![]()
zevouszaime
Indyo
C´est marrant de voir toutes ces interrogations qui n´ont pas le recul des chapitres, car ils trovuent bien une réponse au cours du récit
pour le lampadaire, je dois dire que c´est étrange, mais comme Anna, Rachel et Adeline, il s´agit d´un mythème de mes oeuvres que l´on retrouve toujours
"descriptions sublimes" ?
bon, pour l´affaire du digicode, je dois dire que j´habite à la campagne et que je n´ai pas vraiment de recul quant au principe de ce bazarre XD Il s´agit donc certainement d´une erreur de ma part, mais comme j´aime me rattraper à la dernière minute, je réctifierai certainement
Il doit s´agir d´une erreur de frappe pour le blanc crépu, ça devait être blanc écru :s
En effet, chaque chapitre comporte son lot de surprise et j´aime m´amuser à faire régner l´ambiguité entre la réalité et ce que voit Rachel
" Le tonnerre grimpait les décibels ». Selon un bruit qui court, il aurait cassé un barreau de l´échelle logarithmique. "
Je suis désolé, mais je vois pas ce que c´est que l´échelle logarythmique XD En fait je suis en 1°L et mon grand regret à ce propos et de ne pas avoir pu aborder les logarythmes et la duplication chromosomiques, deux thèmes qui m´auraient passionnés...
Et pour finir, je dis en effet "De Anna" et non "D´Anna" car "De Anna" ne sonnait pas très bien à l´oreille d´un lecteur qui est toujours dans les parages, tu peux lire sa réaction à la première page de cette fic, alors depuis je lui ai tout simplement promis de faire "D´Anna" ^^ voilà !
fff
En effet, le deux-ex-machina était un peu abracadabrantesque cette fois-ci...promis, je recommencerai plus ^^ Je te donne raison sur pas mal d´incohérences et de facilités qui règnent dans ce chapitre, mais je dois dire que je me suis retrouvé piégé à mon propre piège ; je ne savais pas comment faire sortir Rachel de ce trou en fait XD
Je ne me permettrai pas, comme d´habitude, de commenter tes hypothèses pour la suite ; je vous laisse le soin de la découvrir par vous-même avec le prochain chapitre dans quelques secondes comme promis ![]()
Chapitre 30 donc, tournant véridique de l´histoire ![]()
Qui ne sera complet qu´une fois le chapitre 31 posté, je vais y travailler hardament pour le publier au plus vite
par contre fff, dispense-toi de commentaire cette fois-ci hein ! Consacre-toi aux exams
Sinon Indyo, est-il necessaire que je t´envoie la suite pas mail
Allez c´est parti pour le 30 avec son lot de révélations
Chapitre 30
« Je sais que je suis en progrès, je sais que je suis sans regret, je sais que je n’en reviendrai jamais. Je n’ai pas vu le soleil depuis trois ans, je ne sais même pas s’il brille toujours d’ailleurs…Gueguermann finira par me trouver, je le sais très bien, même si j’ai creusé cet abri dans la plus grande discrétion, le seul moyen d’y accéder est de trouver le passage secret dans les sous-terrain de cette auberge des quartiers sud de Gaïa. Je me suis enfermé ici pour mener à bien mes recherches sur Stanislas Henriet, je refuse de croire qu’il aie été assassiné par les sbires de Gueguermann parce qu’il avait entreprit de dénoncer les faiblesses de son gouvernement ; c’est impossible car Gaïa est une démocratie…Je crains qu’ils n’arrivent bientôt ; j‘entends le bruit qu‘ils font en essayant de débloquer le passage secret…Je rajoute ma dernière dose d’essence à brûler dans la torche pour qu’elle reste éclairer les connaissance que j’ai mises à jour ici pendant ces trois années de ma vie, je laisse les derniers documents qu’ils me restaient à étudier sur mon bureau en espérant qu’ils serviront un jour à éclairer la vérité sur Stanislas et je retourne dans le conduit que j’ai moi même creusé en prenant soin de remettre l’étagère contre le mur derrière moi de façon à ce qu’ils ne mettent jamais la main sur mes recherches et j’irai moi-même me livrer à eux… »
Les documents que Rachel avait trouvés sur le bureau étaient restés anonymes, des centaines de feuilles volantes se trouvaient ainsi rangées dans un porte-document, il s’agissait d’un mémoire sur Henriet, des mois entiers de travail se trouvaient devant la jeune fille, l’accomplissement d’un homme ayant consacré le rayonnement de trois années sa vie à repousser les ombres autour du mystère de cet homme énigmatique. Les rebords de certaines pochettes s’étaient repliés sur eux-mêmes en jaunissant tant le carton avait vieilli. L’encre au fond du bocal noir semblait avoir formé une croûte à la surface du sombre liquide. La jeune fille prêta attention à la pile d’ouvrages rangés dans un coin du bureau. Il y en avait une douzaine qu’elle souleva puissamment pour les déposer devant elle et en explorer le contenu. Il s’agissait d’édits de Henriet, une vieille police noire sur les pages ambrées assemblée à l’odeur mythique du vieux papier craquelant emplit l’esprit de Rachel d’une curiosité repoussant les limites de l’univers.
« Mémoires d’un autre monde » ; « La Destination des oiseaux » ; « Les Eaux noires » ; « Les Ténèbres du corps humain »…Rachel épia avec une infatigable attention les notes qu’avaient posées le chercheur sur chacun des ouvrages de Stanislas…
« l’écrivain semble avoir été un parfait illuminé parlant d’autres mondes vers lesquels émigrent les oiseaux à la saison froide. La précision scientifique avec laquelle il parle d’autres types humains apporte de la crédibilité à ses thèses. ». En se référant aux pages indiquées par le chercheur, Rachel découvrit avec une angoisse aiguisant encore plus ses sens le visage d’autres mondes, des croquis de visages aux yeux extrêmement bridés, d’autres avec de proéminentes lèvres, des teints de peau différents.
