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Nouvelle: thriller

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
10 mars 2005 à 02:06:51

Voici une nouvelle que je suis en train d´écrire. C´est un thriller/suspense ( pour faire changement des FICs de Harry Potter :rire: )
Alors n´hésitez pas à laisser des commentaires!

Ah, oui, j´avertis les sensibles de ne pas lire ceci... Ce n´est pas si violent, mais bon au cas :lol:

François pénétra dans la pièce blanche. Dans le coin droit se tenait la fille. Elle était debout, aussi raide que s’il l’avait menacé à la pointe d’un couteau. Pourtant, elle ne se tourna pas vers lui. Il s’y en était attendu.
Richard lui avait dit qu’elle présentait un mutisme, probablement causé par le traumatisme. Elle ne semblait pas consciente de la réalité. Ses traits délicats ne trahissaient aucune émotion. Aucune crainte, ni désir de fuir. Une neutralité déroutante.
Son regard était noir et vide. Le lumière tremblotante des néons s’y réflétait vaguement. Ses cheveux gras et entremêlés étaient juchés avec disgrâce sur ses épaules. François distingua, non sans désolement, la peau au teint cireux de l’enfant, qui était tapissée de sang coagulé. De profondes cernes soulignaient ses deux billes noirâtres.
-Alors, Émilie, ça va aller?
Seul le bourdonnement harassant des néons lui répondit.
-Tu aurais besoin de quelque chose?
Sa conversation avec les néons se poursuivit.
-Tu as faim? Tu veux que j’aille te chercher quelque chose à manger?
François remarqua alors ses mains. Elles semblaient avoir littéralement baigné dans un seau de peinture rouge. Il fit une pose. La fille continuait de fixer le néant.
-Alors, tu veux que je te dise, je crois que tu as envie de sortir d’ici, non? Une pièce capitonnée, tu ne trouves pas ça effrayant? Moi, si. J’ai toujours détesté venir ici. Et j’aimerais bien sortir au plus vite. Tu vois, tu pourrais m’aider en répondant à mes questions.
L’enfant ne réagit toujours pas. C’était plus grave qu’il ne le pensait. Le traumastime avait peut-être causé une psychose schizophrénique, étant donné que ses tentatives pour la mettre en confiance restaient vaines. Émilie Drolet semblait aussi inatteignable qu’une huître fermée.
-Qu’est-ce qui s’est passé? Est-ce que tu peux me le dire?
Seul l’imperceptible soulèvement de sa poitrine indiquait qu’elle vivait encore. Le psychologue pédiatrique s’approcha de l’enfant avec une prudence calculée.
-Pourquoi as-tu fait ça? répéta François. Tu peux me le dire.
Les lèvres de l’enfant se séparèrent. D’une voix profonde et peu infantile, elle articula deux syllabes, le regard toujours aussi vague:
-Oui-Ja.

* * *

Quinze minutes plus tôt

François examinait un dossier quand Richard arriva. Il était blême et semblait exténué.
-On a un problème, commença Richard. Il y a une petite fille.
Il ouvrit le dossier qu’il tenait sous son bras.
-Une certaine Émilie Drolet. Elle ne parle pas aux policiers. Elle ne répond à personne. C’est comme si elle était dans un autre monde. Alors, comme tu es un spécialiste avec les enfants...
-Elle a quel âge?
-Neuf ans.
-Tu as parlé à ses parents? Est-ce qu’elle souffrait de mutisme avant de venir ici?
-Je ne leur ai pas parlé, ils sont morts. Elle les a tué.
-Quoi?
-Sa soeur et ses amies aussi.
Richard haussa les épaules.
-Comment c’est arrivé? questionna François.
-Tu ne veux pas connaître la réponse.
François se passa la main dans les cheveux et soupira.
-Il y a combien de temps qu’elle est là dedans?
-Un peu plus d’une heure.
-Elle a mangé?
-Non.
-Elle a eu des tranquilisants?
-Trois cents miligrammes de neuroleptiques.
François remarqua, avec un élan de sympathie pour son collègue, les profondes cernes qui s’étaient creusées sous ses paupières inférieures, formant une dénivellation presque effrayante.
-Tu as l’air épuisé. Tu devrais retourner chez toi.
-Je finis le rapport et j’y vais.
Richard tourna les talons et repartit d’un pas traînant en direction de son bureau, le dos voûté. François attendit qu’il ait tourné le coin du couloir et soupira. Ça n’allait pas être un cas facile. Les cas de meurtres étaient rares, mais des plus pénibles. Il était probable que cette fille ne sorte plus jamais de cet état brumeux.
Il se leva et alla chercher du café. Il le sirota tandis qu’il se dirigeait sans empressement vers la salle capitonnée.

