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FIC : Brumes

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
27 mai 2006 à 17:09:41

Tant mieux si mes commentaires te font marrer, parce que moi aussi il m´arrive de bien rigoler en les écrivant (surtout quand je commente certaines perles)

Toujours est-il que je viens de finir de copier tous tes chapitres, et qu´en définitive il n´en reste pas tant que ça, même si je commence à fatiguer (vive l´ordi)

Tu pourras remercier Monsieur FFF, parce qu´il te fait des commentaires monstrueux (en longueur), et que j´aurais bien aimé avoir les mêmes... Pour ma procahine fic ? ^^

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
29 mai 2006 à 17:44:33

oui, c´est vrai que j´ai de la chance :snif:
pensée à fff qui doit être en pleine sessions de partielles :ok:

Sinon, pour ta fic, je vais prendre un ticket pour faire la queue, j´ai hâte de voir ça :ok:

Au programme du chapitre 34 que je suis présentement en train d´écrire : Rachel pête un sérieux cable :(
enfin de renversantes révélations :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
31 mai 2006 à 18:44:25

:up:

Avec l´arrivée des vacances scolaires, j´aurai au moins deux nouveaux lecteurs : Ma prof de Français et le documentaliste de mon CDI (un homme d´âge vénérable qui a passé sa vie à étudier les lettres et qui a très rarement rencontré des gens avec une aussi bonne plume que la mienne :o)) ca pète non ? :) )

Bon sinon, je vais faire la relecture du chapitre 34 là...

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
31 mai 2006 à 22:15:04

Bravo :d) j´ai fini il y a une semaine et demie, mais j´ai eu du mal à me remettre dans le bain, j´avais des chapitres en retard... Donc je n´irais pas faire de commentaires monstrueux sur les derniers que je n´avais pas commenté, sinon que j´aime beaucoup.
Et que je trouvais presque trop marquée la ressemblance avec la première version de la guerre des mondes, meme si les raisons de l´invasion sont bien différentes ( enfin on me dira que pour la Guerre des Mondes, la raison on la connait pas^^´, on a l´intervention de Morgane et des similis GI qui troublent la donne^^
Bref, j´attends la suite^^

L´Indyen :d) Pas de soucis pour les commentaires et leur taille, suffit que tu postes^^

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
01 juin 2006 à 17:49:40

C´est non pas sans émotion que je m´apprête à cloturer une année de pur bonheur en première L avant de me diriger vers le couloir de la mort des exams :malade:

fffanatic :d) :ok: je suis trop content pour toi !! bonne reprise de vacances ! :p) et puis tu as raison, je t´avais bien demandé de ne pas faire de tartine, d´autant plus que comme tu dis, l´inspiration n´étant pas très féconde à cause du bac, les chapitres se ressemblent beaucoup !

Bon bah chapitre 34 maintenant ! :)

Chapitre 34

Rachel entendit la voix des Démons dans la rue. Ils semblaient s’être rassemblés en cercle et se distribuaient leur rôle. Leur conversation était trop lointaine pour que la jeune fille pussent les entendre, mais ils étaient là. Au bruit de leurs pas sur l’asphalte, il lui sembla que ces sentinelles s’en allèrent. Elle resta pendant de longues minutes à écouter sa respiration dans le silence, son cœur qui lentement, puissamment et gravement battait. Elle se décolla bientôt de la porte et explora l’appartement. La pièce dans laquelle elle se trouvait était définitivement vide, il ne semblait en fait ne jamais rien avoir eu dans ce studio. Le papier peint sur les parois de plâtre avait été complètement carbonisé et les éclats de verre qui jonchait le sol aux lattes de parquet hérissées témoignaient de la violence du fracas qui avait secoué les parages. Rachel longea le mur sur sa gauche, évitant de mettre sa personne en évidence par la fenêtre et arriva bientôt sur le seuil d’une nouvelle porte qui semblait être restée fermée.