« Stanislas Henriet était bien plus qu’un écrivain, c’était un homme érudit aux savoirs repoussant toute définition de ce que le système éducatif de Gaïa avait appelé la limite de l’esprit. Henriet représentait un danger pour Gaïa ; il en savait définitivement trop, Gueguermann en prit peur et le fit tuer. »
Rachel prit un autre livre dans la pile, les « Mémoires d’un autre monde » à la couverture oscillant entre le vert et le rose semblait représenter un ciel en feu. D’épais feuillets de notes en dépassaient, cet ouvrage semblait riche en commentaires. Elle prit la première feuille qui se présentait à elle.
« Ce récit est plutôt intrigant. Les pages se présentent sous forme de carnet de voyage. On dirait que Henriet a voyagé dans ce monde, la fantaisie de la plume est dangereuse pour la raison humaine, voilà pourquoi Gueguermann a commandé sa mort. L’écrivain y fait état d’un monde où essayent de cohabiter plusieurs patries, la guerre y est monnaie courante et il est régi par un complexe système monétaire qui empêche les gens de penser comme leurs « maîtres » et les soumet à un système de corruption. On pourrait croire qu’il s’agit d’un genre autobiographique, j’ai soutenu cette hypothèse pendant de longs mois de mes travaux, mais l’absence de Stanislas Henriet dans les registres de naissance comme de mort semble indiquer qu’à défaut d’avoir existé, ce personnage demeure immortel, peut-être ne s’agit-il que d’une fabulation, un énorme canular… »
Rachel fronça les sourcils à cette dernière phrase ; elle aurait étudié cet écrivain en cours, elle aurait vu des portraits de ce personnage sans qu’il n’aie jamais existé que dans l’imaginaire de la population. Les écrits qui lui étaient attribués n’étaient donc que de la supercherie montée de toute lettre par le fabulateur de ce mythe, ou d‘ancestrales paroles…
La jeune fille passa en revue les différentes notes qu’avaient cachées le mystérieux investigateur dans tous les tiroirs de son bureau, elle y apprit que cet obscur personnage avait longtemps travaillé aux côtés de Gueguermann dans des affaires d’ombre et une amitié les auraient liés pendant de longues années avant que ne survinssent l’assassinant. Il devait en effet se cacher plus d’un motif derrière ce drame. Stanislas Henriet avait été écrivain, collaborateur de Gueguermann, astrologue, scientifique érudit, hémologue et il s’était fait passer pour l’émigré d’un autre monde…Un peu comme Rachel. Celle-ci comprit alors qu’il se cachait derrière cette histoire quelque chose de fragile comme un mot écrit la craie et que pour être assassiné, Stanislas avait mis le doigt sur quelque chose de palpitant que seul un esprit étranger pourrait comprendre. Rachel se sentait fondre dans cette passionnante énigme qui la mènerait certainement à ses propres origines. Stanislas avait la clé de quelque chose qui ressemblait à une ombre battant des ailes au-dessus de l’océan, une clé qui se cachait dans les énigmatiques lignes d’encre et que le sombre investigateur avait cherché pendant trois ans avant de se faire lui aussi arracher à la vie par les gardiens d’une vérité qu’entretenait Gueguermann.
Rachel ouvrit un tiroir qu’elle n’avait jusqu’alors pas remarqué. Elle l’ouvrit avec difficulté et lorsqu’elle en vit le contenu, elle fut terrassée par un haut-le-cœur. De ses mains tremblantes, elle s’empara de l’épais grimoire noir recouvert d’une pellicule de poussière, elle le posa sur le bureau, en face d’elle et alors, les grosses lettres en rouge apparurent : « Gaïa ». L’intérieur du livre se trouvait complètement déformé tant le coin des pages avait été pliés et repliés, abîmé et que les pages de notes s’y entassaient. Sous la première de couverture s’entassaient des lambeaux de papier déchiré et décoloré qui servaient de supports de notes.
« Gaïa est le nom de cette obscure œuvre de Henriet. C’est par celle-là que j’ai décidé de commencer mes recherches. Je ne sais pas combien de temps je resterai enfermé ici…Suffisamment pour trouver ce que je cherche et je suis conscient que la clef ne se trouvera pas prisonnière des pages de ce livre. Mes investigations iront bien plus loin, je trouverai le secret de Stanislas. Mais il me faudra d’ici là trouver ce à quoi rime l’édition de ce livre. La couverture est noire et Gaïa y est inscrit en lettres rouge. Le nom de Stanislas Henriet est imprimé à la troisième page, l’auteur revendique donc la parution de ce grimoire et est mort en emportant la réponse à son énigme. Les pages sont toutes vierges, il y en a quatre-vingt seize. Henriet aurait très bien pu éditer cent pages, mais il s’est contenté de quatre-vingt seize, ce nombre a forcément une raison. Il me faudra au cours de mes études définir le lien qui unit Gaïa à un livre noir de quatre-vingt seize pages blanches. Mais elles ne sont pas blanches, ces pages. Il ne s’agit pas d’un papier d’impression ordinaire. Il est à noter que le grain de ce papier est très important. Cela ressemble au grain utilisé sur certaines feuilles pour accrocher le charbon d’une mine, de l’encre de calligraphie ou de la peinture, mais il ne s’agit vraisemblablement de rien de tout cela. Peut-être ce livre a-t-il été écrit avec une encre invisible. Non. Le test à l’encre invisible est négatif. J’ai essayé d’autres tests, les plus saugrenus que j’avais à ma disposition ; argent, carbone, amidon…Rien de tout ce qui est pour l’instant à ma disposition ne me permet de résoudre l’énigme de « Gaïa » . La réponse se trouve donc de toute évidence dans l’œuvre même de Henriet… »
Le feuillet s’arrêtait là. Rachel demeura fascinée par ce que représentaient de telles recherches. D’autres pages griffonnées se trouvaient enfouies sous la première de couverture du livre, il s’agissait pour la plupart de notes illisibles, de formules mathématiques et de tableaux d’expérience. Certaines données lui rappelèrent quelque chose, mais il se dégageait du volume noir une aura de mystère bien trop importante pour pouvoir vaincre l‘âme de Stanislas...
