Oui, ça fait longtemps que je souhaiterais pouvoir faire ça, mais on a une case "aperçu" à côté de poster pour se rattraper et être inexcusable si nos smilmeys ou nos liens ne marchent pas
Alors chapitre 21 ou 22, je me suis aperçu de ça hier soir sur mon disque dur, il semblerait que j´ai un décalage entre ce que je poste et ce que j´écris, c´est pas nouveau, mais j´ai du merder en nommant un des derniers chapitres avec word...Je me suis reporté à mon état d´avancement sur fictionpress.com mais il semblerait que tout se déroule comme sur des rails : nous sommes bien au chapitre 22, et c´est le 23 que je suis en train d´essayer de rédiger
"Si ça se trouve, Phelspart est un sadique qui capture les jeunes filles pour pouvoir les torturer avec des chatouilles
"
ça m´a bien fait rigoler jujudredd
Armiel
tu m´as fais peur en confondant Anna et Rachel, il me semblait que c´étaut moi qui avait fait l´erreur
pour ce qui est du coup de pied, je dirais que la vitesse à laquelle l´action se passe et la pénombre de la caverne, c´était un bon moyen de véhiculer la dextérité et la confusion de l´attaque...Tout simplement ![]()
Non bravo, c´est ma faute, comme je répondais à Juju au sujet d´Anna, j´avais ce nom dans la tête, je n´ai pas remarqué tout de suite mon erreur (en plus à chaque fois que je lis Anna je pense aux Silences d´Anna, et j´ai du mal à accepter Rachel comme nom pour l´héroïne
(j´ai été marqué (traumatisé) par cette oeuvre^^)
Quoi !? Encore en deuxième page ? Ca va pas du tout ça !
![]()
jujudredd, uper officiel
Bah je vous dirai honnêtement, j´ai la flemme de relire mon prochain chapitre de peur de le trouver nul alors j´attends de croiser fff sur MSN pour le lui envoyer ![]()
A moins qu´il ne me boude parceque je ne peux pas lire sa fic à laquelle je souhaite de rester en première page jusqu´à sa fin ![]()
Chapitre très boulversant, on sent le dechirement de la disparition des deux adolescentes, la terreur est omnipresente, très bon
Surement un de mes plus longs commentaires ![]()
et un des plus developpé aussi ![]()
non je vais rien dir, j´en suis au meme niveau que toi ![]()
Ben là je t´ai battu ![]()
La reprise des cours est dure on dirait
Je ne saurais me permettre de poster le prochain chapitre sans un com de mon commentateur officiel...
Je vous félicite pour cette embrasée d´inspiration les commentateurs ![]()
Fanaaaaaaaaaaa !! !
Viens ![]()
Rah, mais vous pouvez pas vous passer de moi de temps à autres? Je bosse des fois moi >_<
Bon commentons ce chapitre
En théorie, dans ce vingt-deuxième fragment de ton oeuvre, on pouvait s´attendre à deux orientations: l´autre pervers et son jeu avec les deux jeunes filles et le climat d´apocalypse météorologique. Fort logiquement tu commences par le huis-clos angoissant dans la grotte. Une remarque à ce sujet, si l´homme est un pervers qui veut abuser des deux filles, les emmener dans un endroit à la visibilité zéro me paraît guère inspirée vu que lui non plus ni verra rien. Difficile de traquer ses proies en toute quiétude, d´admirer leur terreur, de profiter du sentiment de domination pour soi et de défaillance pour elles. Enfin bref...
On commence tout de suite dans le vif du sujet, logique vu qu´on avait fini dedans... L´angoisse est perceptible, la sensation est rendue par des phrases comme celle avec la comparaison entre le tonnerre et un requiem ( comparaison un peu maladroite à mon avis, je ne pense pas que les requiems aient cette sonorité, celle du tonnerre et de l´orage).