L’adolescente tourna la poignée et ouvrit la pièce adjacente. Aucune fenêtre ne s’y trouvait, l’obscurité était aussi complète que l’oppressant silence. Un nouveau monstre aurait pu reposer devant elle, elle ne s’en serait pas plus aperçue. Elle se pencha délicatement sans ôter la main de la poignée et ramassa à ses pieds une grosse écharde de bois qu’elle lança dans le noir droit devant elle. Le projectile claqua immédiatement contre la paroi, Rachel en déduit que cette pièce devait être très petite et déserte. Mais comme pour le reste de l’appartement, elle n’y trouva rien. Elle revint alors à la première pièce où elle passa entre les fantomatiques rideaux et se pencha discrètement à la fenêtre, scrutant la rue en contre-bas. Les Démons avaient disparus et le sol était plutôt proche, suffisamment pour avoir permis à Morgane de s’enfuir par cette issue.

Il n’y avait désormais plus réellement de but à sa quête. Landry était mort, ses amis avaient disparus, Morgane voulait la tuer…Elle était dorénavant résignée à errer dans cet appartement à attendre que les Démons s’en allassent. Alors elle trouva le mur qui semblait le moins fragile de la pièce et en croisant les bras sur sa poitrine, elle s’appuya contre la paroi et laissa son dos glisser jusqu’à ce qu’elle se retrouvât assise à même le plancher. Ses yeux se focalisèrent sur le plafond où pendait un lustre ballotté par les courants d’air, quelques chaînettes tombaient dans le vide en teintant légèrement. De lointains grondement retentirent à l‘extérieur, mais la jeune fille n’y prêta pas attention, elle baissa le visage vers ses genoux et clôt sensuellement ses yeux dont les cils vibrèrent pendant un instant. Elle se sentait enfermée dans les ténèbres, dans la petite pièce lugubre où rien ne respirait. Vêtue de sa fine tunique bleue, elle se sentait immensément petite dans cette infinie nuit.

« Maman ne rentrera jamais à la maison… ». Annonça soudainement une voix sans teint. Rachel rouvrit les yeux en sursautant subitement. La voix haute et claire qu’elle avait entendue lui avait parue si réelle…Mais elle avait beau chercher, jeter son regard de toutes parts, elle ne vit rien ni personne, seul le reflet de son doux visage apeuré dans la vitre ternie apparaissait comme une présence étrangère. Elle décroisa les bras et prit appui sur ceux-ci pour se relever difficilement. L’écho de la mystérieuse voix résonnait encore dans ses pensées, mais elle avait l’étrange sensation de na pas avoir senti vibrer ses oreilles lorsque les paroles lui étaient arrivées. Rachel fit un pas, s’avançant dans la pièce, elle regarda une nouvelle fois discrètement par la fenêtre, mais la rue était toujours déserte. Alors elle se retourna énigmatiquement avec dans les yeux une lueur qui lui indiquait qu’elle se trouvait sur la bonne voie. Devant elle se dressait dorénavant l’abîme de ténèbres de la petite pièce adjacente. « Maman ne rentrera jamais à la maison… ». Répéta la voix dans un murmure indiscernable. Rachel l’avait très bien entendu émaner de l’antre sombre. Elle s’approcha alors de quelques pas, guidée par une certaine terreur qui lui faisait étrangement du bien…

Au bout de son bras à moitié tendu, elle déploya ses fragiles doigts crispés et s’engouffra lentement dans les ombres. Tout son corps s’y retrouva bientôt plongé et sans jamais fermer les yeux, Rachel perdit la vue. Elle marcha longuement droit devant elle, mais jamais elle ne rencontra le fond de la pièce que le morceau de bois qu’elle avait lancé avait percuté. Elle se retourna et aperçut au loin derrière elle la faible lumière bleutée de la pièce précédente. Mais lorsqu’elle ramena le regard devant elle, sa vision se troubla dans l’obscurité et elle ne put voir vers où elle allait. Alors elle s’arrêta et se fit attentive. Elle effectua deux pas aveugles en arrière et ses mollets buttèrent contre quelque chose. La jeune fille s’aida alors de son toucher pour deviner qu’il s’agissait d’un siège, confortable, doux, rassurant…Elle s’assit, toujours aveuglée par la nuit et faillit s’endormir. Alors elle fut de nouveau intriguée par la voix : « Maman ne rentrera jamais à la maison… »