« Les nombreux tests que j’ai pu effectuer sur les énigmatiques pages vierges de ce livre ont enfin porté leurs fruits, et je pense avoir mis le doigt sur quelque chose de très surprenant ; il semblerait que quelque chose soit réellement écrit sur chacune des pages, en une sorte d’encre invisible, mais qui ne se révèlera pas simplement à la chaleur ou au jus de citron, comme la plupart des encres invisibles. La réponse est encore une fois ailleurs, car les molécules dont j’ai révélé l’existence sur le papier de ce livre ne semblent pas avoir été précédemment référencées et ne paraissent pouvoir réagir qu‘en la présence d‘une autre molécule dont il me faut maintenant trouver l‘identité. Le fait que Henriet aie été un
éminent scientifique élargit considérablement mes pistes de recherche, mais je suis convaincu que je trouverai la réponse ; la clef de l’énigme Stanislas et le réactif de cette mystérieuse molécule sont cachés dans les livres… »
Dans la passion qui la dévorait, Rachel s’exalta soudainement, elle tenait entre ses mains le grimoire de la plus fantastique magie, elle sentit son cœur prêt à relever le défi que s’était fixé le mystérieux investigateur et poursuivre les recherches, cela semblait si évident. Elle se surprit ainsi à repenser à tout ce qu’elle savait sur Stanislas Henriet, mais ses connaissances demeuraient ridicules comparées à celles qu’avaient amassés trois années de la vie d’un fanatique. La jeune fille prit une nouvelle feuille de notes, celle qui lui avait parue la moins illisible et la lut attentivement :
« J’ai mené une nouvelle étude sur les mystérieuses molécules présentes sur les pages du livre et j’ai découvert que celles-ci semblent se trouver en un petit nombre ; j’en déduis qu’il suffirait d’une faible quantité de réactif pour faire apparaître le texte… »
Malgré la fatigue et la nuit, ou même le matin, Rachel se posa sur elle-même, se concentra de toutes ses forces ; la réponse à cette énigme paraissait plus qu’évidente, comme figée sous ses yeux, n’attendant que d’être saisie sous les fines pellicules de poussière…L’exaltation gagna Rachel et elle ne sentit pas en elle monter la terrible fatigue. Elle aurait déjà du depuis longtemps demander à Landry de se réveiller, mais ce qu’elle vivait était si magnifique qu’elle se sentit immortelle. Elle frissonna d’excitation, sentit son âme passer par tous ses états et bientôt, son nez rond et fin se remit à saigner. Elle ne sentit pas la goutte de sang tomber de sa narine et chuter à une vitesse infiniment réduite par l’aura miraculeuse qui englobait les travaux du sombre investigateur. Sous les yeux catastrophés et impuissants de Rachel, la gouttelette rouge s’écrasa sur la page jaunie et se brisa, dispersant des éclats de liquide tout autour du lieu de l’impact et alors, le sang fut absorbé par chacun des grains de la feuille de papier, se répandant à chaque instant un peu plus.
Affligée d’avoir ruiner toutes ces recherches en souillant de la sorte la précieuse chimère de l’écrivain, Rachel porta ses doigts à son nez pour empêcher l’hémorragie. Mais sous ses yeux stupéfaits, la jeune fille vit le processus se mettre en place ; le sang se fondait bientôt entre les pores du papier et comme mue par une occulte magie, l’hémoglobine se dispersa de parts et d’autres de la page sur laquelle avait saignée Rachel et le sang épousa la forme de caractères qui formèrent bientôt des mots, des phrases, jusqu’à ce que toute la page se retrouve décorée d’une écriture régulière et éclatante ; les écrits de Stanislas Henriet se révélèrent enfin.
Bravo
Dans les échelles classiques (les axes des abscisses "normaux"), on va de 1 en 1 : 1, 2, 3, 4, 5, ...
L´échelle logarithmique (avec un "i") est une échelle un peu particulière et pourtant très utile : l´écart entre les "barreaux" n´est pas constant ! Cela donne : 0, 1, 10, 100, 1000, ... On fait appel à la fonction "logarithme" notée "log" et qui s´utilise comme suit : log(x) = y ==> x = 10^y (x étant un réel strictement positif et y un réel).
En ce qui concerne les chromosomes, moi ça m´a toujours cassé les machins mais je pourrais t´expliquer quand même si ça te chante.
oki merci ![]()
Te fais pas chier pour les chromosomes, je demandrai à mes collègues de scientifiques
Beuh alors, c´est trop chiant, j´ai plus personne ![]()
Je commente si je veux. Et puis ca me detend
( Au passage on écrit ardemment ( par rapport à ardu et pas hardament
)
Chapitre 30
Donc l´auteur nous promet des révélations. Vu le lieu et le moment on peut supposer deux choses. D´une part que les livres vont être lus et vont révéler des choses. D´autre part, que cela peut non plus être les livres, mais les envahisseurs qui vont être découverts.
