http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2016/07/03/julius-evola-les-limites-de-la-justice-sociale-5822301.html
Un belle critique du matérialisme-consumériste, dévoilant quelques convergences entre bourgeois-capitalisme et socialisme.
Le 27 juillet 2016 à 07:10:23 Axetibe a écrit :
Le capitalisme évolue, ce n'est pas un système figé dans le temps et dans la pratique. Il est probable que sa prochaine évolution soit justement fortement sociale, m'enfin bon.
Les capitalistes du XXIème siècle n'ont ni un intérêt ni une nécessité à la redistribution des richesses. Chaque fois que, dans l'Histoire, le Capital a cédé du terrain volontairement au Travail, c'était pour ne pas être aspiré par ses contradictions et éviter l'implosion.
Ce n'est plus tout à fait vrai, on observe une sensibilité accrue des patrons, et même de quelques grands patrons, envers ce que l'on appelle l'empreinte sociale de l'entreprise. Le boss de Danone a fait un discours intéressant et détonant à HEC il y a peu, prouvant que même au sein au des élites éco il y a une légère inflexion des mentalités.
Le capitalisme n'évolue pas "naturellement", il tente de surpasser ses contradictions sans jamais réussir à les supprimer, vu qu'elles sont fondamentales; imprimées dans son système.
Il évolue, il mute, il s'adapte à sa période historique et aux dynamiques conjoncturelles. Ce n'est pas une entité qui a des intentions et des desseins, c'est juste un système façonné par les gens et les technologies de son époque.
Certes, mais ce forum est représentatif des limites de ton discours : chaque communiste à sa propre vision du communisme. Vous passez votre temps à vous déchirer sur ce qui relève ou nom du dogme. Sur un forum c'est amusant, dans la réalité ce le serait nettement moins.
Il y a assez peu de conflits idéologiques depuis quelques temps. Mais cela dit, pour faire Parti, on est ni obligé d'être tous d'accord, ni forcés d'être *parfaitement* d'accord.
Et quand on est pas d'accord en pleine révolution, le moment où tout le monde a une arme dans les mains et peut décider de tuer s'il juge qu'un individu fait obstacle d'une manière ou d'une autre à la révolution ? Mmh ? ![]()
Le communisme est une idéologie, s'il y a un Parti, des hiérarques et une lutte à mort à mener, tu peux être certain que les impératifs d'unité contraindront le courant au pouvoir à assurer son hégémonie sur les autres.
De même pour le Parti. J'en ai déjà parlé, mais toute organisation humaine est foncièrement pyramidale, et suppose une hiérarchie formelle ou informelle. Ton parti reste un générateur de dirigeants puissants, ça reste un sérieux caillou dans la botte de l'idéologie qui prône l'égalitarisme à tous les étages. Les mêmes procédés produisent les mêmes résultats.
La question de l'organisation du Parti est intéressante. L'horizontalité marquerait l’inefficacité pour sûr. L a verticalité doit conduire les "gradés" à une constante remise en question de leur position et une loyauté sans faille au Parti et à la Révolution.
C'est particulièrement candide de penser ça. ![]()
Un type qui a le pouvoir cherche avant tout à le conserver. 'Fin, je sais pas, au-delà de l'aspect logique de la chose, il y a tellement d'exemples historiques qui démontrent qu'on ne doit pas attendre d'un individu/groupe au pouvoir qu'il soit prêt à l'abandonner pour l'intérêt général.
Ce n'est plus tout à fait vrai, on observe une sensibilité accrue des patrons, et même de quelques grands patrons, envers ce que l'on appelle l'empreinte sociale de l'entreprise. Le boss de Danone a fait un discours intéressant et détonant à HEC il y a peu, prouvant que même au sein au des élites éco il y a une légère inflexion des mentalités.
Et pourtant toutes les élites qui peuvent sortir d'écoles comme HEC n'ont qu'une idée en tête: s'assurer une position. Le changement de mentalité, la morale, tout cela est secondaire. Tant qu'il y aura capitalisme il y aura une classe qui exploite et une classe qui est exploitée. Peu importe si la classe qui exploite le fait "moralement" ou pas.
Et il faut rester particulièrement méfiant à l'égard de l'importance que veut se donner l'entreprise dans la vie des gens, l'emprise de l'entreprise (:hap:). C'est tout autant un projet totalitaire que celui des Etats absolus fascistes.
Il évolue, il mute, il s'adapte à sa période historique et aux dynamiques conjoncturelles. Ce n'est pas une entité qui a des intentions et des desseins, c'est juste un système façonné par les gens et les technologies de son époque.
C'est évident, le capitalisme se dote de corpus idéologiques, de nouveaux hommes et de nouvelles méthodes pour se défaire des erreurs qu'il a lui-même causé... Mais son évolution ne le fait pas changer dans ce qu'il est au plus profond de lui-même, dans ses mécaniques les plus élémentaires, dans ses contradictions fondamentales.
Et quand on est pas d'accord en pleine révolution, le moment où tout le monde a une arme dans les mains et peut décider de tuer s'il juge qu'un individu fait obstacle d'une manière ou d'une autre à la révolution ? Mmh ?
Le Parti n'est pas un fétiche, il agit comme une avant-garde, certes, mais aussi comme un front uni pendant la révolution. Si un individu veut tout arrêter, ne veut pas continuer... grand bien lui fasse. Le Parti n'a pas besoin de lui, les masses non plus, la révolution encore moins.
Le communisme est une idéologie, s'il y a un Parti, des hiérarques et une lutte à mort à mener, tu peux être certain que les impératifs d'unité contraindront le courant au pouvoir à assurer son hégémonie sur les autres.
Et? Les luttes intestines dans le Parti, c'est un thème récurrent des études marxistes depuis les expériences socialistes du XXème siècle, personne ne nie qu'il est nécessaire pour le courant révolutionnaire d'assurer son hégémonie sur les recréation de la bourgeoisie, qu'elles soient révisionnistes ou contre-révolutionnaires.
C'est particulièrement candide de penser ça.
Un type qui a le pouvoir cherche avant tout à le conserver. 'Fin, je sais pas, au-delà de l'aspect logique de la chose, il y a tellement d'exemples historiques qui démontrent qu'on ne doit pas attendre d'un individu/groupe au pouvoir qu'il soit prêt à l'abandonner pour l'intérêt général.