A deux on éprouve plus de courage? C´est ce qu´on pourrait se dire quand on voit les paumes de leurS mainS se joindre ( oui un S à moins qu´une des deux soit manchot, palmipède, ailée, etc...). Toutefois rien de cela, la terreur semble détruire cela et rendre le sentiment de solitude face au danger encore plus grand vu qu´on repasse à Rachel uniquement comme protagoniste active, au contraire d´Anna qui semble passive au départ ( on ne la voit pas bouger, on voit que Rachel la tire..). Bref la situation semble désespérée, sans échappatoire, avec un ennemi qui se rapproche de plus en plus malgré une scène de tentative de fuite qui aurait sa place dans les meilleurs jeux d´infiltrations ( original en effet le fait de masquer ses bruits de pas sur le gravier en profitant des coups de tonnerre).
Les paroles qui avaient souvent valeurs de réconfort dans les chapitres précédents prennent un tout autre sens ici, avec un Phelspart ( contraction de Jim Phelps de Mission Impossible et de faire-part?) qui semble s´amuser à rajouter de la tension.
D´ailleurs, il me semble que depuis le début, chaque fois que Rachel est seule, c´est là où elle a des soucis. Enfin on pourrait dire à chaque fois qu´un personnage est seul vu le destin d´Irvin^^. Toutefois, ici il y a encore un lien, les doigts liés qui semblent transmettre la terreur de l´autre, en rajoutant donc à chacune, heureuse initiative n´est ca pas?
Et puis la douleur si traître. Parce qu´elle paralyse Rachel, parce qu´elle révèle leur position exacte et parce qu´elle force Anna à se sacrifier, du moins à s´interposer... Et comme si cela ne suffisait pas, les pleurs arrivent. Logique il faut dire que les jeunes filles finissent par craquer après une telle pression mentale et psychologique. J´aurais même espéré à un moment que cela fasse apparaître Elle, mais non, tu nous as enlevé cette joie. Donc pas de schyzophrénie sous le coup direct d´une forte émotion, on a déjà une piste de moins pour le fantôme.
Je remarque aussi que tu tires le portrait au noir de leur inconvenant acolyte. Mains grasses, personnage écoeurant, serpent aveugles, gros doigts. Bref une image un peu caricatural du pervers, mais qui marche. En fait sous les allures débonnaires au départ du bonhomme se cache une belle saloperie. Qui arrive à faire craquer l´union des deux filles puisqu´elles se séparent physiquement, ne se voyant plus, elles ne sont plus liées par leurs mains. Et on assiste ensuite à la réaction de Rachel, comme si les mains liées lui transmettaient trop de peur pour réagir et que leur libération permettait à ton héroïne d´enfin pouvoir réagir. On peut aussi voir cela comme la réaction animale instinctive. Vous savez " un animal n´est jamais aussi dangereux que quand il est acculé", l´énergie du désespoir mise sur le papier par Bravo_Leader. Aussi félicitations pour elle qui arrive à allumer le visage de Phelspart dans le noir après l´avoir laissé. Un brin incohérent à mon avis, mais bon ca reste dans la logique du récit, donc ce n´est pas si grave.
Bref, la douleur de l´ennemi vous revitalise toujours, c´est le cas ici, puisque les deux jeunes filles parviennent à fuir, jusqu´à ce que le sadisme de l´auteur refasse son apparition. Et oui une chute, chose toute bête pour faire une rupture dans un récit, mais toujours aussi efficace. Bref, de quoi contraire l´une d´elles au sacrifice. Au passage l´affutage c´est l´action d´aiguiser, d´affuter, donc Rachel serait en train d´affuter des couteaux ou autres objets tranchants, ce qui aurait été utile dans cette situation
On reste dans le tragique puisque l´auteur nous offre une déclaration d´amour à ce moment-là, comme pour montrer que la vie est parfois une belle p*te, mais enfin c´est un avis personnel sur ce fait, rien ne vous empêche de ne pas le partager.