* * *

-Qu’est-ce que tu as dit? Oui-Ja? Comme le jeu Oui-Ja?
Elle ne répondit rien. François envisageait un cas de mutisme sélectif.
-Émilie?
Elle cligna des paupières à l’adresse de son nom. Il en fut grandement étonné. Les psychoses schizophréniques conservaient normalement ceux qui en étaient victimes dans un état d’inconscience interpersonnelle inaltérable.
François s’approcha, les sourcils fronçés.
Du théâtre?
-Émilie? Tu m’entends?
Le psychologue pédiatrique se pencha et avança son visage près de celui de l’enfant. L’odeur écoeurante du sang caillé le poussait instinctivement vers l’arrière, mais l’incrédulité le forçait à tenir le coup. Les pupilles de la fille ne semblaient pas aussi fixes qu’il l’aurait cru.
François claqua des doigts. Cette fois, Émilie cligna nettement des yeux. Il se releva en soupirant.
-Je sais que tu m’entends, Émilie.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
10 mars 2005 à 02:09:53

Si vous aimez, je peux mettre la suite...

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
10 mars 2005 à 11:39:55

Mais le soir à 2heures du matin il n´y a pas grand monde... :sarcastic: Je vais lire. :-)))

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
10 mars 2005 à 13:30:45

Oui, soit-dit en passant, chez moi il était 8 heures, mais bon je ne m´attendais pas à des réponses d´ici quelques heures... :rire2:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
10 mars 2005 à 22:03:36

Troublant, bien amené, intéressant, intrigant...
Oui je veux la suite!
Malgré tout, il ya quelques fautes d´orthographes, et le plus gênant, ce sont des lourdeurs dans le sphrases, des expressions mal placées ou mal amenées.
On voit que tu veux faire un effort pour donner du style à ton écriture mais c´est parfois assez maladroit.
Reste toi-même, mais continue à travailler sur le style, et garde la même intensité qui se dégage du récit, j´aime beaucoup en tout cas :ok: .

( et merci d´avoir lu " Jusqu´au bout" ^^)

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
10 mars 2005 à 23:00:09

Merci du commentaire skysoft. Oui c´est possible, car je n´ai pas vraiment pris le temps de revenir.
Ce qui m´intrigue cependant, c´est les fautes d´orthographe. Si tu parles des ou qui manquent un accent, c´est mon clavier, il fonctionne mal. À part ça, je serais curieux de savoir ou tu as déniché des fautes... :question:

