Comment c´est trop énorme!!!!
euh... c´est pas bon? Tu n´aimes pas? J´ai forcé la dose???
Non, je crois que c´est sa manière de dire qu´il adore.
Et moi aussi, par la même occasion, je ne dirai qu´une chose : la suite.
(et une petite faute de frappe aussi : "de dis bien tous" )
P.S. Euh...t´eux m´rappeler c´que ça fait un Expelliarmus? Nan c´pas dans la fic mais j´l´ai vu t´t´aleur et bah à part que ça fait un trait rouge j´ai pas vu les effets. ![]()
expelliarmus est le sort de désarmement! les baguettes sont confisquées à leur propriétaire.
Je suis heureuse que ça vous plaise; c´est vrai qu´il y a des erreurs qui traînent, hélas. Suite demain
Ah oki merci bien. ![]()
encore une super suite!!!!! il y a rien à dire, c´est trop génial!!!!! Tu nous met une suite??? ciao!!!!
Les messages sont trop longs, je dois les couper. Puis ça entretient le suspense, non?
fin du 8
Le visage rayonnant, Harry Potter observa la fuite des immondes Détraqueurs. Pourtant, sa joie fut de courte durée lorsqu’il vit la réplique fulgurante des Mangemorts. La moitié s’aligna pour, d’un geste coordonné, pointer la locomotive qui se mit à léviter lentement hors de ses rails. Il devait agir, vite, avant que les wagons ne subissent le mouvement ascendant.
Réfléchir à tout allure quand on vole à presque 200km/h est digne de l’exploit. Harry était trop déboussolé pour y parvenir ; il se laissa donc guider par son instinct. Exécutant un virage serré, il fila directement sur le groupe d’assaillants qui, surpris par cette intervention, changea de cible.
Maintenant, c’était lui que l’on visait. Des boules de feu lui arrivèrent dessus dans un bel ensemble l’obligeant à décoller dans une chandelle magistrale. Il rétablit son assiette, jeta un œil en dessous, puis sourit : Hermione ne restait pas inactive. Où diable avait-elle appris ce sortilège inconnu ? Une gigantesque poêle à frire se matérialisa, cueillit les sphères incandescentes et les renvoya aux expéditeurs qui se dispersèrent, dans un beau désordre paniqué.
Malheureusement, l’autre moitié des Mangemorts harcelait les wagons. Certainement qu’une magie particulière protégeait le métal car la plupart des sorts rebondissaient sur les tôles sans leur provoquer la moindre égratignure. Néanmoins, les coups de butoirs reçus par l’armature devaient hautement malmener les occupants dont les répliques s’en trouvaient amoindries. Tôt ou tard, les compartiments souffriraient.
Harry, désespéré, vola en cercle un moment. Comment empêcher le désastre ? Après tout… C’était lui qu’ils voulaient, non ? Avec la distance, les ennemis n’avaient sans doute pas encore réalisé qui était le téméraire garçon qui s’interposait. Il était temps qu’ils le sachent.
Résolu, il plongea dans un piqué hallucinant qui l’amena presque sous le nez des affreux masques. Jetant une rafale de sortilèges, il en désarma trois et en fit chuter cinq dans le même passage avant de remonter en flèche. Le stratagème porta ses fruits, la traque s’organisa derrière lui. Souplement, Harry zigzagua d’un côté à l’autre, louvoyant entre le tir soutenu de ses pisteurs.
L’ennui des balais c’est qu’ils perdaient de l’ergonomie s’ils étaient équipés de rétroviseur. Démuni de cet accessoire, l’Eclair de Feu battait tous les records de vitesse mais rendait son propriétaire inapte à constater ce qui se passait en arrière. Qu’à cela ne tienne. Quand Harry jugea s’être suffisamment éloigné du train, il redressa le manche, vira et accomplit un looping vertigineux.
Désorientés, les opposants ne réagirent qu’à retardement. Leur lièvre s’était volatilisé, où était-il passé ?
Harry, jubilant, se positionna dans le dos de la meute désemparée qui venait encore de perdre de vue cette proie décidément trop véloce pour elle. Il pointa sa baguette, mobilisant son esprit afin d’infliger le plus de dégâts possibles dans ces rangs serrés. Brutalement, il se crut victime d’une hallucination :
« Reviens ! » criait une voix issue de nulle part.