Le marxisme, par l'étude même du capitalisme et de la bourgeoisie (ou encore des expériences socialistes) connait ces problématiques. Il y a plusieurs manières d'y remédier. Etant sensible au conseillisme, j'aurais tendance à poser les "Soviets", les conseils prolétaires, en contre-pouvoir du Parti (qui admet dés lors sa dimension autoritaire et verticale, au contraire des conseils). Cela dit, cela pose de nouvelles questions bien plus complexes qui n'ont pas vraiment leur place ici. Mais il est important de comprendre que le marxisme est loin de l'idéalisme qui voudrait voir dans un homme providentiel un "sauveur" prêt à s'abandonner pour la Révolution. Non, le marxisme exerce une critique générale, et le marxiste exerce sa propre auto-critique ![]()
Et pourtant toutes les élites qui peuvent sortir d'écoles comme HEC n'ont qu'une idée en tête: s'assurer une position. Le changement de mentalité, la morale, tout cela est secondaire. Tant qu'il y aura capitalisme il y aura une classe qui exploite et une classe qui est exploitée. Peu importe si la classe qui exploite le fait "moralement" ou pas.
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Le 26 juillet 2016 à 20:41:22 H3i_Bug a écrit :
Je ne suis pas communiste, en effet. Je ne fais que donner mon opinion sur les faiblesses contemporaines de votre idéologie à mon sens, à commencer par cette légende noire qu'elle supporte injustement mais que vous légitimez malgré tout. C'est tout le sens de ma perplexité.
Oui, tu fais le commentateur de patinage artistique quoi... "C'est bien, ça non, quand même faudrait fait ça, ou alors ça parce que vraiment". Désolé hein, mais c'est une posture qui m'insupporte au plus haut point. Si il y a une 'légende noire', elle est forgée par les anti-communiste, la bourgeoisie et les pseudos-repentis qui crachent sur absolument tout ce qui s'est passé le siècle passé. Et on ne légitimise rien du tout, comme on ne cherche pas à réhabiliter tel ou tel personnalité historique : L'Histoire n'est pas un tribunal, il y a les faits, ce qui a été accompli et comment l'analyser convenablement. Tu n'es pas communiste, pour toi faut tout balayer et faire du gloubigoulba gaucho-trotskiste type NPA, c'est à dire renier un siècle entier de lutte communiste pour quelques opportunistes dont leur chef de file (coucou Besancenot) est le plus gros droitier que l'on peut se coltiner constamment. Voilà où est ma perplexité vis à vis de ton positionnement, ultra-opportuniste si il en est.
Bof, je ne veux pas revenir sur cette comptabilité macabre même si la question me semble tout de même particulièrement importante dès lors que l'on tente de juger les politiques soviétiques. En vérité, ça nous ramène encore une fois à l'héritage de l'Union Soviétique et des autres entités socialistes du XXe siècle, c'est tout le problème.
Oui, tout le problème c'est qu'on ne fait pas de politique, on s'amuse à faire un décompte de cadavres et de dire "Il n'y a rien d'autre". Heureusement qu'on ne juge pas le capitalisme ou le féodalisme pour ces monceaux de cadavres, parce que bon... Accuser les soviétiques de multiples famines "provoqués", c'est comme si je disais que la féodalité en Europe était responsable et à volontairement fait en sorte que la Grande Peste se répande absolument partout. Tu seras d'accord avec moi pour dire que cela n'a aucun sens, non ? C'est bien tout le problème, les anti-communistes et la bourgeoisie veut nous faire croire que le seul "héritage" ou "bilan" qu'on peut tirer du siècle passé, c'est des "millions de morts". Quand on veut faire la même chose avec le capitalisme, on nous dit "Non mais c'est pas pareil, on peut pas comparer".
Quels canons en l'occurrence ? Le totalitarisme typique de cette période et de ces régimes ?
Je suis contre l'utilisation du terme "totalitarisme" qui est un terrorisme intellectuel, mais là n'est pas vraiment le débat. Les canons, ce sont ceux qui ont mené à la révolution et à la construction du socialisme : Un Parti discipliné, qui se forge dans la lutte de classe, qui applique le matérialisme dialectique et le centralisme démocratique, qui permet de développer l'économie du pays mais également, révolutionnariser les rapports sociaux pour permettre d'atteindre le communisme. Oui parce que même en URSS sous le vilain Staline qui-a-usurpé-le-pouvoir, c'était la logique constante, dans les faits, dans la théorie comme dans les analyses. C'est en balayant tout ça que l'on se retrouve avec un gloubiboulga informe qui se prétend "radical", mais qui ne l'est pas. J'ai plus de respect pour des personnes comme Thomas ou Tris0m, que les éternels pseudos-radicaux qui défilent sur nos écrans, avec leur carabistouille électoraliste. ![]()
Mais mettons. La véritable question, finalement, relève de la transition régime socialiste/société communiste. A partir de quand le régime exceptionnel et relativement autocratique de la séquence socialiste peut raisonnablement estimer que cette période est terminée et que l'on peut passer à la phase purement communiste ? Car il est bien évident que c'est lors de la phase socialiste qu'est mise en oeuvre la politique de de répression à l'encontre des contre-révolutionnaires, c'est donc la période profondément militariste et autocratique du processus révolutionnaire, quel que soit la période historique. C'est bien évidemment la gestion de cette séquence qui assurera l'amitié ou l'animosité des indécis et des "masses neutres".
La transition du socialisme au communisme, c'est toute une période historique. Je suis matérialiste et pas un utopiste donc je ne peux pas prévoir combien de temps va durer la phase de transition, ni comment elle va s'articuler de fond en comble. Par contre, l'on peut essayer d'en dégager les grandes lignes, d'étayer un peu les volets économiques, politiques et idéologiques ce qui permet d'avancer. Ensuite, je tiens à préciser que la période de transition ne se résume pas à tuer absolument tout le monde. Sérieusement, vous pensez sincèrement que dans les pays socialistes, la transition se résumait à tuer 100 000 personnes par jours ? La répression est une chose, construire la société nouvelle en est clairement une autre. Il s'agit de détruire et ensuite de construire une nouvelle société. J'me cache pas derrière mon petit doigt, ce sera certainement très violent, suivant le type de contradictions qui vont se faire entre la société révolutionnaire et les reliquats de la société passé : Il faut faire la différence entre les contradictions qu'il y a avec le peuple et avec les ennemis de la révolution, elles ne sont pas pareil et donc les moyens de les résoudre, ne sont clairement pas les même.