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
10 mars 2005 à 23:07:33

Un long silence. S’il était impossible de dialoguer avec un patient, il ne fallait pas insister. Il en avait eu la preuve éloquente le jour ou, sur la berge du St-Laurent, ils avaient retrouvé un petit garçon de sept ans, les cheveux trempés jusqu’à la racine, en crise d’hypothermie. Ils n’avaient pas son identité, et François avait fait l’erreur de réclamer son nom à deux reprises. Huit points de suture sur la clavicule. L’enfant avait toutes ses dents.
François s’apprêtait à sortir quand un bruit le retint. De petits gémissements étouffés. La main sur la poignée, il jeta un coup d’oeil en arrière.
La petite fille était étendue sur le sol, recroquevillée en une petite masse rougeâtre. Son indolence fallacieuse avait pris fin. Et c’était peu dire.
Elle était secouée de violentes convulsions, suivant le rythme effréné de ses sanglots hystériques. Au bout d’un moment, elle se mit à s’arracher les cheveux.
Devant ce spectacle déconcertant, François tentait de garder le calme du professionnel expérimenté. Il s’approcha d’Émilie Drolet,une panique démesurée s’emparant tout de même de lui.
-Émilie! Calme-toi! ÉMILIE!
Dans un hurlement de bête sauvage, elle se jeta sur lui. Surpris, il tomba à la renverse. L’enfant se mit à lui lacérer violemment le visage. Étouffant un cri de douleur, il la plaqua avec aisance sur le sol et se précipita sur la porte. François l’ouvrit et la referma brusquement derrière lui.
-Vite, vite! Un état de crise!
Deux gardes de sécurité s’approchèrent. Un instant plus tard, ils étaient à l’intérieur, l’entourant de toute part. Prise au piège, la petite fille se calma. Elle reprit son attitude apathique.
-À trois! lança l’un des gardes.
Émilie se tourna vers François, et lui sourit. D’un sourire enfantin, naif, qui le désorienta complètement.
-Qu’est-ce que... commença François.
L’enfant introduisit son index dans sa bouche et l’arracha d’un seul coup. Un craquement sonore, terrible. Beaucoup de sang.
Les trois hommes se précipitèrent sur l’enfant.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
11 mars 2005 à 01:19:02

:up:

J´aimerais avoir ta réponse skysoft et toute autre personne ayant un commentaire :svp:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
11 mars 2005 à 14:00:23

" s’il l’avait menacé"--->menacéE
" Il s’y en était attendu"--->mal dit...
" Le lumière"--->faute de frappe je suppose
" Elle les a tué."--->tuéS

Pas relu la suite, ms jcrois pas avoir vu de fautes ds ta 2e partie. Mais c´est minime.

redsissi
redsissi
Niveau 10
12 mars 2005 à 05:48:41

Oula ça devient gore ce truc!!!

Le début était intéressant... oui je sais tu avais prévenu pour le gore... on verra bien si la suite saura nous captiver autant...

Intriguant comme histoire on a toujours envie de savoir la suite... le fond de l´histoire est bon mais tu pourrais intéresser encore plus ton lecteur par des descriptifs de ta fillette et de ton pédopsychiatre ( si j´ai bien compris)... on sent comme une relation de crainte réciproque VS confrontation qui s´installe entre eux...

redsissi
redsissi
Niveau 10
12 mars 2005 à 05:49:35

La suite!!!!

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
12 mars 2005 à 14:47:21

Merci Redsissi pour ton commentaire et merci skysoft d´avoir répondu ( oui, là vraiment faut que je me relise).

En fait, la suite, je suis en train de l´écrire ( oui je sais c´est pas bien de poster une fic sans l´avoir terminé). Je le met le plus tôt possible ( Aujoud´hui je pense bien)

:merci:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
12 mars 2005 à 15:03:02

Lol, j´ai été obligé de chercher, ce sont des fautes minimes, don´t worry!
Et ne t´inquiète pas non plus, je pense pas que bcp de monde attende d´avoir fini sa fic pour la poster ( ah la la, on est tout fébrile quand on a fini d´écrire, on a qu´une envie,c´est de poster!!!)^^. ; -) :ok:

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
12 mars 2005 à 15:06:38

Ouais :)

Au fait, quand tu parlais de certaines phrases qui étaient lourdes, je crois avoir compris pourquoi: j´ai allié le ´´soutenu´´ avec le ´´familier´´, c´est pourquoi certaines phrases semblaient innapropriées...
J´ai fait pas mal de modifications depuis tes commentaires et je crois que c´est devenu pas mal mieux! :merci:

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
12 mars 2005 à 15:08:04

C´était en effet en gros de ça que je parlais.
Très bien si tu as amélioré ça, et ya pas de quoi.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
13 mars 2005 à 15:26:08

Je n´ai pas encore la suite, mais un petit :up: pour ceux qui n´ont pas encore lu le début.