Que… ? Quoi… ? Harry tourna la tête en tous sens, tentant d’identifier l’auteur de ce message impromptu. Mais, à part les Mangemorts devant lui, le ciel était vide de toute présence humaine.
Virant sèchement, il n’en obéit pas moins, fonçant à nouveau vers la voie ferrée, la poitrine oppressée d’une angoisse affolante.
Il ne savait au juste à quoi s’attendre. Le train avait-il sauté ? Les Détraqueurs étaient-ils revenus en force ? Déjà, il imaginait le pire, voyant des cadavres allongés partout. Déchirant une épaisse couche de nuage, il émergea en trombe. La surprise faillit le déséquilibrer de son balai. Pour une bagarre, c’en était une belle !
Dirigée par Slughorn, la majorité des élèves âgés sortait du convoi, s’opposant farouchement aux Mangemorts qui les survolaient. Au milieu des combattants, il repéra une chevelure flamboyante ; son cœur bondit. Une vraie lionne, sa Ginny ! Elle venait d’expédier une nuée de chauves-souris à un ennemi dont le masque subissait de multiples morsures, l’aveuglant totalement.
Des sorts de toutes couleurs fusaient dans les deux sens. Hermione avait atterri et se joignait à la lutte. Mais, comble du bonheur, Harry vit les rangs de la résistance s’accroître soudain avec l’apparition de dizaines de sorciers adultes. Il ne leur fallut que quelques secondes pour enfourcher leur balai et entrer dans la danse. Les Mangemorts tentèrent de s’opposer ; les jeunes au sol ne leur en laissèrent pas l’occasion. Neville et Luna, côte à côte, unirent les efforts dans un « impedimenta » bien coordonné, bloquant le Mangemort qui attaquait Dean Thomas. Harry ne rata pas ses « Expelliarmus » et les adversaires, coincés par trois fronts, refluèrent dans une splendide débandade ; ceux qui le pistaient ne demandèrent pas leur reste, se dispersant en un clin d’œil.
Bientôt, des hourras et des vivats vibrèrent dans un ciel serein. Plus aucune menace ne souillant l’horizon, Harry Potter célébra la victoire à sa façon. La série d’acrobaties aériennes exécutée avec brio déclencha l’enthousiasme général… ou presque. Ginny, comme tous, suivit des yeux ce ballet virtuose. Elle haussa brusquement les épaules, et se détourna, maussade :
« À croire que c’est encore lui qui a tout fait ! » marmonna-t-elle entre ses dents.
Neville, Luna et Hermione, surpris, la regardèrent s’éloigner tristement.
Encore une fois un chapitre super!!!! Je veux la suite!!!!!!!
Comme c´était pas un chapitre en entier, on peut en avoir un autre?
Ah, et euh inutile de préciser que c´est toujours excellent, hein. ![]()
c´est un challenge de tout lire, mais ça à l´air bien (je n´ai meme pas fini le chapitre 1) j´espere que tu ne vas pas tomber dans le sfeux de l´amour comme dans le 6 !!
Ouaaaaa! Ta fic est siber ma chère dame! Continue ton excellent travail!
Ze m´en fou c´est moi qui ai la 100ème!!! ![]()
pour fêter ça, je mets une suite.
Chapitre 9 : Le nouveau professeur de DCFM
La magie fonctionnant à plein régime, le Poudlard Express fut rapidement remis sur ses rails rénovés. Dans un joyeux panache de fumée, la grosse locomotive rouge partit à toute vapeur afin de combler son retard horaire. À bord, une ambiance festive régnait ; chacun commentait les derniers évènements ; on se congratulait mutuellement pour l’efficacité de la contre-attaque.
Le compartiment de Slughorn était sans conteste le plus animé de tous. Les trois Aurors, qui escortaient les élèves à bon port, y dégustaient une foule de petites gâteries en compagnie des favoris du professeur de Potions, les membres du fameux Club de Slug, même s’il ne comportait que de trois représentants à cet instant.
La conversation roulait agréablement, soutenue par le verbe haut de Slughorn à qui Blaise Zabini donnait la réplique. Ayant suffisamment parlé chaudron, le professeur déplora :
« Quel dommage que notre jeune ami Potter n’ait pu se joindre à nous ! Savez-vous où il est passé, Miss Granger ?