Les contradictions entre nous et nos ennemis sont des contradictions antagonistes. Au sein du peuple, les contradictions entre travailleurs ne sont pas antagonistes et les contradictions entre classe exploitée et classe exploiteuse présentent, outre leur aspect antagoniste, un aspect non antagoniste. Les contradictions au sein du peuple ne datent pas d’aujourd’hui, mais leur contenu est différent dans chaque période de la révolution et dans la période de l’édification socialiste. Dans les conditions actuelles de notre pays, les contradictions au sein du peuple comprennent les contradictions au sein de la classe ouvrière, les contradictions au sein de la paysannerie, les contradictions parmi les intellectuels, les contradictions entre la classe ouvrière et la paysannerie, les contradictions qui opposent les ouvriers et les paysans aux intellectuels, les contradictions qui opposent les ouvriers et les autres travailleurs à la bourgeoisie nationale, les contradictions au sein de la bourgeoisie nationale elle-même, etc. Notre gouvernement populaire est l’authentique représentant des intérêts du peuple, il est au service de celui-ci; mais entre lui et les masses il y a également des contradictions. Ce sont notamment celles qui existent entre les intérêts de l’État et de la collectivité d’une part et ceux de l’individu de l’autre, entre la démocratie et le centralisme, entre les dirigeants et les dirigés, entre certains travailleurs de l’État au style de travail bureaucratique et les masses populaires. Ce sont là aussi des contradictions au sein du peuple. D’une façon générale, les contradictions au sein du peuple reposent sur l’identité fondamentale des intérêts du peuple.
Nous sommes pour une liberté qui s’accompagne d’une direction et pour une démocratie à direction centralisée, mais cela ne signifie nullement qu’on puisse recourir à la contrainte pour résoudre les questions idéologiques et les questions portant sur la distinction entre le vrai et le faux qui surgissent au sein du peuple. Tenter de résoudre ces questions au moyen d’ordres administratifs ou de la contrainte est non seulement inefficace, mais nuisible. Nous ne pouvons supprimer la religion avec des ordres administratifs, ni forcer les gens à ne pas croire. On ne peut obliger les gens à renoncer à l’idéalisme ni à adopter le marxisme. Toute question d’ordre idéologique, toute controverse au sein du peuple ne peut être résolue que par des méthodes démocratiques, par la discussion, la critique, la persuasion et l’éducation ; on ne peut la résoudre par des méthodes coercitives et répressives. Mais afin de pouvoir exercer une activité productrice efficace, étudier avec succès et vivre dans des conditions où règne l’ordre, le peuple exige de son gouvernement, des dirigeants de la production et des dirigeants des institutions de culture et d’éducation qu'ils émettent des ordres administratifs appropriés ayant un caractère contraignant. Le bon sens indique que sans ces derniers, il serait impossible de maintenir l’ordre dans la société. Dans la solution des contradictions au sein du peuple, les ordres administratifs et les méthodes de persuasion et d’éducation se complètent mutuellement. Même les ordres administratifs émis pour maintenir l’ordre dans la société doivent être accompagnés d’un travail de persuasion et d’éducation, car le seul recours aux ordres administratifs est, dans bien des cas, inefficace.
Mao Zedong, in De la juste solution des contradictions au sein du peuple
http://maozedong.fr/documents/juste.pdf (Que je t'invite à lire d'ailleurs)
Plus sérieusement, je ne sais honnêtement pas pour cette période, peut-être même est-ce le corollaire des flux d'informations révélant les pratiques tyranniques de l'URSS en terme de politique intérieure et extérieure, et je pense notamment à certaines répressions fortement médiatisées ( coucou Budapest, coucou RDA ) qui ont pu impacter les consciences des militants communistes du bloc occidental.
Non, la véritable déliquescence elle se produit vraiment au moment de l'accession au pouvoir de Brejnev, avant c'était plutôt par rapport aux mensonges grossiers du "Rapport Secret" de Khrouchtchev, le même qui dénonçait le "stalinisme", mais qui a envoyé ses chars sur Budapest... Bon après j'ai pas vraiment envie de m'étendre sur ce qui s'est passé à Budapest, car d'un côté on a clairement des nationaliste hongrois soutenu massivement par l'Occident, au milieu quelques communistes sincères qui tentent de s'organiser et se font massacrer puis il y a les soviétiques qui arrivent pour fumer tout le monde et remettre de l'ordre. Mais la véritable fracture comme dit, c'est les années 70/80, avec le retournement complet des Partis Communistes et l'abandon de la doctrine marxiste-léniniste, avec tout ce que cela impliquait comme visions d'ensemble, sur la manière de concevoir la politique, le Parti, etc etc. En France, en Italie et en Espagne, ça s'est très vite fait et ça ne tombait pas du ciel.
Ce qui est certain, c'est tout simplement la dynamique des vases communicants. Les partis communistes se sont effondrés depuis quelques décennies et on observe que les militants sociologiquement correspondant à leur ancien électorat se tournent désormais vers les partis populistes et/ou identitaires. Je pense que vous omettez d'ailleurs dans votre inventaire à charge, relatif à la chute des partis communistes, le fait que les aspirations d'une importante partie des générations actuelles ne sont correspondent plus aux problématiques communistes, du moins telles que présentées et défendues aujourd'hui.
En même temps, qui représente officiellement les "communistes" ? Des partis révisionnistes, trotskistes, sociaux-démocrates ou autre trucs de gauche radicale qui n'a plus rien à voir avec de réels perspectives communistes. Il y a quelque chose de fondamental à comprendre : Ce qu'ils veulent tout ces gens à, c'est un électorat, ils sont pas "content" que les gens ne votent pas pour eux donc ils essayent de faire du siphonnage pour récupérer un peu de leur électorat qui s'est cassé (Coucou Merluchon). Or, les communistes savent très bien que la véritable question est celle de l'organisation politique, de la compréhension du monde, de la nécessité de faire revivre le matérialisme dialectique, de combattre sur le front social et idéologique, de pouvoir produire analyses et concepts qui permettent de sortir de l'impasse actuel. Alors oui, il y en a peu... Nous sommes peu, par rapport aux anciennes grandes machines politiques révisionnistes. Mais je me dis sincèrement que 25 ans après la chute de l'URSS, le mouvement communiste international commence un peu à sortir la tête de l'eau et qu'il va sans doute commencer petit à petit, à retrouver un peu de poids et de force. Ce n'est pas encore gagné, mais ça va être une bataille très longue à mener.
Le capitalisme évolue, ce n'est pas un système figé dans le temps et dans la pratique. Il est probable que sa prochaine évolution soit justement fortement sociale, m'enfin bon.