Des commentaires :svp:

Fang_Shiyu
Fang_Shiyu
Niveau 6
13 mars 2005 à 20:53:33

Quand tu écris le passage où Emilie est prise d´une crise, tu utilises des phrases courtes. Je trouve que ce n´est pas très harmonieux avec le début.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
14 mars 2005 à 22:48:41

On m´a déjà fait le commentaire et ça a été amélioré depuis,mais c´est encore une vieille version qui est là.. Merci quand mm

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
03 avril 2005 à 23:59:21

Je n´ai pas encore la suite, mais je met la version recorrigée qui est mieux ( je l´espère) que la première. D´ailleurs Sky j´aimerais savoir si tu trouves que le problème de la première version est moins présent...

Imposture

François pénétra dans la pièce blanche, et aperçut la petite fille qui se tenait dans un coin, immobile.
Richard lui avait dit qu’elle présentait un mutisme, probablement causé par le traumatisme. Elle ne semblait pas consciente de la réalité. Ses traits délicats ne trahissaient aucune émotion. Aucune crainte, ni désir de fuir. Une neutralité déroutante.
Son regard était noir et vide. Un vide aux profondeurs abyssales, qui lui donnait le frisson. Il y reconnut immédiatement les symptômes de la catatonie.
Ses cheveux étaient gras, entremêlés. Vaguement dégoûté, François distingua la peau au teint cireux de l’enfant, qui était tapissée de sang coagulé. Le reflet tremblotant des néons donnait un aspect encore plus cadavérique à la jeune fille.
-Alors, Émilie, est-ce que ça va aller?
Seul le bourdonnement harassant des néons lui répondit.
-Tu aurais besoin de quelque chose?
Sa conversation avec les néons se poursuivit.
-Tu as faim? Tu veux que j’aille te chercher quelque chose à manger?
François remarqua alors ses mains. Elles semblaient avoir littéralement baigné dans un seau de peinture rouge. Il eut un haut-le-coeur, et fit une pose. La fille continuait de fixer le néant.
-Alors, tu veux que je te dise, je crois que tu as envie de sortir d’ici, non? Une pièce capitonnée, tu ne trouves pas ça effrayant? Moi, si. J’ai toujours détesté venir ici. Et j’aimerais bien sortir au plus vite. Tu vois, tu pourrais m’aider en répondant à mes questions. Qu’est-ce que tu en dis?
L’enfant ne réagit toujours pas. C’était plus grave qu’il ne le pensait. Le traumastime avait peut-être causé une psychose schizophrénique, car ses tentatives pour la mettre en confiance restaient vaines. Émilie Drolet semblait aussi inatteignable qu’une huître fermée.
-Qu’est-ce qui s’est passé? Est-ce que tu peux me le dire?
Seul l’imperceptible soulèvement de sa poitrine indiquait qu’elle vivait encore. Légèrement agacé, le psychologue pédiatrique s’approcha de l’enfant avec une prudence calculée.
-Pourquoi as-tu fait ça? répéta François. Tu peux me le dire.
Les lèvres de l’enfant se séparèrent enfin. D’une voix rauque, elle murmura deux syllabes, le regard toujours aussi vague:
-Oui-Ja.

* * *

Quinze minutes plus tôt

François examinait un dossier quand Richard arriva. Il était blême et semblait exténué.
-On a un problème, commença Richard. Il y a une petite fille.
Il ouvrit le dossier qu’il tenait sous son bras.
-Une certaine Émilie Drolet. Elle ne parle pas aux policiers. Elle ne répond à personne. C’est comme si elle était dans un autre monde. Alors, comme tu es un spécialiste avec les enfants...
-Elle a quel âge?
-Neuf ans.
-Tu as parlé à ses parents? Elle souffrait de mutisme avant de venir ici?
-Je ne leur ai pas parlé, ils sont morts. Elle les a tués.
-Quoi?
-Sa soeur et ses amies aussi.
Richard haussa les épaules.
-Comment c’est arrivé? questionna François.
-Tu ne veux pas connaître la réponse.
François soupira. Il envisageait justement de quitter le bureau.
-Il y a combien de temps qu’elle est là dedans?
-Un peu plus d’une heure.
-Elle a mangé?
-Non.
-Elle a eu des tranquilisants?
-Cinquante miligrammes de neuroleptiques.
-Tu as l’air épuisé. Tu devrais retourner chez toi.
-Je finis le rapport et j’y vais.
Richard tourna les talons et repartit, morose, vers son bureau. François somnola un moment, et comprit qu’il ne survivrait pas sans sa dose de caféine. Il se leva en soupirant de mécontentement et alla chercher une tasse de café.
La tâche ne serait pas aisée. Les cas de meurtres étaient rares, mais des plus pénibles.
Hésitant un moment à fuir cet édifice à toutes jambes, François se résigna au couloir qui menait à la salle capitonnée.