- Euh… hésita Hermione prise de court. Il est rentré en balai, je crois.
- C’est exact, jeune fille ! déclara un sorcier longiligne à qui il manquait deux doigts de la main gauche. Il s’est posé et…
- Il s’est posé ? » bondit Ginny prête à avaler l’Auror qui parlait.
Celui-ci fronça les sourcils, intrigué par la fougue déployée :
« Un bref moment, seulement. Nous lui avons recommandé de repartir au plus vite à Poudlard. Il a choisi la voie des airs ; Williamson l’accompagne.
- Et il n’a rien dit ? Il n’a pas demandé…
- Miss Granger peut sans doute mieux vous renseigner que moi, puisqu’elle lui a parlé, et que… »
Le visage de Ginny vira presque au même ton que celui de sa chevelure. Elle fusilla Hermione du regard, puis tourna les talons en bousculant ceux qui lui barraient la sortie.
« Excusez-moi ! lança-t-elle en franchissant la porte. »
Hermione, une seconde hébétée, remercia précipitamment le professeur Slughorn pour se jeter à la poursuite de la sœur de Ron.
Elle l’aperçut qui courait dans le couloir et, une légère moutarde lui chatouillant le nez, elle pointa sa baguette :
« Petrificus totalus ! »
L’effet fut instantané, Ginny s’écroula aussi raide qu’une planche de bois.
Hermione se rua sur elle, tournant vivement la tête à gauche et à droite. Personne ne semblant s’intéresser à la rixe, elle saisit Ginny sous les aisselles et la remorqua dans le compartiment vide le plus proche.
« Je suis désolée de t’infliger ça, Ginny ! dit-elle en tirant les stores. Tu dois écouter ce que j’ai à t’expliquer. C’est la seule idée qui m’est venue pour me faire entendre. Tu comprends ? »
Installant confortablement son amie, Hermione s’assit, et commença un long discours.
Ce que raconta Hermione, seules les oreilles de Ginny le perçurent. Le résultat n’en fut pas moins monumental puisqu’on les vit, bras dessus bras dessous, rejoindre le compartiment partagé par Neville et Luna qui s’osèrent pas s’immiscer dans l’entente recouvrée.
Le soir tombait, l’arrivée était imminente. Les élèves disciplinés revêtirent la tenue du collège, et regroupèrent leurs bagages. Neville Londubat s’énerva quelque peu quand, une fois de plus, son crapaud s’échappa. Avec la cohue qui régnait dans le couloir, il craignit de le voir piétiné par toutes ces semelles impatientes de s’exercer dehors. Heureusement, l’Auror aux trois doigts le rattrapa en plein saut.
« Belle bestiole ! rit-il en le tendant à son propriétaire. Vous le possédez depuis longtemps ?
- C’est… Un cadeau de mon grand-oncle Algie. Il me l’a offert pour mon entrée à Poudlard.
- Soyez plus vigilant, jeune homme, où vous n’en récupérerez que la peau ratatinée. »
Neville empocha son batracien, remercia brièvement le sorcier, puis courut rejoindre ses amis.
Par les centaines de bougies allumées qui flottaient dans l’air, la grande salle brillait de tous ses feux. Les quatre tables appartenant aux différentes maisons se remplissaient lentement. Que de vides ! On était loin des années antérieures. L’estrade des professeurs se garnit graduellement. Curieux, les élèves observèrent les adultes qui s’installaient. Des murmures se propagèrent car les interrogations étaient multiples. Qui succéderait à Mrs McGonagall en métamorphose ? Slughorn resterait-il directeur de Serpentard ? Et surtout : qui remplacerait Severus Rogue au poste de Défense Contre les Forces du Mal ?
Le brouhaha général cessa avec l’apparition de la nouvelle directrice. Très raide dans une robe de velours émeraude, elle déposa le Choixpeau Magique sur le tabouret à quatre pieds qui recevrait les étudiants de première année.
Tous se turent, la tension monta ; le vieux chapeau rapiécé s’anima soudain, une échancrure en forme de bouche s’ouvrit :
« Je suis un triste couvre-chef
Qui a perdu son chef !
Jour et nuit, je le déplore
Qui me rendra Dumbledore ?
Face aux douleurs atroces
Réunissons nos forces,
Dans l’union des maisons
Réside la solution.