On commence par un passage d´un journal. Le dit journal n´est guère rassurant et est celui d´une personne traquée. Un admirateur d´Henriet ou quelqu´un qui a voulu éclaircir la situation à son sujet. On a aussi l´explication du passage secret, masi le problème c´est que je trouve cette explication encore plus incroyable, la chance qu´on eu les deux jeunes gens de tomber exactement dans le seul bâtiment qui possédait le seul accès à la cache...
On voit que la personne avait encore des illusions sur le système politique de Gaïa. C´est aussi la première preuve directe de la dictature de Gueguermann qui semble avoir en fait dénaturer les institutions. Un peu comme Sylla, César et Octave l´ont fait à la fin du premier siècle avant JC, créant dans la Rome Antique un pouvoir quasi monarchique tout en maintenant la fiction de la République, déjà bien dénaturée par le Sénat de ses principes initiaux.
On voit qu´il s´agit en quelque sorte du testament de cet inconnu qui se sait condamné. Et que soit la personne avait beaucoup d´essence par dose, soit la chose est récente vu le commentaire sur la torche. Toutefois on voit que l´opposant espere que son sacrifice ne sera pas vain, du moins il sauve au minimum son travail sur Henriet.
On peut donc penser que les révélations concernent la vie politique de la cité, Stanilas Henriet, et tout ce qui relie ces deux points.
Et l´état des pochettes et des feuilles indiquent que finalement, à moins de visites de temps à autre dans la cache, l´auteur des lignes avait beaucoup d´essence pour la torche
Les titres cités ne semblent guère révolutionnaires mis à part peut-être le premier et le dernier. Toutefois, ce sont les fruits d´Henriet, donc on peut leur prêter un caractère subversif, peut-être allégorique.
On rentre dans le vif du sujet quelques mots plus loin. On s´aperçoit que finalement la cité de Gaïa est conçue à l´égard du monde et l´ignorait à l´époque d´Henriet. C´est en quelque sorte des récits de voyages à la découverte d´une humanité autre que celle de la ville. Le jugement rendu sur la mort d´Henriet paraît donc logique. Il sait ce qu´est la vie ailleurs, il représente donc une menace pour le petit monde bien soumis de Gueguermann qui décide donc de la faire tuer. Ainsi agissent les dictatures face aux éléments subversifs...
L´autre note sur un autre ouvrage d´Henriet semble confirmer cela. On découvre donc la description d´un monde, fort semblable au notre, avec ses guerres, ses monnaies différentes. Toutefois on ouvre sur une nouvelle interrogation, qui est Henriet, il semble avoir été en quelque sorte excommunié, rayé de la vie de la communauté et de ses registres, vu que je sors de révisions d´histoire antique, un peu comme les empereurs déclarés maudits pour leur règne un tant soit peu en dehors des normes. Rachel qui subit la même phrase que nous semble oublier une chose: le pseudonyme, une personne de la ville qui se cache sous un pseudonyme pour éviter de se faire démasquer vu la critique du système dictatorial.
Henriet semble de plus avoir été un intime de Gueguermann, lié à son pouvoir, au courant de ses magouilles à ce qu´il semble. Il semble d´ailleurs avoir été au centre de diverses disciples, et étranger. Donc on peut penser aussi à un brin de xénophobie. On notera qu´Henriet ressemble fort aux Humanistes, ou à un Pic de la Mirandole par exemple. On voit aussi une sorte de qupete de la Vérité et la Liberté, qui relierait cette fois Henriet plus aux Philosphes de l´Aufklärung ( Bon c´est les Lumières, mais j´aime bien le terme allemand, qui au passage veut strictement dire la même chose).
De ses mains tremblantes, elle s’empara de l’épais grimoire noir recouvert d’une pellicule de poussière, elle le posa sur le bureau, en face d’elle et alors, les grosses lettres en rouge apparurent : « Gaïa ». L’intérieur du livre se trouvait complètement déformé tant le coin des pages avait été pliés et repliés, abîmé et que les pages de notes s’y entassaient. Sous la première de couverture s’entassaient des lambeaux de papier déchiré et décoloré qui servaient de supports de notes.
On retrouve aussi quelque chose qui nous rappelera des souvenirs puisqu´il me semble que c´est le livre qu´elle se fait offrir. Ici, on a son décryptage, même si l´intégrale aurait été plus intructive sans doute. Mais faute de grives,...
On voit que l´homme, comme nous, est à la recherche de ce fameux secret, qui a coûté la vie à Henriet et qui serait sans doute la clé du pouvoir de Gueguermann. ( A moins qu´il ne s´agisse d´Henriet qui a pris le pouvoir par un putsch ou par le chantage, qui a fait exécuté Gueguermann en le faisant passer pour lui. Ce qui expliquerait que l´on ne le voie jamais.)
On voit aussi que l´auteur utilise une sorte de méthode hypercritique ( Note du futur historien :
) en cherchant la signification du nombre de pages... Un peu compliqué et qui ne semble pas avoir grand interêt, mais cela montre que le chercheur s´est vraiment cassé la tête sur le sujet.
Toutefois, la clé semble vraiment dure à trouver vu les difficultés de l´auteur et le fait que ce dernier utilise des tests assez farfelus ( écrire à l´amidon.????? )
Enfin la note suivante montre que l´auteur a trouvé la clé ( La clé c´est Energie... Désolé un souvenir de ma prime jeunesse quand je regardais Buffy contre les Vampires >_< )
Toutefois cela reste déroutant et inconnu. Parce que la science de Gaïa est finalement à la bourre sur certains points? Parce que ce sont des phéromones inconnues? Je fais évidemment référence au rêves de Rachel. Il se pourrait donc que le médecin ce soit donc Henriet et qu´il ait utilisé les prélévements sanguins comme réactifs. On voit d´ailleurs que la jeune fille est plus que revigorée alors qu´elle semblait en si faible état quelques temps plus tôt.