On tombe ensuite sur la deuxième ouverture prévisible de ton chapitre, celle de l´apocalypse, ici visible par un vent plus que fort, l´orage violent et la tempête de mer. Le résultat en est l´abandon de Rachel qui tente de se soustraire aux éléments tout en se soumettant à son destin. Détermisme quand tu nous tiens^^ A moins que la position du foetus indique une renaissance de Rachel, d´une Rachel autre, Elle qui sait...
Puis la catastrophe continue, avec l´un des symboles de la ville, les éoliennes qui morflent. Au passage, ton système de sécurité est suicidaire, tu es bon pour changer d´éoliennes à chaque coup de vent un brin plus violent, je ne pense pas qu´un arrêt brutal soit possible, plutôt un système de frein pour les ralentir progressivement... Bref, cela finit dans l´eau, comme pour montrer que les éléments naturels sont plus forts que la technologie? Le lointain grondement m´intrigue, serait-ce une inondation?
Quant à la fin, elle reste énigmatique, serait-ce Elle qui réapparait enfin, Rachel qui devient aussi barge que son amie invisible?
Ah non ! Je ne lirai pas ce commentaire aussi long que le chapitre ![]()
le commentaire plus long que le chapitre ![]()
c´est exactement ce que j´avais pensé
Bah un grand commentaire pour dire pleins de choses, en effet
mais j´ai l´impression que t´as pas aimé
faut dire que t´as beaucoup de boulot, alors je vais te donner la paix pour me faire la correction du prochain chapitre, je vais m´en occuper moi-même, vous l´aurez demain soir
Mais bon...C´est vrai que je m´en suis torché des incohérences et que j´ai choisi la facilité et l´efficacité sur ce passage...Le prochain, je vous le dis tout de suite, ne sera guère mieux, voire ennuyeux, mais il en faut pour faire la transition avec le chapitre ... euh 24 qui sera...
Bah en gros, je suis désolé fff de t´avoir laisser ce gout amer, me semble-t-il, tu sera dispensé de commentaire demain soir pour la peine ![]()
Ah ce n´est pas que je n´ai pas apprécié, mais bon étant donné que j´étais dans mon commentaire de texte, tu as eu le droit à la version non expurgée de mes analyses. Et tu as une idée du ton général de mes commentaires de textes ![]()
Sinon pour la corrextion j´imagine que c´était pour cela hier sur MSN à l´heure où on a mangé ( et on s´est éternisé à table pour des raisons personnelles).
Dispensé de commentaires? c´est si mauvais que cela? ![]()
"version non expurgé des tes analyses" ![]()
en gros, c´est de la merde tout du long mais tu me le dis pas
OK, de toutes façons, je l´ai relu moi-même, je le poste ce soir et comme il sera pas terrible, je ferai en sorte de finir le prochain plus rapidement que possible ![]()
Comme promis, le chapitre 22 va être posté dans quelques secondes avant que j´aille manger
Mais avant cela, je vous informe que le chapitre 23 sera bouclé plus rapidement que les autres car la muse me tourne autour et c´est avec une passion débordante de savoir la suite que j´écris plus vite que mes doigts ![]()
Comme promis, le chapitre 22 va être posté dans quelques secondes avant que j´aille manger
Mais avant cela, je vous informe que le chapitre 23 sera bouclé plus rapidement que les autres car la muse me tourne autour et c´est avec une passion débordante de savoir la suite que j´écris plus vite que mes doigts
(tellement vite que j´ai fais un double post
)
Bon alors, un chaptitre bien moins palpitant et moins réussi, je vous l´accorde, mais il y a des passages à vide comme ça, ça arrive...Je ne commente pas trop du coup, je vous laisse lire et c´est d´ailleurs une bonne lecture et un bon appétit à tous ceux qui vont manger que je vous souhaite
Hey ! 396°post ! je vous laisse la liberté de prendre le 400° ^^
Chapitre 22
La seconde nuit de la journée se leva derrière les nuages. Le monde s’était désormais complètement éteint et il ne se trouvait plus la moindre lueur, dévorée par l’obscurité. L’orage avait cessé, lentement, le tonnerre s’éloigna de la cité et partit gronder au-delà la péninsule, la foudre se fit moins puissante, plus lointaine et comme le monstre rassasié de destruction, l’ouragan s’en était allé vers d’autres horizons…La pluie avait continué de tomber, comme si les éclairs avaient littéralement crevés les épais nuages. L’eau tombait des cieux à une vitesse démoniaque, réveillant sous terre les créatures de vase engloutissant tout ce qu’ils trouvaient à engloutir, retournant le sol, créant des torrents de boue sur les flancs de la montagne.