Le capitalisme il ne revient jamais sur ce qu'il a été complètement anéanti, c'est dans sa logique même. Aujourd'hui, il s'en tape complètement des logiques sociales, ce qu'il veut c'est que tout ce qui a été arraché durant les """""30 Glorieuses""""""" puissent de nouveau lui revenir, intégralement. La nécessité de détruire le CNR par exemple, de revenir sur une ribambelle de droits toussa toussa. Oui, l'histoire est cyclique et le capitalisme également : Il est dans une période de retour aux origines, son vœu est de revenir à un libéralisme plus appuyé, à détruire le tissu social qui s'est crée. Le capitalisme n'est pas figé, bien au contraire il avance de manière continue, avec des objectifs précis. Certes, il se peut qu'un grand patron dise qu'il faudrait qu'il y est plus de social, que quand même l'entreprise c'est cool... Mais ils sont clairement minoritaire dans ce qu'ils racontent. Mener une politique sociale ? Avec quel argent, quel capital ? Les investissements pour quoi faire ? Refoutre des usines partout ? Ils sont pas cons les mecs, ils savent très bien ce que ça veut dire de refaire tout ça... Donc non vraiment, le "capitalisme social", ça reste une grosse blague, les attaques ne vont faire que s'accentuer et plus en plus. (Mais ceci dit, rien n'empêchera qu'il y a un petit secteur "social-communautaire" qui existe, dans tout ce qui est internet ou autre, mais ça ne changera pas fondamentalement les bases du système actuel, si c'est ce que tu penses)
Pour l'instant, chercher à atteindre le communisme relève de l'utopie d'une minorité plus ou moins radicalisée, donc permet moi de relativiser certains aspects de votre idéologie. De plus vous parlez beaucoup de "masses", au delà de restreindre et considérer l'individu comme un simple mouton dans un troupeau allant dans une seule et unique direction, force est de constater que l'on peut avoir des "masses" de son côté sans avoir la majorité. J'ai un gros problème avec cette notion qui semble être à la fois un facteur de légitimité relativement abstrait et aussi une curieuse négation de l'individu, réduit à une entité condamnée à suivre les autres et ne jamais s'en écarter.
Bug qui prend conscience soudaine, que les révolutions sont avant tout lancées par des groupes de militants qui savent où ils veulent aller et qui entraînent dans leurs sillages les larges masses... Je pensais que ça au moins, tu l'avais compris. Non parce que si tout le monde il était révolutionnaire dans le prolétariat, pas besoin de Parti, ça devrait éclater tout seul.
Ensuite considérant les "masses", il est évident qu'elles forment un tout qui n'est clairement pas uniforme et qui de toute façon, ne peuvent jamais l'être. Là où tu veux réintroduire l'individualisme bourgeois, nous pensons que les individus sont largement capable de pouvoir agir au sein des masses, sans être nié ou oublié dans un processus qui de toute façon, oblige tout le monde à se "tirer vers le haut". Dire que les masses font l'histoire, c'est une réalité. Ce n'est pas une notion abstraite et pas quelque chose qui vise à nier "l'individu", mais qui pense simplement que c'est la totalité en action qui est plus forte que quelques individus pris séparément. Là c'est clairement une barrière philosophique, politique et idéologique qui nous sépare.
De même pour le Parti. J'en ai déjà parlé, mais toute organisation humaine est foncièrement pyramidale, et suppose une hiérarchie formelle ou informelle. Ton parti reste un générateur de dirigeants puissants, ça reste un sérieux caillou dans la botte de l'idéologie qui prône l'égalitarisme à tous les étages. Les mêmes procédés produisent les mêmes résultats.
Personne ne nie que le Parti est hiérarchisé, qu'il y a des postes de combats et de responsabilités qui vont vers les militants les plus dévoués, les plus actifs, etc etc. Ce que nous disons, c'est que ses postes ne sont pas et ne doivent pas être honorifiques, ne doivent pas être une base de repli où va se cultiver le révisionnisme bourgeois. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Mettre en place des mandats, pouvoir contrôler plus efficacement les membres du Parti, avoir plus de transparence et soyons franc, quand ça ne va plus, il faut "faire feu sur le Quartier Général" et dégager ceux qui doivent l'être. C'est tout le sens qu'avaient la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine : Il y a au sein du Parti et de la société, des éléments engagés dans la voie capitaliste. Seul l'intervention massive des masses, peut permettre de les démasquer et d'entamer les profonds changements pour accentuer la révolution, pour faire en sorte qu'il ne se crée pas de nouveaux mandarins, que les organismes du Parti soient toujours en lien avec les masses et inversement. C'est évident pour moi, le Parti n'est jamais totalement coupé des masses et si il le devient, c'est qu'il y a un fossé et qu'il faut le combler, par la force si il le faut.
Et Môssieu Bug ne veut pas que l'on change une idéologie, de laquelle il n'est même pas partisan, parce que ça ne lui convient pas. Il trouve simplement dommage tes positions.
Oui, parce qu'elles sont pas celles des gauchistos-trotsko-bidultruc qui assument rien du tout et qui veulent faire "table rase" en défigurant profondément ce qui a toujours été le cœur même du mouvement communiste. J'commence à savoir que tu préfères le révisionnisme, aux communistes authentiques, mais cela peut se comprendre : Les révisionnistes ne veulent pas la révolution, moi (nous) si.
Entendons-nous bien : chaque camp politique possède des gens "intellectuels" et des partisans très 1er degré. Le fait que tu cherches à défendre certains aspects de cet héritage, voire en réhabiliter, est louable dans ton cas si tu cherches véritablement à améliorer le "processus classique" pour atteindre le communisme, l'ennui étant qu'à tes côtés tu aura forcément des gens moins enclins à la réflexion et plus inflexibles sur la pure symbolique de l'idéologie. Des gens qui seront certainement plus radicaux dans leurs comportements. Ce n'est pas propre au communisme en soi, mais la symbolique communiste, historiquement puissante, peut suffire à créer des comportements de foule regrettables. D'où l'intérêt, à mon sens, de relativiser cet héritage.
Et on fait quoi ici, à part comme tu dis "relativiser" ? Tu sais, les petites attaques ou commentaires à l'emporte-pièce qui ne tiennent pas compte de la réalité, ça me donne envie de citer Mao : Celui qui n'a pas enquêté, il a pas le droit à la parole. C'est rude, ça fait pas mec sympa mais ça éviterait de devoir lire des sornettes de ce genre constamment. S'agit pas de réhabilitation, s'agit pas de dire que personne n'a rien compris alors que c'était fabuleux. Il y a une analyse à produire et des critiques à faire. C'est très simple pourtant : Je suis communiste, toi non. Pour toi, faut tout dézinguer parce que c'est dans ton intérêt que ça disparaisse, quoi que tu en dises sur tes positions soit-disante "non partisane" (La bonne blague !). Moi en tant que communiste, je sais qu'il faut critiquer impitoyablement mais le faire en marxiste, c'est à dire avoir une analyse radicale des choses pour les comprendre parfaitement, pour ensuite être capable d'expliquer les torts et les travers. C'est ce que j'explique depuis le début.
