![]()
T´as raison, faire un
pour rien c´est nul...
Sinon a propos de la recette dont un type a parlé (je sais plus qui) avec les patates chauffés dans le papier alu... En fait j´avais dit que le papier alu chauffé dégage des vapeur cancérigènes. En fait c´est faux, et c´est bien pire : ces vapeurs sont toxiques pour le cerveau...
super chapitre bravo
juju
tu les tiens d´ou tes infos ?
jujudredd
non, désolé, je ne faisais pas référence à to
avec mon sarcastic, mais à ta reflexion "Elle a dit que Anna n´est pas morte... Qu´est-ce qui a bien pu lui arriver alors ? "
Pour la peine, j´ai presque envie de vous dire qu´on va la revoir
comment ça j´ai vendu la mèche
En gros, tu peux continuer à faire des
, ça impressionera tous les autres ficeurs
Sinon, je venais pour vous annoncer que je viens à l´instant de boucler le chapitre 25 avec 1692 mots ! avec à la clef un nouveau personnage très attendu
Les patates à l´alluminium, c´est très bon, il n´y a aucun problème ![]()
c´est du grand art. Tu as vraiment beaucoup de talent. J´attend le prochain avec impatience
mdr=>ui, les patates à l´aluminium, c´est trés bon !! !!
Je suis que fffanatic passe sa vie devant son écran. Pour faire des commentaire de cette longueur !! !! bravo
Du grand art ?! ![]()
Bah pourtant ce chapitre là n´était pas mirobolant...
merci en tous cas
J´ai appris aujourd´hui que les écrivains irlandais ne payaient pas d´impôts ![]()
Alors comme mon niveau d´Anglais est acceptable et que je suis celte, je me ferai emanciper sans problème
Pour ce qui est de fff, permettez-moi de prendre sa défense, mais non, il ne passe pas sa vie devant un écran, il s´agit d´un étudiant très sérieux et assidu qui a une haute idée de la vie
![]()
oui il faut defendre !! !
apres tous si il fais des commentaires aussi long et fin, cela prouve que sont niveau de langue est beaucoup plus elever que le moyenne, c´est tout, pas qu´il passe sa vit sur l´ordi!!! et pis moi je passe ma vie sur l´ordi et mes capaciter son bien moindre que celle de fff. Et pis sa se voix que ta pas vue sa dernier fic en cours parce que c´est un vrai chédeuvre!!!
(pauvre Skolka, il disais juste un truc comme sa et il se retrouve a avoir 2 commentaire contre lui
)
et pis c´est pas souvent que je peux defendre fff
puisque je lui dois bien sa ![]()
Ah ! Nan ! Pitié ! Ne fais pas la suite de ta fic en anglais !
ouai si en anglais
je suis presque aussi bon en anglais que en français
Juste au passage King Hades, je n´insutait pas fff. Je le félécitait. La nuance peut paraître subtile pour un être au capacité moyenne (comme tu le dis toi même si bien), mais elle est de taille.
Et autre chose, je te signale que j´ai lue sa fic et que j´y ait même laissé un commentaire...
Pas de soucis sur la taille des commentaires, c´est pour moi une sorte d´entrainement avant le rush final des partiels^^ Ceci dit, six partiels et trois commentaires de textes, je commence à appréhender la fin de session^^
Et non cela ne prend guère d´une demi-heure/ trois quarts d´heures pour faire un commentaire, qui prend forme en même temps que je lis ( je colle le chapitre dans mon message, je mets mes impressions et j´efface les passages que j´ai lu^^)
Mais bon soyons sérieux, un instant, et passons aux choses importantes.
Chapitre 24
On avait quitté notre héroine en sale état, sauvée par l´intervention fort opportune d´un deus ex machina personnifié par Landry. certes vous me direz que si Rachel mourrait, ce ne serait plus la peine de continuer l´histoire. Je vous aurais répondu que rien n´empeche l´auteur de faire mourir Rachel et de la transformer en fantôme, comme Elle peut l´être.