J’ai une mission à accomplir :
Vous répartir sans faillir,
Je m’y soumets volontiers,
C’est ce qu’il souhaiterait. »
Un silence pesant accueillit cette chanson inédite. Puis, Mrs McGonagall battit lentement des mains, aussitôt suivie par tous les élèves qui scandèrent et accélérèrent le rythme pour faire une véritable ovation au Choixpeau. Celui-ci s’inclina révérencieusement devant chaque table.
« J’appelle à présent Abbercrombie Jonas ! déclara la directrice d’une voix ferme. »
Un tout petit gamin se précipita sur le tabouret, faillit le renverser avant de se coiffer du chapeau.
« Serdailgle ! » annonça immédiatement le Choixpeau Magique.
Des applaudissements nourris saluèrent cette recrue que suivit une sorcière blonde, légèrement boulotte, répondant au nom de Birdman Baby qui fut expédiée à Gryffondor.
À cette table, Harry Potter acclama sans retenue ce frais effectif, soutenu par l’ensemble de sa maison. En face de lui, Ginny Weasley et Hermione Granger joignirent leurs bravos pour accueillir la timide enfant qui accourut vers eux.
La répartition s’effectua ensuite rapidement vu le peu de nouveaux élèves inscrits cette année.
Sitôt le rituel terminé, Mrs McGonagall confia le couvre-chef à une assistante, et prit la parole :
« Bienvenue, chers élèves, récents comme anciens ! Vous ne l’ignorez pas, notre cher collège a encore été menacé de fermeture. Une attaque inadmissible a été commise, sans occasionner de victimes chez nous, fort heureusement, grâce au courage et à l’opiniâtreté de certains de vos condisciples. Des points supplémentaires récompenseront ces hauts-faits, même s’ils se sont produits avant la rentrée officielle. »
Une claque nourrie salua cette annonce inattendue.
Émettant un de ses si rares sourires, la directrice poursuivit :
« Nous comprenons facilement les réticences de plusieurs parents à nous confier leurs enfants suite aux déplorables évènements dont nous fûmes victimes. Soyez cependant assurés que toutes les dispositions ont été prises pour qu’aucun de ces actes regrettables ne se reproduise. Néanmoins, des changements dans l’organisation de nos cours se sont révélés indispensables. J’ai le plaisir - navrée d’en décevoir beaucoup – de conserver mon poste de professeur de Métamorphose, ainsi que celui de directrice des Gryffondor. »
La table de Harry réagit immédiatement par une salve retentissante de hourrahs.
Lorsque le calme se rétablit, Mrs McGonagall enchaîna :
« Notre honoré Horace Slughorn a accepté de se charger des cours de potions et d’assumer la direction de son ancienne maison, les Serpentard. »
Les élèves concernés manifestèrent bruyamment leur enthousiasme. Dans leurs rangs, Crabbe et Goyle, un peu perdus sans leur chef de file – Drago Malefoy -, émirent cependant cris et hurlement de contentement.
« Hélas, reprit la directrice, il nous manquait – comme chaque année - un professeur de Défense Contre les Forces du Mal. J’ai donc sollicité le ministère de nous en confier un. »
Le silence se fit, chacun retint son souffle.
« Le premier ministre Rufus Scrimgeour nous a accordé un privilège immense, en nous déléguant la toute jeune, mais talentueuse, Miss Nymphadora Tonks pour occuper cette lourde tâche. »
Rougissante sous des applaudissements un peu tièdes, Tonks se leva de l’extrémité de table où elle se trouvait pour s’approcher de la directrice.
« Merci de cette présentation, Mrs McGonagall. Je tiens cependant à préciser divers points. Je suis, et resterai, avant tout Auror. J’ai accepté cette nomination sous réserve de pouvoir jouir de quelques libertés d’action. Aussi, je ne me dévouerai qu’à l’enseignement des quatre premières années. Les cycles supérieurs seront assumés exceptionnellement par quelqu’un qui, malgré son jeune âge, a prouvé à maintes reprises ses capacités dans ce domaine si particulier. »
Un murmure d’étonnement roula dans l’assemblée. Quoi ? Deux professeurs de DCFM ? Qui était le second ? Et pourquoi cette jeune femme aux cheveux roses fixait-elle si intensément…
Lentement, il enjamba son banc, et remonta l’allée vers l’estrade professorale sous le regard médusé de ses compagnons.