« Maman ne rentrera jamais à la maison… ». Répéta Rachel hagarde en fermant vaguement les yeux, comme pour s’endormir. Mais pendant ce court instant, elle sentit monter autour d’elle une ambiance chaude et mouvementée, comme si la douce matière dans son dos s’était animée. Un ronronnement la berçait, elle se sentit irrésistiblement attirée par la fatigue. Intriguée, Rachel ouvrit les yeux et découvrit qu’une ceinture s’était glissée en travers de son torse et que tout autour d’elle s’était reconstitué. Elle semblait se trouver sur la banquette arrière d’une voiture, par la fenêtre à côté d’elle, la jeune fille pouvait voir défiler la route où fusaient à une vitesse folle des dizaines de voitures. Il y avait beaucoup de soleil à l’extérieur et le vaste ciel bleu semblait s’embraser de mille feux. Rachel fut émerveillée par ce miracle, avec un air empli de bonheur, elle essaya de se pencher pour explorer les rangées d’arbres et les mystérieuses forêts qui se dessinaient sur le côté de la route.

Mais la ceinture l’en empêcha et au poste de conducteur, une femme tourna la tête vers Rachel, celle-ci reconnut la femme qu’elle avait supposé être sa mère à la sortie du cabinet… « Qu’est-ce que tu as dis, Rachel ?  ». Interrogea la dame au volant en la dévisageant avec une certaine terreur et de l’incompréhension. La petite fille resta pendant de longues secondes à regarder sa mère, l’air fautive, comme si elle avait par ces paroles invoqué le diable.

En une fraction de seconde, un cri terrifiant déchira la petite voiture, la femme se retourna en se cambrant de toutes ses forces sur la pédale de frein de son véhicule, mais Rachel n’eut pas le temps de voir dans la courbe le semi-remorque fondre à toute vitesse sur l‘auto, percutant de plein fouet l’avant du véhicule qui se retrouva pulvérisé dans une fulgurante détonation et des fracas de verre brisé, talles froissées et sang giclé…

Rachel se réveilla subitement. Elle était restée assise au pied de la fragile paroi où elle s’était endormie. Des bruits de pas et des chuchotements résonnant dans la cage d’escalier l‘avait brusquement réveillée, à quelques mètres d’elle. Elle pouvait presque sentir le souffle des êtres maléfiques au travers de la fine paroi de plâtre. Rachel sut alors qu’il n’y avait pas la moindre seconde à perdre et bruit à faire. A pas feutrés, elle se dirigea vers la fenêtres, et quelques secondes plus tard, alors qu’elle commençait à entendre les bruits de pas sur le palier de l’appartement, elle était accroupie sur le rebord de la fenêtre et ce ne fut qu’au moment où elle se jeta dans le vide que la porte de l’appartement s’ouvrit violemment.

Une fois dans la rue, Rachel se précipita dans une niche du mur à la peinture vaguement blanche et effritée et s’y blottit en essayant de toutes ses forces mais en vain de se faire transparente. Le genou qu’elle s’était endolori lors de sa mauvaise réception ne la dérangea pas, il lui fallait à tout prix esquiver le regard de la créature qui se penchait à la fenêtre en contre-haut. Elle sentit en tremblant de toutes ses forces pour s’empêcher de gémir de terreur le regard étranger effleurer son corps, la créature resta un long instant à la fenêtre qui le laissait paraître comme une menaçante silhouette, regardant dans sa direction. Rachel allait se faire abattre comme un animal, elle se retint de bouger de toutes ses forces, contractant sa gorge pour ne plus respirer, contenant ses tremblements avec une incroyable force. Puis enfin, au moment où le suspense devenait insoutenable, elle entendit une nouvelle voix émanant de l’appartement, la fenêtre se vida et Rachel fut délivrée. La jeune fille en profita pour se décoller du mur de béton et accourut vers une sombre ruelle de service où personne ne se dressa sur son chemin.

