêtèrent devant une statue du 2ème étage. Elle représentait une horrible sorcière bossue et borgne.
« Tu… Tu veux sortir ? haleta Hermione en nage. »
Harry se contenta de glisser derrière la statue dont il tapota la protubérance dorsale en prononçant la formule habituelle :
« Dissendium »
Aussitôt, la bosse pivota sur le côté, libérant un passage secret. Sans attendre, le garçon s’y faufila. Hermione, contrariée, tapa un pied rageur avant de suivre son ami.
Après un léger toboggan, ce fut la traversée du sombre boyau qui débouchait dans la cave de Honydukes, le célèbre magasin de bonbon de Pré-au-lard. Harry déploya sur eux sa merveilleuse cape tissée de poils de Demiguise qui les dissimula instantanément à la vue de quiconque se trouvant dans les parages. Ils n’éprouvèrent aucune difficulté à traverser la boutique fermée à cette heure de repas, et la serrure ne résista pas à l’Alohomora de Harry.
Ils s’éloignèrent des habitations pour gagner un chemin de terre perdu dans la campagne environnante.
« Me diras-tu enfin ce qui se passe, Harry ? Si tu ne t’expliques pas, je rentre ! N’oublie pas que je suis préfète en chef et, qu’à ce titre, j’ai pour devoir de…
- La rentrée officielle est seulement pour bientôt, du moins…si elle a lieu ! Tu te souviens de ce que Scrimgeour nous a dit dans son bureau ?
- Qu’il avançait la rentrée par mesure de sécurité, et que…
- Imagine qu’il y ait un ou plusieurs espions au ministère. Je suis persuadé qu’il en traîne encore. Et, ce transplanage imprévu ? S’ils nous croient dans le train, rien ne les empêche de l’attaquer. Le ministre pense déjouer leur plan ; moi, j’ai des doutes. »
Hermione battit des cils, triant les éléments livrés par son ami. Elle se plaqua une main sur la bouche, étouffant un « ho » de stupeur avant d’approuver gravement :
« Cela se pourrait ! Ne devrions-nous pas prévenir…
- Pour nous faire traiter d’illuminés s’il ne se passe rien ? Alors, tu viens ou non ?
- Comme si j’avais le choix ! dit la jeune fille maussade, en enfourchant son balai. »
Toujours aussi bon!!!
Bon euh j´ai pas tout compris mais bon, pas grave, c´est bien quand même.
Notemment ce fameux magicien que je connais pas, et le frère de Hagrid dont j´ai jamais entendu parler, ni c´te Winky d´ailleurs.
M´enfin, vivement la suite. ![]()
Hagrid est né de père moldu et d´une mère géante qui a abandonné sa famille pour retrouver son clan. Hagrid a été délégué pour tenter de rallier les géants à la cause de "l´Ordre-du-Phénix" créé par Dumbledore. Lorqu´il fut au camp des géants, Hagrid a découvert que sa mère avait eu un second enfant: Graup. Très sauvage, il est resté caché dans la forêt interdite où Hagrid l´a"éduqué".
Winky est l´elfe domestique de la famille Croupton. On lui a rendu sa liberté, Dobby l´a fait entrer à Poudlard. Mais elle n´aimait pas être libre.
RaZacs==>Pourquoi je me priverais de lire une histoire qui me plaît sous prétexte que mes questions gênent Monsieur?
tati. ![]()
Chapitre 8 : L’attaque du Poudlard Express.
Le vent sifflait à ses oreilles. Existait-il plus magnifique sensation ?
S’il n’y avait eu l’angoisse d’une imminente catastrophe, Harry Potter aurait goûté cet instant magique entre tous. Il devait malheureusement se hâter. L’Eclair de Feu avalait la distance à une vitesse phénoménale, mais la pauvre Hermione suivait péniblement malgré son récent Nimbus 2001, ce qui obligeait le garçon à ronger son frein.
Partis de Pré-au-lard, ils avaient remonté les rails sur lesquels devait, en ce moment, rouler le Poudlard Express.
Selon ses estimations personnelles, Harry calcula que la rencontre se produirait dans l’heure suivante. Quel dommage de traîner Hermione derrière lui ! Seul, il aurait peut-être déjà établi le contact.
Dans le train tracté par une grosse locomotive rouge à vapeur, une étrange ambiance régnait. Le chariot de friandises venait de passer… dans l’indifférence quasi totale. Nombre de compartiments étaient vides d’occupants. L’un d’eux, pourtant, regroupait plusieurs têtes connues. Luna Lovegood dévorait des yeux le dernier exemplaire du « Chicaneur » édité par son père, tandis que Neville Londubat tentait de dérider Ginny Weasley qui, morose, regardait le paysage.
« C’est quand même bizarre qu’ils ne soient pas là ! La rumeur affirmait que Harry reprenait les cours.