« Je crois qu’il est inutile de vous le présenter ; vous le connaissez tous, dit Mrs McGonagall avec un franc sourire. Approchez donc… Mr Potter ! »
Harry se crut revenu deux ans auparavant, lorsque la Coupe de feu avait recraché un billet à son nom. Là aussi, il avait dû traverser toute la grande salle sous le poids des commentaires qui s’échangeaient dans son dos. Cette fois, c’était pire car il allait devoir s’exprimer à haute voix devant ce public dont il percevait déjà l’hostilité. Il atteignit enfin Tonks. Sa chaleureuse accolade lui rendit des forces ; il osa affronter l’ensemble des étudiants.
« Je… »
Sa voix s’enroua, il toussa pour se donner contenance :
« Je vous avoue que… J’ai été le premier surpris par la proposition du ministère ; peut-être même plus que vous ! »
Quelques rires fusèrent, l’atmosphère se détendit d’un cran.
« Je vous assure ne pas avoir eu le choix ! Heureusement, Miss Tonks assurera la plus grande partie des cours ; avec elle, vous apprendrez au moins quelque chose cette année. Moi… Je ferai de mon mieux ; c’est tout ce que je peux vous promettre. »
Il y eut un moment d’intense silence puis, le minuscule Dennis Crivey bondit à pieds joints sur son banc :
« Si tes cours sont aussi bons que ceux de l’A.D, est-ce que je peux sauter de classe ? »
Et une autre
Cette intervention impromptue mit le feu aux poudres. Un tonnerre d’applaudissements roula longtemps, ponctué ici ou là de remarques élogieuses envers le ministère et sa perspicacité originale ; mais surtout envers le récent promu qui se prit à rire également.
Acclamé, congratulé, Harry courut rejoindre sa table où des visages rayonnants l’accueillirent. Hermione levait les pouces en sautillant sur place ; Ginny, elle, … lui envoya un baiser du bout des doigts. Le festin commença.
La salle commune des Gryffondor célébra longuement le nouveau professeur de DCFM. Harry offrit bièraubeurre et gâteries à tous ceux qui n’étaient pas encore repus malgré les agapes précédentes. En rentrant après l’attaque du train, il avait jugé utile de visiter Pré-au-lard et d’y faire de menues emplettes. Il ignorait, à ce moment, quelle serait la réaction des élèves de sa Maison en apprenant sa nomination. Lui tireraient-ils la tête, comme cela s’était déjà produit ? Toutefois, puisqu’ils avaient une victoire à célébrer sur les Mangemorts, il se doutait du succès de son initiative.
Dès les premières années – seulement deux – bien bordées dans leur lit à baldaquin, la fête battit son plein. Harry, bombardé de questions, répondait sans retenue :
« Comment je vais donner mes cours ? Désolé, Dean, je n’ai pas encore eu le temps d’y songer.
- Hermione t’aidera sûrement à les rédiger ! gloussa sournoisement Lavande Brown. Il paraît que vous ne vous quittez plus, vous deux ? »
Les concernés se tournèrent d’un bloc vers la jeune fille avec qui Parvati Patil échangea un clin d’œil amusé. Pourtant, si elles avaient espéré des cris de dénégation ou autres, elles en furent pour leurs frais quand Ginny lança, ironique :
« Ils ont profité des vacances pour capturer quatre Mangemorts, eux ; c’est mon père qui l’a raconté à la maison ! Peux-tu en dire autant, Lavande ? »
Immédiatement, on cessa de s’intéresser aux médisances de l’ex-petite amie de Ron pour réclamer tous les détails sur cet exploit peu ébruité.
En fait, il s’avéra que seuls de rares individus étaient au courant. Suppositions et interrogations échauffèrent les esprits puis, peu à peu, la salle se vida. Les cours reprenant le lendemain, les élèves se répartirent dans les dortoirs.
Harry fréquentait le même depuis des années. Son nouveau statut de professeur, même à temps partiel, lui accordait le bénéfice d’une chambre individuelle. Il l’avait refusé d’emblée, se sentant plus proche des élèves que des adultes. Pourtant, lorsqu’il regarda le baldaquin vide près du sien, il fut prêt à changer d’avis.
« Ne t’en fais pas ! dit Neville s’installant sous ses draps. Trois mois, ça passera vite.
- Dans quel état sera-t-il ? murmura sombrement Harry.