Maintenant, qu'il existe des gens "plus radicaux que moi" et qui sans doute moins envie de faire de la théorie, sans doute. Mais c'est pas réellement un problème, généralement ce type "d'ultra-gauche" se fait rapidement canalisé et ils acceptent souvent leurs erreurs, pour se remettre à l'étude et la compréhension. Après, je prétends pas être un professeur pour tout à chacun non plus. En tant que maoïste, je considère que quand un camarade se plante, ça ne le fout pas hors-jeu. On va prendre une bière ou un café, on va discuter avec lui pour essayer de confronter les avis et essayer de faire en sorte que la meilleure ligne en ressorte. Je crois à l'éducation politique perpétuelle, même pour moi qui peut très certainement me tromper. Je préfère qu'un camarade me dise "T'as tort, on va en discuter", plutôt qu'il ne m'insulte et ponde un communiqué sur le net pour dire que j'suis qu'un connard.
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Le 26 juillet 2016 à 20:41:55 H3i_Bug a écrit :
Certes, mais ce forum est représentatif des limites de ton discours : chaque communiste à sa propre vision du communisme. Vous passez votre temps à vous déchirer sur ce qui relève ou nom du dogme. Sur un forum c'est amusant, dans la réalité ce le serait nettement moins.
Et l'écrasante majorité n'est pas forcément dans le camp de celui qui revendique parler en son nom. Sans compter que la notion même de "peuple" est à relativiser sérieusement, surtout dans le cadre de l'idéologie communiste qui se veut profondément scientifique et dénuée de mythes mais qui se permet la création d'une mythologie spécifique...
On est sur un forum... Tu fais bien de le rappeler et de toute façon, je n'ai absolument rien contre la lutte d'idée, quand elle permet de pouvoir dégager de nouvelles perspectives. Après, je pense que tu fais une lapalissade en disant que chaque communiste à sa propre vision du communisme, parce qu'on peut dire ça des libéraux, des fascistes et j'en passe... C'est pas propre aux communistes. On se déchire sur notre histoire commune, souillé depuis de très nombreuses années par les révisionnistes de tout poil. Ici, point d'excommunication de toute façon, c'est un FORUM.
Oui, la notion de peuple est à relativiser, mais elle est assez clair pour nous ici de toute façon. Quand à la question des "mythes", faut pas me prendre pour un con mais il y a des mythes fondateurs et mobilisateurs chez les communistes, souvent toutes tendances confondus. Rien n'empêche après d'avoir une analyse "scientifique" de part le matérialisme dialectique et historique, mais faut pas croire que le mythe/folklore, ça n'existe pas chez nous. Certains seraient étonné d'ailleurs, de voir à quel point ça peut crever les plafonds. Le peuple c'est pas un mythe, moi quand j'sors de chez moi je le vois tout les jours personnellement, sans l'idéaliser, sans penser qu'il est "de toute façon révolutionnaire".
Ben le bien-être, c'est quand même une quête individuelle dans l'absolu. Pour certains c'est une liberté physique sans limites, pour d'autres c'est le droit à la propriété et à la vie en marge de la société, pour d'autre encore c'est le service loyal et altruiste à la communauté etc...
Naturellement, le bien-être et le bonheur constituent des objectifs existentiels dans toute vie humaine, mais c'est avant tout quelque chose d'intimiste et individuel. Le bien-être dont tu parles, qui consiste en réalité à la réalisation des besoins primaires, je n'y suis pas opposé au fond, mais il ne s'agit pas du bien-être, juste de besoins. Les besoins diffèrent des aspirations.
Mais le bien-être individuel, il ne se réalise que dans le bien-être collectif. C'est là toute la différence entre une vision purement individualiste et une vision plus globale, qui part du principe que le bien-être d'un tel, est très certainement corolaire de celui de l'autre. Le socialisme n'empêchera nullement (le communisme d'ailleurs), de pouvoir réaliser son bien-être, ainsi que ses besoins. Mieux même : Ils seront libérés à un tel degré, qu'individuellement et collectivement, ils pourront se réaliser avec le maximum de potentialités. Après il est bien évident que les représentations mentales sont directement issus de la société et des idées dominantes, cela influx énormément sur nos visions et conceptions, et ce qu'elles doivent être.
J'en sais ce que dis l'article Wiki dessus, je n'ai pas lu de livre dessus si c'est bien ce que tu sous-entends.
Wikipédia. Je t'invite à lire quelques livres dessus, si tu ne l'as pas fait. D'ailleurs pour ne pas totalement froisser les camarades anarchistes/libertaires/anti-autoritaires ici, tu peux lire autant la littérature marxiste que anarchiste là dessus, pour t'en faire une vision globale. Non parce que bon, tu me sors Kronstadt c'est comme si je te disais "Et l'extermination des Camisards, hein ?".
Eh non, je ne te dirais pas que les générations actuelles sont profondément anti-communistes. Je pense justement que certaines aspirations de la jeunesse occidentale actuelle ( qui a la chance de connaître un monde en paix et doté d'un certain confort de vie ) vont plutôt dans le sens d'un monde plus social en fait, mais aussi, et surtout, plus pacifié. En ce sens je pense que le communisme loupe un peu sa chance en se cramponnant à la légende noire du passé au lieu de se réinventer et de proposer quelque chose de réaliste à cette jeunesse.
On fréquente pas la même jeunesse, c'est bien ça qui me rassure en fait. Notre génération est "anti-communiste" justement à cause de ta foutue pseudo "légende noire" qui est enseigné de manière totalement anhistorique, très peu scientifiquement et qui se contente de répéter que c'était vilain, pas beau et totalitaire. Vu que de toute façon le monde des idées devient de plus en plus policé, ça n'est guère surprenant. Pourtant, nous n'avons jamais connu de sociétés aussi violentes que la nôtre, c'est bien ça tout le soucis et je ne parle pas forcément de la violence que l'on voit aux infos, mais de la violence sourde sociale justement, qui frappe des familles entières dans la plus grande indifférence. J'suis pas violent par nature moi, si il le fallait j'serai même un gros nounours qui ferait des câlins.
Seuf que ça ne marche pas comme ça et que les rêves idéalistes sur le "pacifisme", volent en éclat devant la réalité sociale et politique, sans parler de la violence réelle au quotidien. Mais bon, tout ça c'est un travail sur le long terme.