On commence donc ce chapitre par une transition entre la pluie continuelle qui a rythmé, de manière lancinante, le chapitre précédent pour passer à la douche et à son eau plus purificatrice ici. La douche semble avoir une fonction cathartique ( d´ailleurs j´ai utilisé ce terme pour le prochain chapitre d´Yggdrasil, le dictionnaire des synonymes de Word m´a proposé laxatif à la place.... >_< ) puisque l´on peut voir que la terre, la boue et les autres marques de la dureté des evenements que vient de traverser la jeune fille disparaissent sous l´eau, lui permettant de se couper d´un monde cruel, violent, qui l´a blessée dans son âme, avec la disparition d´Anna, et dans son corps. Toutefois, cela ne résoud pas bon nombre d´incertitudes pour la suite et un avenir qui lui paraît sombre, entre un appartement réduit à néant, un lycée qui ne l´accepte pas en tant que membre et des amis qui disparaissent tragiquement.
Et on utilise encore le thème de l´eau avec la présence des larmes. Elles sont ici la marque de l´impuissance, du découragement, de la peur aussi. Bref, pas mal de choses qui plombent l´esprit et la combativité de la guitariste.
On notera que Hermann ou Landry sont peu regardants sur l´eau utilisée, avec une demi-heure de douche. L´état physique de la jeune fille devait être épouvantable pour qu´ils ne s´inquiètent pas et je dois dire que laisser tout ce temps Rachel seule, après la disparition d´Anna, son amie la plus chère, est la marque d´une forte confiance des deux dans le mental de la demoiselle.
On notera l´abattement qui laisse ses traces physiquement chez Rachel. Les yeux décolorés, qui ne peuvent regarder personne et rien en face traduisent une certaine culpabilité.
J´ai aussi remarqué que tu as laissé âtre, donc j´aimerais que tu m´explique le sens de cette phrase parce que je ne comprends pas ce que ce mot vient faire ici^^
Sinon, pour en revenir à nos moutons, on a une opposition entre la salle de bains, lumineuse et blanche ( lumière écrue), et la pluie à travers la sombre fenêtre. Il est interessant de voir que Rachel se sente attirée par cette noirceur, ce qui pourrait indiquer un certain masochisme vu les souvenirs qui y sont associés. Enfin on a d´autre brumes qui apparaissent mis à part celles de l´amnésie de la jeune fille, et celles qui entourent la cité. Bon celles-ci sont quand même très conventionnelles et ne semblent pas devoir jouer un rôle primordial dans la suite
Donc une description physique qui suit, toujours dans l´abattement de la donzelle, qui a l´air d´une detérrée vivante, ce qu´elle est en pratique vu qu´elle semblait avoir pas mal de terre sur elle, qu´elle sortait d´une grotte et qu´elle était hagarde. On peut aussi y voir une certaine similitude avec Elle, comme si les deux jeunes filles étaient liées, que Rachel était simplement parvenue à s´infiltrer dans le monde où elle vivait, laissant Elle dans l´autre, mais gardant le contact, ce qui aurait dû être le cas si elle n´était pas devenue amnésique. Oui encore une théorie de bric et de broc, mais seule la suite nous dira ce qu´il en est.
Au passage on peut voir que la brume, enfin ici la vapeur, a une fonction protectrice qui rejoint celle des nuages qui cachent l´horizon de la cité, comme s´ils protégeaient Junon et Gaïa, des cités utopiques, des vicissitudes que pourraient lui apporter le monde extérieur ( et que lui apporte la boîte de Pandore qu´est Rachel?)
Et ENFIN, on a mon personnage préféré qui revient. Notre fantôme providentiel, la clé, ou un morceau de cette clé, de l´énigme. La dernière fois, elle avait été là pour justifier la catastrophe, ici on a un registre plus accusateur. L´attitude l´est, avec le regard froid. On pourrait penser à de la jalousie par rapport à la vue d´une Rachel dénudée ( la marque d´un auteur fantasmant en écrivant?