Elle arriva bientôt au coin de la rue, au bord d’une avenue perpendiculaire dans laquelle elle ne se lança pas immédiatement, elle resta dans l’ombre, guettant le moindre recoin où aurait pu s’embusquer l’une des infâmes créatures. La vie dans ces ruelles allait devenir une course impitoyable vers le Musée dont Rachel était encore relativement loin. Elle sentait ses forces décliner lentement, et anxieusement elle se rendait compte qu’il lui serait ainsi impossible de rejoindre le Nord de la cité à pied. De lointains bruits grommelèrent sourdement dans le ciel et se répercutaient dans tout le réseau d’avenues et de ruelles de la cité. Les courants d’air balayaient l’asphalte dorénavant sans le moindre obstacle, soulevant des nappes de poussière qui fouettaient la peau et salissait tout. Partout où passait Rachel, dans les vitrines, les véhicules, les feux de circulation, plus la moindre électricité ne passait. La ville était morte. Elle repensa alors au moment où tout cela avait commencé, là où le tram s’était arrêté au milieu de la voie ferrée, les bougies dans l’auberge. Elle n’avait pas le moindre souvenir d’avoir vu quelque chose d’électrique marcher après cet instant.

Ce fut à ce moment-là que la terrifiante réminiscence du violent éclair dans le ciel encombré lui revint, après cette foudre soudaine, tout s’était arrêté de fonctionner. Les paroles de Phelspart lui revinrent alors : « Le mécanisme de la tempête se met très lentement en place, les nuages s’entremêlent, se frottent et accumulent une quantité pharaonique d’énergie !  ». L’énergie dont avait parlé Phelspart se serait donc abattue sur la cité dans cette fraction de seconde et aurait eut les effets d’une bombe électromagnétique. Rachel regarda autour d’elle, le paysage lunaire semblait complètement décomposé, par endroits, des immeubles s’étaient complètement désintégrés, des cratères minaient la surface toute entière de la cité qui vivait sous un épais voile de poussière et un ciel mort qui lui aussi paraissait pouvoir s‘écrouler à tout moment dans un surnaturel grondement. L’apocalypse dont avait parlé Morgane se trouvait là, enfouie dans le silence, dans le regard mystérieux des créatures qui arpentaient sombrement les rues.

Rachel marchait vers le Nord depuis une vingtaine de minutes, se concentrant sur le bruit de ses pas à même l’asphalte recouvert de cendres et d’éclats de verre pour ne pas s’évanouir à tout moment, restant attentive au moindre mouvement sur les abords de la route. Elle passa bientôt à côté d’un réverbère qui était resté debout. Ce détail de survivance et de perfection au milieu du fantomatique chaos l’intrigua et sans pouvoir l’expliquer, elle fut irrésistiblement attirée par le lampadaire et alla se recueillir au pied de celui-ci. Elle s’arrêta devant le poteau noir, regarda vers son sommet et vit l’ampoule de la lanterne éteinte, le verre était resté intact malgré les déflagrations. La forme de la coupole lui rappela le lampadaire qui avait longuement veillé son sommeil lors des longues nuits passées au côté de Anna à l’orée du bois de la cité étudiante. Elle regretta ces longues journées passées auprès de Irvin, dans l’insouciance la plus grande et elle pouvait trouver une couverture chaude tous les soirs.

the_king_hades
the_king_hades
Niveau 10
01 juin 2006 à 20:27:48

Oo, sa c´est de l´histoire :) trop trop bien :)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 juin 2006 à 22:12:33

:d) Bravo

Ne te plains pas, tu passes des "examens", imagine ce que ce sera quand tu auras des "concours" !