Pour l'instant, que vous le vouliez ou non, le communisme conserve une identité symbolique qui suscite autant l'admiration que la répugnance. Et, encore une fois, je trouve ça dommage dans la mesure où vous avez à présent des générations qui pourraient potentiellement être de votre côté, mais qui pour l'instant se tiennent à distance des titans symboliques du monde politique, exception notable des factions identitaires/populistes dans certains pays.
Ce qui veut dire qu'il faut encore faire le tri entre le vrai et le faux, continuer sans relâche le travail sur l'hégémonie politique et culturelle, être capable de défendre notre histoire et de pouvoir l'expliquer, de pouvoir avancer vers de nouvelles organisations capable de pouvoir répondre aux multiples attentes qui sont posés. Moi je ne désespère pas, je trouve même qu'il est possible de nouveau pouvoir parler avec un tas de personnes du socialisme en général, sans que la chape de plomb ne te tombe sur la gueule, ce qui est déjà quelque chose de positif pour l'avenir. Nous sommes dans la période des monstres pour reprendre Gramsci, le nouveau monde tarde à naître et l'ancien ne veut pas crever. Va falloir être fort pour traverser la tempête et pouvoir proposer une conception du monde claire, progressiste et révolutionnaire.
Mais quel mauvais goût.
https://www.youtube.com/watch?v=eakiePMbIBU
(J'en ai encore plein) (Cace-Dédi à mon poto Raised
)
Je ne suis pas conservateur. Je ne me réclame d'aucune idéologie, aucun courant, aucune faction. Je préfère les pensées et réflexions de grands hommes historiques que j'admire aux corpus dogmatiques et étroits des idéologies politiques.
Oui t'es pas conservateur, et moi j'suis pas marxiste. C'est la matrice qui règle tout ça.
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S'il te plait, tu parles à un marxiste... Dire à un marxiste que tu ne te réclames d'aucune idéologie, d'aucun courant, d'aucune faction, c'est du bullshit. (Avec tout le respect que j'ai pour toi) On défend tous/tes un point de vue politique et idéologique, sans qu'il soit clairement affiché dans un Parti ou une idéologie. Donc, pas à moi parce que ça ne va pas marcher. Le seul truc neutre, c'est le ph de l'eau d'ta piscine.
Et je me moque bien du trotskisme, on m'a dit qu'ils correspondaient à mon opinion sur le communisme, de là j'ai simplement ( et c'est très 2nd degré, naturellement ) dit que c'étaient certainement des personnes respectables. Mais je n'y connais rien à ce courant de pensée et je ne cherche pas à en savoir davantage.
Je comprends mieux du coup. Tu ne te feras par purger pour trotskisme, dans ce cas là !
Le 27 juillet 2016 à 12:59:37 Axetibe a écrit :
Ce n'est plus tout à fait vrai, on observe une sensibilité accrue des patrons, et même de quelques grands patrons, envers ce que l'on appelle l'empreinte sociale de l'entreprise. Le boss de Danone a fait un discours intéressant et détonant à HEC il y a peu, prouvant que même au sein au des élites éco il y a une légère inflexion des mentalités.
Et pourtant toutes les élites qui peuvent sortir d'écoles comme HEC n'ont qu'une idée en tête: s'assurer une position. Le changement de mentalité, la morale, tout cela est secondaire. Tant qu'il y aura capitalisme il y aura une classe qui exploite et une classe qui est exploitée. Peu importe si la classe qui exploite le fait "moralement" ou pas.
Spoiler : dans tout groupe humain démographiquement important il y a des dominés et des dominants, d'autant plus dès lors que ce groupe humain se retrouve géré par une institution organisée, par nature pyramidale. Les gentils cadres de ton Parti seront fondamentalement des exploiteurs, et le reste de la pop se retrouvera exploitée par ces cadres. Peu importe tous les adjectifs symboliques ou les habiletés sémantiques que l'on trouvera bien pour rendre cette vérité acceptable, belle ou conforme à l'idéologie, un fait reste un fait, et un même procédé aboutit fatalement aux même résultats. ![]()
Et il faut rester particulièrement méfiant à l'égard de l'importance que veut se donner l'entreprise dans la vie des gens, l'emprise de l'entreprise (:hap:). C'est tout autant un projet totalitaire que celui des Etats absolus fascistes.
Il n'y a pas de dimension totalitaire dans une entreprise, hormis quelques exceptions qui se placent hors la loi ( je pense à Amazon ou Apple ), il peut y avoir une violence symbolique, sûrement, mais dans tous les cas bien moindre que dans un régime socialiste tentant d'atteindre le communisme.
Il évolue, il mute, il s'adapte à sa période historique et aux dynamiques conjoncturelles. Ce n'est pas une entité qui a des intentions et des desseins, c'est juste un système façonné par les gens et les technologies de son époque.
C'est évident, le capitalisme se dote de corpus idéologiques, de nouveaux hommes et de nouvelles méthodes pour se défaire des erreurs qu'il a lui-même causé... Mais son évolution ne le fait pas changer dans ce qu'il est au plus profond de lui-même, dans ses mécaniques les plus élémentaires, dans ses contradictions fondamentales.
Le capitalisme n'est pas une idéologie, c'est juste un ensemble de pratiques et d'interactions, un simple système tacite. C'est une notion purement abstraite.
Penser qu'il faut abolir le capitalisme parce qu'il contient des contradictions, c'est croire en l'existence d'un système parfait, sans failles et sans antagonisme, c'est suivre une vue de l'esprit. Il y aura toujours des antagonismes, des confrontations, des querelles culturelles etc. Ce n'est pas une question de système, c'est une question de socialisation et d'acculturation, la première ne peut pas être unique, ce qui rend d'emblée tout rêve égalitariste et pacifique impossible, la seconde est un procédé foncièrement lent et source de confrontations, ce qui rend l'espoir de passer du socialisme au communisme douteux et improbable.
Et quand on est pas d'accord en pleine révolution, le moment où tout le monde a une arme dans les mains et peut décider de tuer s'il juge qu'un individu fait obstacle d'une manière ou d'une autre à la révolution ? Mmh ?
Le Parti n'est pas un fétiche, il agit comme une avant-garde, certes, mais aussi comme un front uni pendant la révolution. Si un individu veut tout arrêter, ne veut pas continuer... grand bien lui fasse. Le Parti n'a pas besoin de lui, les masses non plus, la révolution encore moins.
Pour certains si, justement. Vous n'avez pas tous la même définition du communisme.