Et pour finir la révélation, qui sera donc au coeur du chapitre 31 si on laisse assez de répit aux deux fuyards.
bon je lirais sa demain... par contre je ferais pas un commentair aussi long que selui fff cette fois ![]()
Ben je commente plus trop tellement j´en reste bouche bée...
Chapitre 30
Donc l´auteur nous promet des révélations. Vu le lieu et le moment on peut supposer deux choses. D´une part que les livres vont être lus et vont révéler des choses. D´autre part, que cela peut non plus être les livres, mais les envahisseurs qui vont être découverts.
On commence par un passage d´un journal. Le dit journal n´est guère rassurant et est celui d´une personne traquée. Un admirateur d´Henriet ou quelqu´un qui a voulu éclaircir la situation à son sujet. On a aussi l´explication du passage secret, masi le problème c´est que je trouve cette explication encore plus incroyable, la chance qu´on eu les deux jeunes gens de tomber exactement dans le seul bâtiment qui possédait le seul accès à la cache...
On voit que la personne avait encore des illusions sur le système politique de Gaïa. C´est aussi la première preuve directe de la dictature de Gueguermann qui semble avoir en fait dénaturer les institutions. Un peu comme Sylla, César et Octave l´ont fait à la fin du premier siècle avant JC, créant dans la Rome Antique un pouvoir quasi monarchique tout en maintenant la fiction de la République, déjà bien dénaturée par le Sénat de ses principes initiaux.
On voit qu´il s´agit en quelque sorte du testament de cet inconnu qui se sait condamné. Et que soit la personne avait beaucoup d´essence par dose, soit la chose est récente vu le commentaire sur la torche. Toutefois on voit que l´opposant espere que son sacrifice ne sera pas vain, du moins il sauve au minimum son travail sur Henriet.
On peut donc penser que les révélations concernent la vie politique de la cité, Stanilas Henriet, et tout ce qui relie ces deux points.
Et l´état des pochettes et des feuilles indiquent que finalement, à moins de visites de temps à autre dans la cache, l´auteur des lignes avait beaucoup d´essence pour la torche
Les titres cités ne semblent guère révolutionnaires mis à part peut-être le premier et le dernier. Toutefois, ce sont les fruits d´Henriet, donc on peut leur prêter un caractère subversif, peut-être allégorique.
On rentre dans le vif du sujet quelques mots plus loin. On s´aperçoit que finalement la cité de Gaïa est conçue à l´égard du monde et l´ignorait à l´époque d´Henriet. C´est en quelque sorte des récits de voyages à la découverte d´une humanité autre que celle de la ville. Le jugement rendu sur la mort d´Henriet paraît donc logique. Il sait ce qu´est la vie ailleurs, il représente donc une menace pour le petit monde bien soumis de Gueguermann qui décide donc de la faire tuer. Ainsi agissent les dictatures face aux éléments subversifs...
L´autre note sur un autre ouvrage d´Henriet semble confirmer cela. On découvre donc la description d´un monde, fort semblable au notre, avec ses guerres, ses monnaies différentes. Toutefois on ouvre sur une nouvelle interrogation, qui est Henriet, il semble avoir été en quelque sorte excommunié, rayé de la vie de la communauté et de ses registres, vu que je sors de révisions d´histoire antique, un peu comme les empereurs déclarés maudits pour leur règne un tant soit peu en dehors des normes. Rachel qui subit la même phrase que nous semble oublier une chose: le pseudonyme, une personne de la ville qui se cache sous un pseudonyme pour éviter de se faire démasquer vu la critique du système dictatorial.
Henriet semble de plus avoir été un intime de Gueguermann, lié à son pouvoir, au courant de ses magouilles à ce qu´il semble. Il semble d´ailleurs avoir été au centre de diverses disciples, et étranger. Donc on peut penser aussi à un brin de xénophobie. On notera qu´Henriet ressemble fort aux Humanistes, ou à un Pic de la Mirandole par exemple. On voit aussi une sorte de qupete de la Vérité et la Liberté, qui relierait cette fois Henriet plus aux Philosphes de l´Aufklärung ( Bon c´est les Lumières, mais j´aime bien le terme allemand, qui au passage veut strictement dire la même chose).
De ses mains tremblantes, elle s’empara de l’épais grimoire noir recouvert d’une pellicule de poussière, elle le posa sur le bureau, en face d’elle et alors, les grosses lettres en rouge apparurent : « Gaïa ». L’intérieur du livre se trouvait complètement déformé tant le coin des pages avait été pliés et repliés, abîmé et que les pages de notes s’y entassaient. Sous la première de couverture s’entassaient des lambeaux de papier déchiré et décoloré qui servaient de supports de notes.
On retrouve aussi quelque chose qui nous rappelera des souvenirs puisqu´il me semble que c´est le livre qu´elle se fait offrir. Ici, on a son décryptage, même si l´intégrale aurait été plus intructive sans doute. Mais faute de grives,...
On voit que l´homme, comme nous, est à la recherche de ce fameux secret, qui a coûté la vie à Henriet et qui serait sans doute la clé du pouvoir de Gueguermann. ( A moins qu´il ne s´agisse d´Henriet qui a pris le pouvoir par un putsch ou par le chantage, qui a fait exécuté Gueguermann en le faisant passer pour lui. Ce qui expliquerait que l´on ne le voie jamais.)