- Son altesse Potter aura sans doute eu mieux à faire, répliqua la rousse jeune fille le front appuyé contre la vitre.
- J’ai entendu parler d’une altercation au ministère ! s’infiltra Luna sans lever la tête. Et Ron, il va bien ?
- Comme si tu ignorais qu’il est à Ste Mangouste ! Je suis passée le voir avec mes parents, juste avant de prendre le train : on dirait un inferius.
- À ce point là ? s’exclama Neville qui en oublia de refermer la bouche.
- Ils lui font avaler des mixtures infâmes, et le soumettent à l’Electrum, toutes les quatre heures. »
Une telle description des maux infligés à Ron Weasley tira Luna de sa lecture :
« Les Psycomages sont parfois terribles. Après le décès de ma mère, j’y ai eu droit. »
Cette fois, ce fut au tour de Ginny et de Neville de se tourner, ébahis, sur la bonde jeune fille déjà replongée dans ses feuillets.
« Tu… Tu as été à Ste Mangouste ?
- Ho, c’est de l’histoire ancienne. Tu n’as pas à t’en faire Ginny, j’en suis sortie sans dommages au cerveau.»
Loin de la rassurer, cette remarque atterra davantage la sœur de Ron qui retomba dans sa contemplation extérieure. Était-ce ce passage à Ste Mangouste qui rendait Luna si… loufoque ?
Le décor défilait à vive allure sous ses yeux indifférents. Les champs, les arbres, les prairies, tout se fondait dans un brouillard impalpable d’images confuses, puis quelque chose d’insolite retint l’attention de la jeune fille. Intriguée, elle se décolla du carreau fixant intensément un coin du ciel.
« Qu’est-ce que c’est que ça ? murmura-t-elle alarmée.
- Quoi ? Qu’est-ce que tu vois ? demanda Neville se rapprochant d’elle. »
Ginny pointa vivement l’index :
« Là-bas ! C’est quoi d’après vous ? »
Trois paires d’yeux se braquèrent dans la direction indiquée. Au loin, une sorte de nuage de couleur sombre paraissait grandir de seconde en seconde, dans un large mouvement tournant.
« Une… Une tornade ? bredouilla Neville en battant des paupières.
- Si ça c’est une tornade, je veux bien être noyée dans de la bouse de dragon.
- Luna, ne plaisante pas ! Je ne sais pas ce que c’est, mais ça vient droit sur nous. Il faudrait peut-être… prévenir quelqu’un ? Se mettre à l’abri ? »
La tension de Ginny se transmit aux autres qui approuvèrent aussitôt. Se ruant sur la porte, ils sortirent en courant dans le couloir désert qu’ils remontèrent jusqu’au compartiment du professeur Slughorn.
Celui-ci, confortablement installé, à demi allongé sur la banquette, lisait le magazine « MagicStars » dans lequel tous les potins des célébrités du monde magique étaient relatés. Il plongeait sa patte grassouillette dans une boîte d’ananas confits quand un ouragan surgit sous la forme de trois jeunes gens paniqués.
« Où vous croyez-vous ? les apostropha-t-il sans ménagement. Vous ne savez plus frapper aux portes ?
- Excusez-nous, Mr Slughorn, dit Ginny très vite. Il y a… une urgence ! Vous êtes le seul professeur à bord, et…
- Et quoi ? Mr Londubat a-t-il à nouveau égaré son crapaud ? On a chapardé les affaires de Miss Lovegood ?
- Non, pas du tout ! Il y a… ça ! »
Ginny tendit le bras en direction de la vitre derrière laquelle le nuage avait encore enflé. Slughorn tourna ses grosses moustaches de morse pour observer ce qui tourmentait les élèves, et en béat d’incrédulité :
« Saperlipopette ! Qu’est-ce que c’est que ce machin ?
- ça vient d’apparaître mais… »
Tous écarquillèrent les yeux devant le phénomène déployé. À présent, sa proximité permettait de détailler…
« Des… Des… détraqueurs ! Ils sont au moins…
- Une… centaine, gémit Neville.
- Que va-t-on faire ? s’enquit Luna dont les yeux globuleux s’exorbitaient étrangement.
- Il n’y a qu’une chose à faire ! » décréta Slughorn qui, dans une souplesse incompatible avec son excès de poids, se releva d’un bond pour se suspendre à une poignée rouge.
Le Poudlard Express roulait à toute vapeur quand, brusquement, des gerbes d’étincelles éclatèrent dans le freinage en catastrophe qui l’arrêta juste au moment où les rails se volatilisaient devant lui.