Chapitre 21 :

Bon chapitre, c´est rondement mené et bien raconté. On ne peut pas dire qu´on en sache plus sur le pourquoi du comment mais la montée de terreur se fait très bien sentir, l´auteur fait monter l´adrénaline petit à petit et ça c´est remarquable.

Cette histoire de deux filles qui se tiennent la main sous la pluie me rappelle un clip, à vous de me dire lequel (ça fait quelques années mais il passait en boucle et la musique faisait vraiment bouger la tête ^^).

Et pour la bonne bouche :
« Un chemin scabreux » ?? ? Cela va nous mener à une blague de mauvais goût.

Chapitre 22 :

En voilà un chapitre sombrissime. Non seulement il ne fait pas beau (j´en ai presque des gouttes de pluie sur mes vêtement tellement on s´y croirait) mais en plus les jeunes filles sont aux prises avec ce qui ressemble à un maniaque sexuel, bien que je ne préfère pas m´avancer étant donné que Bravo cache toujours bien son jeu. Je ne serais pas étonné si un retournement de situation survenait et qu´il apparaisse comme... Autre chose !

La destruction des éoliennes est un signe supplémentaire, après l´arrêt des centrales électriques, de la fin du monde tels que les habitants de la cité le connaisse. On comprend que le changement se fait à très grande échelle et qu´une ère s´achève, sans pour autant qu´une autre la remplace ! Quelle est la signification de tout cela ?

Rien à redire, sinon que ce chapitre aurait pu être raccroché au précédent.

Chapitre 23 :

Le rythme retombe un peu et ce n´est pas plus mal. Aucune nouvelle de Anna (parce que visiblement « d´Anna » ça ne va pas), ce qui ne rassure pas mais qui promet un sacré choc pour la suite. La petite Rachel est bien sportive, elle se tape un bon bout de chemin alors qu´elle est à moitié crevarde. Enfin bref, ce n´est pas plus improbable que de tomber sur la seule personne qu´on connaît à Junon en deux minutes ^^. Avoue que là t´as fait fort quand même...
Et maintenant la question du jour : que fout Landry ici ?

Et bien sûr :
« De ses yeux voilés de larme, elle regardait vaguement vers la mer, mais tout ce qu’elle voyait n’était qu’un océan de nuit, un encrier renversé sur la page de ses souvenirs, et sur la ligne d’horizon, une barrière de brumes » Magnifique !! !

« La seconde nuit de la journée » Ils se sont mis aux 35h... par jour ?

« D´un regard béat » Cela lui ouvrit les yeux sur sa condition.

« peinant à garderies yeux ouverts » C´est un vrai jeu d´enfant de te corriger, le tout est d´avoir l´oeil.

« elle parvint à discerner la couleur de la chose plutôt imposante dans son lit » Ou pourquoi il ne faut jamais sortir une phrase de son contexte...

Chapitre 24 :

Bon, on va faire comme si j´avais tout compris... Je crois deviner (ce n´est pas facile mais j´essaye) que Rachel est enceinte. Mais -oh surprise !- je l´avais dit dans un de mes commentaires précédents, même si c´était pour plaisanter ! Les générations futures vanteront-elles ma perspicacité ou alors le talent d´illusionniste de Bravo ?

On remarque que l´auteur insiste particulièrement sur le fait que la jeune fille est nue et je doute que ce soit pour faire un effet de style... N´est-ce pas, espèce de vicelard ? Qu´est-ce qu´elle a fait avec Irvin, hein ? Heureusement qu´il y a la petite [censored] blonde pour tout révéler ! Et si elle dit vrai (je la comparerais bien à une Euménide, cette [censored]), il y a fort à parier pour que Anna (qu´Anna) soit en vie (mais dans quelle état ?)

En ce qui concerne le style, je dirais que les phrases sont très tarabiscotées et qu´il faudrait éviter d´utiliser des mots comme « épandre » juste pour montrer qu´on les connaît. Parce que là c´est un peu gros et pas naturel.
La première partie est réellement fatiguante à lire et la seconde (le dialogue) est trop longue : il y a encore tellement de mystère qu´on se lasse de ces échanges de phrases avec points de suspension.