On voit aussi que l´auteur utilise une sorte de méthode hypercritique ( Note du futur historien : ) en cherchant la signification du nombre de pages... Un peu compliqué et qui ne semble pas avoir grand interêt, mais cela montre que le chercheur s´est vraiment cassé la tête sur le sujet.
Toutefois, la clé semble vraiment dure à trouver vu les difficultés de l´auteur et le fait que ce dernier utilise des tests assez farfelus ( écrire à l´amidon.????? )
Enfin la note suivante montre que l´auteur a trouvé la clé ( La clé c´est Energie... Désolé un souvenir de ma prime jeunesse quand je regardais Buffy contre les Vampires >_< )
Toutefois cela reste déroutant et inconnu. Parce que la science de Gaïa est finalement à la bourre sur certains points? Parce que ce sont des phéromones inconnues? Je fais évidemment référence au rêves de Rachel. Il se pourrait donc que le médecin ce soit donc Henriet et qu´il ait utilisé les prélévements sanguins comme réactifs. On voit d´ailleurs que la jeune fille est plus que revigorée alors qu´elle semblait en si faible état quelques temps plus tôt.
Et pour finir la révélation, qui sera donc au coeur du chapitre 31 si on laisse assez de répit aux deux fuyards.
bon ok... je sors, mais je voulais savoir se que sa fais de fair des pu**** de lignes
en tout cas chapeau fff ![]()
THK
jujudredd
lol, ce genre de commentaire vaut plus que de longs mots
fff
que de choses commenter ! déjà, je m´attendais pas à te voir rappliquer aussi vite ! Mais bon, tout ce que tu dis est vrai, c´est là que j´avais voulu taper précisement, sinon que nous avons ici affaire à un chapitre épistolaire qui retransrit au lecteurs des informations d´un autre point de vue que de celui de Rachel, c´était surtout ça la portée de la chose...
Et puis oui, l´ouvrage de la vérité est le grimoire que Rachel s´était vu offrir au tout début, je trouve ça très enrichissant d´introduire des éléments semblant annodins au début et de batir tout un pan de l´histoire par-dessus !
Le chapitre 31 sera dans la continuation de celui-ci, je viens à l´instant de le finir avec le 1983°mot avec un rebondissement que j´ai longtemps hésité à introduire à cet endroit...En fait ça fera plein de renversments de situation en une seule fois
Les fuyards ? Il doit s´agir de Armiel et de Ax pour ne pas les nommer ![]()
Bon ben, le chapitre 31 pour demain soir normalement ![]()
On est repasser en dessous de la barre des dix messages entre chaque chapitre
Mais c´est pas grave, tout le monde (ou à peu près
) suit encore !
Alors oui, chapitre 31 ce soir, suite et fin des révélations entamées par le chapitre précédent, avec un retour sur Rachel à la fin, et dorénavant, je pense que le récit sera principalement axé sur elle, sa personne et ses mystérieux cauchemars...
La suite est déjà à peu près planifiée, il ne me reste plus que quelques fils à accorder pour rejoinder la fin du roman (déjà
) mais pour vous donner un ordre de grandeur, je pense que nous arriverons très facilement au 40°chapitre, le tout sera plié sans trop de difficulté pour la fin juin
Holala ! Mais je commence déjà à vous parler de la fin ! Allez hop, bonne lecture !
Chapitre 31
« Je ne sais pas si je suis capable d’affirmer que ce n’est certainement pas par hasard que tu lis ces lignes, mais si tu es là, c’est sûrement que tu cherchais quelque chose…Comment me connais-tu ? Je suis Stanislas Henriet, et je serai bientôt mort, il n’y a donc aucun inconvénient à ce que je fasse éditer ce livre. L’encre qui en orne les lignes est un complexe substitut à l’encore invisible ordinaire, j’ai mis de longs mois à l’élaborer en laboratoire sous couvert de mes études sur la constitution du sang, j’ai réussi à en produire de petites quantités, ce qui explique pourquoi ce livre est réellement rare, il n’en existe que six. Je les ai tous confiés à ce très cher ami qui tient une sombre boutique dans les quartiers étudiants de la ville. Les autorités n’auront jamais idée d’aller perquisitionner son magasin…Et il aurait fallu bien plus d’une vie pour pouvoir lire ces lignes. Alors pourquoi est-ce que tu es là ? Tu cherchais certainement une réponse, quelque chose te dérangeais au propos de ma personne ? Tu as finalement réussi à trouver l’énigme. Tu étais obsédé par la vérité ? Tu ne pouvais plus vivre dans l’ombre de Gaïa ? »
La page s’arrêtait là. D’une main tremblante d’excitation, Rachel la tourna et se rendit compte avec une surprise qu’elle ne dissimula pas que son sang avait engorgé d’autres pages et que presque tout le livre avait de la sorte révélé une encre très noire et brillante qui semblait avoir quelque chose de magique. Elle en aurait eu pour des heures à explorer l’ouvrage de la première à la dernière page, de nombreux plans et croquis ornaient certains passages. La jeune fille s’arrêta à l’endroit où elle découvrit pour la première fois une carte de la cité. Sous le coup de crayon à la précision scientifique et au soin artistique de Stanislas, elle découvrit la péninsule avec la chaîne de montagne qui la ceinturait, l’hanse de Junon sur la façade Ouest, l’ouverture en plein sud donnant sur les Jardins d’Adora. L’artiste avait même pris soin de tracer les lignes de tram qui sillonnaient au milieu de la forêt, elle put ainsi retrouver des yeux les différents quartiers de Gaïa qu‘elle avait visités, là où elle se trouvait, la Tour de Babel et le quartier étudiant. Différents traits ralliaient certains points de la carte à un commentaire en marge.