* * *

-Qu’est-ce que tu as dit? Oui-Ja? Comme le jeu Oui-Ja?
Elle ne dit mot. François envisageait un cas de mutisme sélectif.
-Émilie?
Elle cligna des paupières à l’adresse de son nom. Il en fut grandement étonné. C´était impossible. Pour une personne victime d´une crise catatonique, cette réaction était dénuée de tout sens.
François s’approcha, les sourcils fronçés.
Du théâtre?
-Émilie? Tu m’entends?
Le psychologue pédiatrique se pencha en avant, tout près de la fillette. L’odeur écoeurante du sang caillé le poussait instinctivement vers l’arrière, mais l’incrédulité le forçait à tenir le coup. D´aussi près, les pupilles de l´enfant ne semblaient pas aussi fixes qu’elles auraient dû être.
François claqua des doigts, à quelques centimètres de son visage. Cette fois, Émilie cligna nettement des yeux. Il se releva en soupirant.
-Je sais que tu m’entends, Émilie.
Toujours aucune réaction. Elle poursuivait obstinément son numéro. S’il était impossible de dialoguer avec un patient, il ne fallait pas insister. Il en avait eu la preuve éloquente le jour ou, sur la berge du St-Laurent, ils avaient retrouvé un petit garçon de sept ans, les cheveux trempés jusqu’à la racine, en crise d’hypothermie. Ils n’avaient pas son identité, et François avait fait l’erreur de réclamer son nom à deux reprises. La morsure sur sa clavicule avait nécessité huit points de suture.
Faisant volte-face, François s’apprêtait à sortir quand un bruit le retint. De petits gémissements étouffés. La main sur la poignée, il jeta un coup d’oeil en arrière.
La petite fille était étendue sur le sol, recroquevillée en une petite masse rougeâtre. Son indolence fallacieuse avait pris fin. Et c’était peu dire.
Elle était secouée de violentes convulsions, suivant le rythme effréné de ses sanglots. Au bout d’un moment, elle se mit à s’arracher les cheveux.
Devant cette scène déconcertante, François tentait de garder le calme du professionnel expérimenté. Il s’approcha d’Émilie Drolet, une panique démesurée l’envahissant malgré lui.
-Émilie! Calme-toi! ÉMILIE!
Dans un hurlement de bête sauvage, elle se jeta sur lui. Surpris, il tomba à la renverse. L’enfant se mit à lui lacérer violemment le visage. Étouffant un cri de douleur, il la plaqua avec aisance sur le sol et se précipita sur la porte. François l’ouvrit et la referma brusquement derrière lui.
-Vite, vite! Un état de crise!
Deux gardes de sécurité approchèrent au pas de course. Un instant plus tard, ils étaient à l’intérieur, l’entourant de toute part. Prise au piège, la petite fille se calma, reprenant son attitude apathique.
-À trois! lança l’un des gardes.
Émilie se tourna vers François, et lui sourit. D’un sourire enfantin, naif, qui le désorienta complètement.
-Qu’est-ce que... commença François.
L’enfant introduisit son index dans sa bouche et l’arracha d’un seul coup. Un craquement sonore, terrible. Et beaucoup de sang.
Les trois hommes se précipitèrent sur l’enfant.

Des commentaires :svp:

Seskoi
Seskoi
Niveau 13
05 avril 2005 à 03:13:19

Franchement, elle est vraiment superbe cette nouvelle ! Très bien écrite, il a du talent ce jeune homme !

Jettez un coup d´oeil !

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