Et évidemment :
« après une demi-heure [...] Rachel se leva et coupa l’arrivée d’eau dans la cabine, elle se décida à quitter la douche » Les femmes passent du temps dans la salle de bain, c´est bien connu. Heureusement que Landry n´est pas du genre à paniquer.

« à la seule vue de cette vision » Et au seul son de cette sonorité, je perdis l´ouïe.

Chapitre 25 :

Et voilà, il suffit que je critique le style pour que d´un coup tout redevienne fluide et étonnament clair. Les phrases sont beaucoup plus simples et le récit en ressort grandi. Un véritable régal.

Les informations se veulent rassurantes, c´est bien ce qui m´inquiète. Dans une nation aux faux air d´URSS, les catastrophes avec une happy end me font sourciller.

Les phéromones... En voilà un qui a trop lu « Les fourmis ». Les précisions scientifiques que tu rajoutent à chaque fois donnent une véritable couleur à ton histoire et je te félicite pour avoir su trouver les mots compliqués que l´on retrouve stéréotypiquement dans la bouche des scientifiques. On dirait moi qui explique la trinitrotoluène ou Capelle qui donne un cours sur les suites récurrentes (et ces deux exemples n´ont pas été inventés !) .

Bon, et maintenant que tu as rajouté du mystère, on fait quoi ?

« HN5528 » Signature virale (référence à H5N1 pour ceux d´entre vous qui n´ont pas compris la blague). Il signe avec un code alphanumérique ? Ca sent le code-barre pour des adolescents conditionnés.

« l’animatrice annonça que par miracle, aucun mort n’avait été retrouvé » C´était le bulletin de la paroisse. Et puis tant mieux si on ne retrouve pas les corps, au prix où sont les pierres tombales de toute façon...

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
03 juin 2006 à 18:45:20

Oui bon, je suis d´accord avec toi, une petite relecture ne serait pas de trop de temps en temps, mais pour la garderie, je mets ça sur le compte de Works et son correcteur automatique de mes deux :o))

Merci pour les phéromones :-))) j´avais en effet longuement réfléchi ce passage et il m´a fallu trouver les mots justes et compliqués pour donner un effet de vrai, c´est toujours très important :ok:

Bon ben je vais ouvrir un nouveau document Works pour entamer le prochain chapitre :) Rythme de vacances oblige, les chapitres seront plus fréquents ou bien j´ouvrirai une nouvelle histoire dans peu de temps :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
05 juin 2006 à 21:54:33

Bon, c´est pas la joie niveau audience ces temps-ci je vous l´accorde :(

Mais je viens à l´instant de terminer le chapitre 35 :ok: Je ferai la relecture demain entre deux révisions et puis je le posterai dans la soirée :-)))

Voilà, bonne soirée à tout le monde :ok:

Fandesoad88
Fandesoad88
Niveau 10
06 juin 2006 à 23:23:40

Bon je sais je suis à la bourre :( mais je pense que l´auteur apprécie tous les compliments meme s´ils concernent le début de la fic. Chapitre 2 excellent :ok: De très belles métaphores :bravo:

Fandesoad88
Fandesoad88
Niveau 10
06 juin 2006 à 23:25:13

bravo_leader Posté le 23 janvier 2006 à 09:40:50

Maiheu...tout le monde s´en fout ...
Vous allez me laisser couler ? :snif2:

:d) :rire: t´as vu ce qu´elle est devenue ta fic?? Surement la + commentée :-)

Fandesoad88
Fandesoad88
Niveau 10
06 juin 2006 à 23:38:27

« -Anna, fit ce dernier, j’espère que tu te sens ici comme chez toi et que tu nous considères dorénavant comme ta nouvelle famille, tu sais que nous reprenons les cours après-demain, alors gagne tes repères.