« Domaine de Gueguermann, page 6 ». Indiquait une note liée à un point sur les crêtes de la façade Ouest. Rachel s’y rendit avec curiosité ; l’écrivain allait certainement parler de sa relation avec le grand homme d’affaires.
« Pendant longtemps j’ai eu rendez-vous avec Gueguermann dans cette villa isolée du reste de la cité. Jamais il ne m’a invité à me rendre à la Tour de Babel pour le rencontrer en personne ou l’un des administrateurs de la cité. De son nid d’aigle, il peut surveiller le moindre recoin de la cité sans qu’aucun citoyen n’aie suffisamment d’acuité visuelle pour distinguer sa maison entre les arbres. Un bosquet sur les falaises non loin de sa propriété sont sévèrement gardés par ses sbires. Gueguermann a longtemps mené un étrange trafic avec ces gens de l’autre monde. Il semblait extrêmement gêné lorsque je lui parlais de ce commerce qui fait cependant toute la richesse de Gaïa. N’as-tu jamais remarqué comme cette cité est luxuriante et bienveillante ? Ne penses-tu tout de même pas que les Anciens se sont suffis à bâtir tous ces joyaux d’architecture et à construire une fabuleuse société comme celle-là sans maintenir le moindre pont avec l‘extérieur de la cité ? En vérité, Gueguermann ne s’est peut-être jamais rendu à la Tour de Babel, et je suis certainement le seul à pouvoir lui serrer la main et à être au courant de la machination qui se cache dans l‘ombre de cette cité.
Ce sont eux les Démons. Ils ont construit la cité toute entière, la moindre brique a été gravée par leurs griffes et ce sont eux qui ont jadis déporté les Anciens vers cette péninsule. J’en ai vu un une fois. Un Démon. Ils nous ressemblent fortement, mais le mal en émane, je l’ai très bien senti, comme à l’époque où je fus de leur côté…Gueguermann leur a vendu son âme, mais ce n’était toujours pas assez pour couvrir la dette de la cité envers eux, alors le Diable a souri sournoisement et a transpercé Gueguermann du regard. Il a dit qu’il reviendrait et qu’il nous le ferait payer…tous…Mais Gueguermann est resté de marbre. Il est revenu vers moi après m’avoir laissé sur le banc de la vie politique de la société pendant des mois et il a publiquement affirmé que je l’avais trahi avant de mettre ma tête à prix. J’ai alors longuement vécu sous la protection de mes amis, j’ai songé à retourner là-bas, mais il fallait que j’écrive ce livre pour livrer la vérité tout en la réservant à ceux qui sauraient la chercher…Gaïa est bien trop fragile, elle ne pourra jamais faire face à une telle crise, si les Démons cessent ainsi de la maintenir à son apogée, ça sera la catastrophe…La réelle ironie, c’est que l’œuvre de Guguermann a toujours été pour le meilleur des citoyens… »
Les propos de Stanislas sur Gueguermann s’arrêtèrent là. Rachel semblait se sentir un peu déçu par ces découvertes, elle aurait aimé en savoir un peu plus sur cette mythique collaboration entre deux hommes fondateurs de la cité. Elle avait au moins la certitude que l’écrivain avait existé et qu’il avait été tué sous d’autres motifs que son insoumission au pouvoir du grand homme. En explorant le livre, Rachel arriva bientôt à une page ornée d’une splendide décoration dessinée par Stanislas. Différents motifs au sens obscur s’y trouvaient, des anges, des démons, toutes sortes de créatures ésotériques et au centre de la feuille, une grande croix de lumière et des centaines d’ornements baroques s’entremêlant dans de magnifiques enchevêtrements selon des tracés aussi splendides que complexes. Quelque chose de vrai semblait palpiter autour des légendes de cette cité, Rachel fut parcourue d’un puissant frisson, absorbée par cette aura de mystère, elle poursuivit les écrits de Henriet :
« Après la création de Gaïa, les Démons revinrent et y déposèrent les Anciens ainsi que des reliques de leurs propres mondes qu’ils désirèrent enfouir dans les secrètes entrailles de la cité. Gueguermann les fit cacher dans les catacombes d’un monument au Nord de la cité, à l’écart de la société très active du centre. Il fit bâtir un imposant monument par-dessus, il s’agit du second siège de la ville. C’est ce que tous les citoyens appellent désormais le Musée. Mais cela fait bien longtemps qu’il est fermé et que personne n’y prend plus attention. Cet endroit est pourtant le lieu de vérité qui entraînera tôt ou tard Gaïa dans le gouffre. Car ce qui est enfermé dans les ténèbres du Musée hâtera bientôt les Démons de revenir pour en reprendre possession, et même si je ne sais pas ce dont il s’agit exactement, je suis certain que cela arrivera… »
Rachel songea à cet énigmatique Musée, il s’agissait certainement du grand palais que lui avait montré Stéphane dans le tram le jour où il l’avait amenée se promener sur le versant des montagnes. Les écrits de Henriet se poursuivaient sur la page suivante :
« Ils ont la technologie suffisante pour tous nous annihiler, ils ont accouché de Gaïa et sauront comment la reprendre ; s’il devaient revenir demain, n’essaie pas de lutter, meurs avant qu’ils ne te tuent ou rejoins les autres citoyens au Musée, c’est là-bas qu’il faudra les attendre et les regarder partir… »
Lorsque Rachel releva son regard de la page, elle se sentit troublée par la coïncidence de ce qui se trouvait écrit dans ce livre et de ce qui se passait à l’extérieur ; les Démons avec qui Gueguermann avait rompu le pacte étaient revenus pour réduire à néant la cité. Elle n’avait dorénavant plus aucun doute ; elle n’était pas la seule survivante dans ce drame ; il y avait au moins les réfugiés du Musée et surtout Landry qui dormait profondément contre le mur derrière elle. La jeune fille était intimement convaincue que les Démons qui avaient massacré les autres humains étaient partis et qu‘elle pourrait dormir sans inquiètude avec son ami. Alors elle s’étira longuement en baillant de toutes ses forces et ferma le livre noir qui s’était dévoilé pour elle cette nuit. Elle se leva de la chaise et la rangea sous le bureau en se rendant compte qu’elle était restée là pendant de très longues heures à se noyer dans les écrits de la vérité qu’avait trop longtemps dissimulée Gaïa. Le silence de la nuit était pesant.