Quel chambard, à l’intérieur ! Des bagages churent, des cages s’ouvrirent libérant un flot de bestioles ravies de cette aubaine inattendue. Les passagers, eux, étaient loin d’être à la fête. Une cohue monstrueuse régna ; préfets et préfètes tentèrent de ramener un semblant d’ordre dans ce chaos. Cris, hurlements, commandements fusaient à tout azimut. La voix puissante de Slughorn s’éleva :
« Que personne ne descende ! Quelqu’un peut-il me prêter un hibou ? Un rapide, vite ! »
On s’activa sans trop savoir pourquoi. Un majestueux grand-duc fut amené au professeur qui lui noua à la hâte un parchemin à la patte avant de remonter une vitre. L’oiseau, déployant ses ailes, prit son envol.
Refermant, le professeur contempla les multiples visages anxieux qui l’entouraient.
« Nous allons être attaqué. Pas de panique ! Je répète : PAS DE PANIQUE ! Il ne s’agit QUE de Détraqueurs. Si nous bouclons les issues, ils ne sauront rien nous faire.
- Je… je crois qu’il y a… un os ! » bredouilla Neville en pointant un doigt tremblant vers le dehors.
Tous, Slughorn en tête, se propulsèrent sur les carreaux. Non ! C’était démentiel. En plus de ce tourbillon de créatures maudites, le ciel se piquetait de balais montés par des êtres encagoulés et masqués.
« Des Mangemorts ! » hurla une petite gamine terrorisée, sûrement de 1ère année, qu’un aîné bâillonna aussitôt.
« Manquait plus que ça, marmonna Slughorn dans ses moustaches. On s’organise en attendant les secours. Le Poudlard Express n’est pas une boîte de conserve ! S’ils veulent entrer, ils auront du mal, croyez-moi. Alors… euh, les plus jeunes au milieu ; les plus âgés rassemblez-vous sur les flancs. Quels sont ceux de six et septième années ? »
Avisant la petite vingtaine de mains levées, Slughorn sentit ses rares cheveux se dresser sur son crâne luisant de sueur.
« Vu les conditions exceptionnelles, je vous autorise à utiliser tous, de dis bien tous, les sorts de défense ou d’attaque de votre répertoire, qu’ils soient officiels ou non. »
Se serrant les coudes, baguettes brandies, le groupe se prépara à l’affrontement.
« Harry ! cria Hermione d’une petite voix à peine audible avec le sifflement du vent. Je vois la fumée du train ! »
Le jeune homme obliqua à gauche puis à droite avant de stabiliser son vol. Oui ! Là, en contrebas, il y avait… Une horreur ! Jamais, même dans ses pires cauchemars, il n’avait entrevu pareille désastreuse situation.
Une centaine de Détraqueurs cernait le train immobilisé, griffant de leurs longs ongles réfrigérants les fenêtres des compartiments accessibles ; les survolant, trente Mangemorts attentifs, tels des chats à l’affût d’une souris prise au piège.
Hermione le rejoignant, Harry s’anima :
« On ne peut pas les laisser entrer !
- Nous ne sommes que deux, Harry. Je suis certaine qu’ils ont appelés des renforts.
- GINNY EST LÀ-DEDANS ! Tu penses vraiment que je vais regarder ça sans rien faire ?
- Attends, il faut… NOOOooonnn. »
Les paroles de Hermione se perdirent dans l’atmosphère déchirée par l’Eclair de Feu fonçant sur sa cible.
Un contre tous, qu’importe. Celle qu’il aimait était en danger, cela seul comptait. Perdre la vie dans ce combat lui était complètement égal ; la sauver était l’unique objectif.
« Ginny, j’arrive ! songea-t-il éperdu d’angoisse. »
Le cœur gonflé de détermination, l’image de son aimée habitant tout son être, Harry Potter fondit sur les Détraqueurs en lançant le plus puissant des sorts qu’il connut :
« SPERO PARTONUM ! hurla-t-il à pleins poumons. »
Un cerf argenté géant jaillit de l’extrémité de sa baguette, se déployant en une immense onde de force qui dispersa la majorité des opposants fantômatiques. Une loutre irisée bondit rejoindre la lutte, semant la débandade dans les rangs des assaillants.
À l’intérieur du train, serrés les uns contre les autres, les élèves stupéfaits virent se décrisper les doigts décharnés qui givraient les carreaux. Le moral remonta. Pourtant, un des Mangemorts extérieurs pulvérisa une vitre, celle derrière laquelle se trouvait Neville. Aussitôt, cinq Détraqueurs s’infiltrèrent dans la brèche. Luna cria :
« Spero Patronum ! »
Un être bizarroïde, mi-chat mi-dragon, se matérialisa, repoussant l’infâme apparition.
D’autres se faufilèrent, aussitôt éjectés par des Patronus surprenants. Une faune insolite jaillit dehors. Tigres ailés, singes aux oreilles de chauve-souris, rats énormes, serpents emplumés, tous entrèrent dans la chasse à l’ennemi.