Et les gens qui voulaient tout arrêter, ne plus participer, on sait ce qui leur est arrivé au sein de l'Armée Rouge... ![]()
Le communisme est une idéologie, s'il y a un Parti, des hiérarques et une lutte à mort à mener, tu peux être certain que les impératifs d'unité contraindront le courant au pouvoir à assurer son hégémonie sur les autres.
Et? Les luttes intestines dans le Parti, c'est un thème récurrent des études marxistes depuis les expériences socialistes du XXème siècle, personne ne nie qu'il est nécessaire pour le courant révolutionnaire d'assurer son hégémonie sur les recréation de la bourgeoisie, qu'elles soient révisionnistes ou contre-révolutionnaires.
Ok, donc vous savez déjà qu'il va falloir une dictature d'un courant au sein du Parti afin de mener à bien une tyrannie unitaire et cohérente sur les masses dans le but de parvenir à la dictature du prolétariat. ![]()
C'est particulièrement candide de penser ça.
Un type qui a le pouvoir cherche avant tout à le conserver. 'Fin, je sais pas, au-delà de l'aspect logique de la chose, il y a tellement d'exemples historiques qui démontrent qu'on ne doit pas attendre d'un individu/groupe au pouvoir qu'il soit prêt à l'abandonner pour l'intérêt général.
Le marxisme, par l'étude même du capitalisme et de la bourgeoisie (ou encore des expériences socialistes) connait ces problématiques. Il y a plusieurs manières d'y remédier. Etant sensible au conseillisme, j'aurais tendance à poser les "Soviets", les conseils prolétaires, en contre-pouvoir du Parti (qui admet dés lors sa dimension autoritaire et verticale, au contraire des conseils). Cela dit, cela pose de nouvelles questions bien plus complexes qui n'ont pas vraiment leur place ici. Mais il est important de comprendre que le marxisme est loin de l'idéalisme qui voudrait voir dans un homme providentiel un "sauveur" prêt à s'abandonner pour la Révolution. Non, le marxisme exerce une critique générale, et le marxiste exerce sa propre auto-critique
C'est bien connu, nombreux sont les communistes à rejeter la figure du leader. On ne verra jamais un étendard arborer un dirigeant d'un régime soviétique ou une figure révolutionnaire. C'est impossible.
Regarde ce qu'il s'est passé à Nuit Debout, les gens voulaient établir une démocratie directe avec toutes les procédures nécessaires à la garantie d'un système pur, honnête et impartial. Il y a eu un engouement certain au début, mais la complexité des procédures, la lenteur voire la paralysie lors des prises de décision a déçu beaucoup de personnes, du coup le mouvement s'est peu à peu dissout et a quasiment disparu.
Tes Soviets ne feront pas le poids face aux partisans d'un leader fort pour mener à bien la révolution et face aux intrigues internes entre les courants et les cadres.
Je te répondrais dans la soirée Tyler.
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Spoiler : dans tout groupe humain démographiquement important il y a des dominés et des dominants, d'autant plus dès lors que ce groupe humain se retrouve géré par une institution organisée, par nature pyramidale. Les gentils cadres de ton Parti seront fondamentalement des exploiteurs, et le reste de la pop se retrouvera exploitée par ces cadres. Peu importe tous les adjectifs symboliques ou les habiletés sémantiques que l'on trouvera bien pour rendre cette vérité acceptable, belle ou conforme à l'idéologie, un fait reste un fait, et un même procédé aboutit fatalement aux même résultats.
On ne prétend pas arriver à la société sans violence, à décréter l'abolition de la domination et de l'exploitation dans les rapports humains. Mais l'évolution de la société vers moins de violence est une conséquence historique. Il y a eu moins de violence (symbolique ou non) dans la société bourgeoise par rapport à la féodale car il n'existait plus des rapports de force et de dépendance entre les individus dus à leur rang hiérarchique. Il y a aura moins de violence dans la société socialiste que dans la société capitaliste, car les rapports de classes n'existeront plus. L'exploitation "en fait" dont tu parles n'a pas de sens, ou alors un sens minime si on la compare aux situations des hommes dans la société contemporaine.
Il n'y a pas de dimension totalitaire dans une entreprise, hormis quelques exceptions qui se placent hors la loi ( je pense à Amazon ou Apple ), il peut y avoir une violence symbolique, sûrement, mais dans tous les cas bien moindre que dans un régime socialiste tentant d'atteindre le communisme.
Sauf que quand tes "quelques exceptions" représentent une part aussi importante de l'économie actuelle et à venir, il serait peut-être temps de s'en inquiéter, non? ![]()
Le capitalisme n'est pas une idéologie, c'est juste un ensemble de pratiques et d'interactions, un simple système tacite. C'est une notion purement abstraite.
Très drôle, on pourrait dire ça de n'importe quel système établit à n'importe quelle époque. Oh tiens, dans cette contrée, certains hommes en réduisent d'autres en esclavage pour la richesse. C'est juste un ensemble de pratiques et d'interactions. Rien de concret à analyser. ![]()
Penser qu'il faut abolir le capitalisme parce qu'il contient des contradictions, c'est croire en l'existence d'un système parfait, sans failles et sans antagonisme, c'est suivre une vue de l'esprit. Il y aura toujours des antagonismes, des confrontations, des querelles culturelles etc. Ce n'est pas une question de système, c'est une question de socialisation et d'acculturation, la première ne peut pas être unique, ce qui rend d'emblée tout rêve égalitariste et pacifique impossible, la seconde est un procédé foncièrement lent et source de confrontations, ce qui rend l'espoir de passer du socialisme au communisme douteux et improbable.
On ne pense pas qu'il faille abolir le capitalisme, mais qu'il est voué à s'effondrer. Ses contradictions sont structurelles et trop importantes pour que ses constantes réinventions ne l'entraînent pas vers sa chute (chute qui peut se traduire par la révolution et qui avance à mesure que le capitalisme organise de moins en moins efficacement la production et l'économie en général). Pour ce qui est de la socialisation et de l'acculturation, il est évident que tu parles sans avoir jamais lu même des ouvrages basiques du marxime-léninisme. Nous prends-tu pour des utopistes qui auraient tout préparé ou pour des foufous qui partiraient à la révolution sans savoir ce qu'ils veulent installer? Ne t'inquiète pas, le débat théorique sur la question de la transition du socialisme au communisme est un aspect important qui est discuté et traité par les marxistes modernes dans le monde entier. On ne va pas faire de la France de 2016 la Russie de 1917 ![]()
Pour certains si, justement. Vous n'avez pas tous la même définition du communisme.