Elle avait compris le fin mot de cette sombre philosophie, c’était un message lointain porté par les ailes blanches au-dessus de l’océan ; l’homme était donc un déchirement constant entre les vagues notions de mal et de bien, de mensonge et de sincérité…
En soupirant, Rachel alla s’asseoir à côté de son ami paisiblement endormi, elle ne pensa pas à ce qu’elle ferait demain, comment ils se rendraient au Musée et ce qu’il adviendrait des prochains jours. Elle ne prit même pas la peine de se demander combien de temps il lui restait à vivre, elle se contenta de sourire faiblement et de se fondre dans les briques derrière elle. La fatigue était lourde, elle sentait se désagréger son esprit dans les vagues de la nuit alors en douceur elle appuya sa tête contre l’épaule de Landry, laissant ses cheveux châtains s’épandre entre leurs deux épaules.
De sa main frileuse, la jeune fille alla chercher les doigts du jeune homme, posés sur sa cuisse, sans un mouvement. Landry ne réagit pas lorsque Rachel lui prit la main, il resta de marbre, comme à son habitude. Rachel fut dès lors envahie d’une très désagréable impression, les doigts engourdis et timides eurent du mal à se loger entre ceux de son amie. Mais quelque chose n’était pas normal…Avec une sorte de fatalité et un affolement silencieux, elle regarda le jeune homme dans les yeux. Ils étaient profondément clos, son visage paraissait dorénavant blanc. Il dormait dans une sereine quiétude et un doux sourire s’était dessiné sur son visage.
Rachel s’appuya langoureusement contre l’épaule de son ami et posa la tête contre sa poitrine. Mais le faible palpitent d’un lointain écho de vie ne se fit pas entendre ; après l’agitation dont elle avait fait preuve à la découverte de la vérité, elle se retrouva de nouveau plongée dans le froid silence. Dans l’embrasure des lèvres bientôt soudées par leur sécheresse ne passait plus le moindre filet d’air et le moindre trait du visage s’était crispé. La poitrine contre laquelle reposait Rachel ne bougeait désormais plus. Plus le moindre songe n’émanait de sa personne et la jeune fille comprit bientôt que Landry ne respirerait plus.
Pourtant elle ressentit le besoin dicté par ses sens de rester auprès de lui, l’oreille posée contre le cœur de son ami, Rachel se blottit contre lui, cherchant dans son corps les derniers semblants de chaleur. Lentement, elle ferma les yeux à son tour et attendit de ne plus faire qu’un seul avec son tendre ami. Sous ses épais cils elle sentit suinter les larmes, mais cette envie se tarit bientôt et le liquide demeura logé dans ses yeux. Elle quitta son corps dans un incroyable élan de légèreté et dans le silencieux sommeil. En l’espace de cet infini instant, Rachel dévisagea une dernière fois le jeune homme qui avait pour elle rouvert les yeux, il leva simplement la main en signe d’adieu et s’éloigna dans la lumière.
La jeune fille qui devait rester une nouvelle fois au seuil de la mort avec une lasse envie de vivre dit au revoir à celui qu’elle avait appelé Landry.
bravo-leader
je ne suis pas une fuyarde
, ces derniers temps, je n´arrive pas à avoir le temps nécessaire pour lire ta fic, ni celle de fffanatic, ni d´autres auteurs d´ailleurs, mais ne pense pas que je t´ai oublié. Et ja´ pas trop le temps de faire autre chose que le travail (ça me permet de poster quand même un peu sur le forum^^), la maison, les enfants etc. Je n´ai pas touché une manette depuis plus d´un mois
Bon je vais aller préparer à manger maintenant, ça commence à s´impatienter autour de moi
Bye
Commentaire avant d´avoir lu => Cool, un nouveau chapitre ![]()
Commetaire après avoir lu => ![]()
...je trouve plus mes mots là ...
c´est pas humain de fair des chapitres aussi bien Oo
"aussi bien" ?? !!!! Oo
Et bah ça fait plaisir de lire ça
En effet, c´est très émotif, jusqu´à la dernière seconde je me suis demandé si j´allais avoir le coeur de faire ça...J´espère que je n´aurai pas à le regretter...En tous cas, la suite est déjà en marche, le roman prend un cours nouveau à partir du prochain chapitre que je suis là en train de préparer
Armiel
Une fuyarde ?? ? Où ça ?! ! :sifl:
Hey, pas de problème, je t´attends hein ![]()
J´ai lu deux chapitres, la suite plus tard, toujours aussi bon
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oki
Je suis débordé de travail ces temps-ci, entre les lectures analytiques de fin d´année et les dernières révisions du BAC
Mais je pense quand même à vous et je vais faire quelques lignes par jour, je m´y remets
)
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quand même !
Chapitre 32 pour dans quelques heures ![]()
C´est pas bien ! ![]()
Révise ton BAC !
lundi 12 juin
maths + svt-chimie
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Français écrit
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français oral
jeudi 15 juin
Mega fiesta de classe ![]()