)
On sent d´ailleurs que les relations ne sont pas au beau fixe, même si Elle tente un début de conciliation. D´ailleurs cela tourne bien vite au sadisme. Une jeune fille coincée dans une grotte avec un pervers qui ne l´assassine pas, devinez ce que cela donne... Soit dit en passant, Bravo "érotise" un peu ses écrits, entre l´allusion dans ce dialogue, le sort d´Anna, une Rachel nue jusque là dans le chapitre. Serait-ce l´effet du printemps?^^
On assiste ensuite à une recherche énigmatique. Adujvant au suicide, calmants, repulsif de fantomes? Les hypothèses sont nombreuses sur ce que peut chercher l´heroine et à vrai dire, on reste en quelque sorte sur notre faim sur ce point. On peut subodorer aussi une quelconque sensation de manque, comme si les habitants de Gaia avaient le droit à des substances ( stimulants? Amnésiques?) qui sont absentes pour ceux de Junon... Bref un mystère complet.
On voit ensuite Landry revenir, sans doute encore auréolé de son étiquette de sauveur. Le dit Landry joue un peu les voyeurs sans trop de honte soit dit en passant^^ Mais il vient dissiper l´une des craintes de la jeune fille, elle aura au moins un toit pour les jours à venir, ce qui ne s´annonçait pas certain vu les conditions météo sur la cité qui ont dû laisser pas mal de sans abris provisoires.
Enfin, on pourra noter que le malaise de Rachel est encore présent, que Landry est quelqu´un qui tombe malade et qui revient à la normale assez vite^^
, encore un commentaire que je lirai pas...
t´es en fac de quoi fff ?
sinon comme dab commentaire exelent !!
Skolka
prend moi pour un con si tu veux, mais une phrase dans le jors : "Je suis que fffanatic passe sa vie devant son écran" n´est pas vraiment quelque chose que l´on peut prendre comme un gros compliment...
de plus au lieu de critiquer se que dise les autre sur une de tes phrases, tu aurait pus mieux lire ma mienne, et donc te rendre compte que je rigolais... quand tu dis : "bravo", c´est assez facile de le voir que tu le felicitais...
mais je ne suis pas la pour m´expliquer avec toi...
je dirais juste pour finir que je suis dsl si tu a mal interpreté se que je disais mais que se n´est pas une raison pour me prendre pour plus bete que je ne le suis
(PS : dsl bravo pour se msg HS)
Donc je suppose que là c´est à moi de m´excuser de n´avoir pas vu que toi tu plaisantait... et de m´être emporté comme sa . Mais bon...faut comprendre...je dis un truk et je me retrouve avec deux message qui respirait pas franchement la sympathie sur les bras...
je terminerait donc en disant que je te prend pas pour un con, et te prierait d´accepter mes plus plates excuse...
j´accepte tres sincerement tes excuse ![]()
mais je te demande aussi d´accepter les mienne puisque il est surment vrai que c´etait pas vraiment facile a voir (que je rigolais) ![]()
[mode narratif : ON ]
[mode narratif : OFF ]
C´est bien d´avoir des lecteurs, mais si c´est pour qu´ils se tapent dessus pour des futileries...
je suis bien content que vous acceptiez des excuses tous les deux, non mais ho
Maintenant je vais lire le com de fff en paix ! ![]()
Bon, j´ai fini le chapitre 25 que je vous posterai demain, en attendant, je vais répondre au com de fff...
Alors le fameux mystère de l´âtre...Oui, comme tu me l´avais signalé, je suis bien contient qu´il s´agit d´une cheminée ![]()
Mais je pense, ou tout du moins dans mon imagination, qu´il s´agit d´une métaphore, ou devrais-je plutôt dire d´une sinecdoque reprenant l´image d´une cheminée, un trou de ténèbres semblant sans profondeur, et dans lequel il ne subsiste aucun repère, sinon le vague scintillement des braises, c´est une image qui me plaisait et que j´ai décidé de retenir pour decrire la fenêtre donnant sur la nuit noire au milieu d´un mur blanc écru légèrement embrumé, il y a là une dimension de contraste, de profondeur que j´ai envie de comparer à un trou noir happant les pensées de Rachel !
Et puis surtout, "âtre" est un mot qui me plait beaucoup, il a une consonnance et une connotation très particulière qui colle beaucoup à mon univers je trouve...
Et oui, la réapparition du fantôme, c´était spécial dédicace à toi
plus sérieusement, ça m´a permi de lancer la piste de ce que semble chercher Rachel
et sur laquelle tu sembles commencer à investiguer très sérieusement !