Et les gens qui voulaient tout arrêter, ne plus participer, on sait ce qui leur est arrivé au sein de l'Armée Rouge... ![]()
Il n'y a pas de définition du communisme à avoir. Le marxisme-léninisme n'a pas 50 définitions ![]()
Ok, donc vous savez déjà qu'il va falloir une dictature d'un courant au sein du Parti afin de mener à bien une tyrannie unitaire et cohérente sur les masses dans le but de parvenir à la dictature du prolétariat.
Je ne vois pas ce qu'il y a d'illogique
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C'est bien connu, nombreux sont les communistes à rejeter la figure du leader. On ne verra jamais un étendard arborer un dirigeant d'un régime soviétique ou une figure révolutionnaire. C'est impossible.
Regarde ce qu'il s'est passé à Nuit Debout, les gens voulaient établir une démocratie directe avec toutes les procédures nécessaires à la garantie d'un système pur, honnête et impartial. Il y a eu un engouement certain au début, mais la complexité des procédures, la lenteur voire la paralysie lors des prises de décision a déçu beaucoup de personnes, du coup le mouvement s'est peu à peu dissout et a quasiment disparu.
S'il te plaît, stop avec le bullshit et l'amalgame entre extrême-gauche petite bourgeoise et les marxistes ou anarchistes. Les mecs que tu croises dans la rue et qui taguent "no future" ou qui se sentent mal lorsque que quelqu'un d'autre qu'eux a la parole parce que ça atteint "leur liberté", c'est pas des communistes ![]()
D'ailleurs, pour avoir fait une Nuit Debout, j'y ai pas trouvé beaucoup d'ouvriers, de salariés, de jeunes précaires, de retraités... Et je te parle d'un milieu rural et ouvrier, donc imagine à Paris et en grande ville.
Tes Soviets ne feront pas le poids face aux partisans d'un leader fort pour mener à bien la révolution et face aux intrigues internes entre les courants et les cadres.
Sauf que les Soviets ne sont pas une opposition au Parti, il ne faut pas comprendre "contre-pouvoir" comme cela. Je lui préfère d'ailleurs l'expression anglaise de "counterbalance". Le pouvoir aux Soviets n'est pas de même nature que celui du Parti qui dirige l'Etat socialiste, il n'y a pas de face à face, de bataille entre les deux, ils sont tous les deux là pour conduire à la société communiste, le Parti à travers le centralisme démocratique et les Soviets dans les décisions locales, économiques et dans l'éducation des masses.
https://www.youtube.com/watch?v=eakiePMbIBU
(J'en ai encore plein) (Cace-Dédi à mon poto Raised
)
https://www.youtube.com/watch?v=soVC_I9mbF8 ![]()
Tant qu'il y aura capitalisme il y aura une classe qui exploite et une classe qui est exploitée. Peu importe si la classe qui exploite le fait "moralement" ou pas.
Il n'y a plus de bourgeoisie capitaliste, ils sont autant soumis que tout le monde à l'argent.
Mais le communisme ne peut pas le comprendre puisque le seul but pour eux est d'émanciper les prolétaires pour en faire des bourgeois comme les autres.
Le marché financier fait et défait les grandes fortunes, elles n'y sont presque pour rien à ce jeux, ce ne sont pas des élites puisque la "main invisible" les fait exister ou non.
L'argent exploite les hommes.
Le 27 juillet 2016 à 12:23:49 Xye4567199ha a écrit :
http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2016/07/03/julius-evola-les-limites-de-la-justice-sociale-5822301.htmlUn belle critique du matérialisme-consumériste, dévoilant quelques convergences entre bourgeois-capitalisme et socialisme.
Le consumérisme est chez les "socialiste" keynésiens, pas les vrais socialiste communistes voulant éliminer le gaspillage des ressources.
Le 27 juillet 2016 à 15:05:37 Xye4567199ha a écrit :
Tant qu'il y aura capitalisme il y aura une classe qui exploite et une classe qui est exploitée. Peu importe si la classe qui exploite le fait "moralement" ou pas.
Il n'y a plus de bourgeoisie capitaliste, ils sont autant soumis que tout le monde à l'argent.
Mais le communisme ne peut pas le comprendre puisque le seul but pour eux est d'émanciper les prolétaires pour en faire des bourgeois comme les autres.
Le marché financier fait et défait les grandes fortunes, elles n'y sont presque pour rien à ce jeux, ce ne sont pas des élites puisque la "main invisible" les fait exister ou non.
L'argent exploite les hommes.
Bel exemple d'anticapitalisme romantique. ![]()
Faire des bourgeois comme les autres est anticommuniste, c'est l'idéologie de petit-bourgeois voulant s'élever dans la société en voulant éliminer la financer mais en n'assumant pas jusqu'au l'anticapitalisme.
Il n'y a plus de bourgeoisie capitaliste, ils sont autant soumis que tout le monde à l'argent.
Mais le communisme ne peut pas le comprendre puisque le seul but pour eux est d'émanciper les prolétaires pour en faire des bourgeois comme les autres.
T'as putain de rien compris au marxisme toi.
Mort aux élites qui nous imposent le choc des cultures en faisant venir n'importe qui en Europe !
http://www.atlantico.fr/pepites/allemagne-groupe-musulmans-assaille-piscine-nudiste-en-hurlant-injures-et-menaces-2776607.html
Je ne peux pas blâmer les électeurs de partis nationalistes face à cela...
Les Allemands paient leur aveuglement.
Le 27 juillet 2016 à 16:24:38 Superasgard2 a écrit :
Mort aux élites qui nous imposent le choc des cultures en faisant venir n'importe qui en Europe !
http://www.atlantico.fr/pepites/allemagne-groupe-musulmans-assaille-piscine-nudiste-en-hurlant-injures-et-menaces-2776607.htmlJe ne peux pas blâmer les électeurs de partis nationalistes face à cela...
Les Allemands paient leur aveuglement.
http://www.fier-panda.fr/r/jeu-du-fn/img/background.jpg
Je m'en balek de faire le jeu d'un parti quelconque. Phrase de politicard.
Le 27 juillet 2016 à 15:02:46 [Raised_Fist] a écrit :
https://www.youtube.com/watch?v=soVC_I9mbF8
Muhahahah
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https://www.youtube.com/watch?v=jQXQskeQ62k
L'éditorial de Les matérialistes.com parle de la tuerie au Japon entre autres.
C'est ironique que les takfiristes seraient néo-darwinistes sans être darwinistes (ils prônent le créationnisme).
Le 27 juillet 2016 à 16:45:54 Superasgard2 a écrit :
Je m'en balek de faire le jeu d'un parti quelconque. Phrase de politicard.
Je sais. Je plaisante en parodiant les adeptes de cette théorie. ![]()