C’était avec de grandes difficultés que Rachel essayait de se frayer un chemin dans les sentiers instables se dérobant sous chacun de ses pas et manquant de peu de la précipiter dans le vide en dessous elle. A chaque fois que cela était possible, la jeune fille s’arrêtait sur une plate-forme rocheuse et regardait autour d’elle les coulées de boue se déverser lentement dans les eaux tumultueuses en contre bas. La pluie s’abattant sans répit sur son corps faible et tout tremblant, Rachel s’assit sur son malheureux rocher n’offrant qu’une exposition au vent et à la pluie impitoyables, et en pleurant un peu de ses yeux démaquillés et tristes, elle entoura ses jambes frêles de ses bras légèrement chétifs. De ses yeux voilés de larme, elle regardait vaguement vers la mer, mais tout ce qu’elle voyait n’était qu’un océan de nuit, un encrier renversé sur la page de ses souvenirs, et sur la ligne d’horizon, une barrière de brumes. L’univers qu’elle espérait au-delà n’était certainement plus que pluie et désespoir comme ce qu’elle vivait, tout cela n’était qu’illusoire et vain.
Rachel poussa un soupir. Elle avait tout perdu, si vite, si subitement. Et pourtant elle ne pouvait plus lutter, encore moins revenir en arrière et tout ce qui lui était offert était d’avancer aveuglément. En reniflant, elle s’épongea d’un revers du poignet les cils gonflés d’eau noire et releva la tête vers le Nord où pointait les seules lumières traversant la nuit, il s’agissait de Junon. Au travers du rayonnement lointain de la cité portuaire, elle pouvait deviner les trombes d’eau qui se déversaient autour d’elle, qui s’abattaient cruellement sur son corps fragile en crépitant sourdement. La jeune fille n’eut pas la force de songer à Anna, elle avait peur d’entendre ses cris d’épouvante et ses souffrances au travers du songe de l’orage, autant lui importait de se l‘imaginer morte.
Elle se releva enfin et en marchant avec beaucoup de soin pour ne pas glisser, elle se dirigea lentement vers Junon qui se trouvait sur le flanc Ouest de la cité, juste devant elle. Le déluge ne se tarissait nullement depuis son réveil, les coulées de boue la faisaient glisser à la moindre occasion et rares étaient les bases rocheuses sur lesquelles elle pouvait trouver des repères stables. C’était la montagne entière qui semblait vouloir l’engloutir sous ses entrailles fondantes. Bientôt, le chemin de Rachel rencontra un gigantesque tronc qu’elle peinait à distinguer réellement dans la pénombre. Mais à la lumière de Junon qui n’était désormais plus très loin, elle parvint à discerner la couleur de la chose plutôt imposante dans son lit visqueux et sombre. La couleur était éclatante, blanche, malgré le fait qu’elle soit souillée par les flots de boue. En posant le pied dessus, la jeune fille sentit le tronc bouger légèrement. Elle l’explora du regard dans toute sa longueur et parvint à se rendre compte qu’il s’agissait du mat d’une éolienne déracinée par le vent plus haut sur la falaise.