Aurais-tu fais une fixation sur Rachel nue
elle a une serviette !
et puis, moi perso, j´ai pas l´habitude de prendre une douche en jean et en polo...C´était plus pour connoter un certain dénudement symbolique face à ses pensées et une fragilité à fleur de peau que par erotisme...
Et puis on va arriver dans une phase de l´histoire où il n´y aura plus de place à l´imagination entre les nouvelles questions et les réponses qui devraient tomber à la corde ![]()
Pfff...ca me dégoute, j´avais fais une super intro, et voilà qu´un bug m´efface tout
Je reprends donc !
Je disais que grâce aux vacances de Pâques qi semblent m´annoncer du soleil et du bonheur, j´aurai certainement plus de temps à consacrer à la rédaction des chapitres, c´est pourquoi il est envisageable qu´il paraissent à un rythme plus élevé dans les deux prochaines semaines
Pour information, les Silences d´Anna comportaient au total pas loin de 35 chapitres, un seuil que je me sens capable de dépasser avec Brumes
Chapitre 25 donc, chiffre rond, annonciateur du franchissement d´un cap, de renouveau dans l´histoire, et en effet, je dois dire que pour une fois je suis plutôt fier de ce que j´ai fais ![]()
Alors surtout, dites-moi ce que vous en aurez pensé ![]()
D´ici là, bonne lecture et bonnes vacances à tous
Chapitre 25
« -Savez-vous ce que sont les phéromones, madame *** ?
-Et bien…Pas exactement, non…
-Les énormes progrès de la science au cours des dernières décennies ont permit de découvrir l’existence des phéromones un peu partout dans la nature…Il s’agit de molécules agissant en proportions infinitésimales. Elles sont généralement émises par la plupart des animaux de la planète pour communiquer entre eux leur humeur, leur état et parfois même leurs sentiments, ce qui explique que ces mêmes individus n’aient pas éprouvé le besoin de développer la parole, à l’inverse de l’hominidé, qui lui, a lentement cessé de produire autant de phéromones que les autres habitants de la planète pour communiquer au profit du langage.
-Je ne vois pas très bien où vous voulez en venir, docteur…
-J’y viens, madame…Figurez-vous que pendant les millénaires ayant permis à l’homme de développer des organes vocaux, celui-ci a cependant continué à émettre des phéromones en très petites quantités mais dont nous avons bien vite perdu le sens ; l’humain était devenu incapable de communiquer par phéromone, à l’exception de caractères sexuels primaires !
-Je ne vois toujours pas, docteur…
-Et bien nous avons découvert par hasard au cours de sa garde en clinique que votre fille…émet certains phéromones…
-Je…Excusez-moi docteur, mais je ne suis pas certaine de bien vous comprendre…
-Avez-vous eu des antécédents de maladies génétiques dans votre famille ? Une trisomie ou bien un albinisme, je ne sais pas…
-Et bien…De façon héréditaire, non…Quel est le problème ?
-Nous ne sommes pas en mesure d’émettre quelque hypothèse fondée, mais nous avons dorénavant de bonnes raisons de croire que votre fille a développé la faculté d’émettre un certain type de phéromones humains auxquels seuls certains individus de son entourage ou peut-être même d’absolus inconnus seraient sensibles…
-C’est…Ce ne sont pas de très bonnes nouvelles j’ai l’impression…
-Et bien, si nous pouvions découvrir l’hormone produite certainement par erreur par son organisme et qui est à l’origine de ces phéromones, et surtout pourquoi et comment est produite cette hormone, cela constituerait une avancée considérable dans le monde de la médecine, madame…
-Mais je ne veux pas que ma fille soit un cobaye de laboratoire…
-Non, il n’a jamais été question de cela, madame ***. Je vous propose simplement de nous ramener votre fille dans quelques années pour lui faire passer certains test, lorsqu’elle sera plus vieille…
-Oui, bien sûr…Elle sera bien plus en sécurité avec moi…Mais dites-moi. Quelles sont ces phéromones, exactement ? »
Rachel se réveilla en sursaut dans le noir complet de sa petite chambre. Elle transpirait très fort et avait de grandes difficultés à reprendre son souffle. Sur le fond de sa rétine persistait l’image évanescente du fantôme, et cette tâche de lumière au fond de son regard s’imprimait parfaitement sur les ténèbres. Elle ne comprenait pas le rêve, ou le cauchemar qu’elle venait d’avoir. Ni les paroles qu’elle avait entendues, ni les couleurs, les images qu’elle avait entraperçues ne lui évoquaient la moindre chose. Même dans une vie antérieure, elle n’eut pas la moindre impression de se souvenir de ça…Jamais elle n’avait entendu parler de phéromones, jamais elle n‘avait entendu l’angoissante voix de cette femme, le timbre de cet homme.