:o Chapitre 4 :d) 1ere petite erreur lol c´est pas Anna mais Rachel je crois bien :-)

En tout cas ca claque tout pour l´instant ! Malheureusement je la lis sur ordi et pas dans mon lit ca change la donne :(

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
07 juin 2006 à 09:58:42

fandesoad :d) merci beaucoup, tu es sur la bonne voie :ok: tiens, t´as droit à un tit coeur :coeur: et un à un vote sur le topic des plus cool !

Bien vu pour l´erreur du chapitre 4, je corrigerai cette défaillance avant de transmettre à ma prof de Français la semaine prochaine :ok:
Mais sinon, je doute fortement que ma fic soit la plus commentée du forum ; j´ai fait une petite recherche et il semblerait qu´en effet il n´y ait pas énormément de fic qui dépasse les 500 com, mais si tu vas sur des topics comme "Mako & Love", "La dernière sérénade" ou "Les Chroniques d´un conflit" à leur apogée, c´était devenu un vrai blabla :ok:

Mais bon, merci beaucoup, j´espère que le rythme reprendra pour l´ultime partie lorsque la période des exams sera passée...

Chapitre 35 dans quelques minutes :ok:

Fandesoad88
Fandesoad88
Niveau 10
07 juin 2006 à 10:04:54

:-) Merci Bravo :-)))
En ce qui concerne les exams je comprends que les gens viennent moi je devrais faire de meme :hum:
Bon je ne reste pas ici je ne dois pas voir le chapitre 35 :o
Bonne journée bravo :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
07 juin 2006 à 10:22:58

Chapitre 35

Lorsque Rachel franchit le cadre de la porte dont la vitre avait été pulvérisée, un nuage de gravas tomba du plafond, s’amoncelant sur un tas de débris qui jonchait le sol. Partout dans le grand hall se trouvaient les traces d’une luxure disparue, d’un raffinement qui avait fait l’objet de grandes attentions, il était évident que ces lieux avaient par le passé longuement été actifs, bruyants et grouillants. Mais la destruction avait tout ravagé, il ne restait plus rien de chatoyant ni de vif. Tout était enterré sous le gris, dans le chaos le plus total. A la gauche de la jeune fille se trouvait le guichet de la réceptionniste. Bien qu’intacte, la paroi de verre était lézardée de milliers de fissures, motifs géométrique dont émanait une certaine esthétique de la mort. Le mur derrière était recouvert de sang. Au fond du grand hall se dressait une ample tapisserie bleue et jaune, grimpant marches après marches un somptueux escalier dont la richesse était ternie par les chutes de poussière. La solide structure du bâtiment symbolique de la cité semblait avoir résistée.

Le bruit de ses pas résonna lorsqu’elle gravit les marches du fantastique escalier. Rachel arriva au premier étage, il s’agissait d’un balcon en suspension au plafond du hall, un hauban avait cédé et il lui sembla que la plate-forme était bancale. L’architecture fantastique de la rambarde en colonnes de granit blanc prenait une dimension d’autant plus spectrale dans l’ambiance chaotique. En regardant le jour de l’extérieur brouillé par les immenses fenêtres de verre où se dessinaient des mosaïques cerclées d’acier noir, la jeune fille aperçut les lambeaux de tissus noirs qui semblaient pendre là depuis la nuit des temps. Le sinistre décor baroque lui évoqua de tristes songes, comme si une lente mélopée de xylophone retentissait entre les colonnes brisées de ces lieux fantomatiques aux airs de cathédrales abandonnées.

Car la Tour de Babel avait réellement des airs des sombres airs d‘église, et en en franchissant le seuil, Rachel avait eu l’impression de s’abandonner aux abîmes du monstre qui l’engloutit comme la plus petite parcelle de lueur dans une nuit profonde. Elle s’était dit que dans un point aussi remarquable de la cité, elle aurait certainement eu une chance de rencontrer quelqu’un, mais jusqu’à lors, le silence glacial semblait paralyser la moindre molécule. Rachel se détourna et quitta la plate-forme, revenant sur des marches formant un amphithéâtre au sommet duquel se trouvait les portes blindées donnant aux étages supérieurs. En les examinant de plus prêt, la jeune fille se rendit compte que la sécurité qui réservait auparavant l’accès aux personnes y étant habilité avait été forcée. Ce fut sans problème qu’elle entrouvrit les deux lourdes portes d’acier renforcé.