- Si tu veux… on aimerait assez savoir ce qui s’est passé, demanda Finnigan.
- Je… Je vous le dirai peut-être… une autre fois. Bonne nuit ! »
Le sommeil le fuyait. Il avait vécu une journée à terrasser de fatigue n’importe qui, mais rien n’y faisait. Il essaya de compter des sorciers jouant à saute-nuage sur leur balai ; arrivé à six cents, il abandonna puisque aucun signe avant-coureur de plénitude ne se manifestait. À bout de nerfs, épuisé moralement, lassé d’entendre les ronflements sonores de ses compagnons de chambrée, il rejeta ses draps et se redressa. Agir… Il devait faire quelque chose afin de se calmer. Machinalement, il empoigna les premiers vêtements à portée et se faufila, en douce, vers la salle de bains. Là, il alluma les chandelles, puis ôta son pyjama à rayures. Lentement, il enfila chemisier et pantalon, se figeant soudain, intrigué. Quel était ce renflement anormal de sa poche ? Sourcils froncés, il la fouilla ; un petit paquet émergea. Contemplant l’objet, Harry se remémora la veille. Oui ! Mrs McGonagall le lui avait remis juste avant qu’il ne quitte son bureau. Les événements écoulés l’ayant assez perturbé, il l’avait oublié.
Jouant des ongles puis des dents, Harry parvint à ouvrir cet emballage solidement celé. Prudemment, il dégagea une sorte de boîte à tiroirs.
Manipulant l’objet, indécis quant à son usage, il posa des doigts tâtonnants sur les minuscules boutons de cuivre, en commençant par celui du sommet. Un déclic se produisit ; un compartiment s’ouvrit. Un tout petit parchemin s’y casait. Fébrilement, rajustant ses lunettes, Harry s’en empara.
« Bon anniversaire, mon cher Harry ! Avec un peu de retard, certes.
Je t’avais promis un cadeau : le voici. Ce coffret est bien plus qu’il n’y paraît ! Tu en découvriras les secrets, j’en suis sûr. À bientôt. »
Ému, le jeune homme relut trois fois ce court message avec dans les oreilles comme un écho de la voix de Dumbledore. Il plia le billet qu’il replaça dans son logement. Repoussant le tiroir, il essaya à nouveau les boutons. Malheureusement, rien n’apparut. Découragé, Harry décida de reporter ses expériences au lendemain. Il sortit de la salle de bains, déposa la boîte sous son oreiller, saisit sa cape d’invisibilité, puis la carte du maraudeur, et descendit doucement la tour.
Dans le couloir sombre et désert, Harry progressa rapidement, s’assurant régulièrement par un coup d’œil à la carte que ni Rusard ni Miss Teigne ne traînaient dans les parages. Sans encombre, il atteignit la tapisserie représentant la stupide tentative de Barnabas le Follet qui essayait d’apprendre des Trolls à danser. Là, juste en face, se trouvait la salle sur demande de sinistre mémoire. Comment ne pas se rappeler que l’ignoble Malefoy s’en était servie pour comploter son projet criminel. Maintenant, il devait se concentrer. Il se laissa envahir par son obsession :
« Je veux retrouver mon livre ! J’ai besoin de récupérer mon livre ! » se répéta-t-il, yeux clos.
Lorsqu’il les rouvrit, la porte s’était matérialisée. Lentement, il la poussa et pénétra à l’intérieur. Oui ! C’était la salle telle qu’il s’en souvenait avec tout son bric-à-brac de vieilleries oubliées. Il remonta une de ces allées bordées d’un fouillis indescriptible, dépassa un troll empaillé, tourna encore ; son cœur s’arrêta. De cette armoire à disparaître étaient sortis les malfaisants individus qui avaient investi Poudlard pour y semer tant de problèmes. Une rage inouïe s’empara de Harry. Bien qu’il se doutât que la magie du meuble ait été annulée, il ne put s’empêcher d’en rajouter.
« FRANGERO ! » hurla-t-il en pointant sa baguette.
Il récidiva à de nombreuses reprises jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un tas de planches brisées éparpillées à ses pieds.
Inspirant et expirant profondément, Harry se calma. Il aurait souhaité avoir Rogue ou Malefoy en face de lui, tant pis. Ce n’était qu’une bien piètre victoire sur du bois sans défense ; malgré tout, il se sentit beaucoup mieux après ce massacre délibéré.