En silence, Rachel attendit que la tâche de lumière imprimée sur sa rétine disparaisse, puis elle souleva la couverture sous laquelle elle avait dormi et d’un pas léger, elle descendit du lit et marcha vers la fenêtre dont elle devinait l’emplacement à tâtons. Du dos de la main, elle dévoila doucement le rideau et découvrit les quartiers de Junon, le grand port et le havre sous le soleil du petit matin dont chaque rayon se reflétait sur les flaques d’eau déposées par la tempête de la veille. Rien ne semblait s’être passé durant la nuit, le jour semblait se lever sur un autre monde où les vives couleurs de l’aube éclosaient en toute quiétude.
Sans sentiment particulier, la jeune fille écarta complètement les deux voiles de tissus et emplit la petite pièce recluse dans l’ombre d’une couleur sucrée aux teintes rosâtres. Alors Rachel s’habilla succinctement et commença à faire son lit. En tirant sur le drap, elle vit tomber un petit billet sur le parquet. Intriguée, elle s’arrêta immédiatement et se pencha pour ramasser le morceau de papier rugueux et jauni. Elle y reconnut instinctivement l’écriture de Landry. Avec des yeux intrigués, elle lut le billet :
« Bonjour Rachel.
Je n’ai pas osé te réveiller pendant la nuit, tu dormais tellement bien. Je te laisse ce message pour te dire que Hermann n’étant toujours pas de retour, j’ai décidé de le rejoindre à la faculté, nous devrions être de retour pour onze heures. Tu seras donc seule dans l’appartement jusqu’à notre retour. En attendant, je te pris de faire comme chez toi, Hermann se fera une joie de t’accueillir, je l’ai eu au téléphone tout à l’heure.
Sinon, j’aimerais que nous prenions un moment pour parler tous les deux de ce que tu voulais me dire hier soir. Bizou, bonne matinée !
HN5528. »
Il restait ainsi à Rachel une matinée entière à passer toute seule dans l’appartement. En reposant le billet sur la table de nuit, elle essayait de ne pas repenser à ce qu’il s’était passé la nuit précédente, mais simplement de s’inquiéter de la façon dont les choses allaient évoluer dans les prochains jours pour la cité. Énormément de choses semblaient être à rebâtir et d’infrastructures à remettre en état de marche après une telle tempête. Les nuages commençaient à se dissiper progressivement dans le ciel, mettant le jour sur les dégâts causés à la ville, mais la blessure demeurait vive dans l’esprit de Rachel.
Elle se retrouva bientôt dans le salon où elle vit un poste de télévision. Après avoir réfléchi, la jeune fille prit la télécommande et mit l’appareil sous tension, de façon à regarder le flash spécial sur les événements de la nuit. Elle vit quelques images aériennes de la cité où des arbres avaient été déracinés, des fenêtres avaient volé en éclat ou des tramways renversés, mais la voix douce et posée de l’animatrice annonça que par miracle, aucun mort n’avait été retrouvé, malgré plusieurs toits envolés et fondations écroulées, la sortie rayonnante de Gaïa de cette tempête était due à la bienveillance des autorités durant la crise.