Calmement, Rachel l’enjamba et se retrouva à cheval dessus, au moyen d’un numéro d’équilibrisme rendu périlleux par la pluie frénétique qui rendait le chevalet extrêmement glissant. Avec de grandes précautions, elle souleva la jambe droite et posa le pied de l’autre côté du mat dont le diamètre paraissait presque aussi grand qu‘elle-même. Mais à ce moment, elle sentit le reste de l’éolienne trembler sous la perturbation de son poids. Frappée de panique, Rachel ne réalisa pas que le mat était en train de glisser vers les récifs en contre-bas, porté par le torrent de boue et elle ne parvint pas à se séparer de la carcasse qu‘elle avait enjambé, ses deux jambes étant trop tendues. Rapidement, elle fut traînée vers le bas par l’éolienne, et malgré ses cris de terreur et ses débattements incessants, elle ne parvint pas à ramener vers elle sa jambe droite qui restait coincée de l’autre côté du mat. Ce ne fut qu’après avoir dévalé la pente sur une quinzaine de mètres et s’être cognée violemment à des rochers qu’elle lâcha prise, regardant devant elle le cylindre blanc dévaler le torrent de boue et s’écraser sur les rochers où s’écrasaient encore avec violence les vagues dressées par la tempête.
Avec dignité, Rachel se redressa, manquant dangereusement de force, elle regarda vers l’aura de lumière qui émanait de Junon et qui se reflétait sur les eaux noires. Les vagues de pluies précipitées du ciel brouillaient le chemin, mais sa volonté de rejoindre cette ville et de trouver Hermann était si forte qu’elle posa un pied devant l’autre et elle marcha péniblement au travers du désert fangeux. Au fur et à mesure que son corps se salissait, que ses vêtements perdaient en couleur et que ses pensées se perdaient dans l’ombre, Rachel se rapprochait de Junon et bientôt, elle franchit un talus qui la mena sur une route. Pour la première fois depuis si longtemps, ses pieds foulèrent du bitume, habituée à s’enfoncer dans la vase à chaque pas, la jeune fille tituba légèrement au début mais se sentit bientôt plus proche que jamais de la liberté. Avant de reprendre la route, elle traversa la voie et se pencha sur la glissière de sécurité qui séparait la chaussée du vide. Ses mains déchirées et engourdies se posèrent fébrilement sur la rambarde et sur son visage, Rachel ne sentit plus que l’intense voile de pluie glaçante, mais également les embruns des vagues s’écrasant sur les récifs au pied des falaises, dont elle ne pouvait pas deviner les crêtes, rien que les sourds et inquiétants grondements de la mer écumant dans les rochers.
La jeune fille suivit la route vers le Nord avec l’espoir de croiser une voiture, ou au moins de voir la falaise se dérober pour laisser place à la hanse abritant la ville portuaire qu’elle cherchait depuis de nombreuses heures. En pensant à cette rassurante perspective, son pas se hâta, restant toujours en plein milieu de la chaussée pour ne pas marcher dans les énormes ruisseaux qui s’étaient formés dans les fossés, elle marcha, désespérée, faible et abattue. Bientôt elle passa sous la sombre silhouette de lampadaires. La destruction des éoliennes sur la falaise avait coupé leur alimentation et les réverbères n’émettaient plus de lumière, ils s’étaient eux aussi abîmés dans la nuit et ne semblaient plus servir qu’à annoncer la proximité de l’entrée de la ville.
Soudain, Rachel arrêta ses foulées précipitées et maladroites, son corps se raidit au milieu d’un virage et son cœur s’emplit d’un immense soulagement, laissant à peine assez de place à ses poumons pour respirer amplement, à la hauteur de son épuisement. devant elle se trouvait désormais le havre de Junon, une baie grande ouverte sur l’océan, la ville exactement comme elle se l’était imaginée se dressait sur la montagne en l’escaladant degré par degré. La lumière qui s’en dégageait apparaissait très faible et saturée derrière la pluie à laquelle Rachel n’avait plus fait attention depuis qu’elle avait commencé sa périlleuse descente de la falaise. Des feux de couleurs palpitaient à l’entrée du port pour signaler les navires bloqués dans la rade et les feux de quelques véhicules semblaient se déplacer sur les voies de circulation ; cette ville était le havre des lumières et Rachel se crut sauvée à la vue de cette aile de Gaïa.