Il devait à présent achever sa visite. Sans hésiter, il repéra la perruque mitée ornée d’un diadème terni qui indiquait l’emplacement du placard contenant le Manuel avancé de préparation des potions dissimulé quelques mois auparavant. Il ouvrit la porte, plongea la main derrière la cage du squelette d’animal à cinq pattes, et fut soulagé d’en ressortir ce livre cause de grandes sueurs.
Serrant le volume contre lui, Harry fit rapidement le trajet inverse.
Le mot de passe soufflé à la grosse dame provoqua une sorte de remord qu’il surpassa aisément. Une seule destination : son lit !
Dès qu’il s’y allongea, tout habillé, il s’endormit.
Ouais!!!!In a une suite!!!!
J´adore que Harry soit prof, c´est marrant! Vivement la suite comme d´hab, je n´ai rien d´autre à ajouter!!!
Ouais, original ça comme idée.
La suite. ![]()
Deux suites en une seule fois!!!!!!!!! On est gatés!!!!!! J´ai peur que ce ne soit pas encore suffisant... ta fiction est trop bien on a donc besoin d´encore une autre suite :please: !! !! allez ciao
Encoreeeee! S´il vous plaît! Pleaseee!
Chapitre 10 : Les secrets du coffret.
Si Harry Potter avait déjà connu des rentrées trépidantes, celle-ci paraissait – de loin – la pire de sa vie. Les ASPIC (Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante) portaient bien leur nom.
Ses cours, réduits à quatre matières, n’en laissaient pas moins le jeune homme absolument débordé. D’abord, Mrs McGonagall l’avait convoqué dans la salle des professeurs où il avait reçu son horaire, et une remontrance assez salée en raison de ses exploits de la veille. Ensuite, elle l’avait conseillé sur les matières à donner aux trois années dont il assumerait la charge. Son nouveau statut ne le dispensait nullement d’adopter le rythme imposé. L’unique facilité accordée était de grouper ses élèves dans un cours commun.
Il ressortit de cette entrevue pour courir aux cachots où Slughorn diffusait son enseignement.
« Ah, voici mon jeune collègue ! Ne vous excusez pas de ce léger retard, la directrice m’avait prévenu. »
Harry gagna la table occupée par Hermione et Neville en s’étonnant de découvrir des élèves d’autres Maisons. D’habitude, seul Serpentard suivait potions en même temps que Gryffondor. Il est vrai que, pour cette année d’ASPIC, rares étaient ceux qui avaient accepté ce sujet d’étude.
La leçon du jour ne fut qu’une longue tirade de théorie à potasser avant d’en venir à la pratique.
C’est avec soulagement, et les doigts crispés d’avoir tant écrit, que tous accueillirent la sonnerie libératrice.
Harry, qui n’avait pas eu le temps de déjeuner, dévora gaillardement le sandwiche que lui tendit Ginny avec un petit sourire. Ils n’eurent pas le temps de causer que, déjà, le devoir les appelait. Elle se rendait chez Mrs McGonagall, lui dans les serres.
« Bonjour, chers élèves, les accueillit d’emblée le professeur Chourave. Nous allons vite nous mettre au travail. Il s’agit d’accélérer la croissance de ces jeunes Ellébore. Je… J’avoue n’avoir aucune idée quant à la manière de procéder. L’un de vous aurait-il une suggestion à formuler ? Miss Granger ? »
Hermione, drillée par des années d’exercices, s’était dressée, main tendue.
« L’Ellébore, étant classée dans la catégorie des plantes vénéneuses, de la terre noire et de la bouse de dragon comme engrais devrait, théoriquement, l’aider à pousser.
- Théoriquement, vous avez raison. Dix points pour Gryffondor. Hélas, j’ai essayé, sans résultat. »
Tous se mirent à échafauder des méthodes plus farfelues les unes que les autres. Puis, Neville leva timidement la main :
« Mon Mimbulus Mimbletonia adulte m’a craché dessus, et mes cheveux ont poussé, d’un coup. L’Empestine, ne pourrait-elle… »
Le professeur Chourave gratta sa toison grise sous son chapeau rapiécé.