Il n’y avait cette fois pas de communiqué de Gueguermann, mais la situation se voulait rassurante. Accablée d’une tristesse contre laquelle elle ne pouvait pas lutter, Rachel éteignit la télévision, déposa la télécommande sur une table de coin à côté d’une lampe au grand abat-jour et paisiblement, elle alla s’allonger sur le canapé vert sombre, le crâne sur ses mains liées. Dehors, le crépitement de la pluie semblait s’être éteint et le sourd murmure des navires quittant le port montait dans les quartiers. Le battement régulier d’une pendule suspendue à l’un des murs rythmait le temps en indiquant l’heure. Il était alors dix heures et trente minutes ; Landry et Hermann ne tarderaient plus à rentrer, juste le temps pour Rachel de se reposer une dernière fois. Peut-être que ce jeune homme nommé Hermann avait lui aussi été un lointain ami de Anna, peut-être lui rappellerait-il quelque chose…
« -Oui, bien sûr…Elle sera bien plus en sécurité avec moi…Mais dites-moi. Quelles sont ces phéromones, exactement ?
-Et bien, à vrai dire, la technologie de notre laboratoire ne nous permet pas d’identifier la séquence moléculaire du phéromone, il faudrait pour cela s’appuyer sur le constat de comportements phénotypiques qui risquent d’être assez rares et surtout variés selon les individus…Madame, je suis convaincu que ce disfonctionnement hormonal n’aura aucun effet néfaste sur votre fille… »
Rachel se réveilla de nouveau. Le dos de sa main gauche reposait sur son front, elle sentait la puissante chaleur de la fièvre émaner de son esprit. La jeune fille était terrifiée par ce cauchemar, ces souvenirs n’étaient pas les siens, elle n’était même pas sûre qu’il s’agissait de souvenirs, cela pouvait très bien s’avérer être des prédictions, des pressentiments, mais en aucun cas cela ne semblait lui appartenir.
Soudain, elle entendit des bruits de pas sur le palier de l’appartement. Le bruit de clefs déverrouillant la porte d’entrée retentit, alors Rachel se leva instantanément et regarda vers la porte qui s’ouvrait déjà. Dans l’embrasure de la porte, la jeune fille aperçut la face d’un jeune homme apparaître. Il avait un visage ovale à moitié caché dans l’ombre, un nez proéminent au milieu de son visage mal rasé entre ses deux yeux ronds et noirs. Son crâne chauve ne luisait guère et elle devinait une queue de cheval de cheveux tressés derrière son dos couvert d’une fine chemise blanche. De la boucle d’oreille qui brillait à côté de son visage aux airs de mauvais garçon et de son apparence adulte ne se dégageait guère de confiance pour Rachel…Il sourit gentiment en voyant qu’il avait surpris la jeune fille qui commençait à se sentir réellement mal à l’aise, mais celle-ci discerna bientôt le rassurant Landry derrière Hermann.
« -Alors tu es Rachel ! S’exclama Hermann en tendant sa grosse main rugueuse. Je suis bien content de te rencontrer !
-Moi de même, ça faisait longtemps que j’entends parler de toi à Gaïa…Répondit la jeune fille en serrant la main qui lui avait été tendue.
-Oui, je suis un vieil ami de tout ce petit monde…Et tu t’imagines bien à quel point je suis touché par ce qui s’est passé ces derniers temps…S’embarrassa le jeune homme en se grattant la nuque. Le malheureux Irvin…J’espère que Anna va bien…
-J’en ferai part aux services d’ordre lorsque je serai de retour en ville, vous pouvez me faire confiance !
-Pourquoi ? Intervint Landry. Tu pars maintenant peut-être ?
-Oui, je ne voudrais surtout pas déranger Hermann…Fit Rachel, confuse en baissant son regard intimidé.
-En temps normal, j’aurais insisté pour que tu restes un peu plus…Mais je comprends la douleur dans laquelle tu dois te trouver et il me semble évident que tu as besoin de retrouver tes proches…Soupira Hermann avec sagesse. Allons, tout est fini maintenant, tu n’auras qu’à prendre le tram de l’après-midi avec Landry…
-Oui, je viendrai avec toi, tes vêtements doivent être prêts, laisse-moi le temps de les mettre dans un sac et nous serons partis ! Assura alors Landry en adressant une tape amicale à la jeune fille qui commençait à s’entourer de ses bras par abattement. »
quand on vois que tu a fais un nouveau chapitre et que l´on commence a lire on est :
puis quand on lit on est :
puis enfin quand on vois que c´est deja finis on est :
tous pour te dir que c´est vraiment bien ![]()
oula plus que un topic de boulet et tu etait en deuxieme pages...
donc ![]()