La nuit était cependant bien avancée et il s’était écoulé de nombreuses heures lorsque enfin, l’adolescente arriva au pied des premières barres d’immeubles. D’un regard béat, peinant à garderies yeux ouverts sous la force de la pluie, elle cherchait autour d’elle quelqu’un qui aurait pu lui venir en aide. Mais les trottoirs étaient déserts et rares semblaient les foyers encore allumés. Junon semblait être une ville lugubre dans les artères de laquelle les ombres se tapissaient sournoisement. Plus encore qu’à Gaïa, les rues demeuraient étroites et la lumière tamisée des réverbères se reflétait sinistrement dans les sombres flaques d’eau. Toutes les autorités avaient du être rassemblées au port pour assurer la sécurité des marins et la maintenance des réacteurs hydrauliques ; Rachel comprit qu’elle avait peu de chance de rencontrer qui que ce soit sous une pluie aussi puissante et à une heure aussi tardive, elle trouva donc une ruelle descendant au quartier inférieur pour se rapprocher de la mer dont elle percevait déjà le lugubre bougonnement.
Dans la sombre allée, elle était protégée des eaux célestes par un petit pan de toit et l’impression que lui procura la sensation d‘avoir la tête au sec la rendit étrange, le fait de sentir ses cheveux imbibés d’eau se sécher lentement lui donna presque la migraine, et à cet instant elle se rendit compte qu’elle demeurait très fatiguée de toute cette journée et qu’il allait lui falloir se reposer malgré la triste agitation qui l‘empêchait de trouver la paix avec elle-même. Mais avant de s’asseoir presque contre son grès contre le mur aussi sal que son corps, Rachel regarda par le jour de la ruelle et découvrit la silhouette d’un homme. Elle hésita à l’interpeller pour lui demander de l’aide, mais lèse rappela Phelspart ; il valait mieux ne pas déranger les inconnus de la sorte…
Ce fut l’étrange personnage de l’ombre qui, en remarquant la présence d’une adolescente traumatisée, désespérée et adossée à un mur, se retourna et prit Rachel par les épaules :
« -Rachel !? C’est toi?! Appela-t-il en la secouant légèrement pur la sortir de sa léthargie de fatigue.
-Je…Commença-t-elle en entrouvrant les yeux pour découvrir dans l’ombre et à sa grande et improbable surprise le visage de Landry. Oh…C’est toi…Murmura-t-elle faiblement en retrouvant tout juste l’usage des mots.
-Tu es dans un sal état…Allez viens, je t’emmène chez Hermann! »
Landry emmena Rachel aux frontières de l’inconscience dans un dédale de sombres ruelles, traversant à trois reprises des rideaux d’eau précipitée des gouttières. Les deux adolescents avancèrent serrés l’un contre l’autre dans la nuit, jusqu’à ce rapidement, Landry s’engage sur un trottoir en soutenant Rachel qu’il tenait par la taille. Il poussa une porte sombre dont le paillasson regorgeait d’eau. Le jeune homme fit s’asseoir Rachel sur une chaise où, instinctivement, elle se blottit fermement et en tremblant légèrement, elle commença à pleurer en silence, le regard baissé et abattu. La faible lueur du couloir où elle se trouvait l’extrayait lentement du froid qui aurait pu avoir raison d’elle.
Penché sur elle avec un regard plein de compassion et de compréhension, Landry ne lui demanda pas ce qui s’était passé, ni comment elle avait pu se retrouver dans un état aussi pitoyable, il la regardait trembler sans intervenir, la laissant retrouver peu à peu les marques de sa personne…
Edit : erreur de ma part, je viens de trouver d´où venait le déclage
Il s´agit en fait du chapitre 23 et le 24 en est à 770 mots ![]()
ouah quel popularité bravo
bon et ben j´ai commencé a rattpé mon retard et il me reste 2 chapitres
je voulais parler de bravo leader et pas applaudir (bien que je t´applaudisse)
tres bon chapitre ![]()
je sais jamais quoi te dir sur tes chapitres mais le principal non?
et pis fff fais des commentair pour 10 ![]()