« Mr Londubat… C’est assez exceptionnel comme découverte. Pourquoi pas ! Auriez-vous des échantillons que nous pourrions tester ? »
Le compliment atteignit le garçon en plein sa face lunaire qui se colora étrangement.
« Elle est… dans mon dortoir. Si vous le voulez… »
Un signe de tête positif le lui accordant, Neville brandit sa baguette pour lancer un puissant :
« Accio Mimbulus Mimbletonia. »
Une once d’anxiété flotta dans la serre, rehaussant la chaleur environnante. Puis, un pot supportant un vague cactus gris arriva nonchalamment se poser dans la main de son propriétaire.
Vivement félicité pour ce succès, Neville s’empressa de confier la plante au professeur de botanique qui l’observa sous toutes ses faces. La petite enseignante ordonna ensuite aux élèves de prélever l’Empestine issue des pustules jaunâtres et d’en récolter le plus possible ; elle paraissait tellement ravie, qu’elle octroya vingt points supplémentaires à Gryffondor.
Enfin l’heure du déjeuner. Harry mourait de faim. Il s’empiffra joyeusement d’un peu de tout sans oublier de discourir avec ses amis.
« J’ai un truc à vous soumettre, tantôt. Dès que nous aurons fini les cours, j’aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez. Rendez-vous dans les toilettes de Mimi Geignarde. »
Il y avait trop d’oreilles alentour pour risquer plus de confidences. Les jeunes gens s’éparpillèrent selon leur horaire sitôt le repas achevé.
Métamorphose en continu pour Serdaigle et Gryffondor.
« Beaucoup d’entre vous désireront rejoindre les rangs de nos valeureux Aurors après cette ultime année d’étude. Sans une parfaite maîtrise de la technique de camouflage, vous n’y parviendrez pas. Aussi, je vous inculquerai le sortilège de Kamel Léon, un sorcier français spécialiste du genre. Si vous parvenez à contrôler ce sort, vous vous confondrez avec votre environnement ; vous deviendrez presque aussi imperceptible que si vous portiez une cape d’invisibilité. Il ressemble au sort de désillusion, mais est plus complexe. »
Au bout des trois heures de cours, seulement entrecoupées d’une courte pause, la plupart des élèves joignirent leur salle commune ; certains allèrent à la bibliothèque ; cinq d’entre eux se glissèrent discrètement dans le couloir du second étage.
« Qu’est-ce que tu voulais nous montrer à part des autres ? s’impatienta Hermione. Tu as vu la liste des devoirs à faire ? »
Pour couper la semonce, Harry exhiba rapidement le coffret qui ne l’avait pas quitté de la journée.
Le petit parchemin circula de main et main, chacun le lisant avec émotion.
« Tu n’as rien su en tirer d’autre ? s’informa Ginny en lui rendant le feuillet.
- J’ai essayé, mais il était tard. J’espérais qu’ensemble… »
Tous se mirent à cogiter. Luna proposa « Alohomora », sans succès. Hermione lança le sort d’aparecium, en vain. Neville semblait très songeur. Il réclama la boîte que lui passa Harry. Il la tourna et retourna, circonspect.
« Sous le premier bouton, les autres sont groupés par deux ; un espace sépare le second groupe de deux puis il y a un autre espace entre un groupe de quatre.
- Et alors ? Je ne vois pas du tout ce que ça représente, s’énerva Harry.
- Si ! cria Ginny qui se reprit pour parler plus bas. On dirait… une date. »
La conclusion leur sauta aux yeux. S’ils trouvaient la bonne combinaison, le tour serait joué.
« Tape ta date de naissance, Harry ! dit Hermione excitée. »
Quatre paires d’yeux suivirent les efforts de Harry qui poussa soigneusement les boutons : trois fois le 1er ; une fois le second et ainsi de suite… Rien !
Ils en testèrent des dates ! Harry ne sentait plus le bout de ses doigts après avoir pressé les poussoirs un nombre incalculable de fois. À court d’idées, il baissa les armes, préférant libérer ses amis et les renvoyer à leurs travaux scolaires.
Trop court! ![]()
La suite!
(désolé, peux pas faire plus constructif et j´ai pas été paumé, ah si tiens : elle ressemble à quoi c´te plante?
)
Et petit truc : j´espère qu´ils vont pas faire que gagner, c´est toujours bon un peu de suspense.
(je dis ça car là par exemple y´a que Gryffondor qu´a gagné des points.
)