Castruc
En vlà un!
Encore un vieux inachevé que je termine en quelques vers
Aujourd’hui, tout comme hier, et sûrement comme demain c’est toi que je vois,
Quand je me souviens de ce temps passé sur les rives du lac Clément.
Tu étais là me forçant, par quelques caresses, à sourire devant
Ces feux de l’amour qui brûlaient les anciennes lois
Qui dirigeaient les hommes, ces lumières, qui par delà, les mers
Guidaient les cœurs passionnés, et oppressaient les cœurs amers.
Et parce que tu m’accompagnais, tout n’était plus qu’harmonie,
Et les cygnes même, nous accordaient leur ballet. Avec parcimonie,
Ils nous délectaient de leur infini grâce. Ni excès, ni modération,
Seulement toi et moi, enchantés et sereins. Et lorsque nous les nourrissions
De quelques miettes de pains qu’il venaient discrètement tirer de nos mains,
Il n’y avait plus rien de trop dans ce paysage, même l’air marin
Jouait quelques mélodies oubliées qui ravivaient nos sens.
Devant nous, une étendue infinie, où se mélangeaient la mer et le ciel.
Une rassurante obscurité, ancrée dans cette auréole d’espoir. Une chance,
Accordée à peu d’hommes, m’était là offerte. Un paradis, qui n’avait rien d’artificiel,
Autour de moi, un arbre courbé prenait ses racines dans l’eau, et s’inclinait
Vers quelques rochers, qui lui chuchotaient quelques secrets défendus.
Et même lorsque je me retournais, tu étais là et le rêve continuait.
Un arbre majestueux se dressait, il étendait ses bras des cotés, et j’aimais
A le voir si stoïque, enraciné dans une ce parc paisible, et le passé rendu
A la vie dans cette prairie. Car maintenant que j’ai goûté au plus doux des mets,
Ces nuits avec toi, ces nuits où tu pleurais, et d’autres où tu riais, maintenant
Je pense à toi, cette nuit là c’était pareil. Et demain, tu couleras dans mon sang.