Derrière le sas, elle se retrouva dans une sombre pièce carbonisée. Tout le mobilier, les murs, le plafond troué avait été pulvérisé par une déflagration qui avait fait s’effondrer le mur au fond de la pièce, laissant une plaie béante donnant sur l’extérieur. En se penchant par dessus le vide, Rachel se rendit compte qu’elle était déjà assez haute dans la Tour ; de son observatoire elle pouvait voir à plusieurs centaines de mètres dans la cité, les avenues qui s’entrecroisaient, les cratères qui avait bouché les voies et démoli certains immeubles. Mais un épais brouillard qui se déplaçait silencieusement, à la manière d’un terrifiant spectre, réduisait la plupart de la réalité à une vague palette de couleurs sombres et saturées, oppressée par un froid silence que brouillait le lointain et strident murmure des pales d’hélicoptère…

Soudain, un bruit de craquement se déclencha à quelques mètres d’elle, depuis un recoin ombragé de la pièce auquel elle n’avais pas fait attention. La jeune fille se retourna brusquement et fit face à une personne de grande taille qui tendait un bras vers elle. Dans un éclair de panique qui la figea complètement, elle vit étinceler une arme à feu dans son poing ensanglanté. « A genoux !  ». Hurla la personne qui se dégageait des ténèbres en boitant. Mais face à la paralysie de terreur de Rachel, le dangereux homme sembla perdre rapidement patience et déviant le canon de son arme de quelques millimètres, il tira un coup qui passa à quelques centimètres de l’oreille de la jeune fille. Terrassée d’effroi, celle-ci se plia très lentement jusqu’à ce que ses genoux tremblant comme des feuilles ne se posassent douloureusement sur le béton armé, ses mains vaguement jointes sur sa nuque frémissaient terriblement. Avec le même œil qui aurait dévisagé la Mort tendant sa faux, Rachel regardait la sombre personne dressée face à elle, détenant à même son poing le joug du pouvoir sur tous les humains, qui effleurait son visage suintant. Un gémissement étouffé plein de supplice émana de la jeune fille et parvint à articuler en pantelant :

« -Je vous en prie…Je cherche du secours…
-Ah ! J’ai horreur de faire ça ! Se plaignit le grand homme en rangeant le pistolet dans son pantalon. 
-Vous voulez dire que vous n’allez pas me tuer ?! Hasarda Rachel en risquant de lever un bras pour se protéger le visage.
-Tu n’as pas franchement l’air de l’un de ces soldats…Murmura-t-il mystérieusement avec indifférence. Tu t’es perdue ?
-En fait j’ai perdu mon ami pendant la nuit…Confessa la jeune fille en laissant vaquer ses muscles à son épuisement. Et j’essaie de rejoindre le Musée, mais je crois que je suis malade…J’ai besoin d’aide…Pitié…
-Bien sûr, la plupart des habitants du quartier se sont réunis dans les étages de la Tour. Viens. »

Bien que rauque et sèche, la voix de l’homme avait paru à Rachel douce et apaisante tant elle avait besoin de quelqu’un à qui se raccrocher après de longues heures d’errance dans les artères vides de la cité à la merci du danger. Alors que la jeune fille se laissait entraîner dans le recoin de pénombre, elle repensa à ce que venait de lui dire le tireur, il avait parlé de soldat…Elle conclut rapidement que c’était par ce terme que les autres avaient choisi de dénommer les Démons. Ils avaient franchi le seuil d’une cage d’escalier dont certaines marches avaient été endommagées et malgré l’obscurité complète, Rachel pouvait deviner des cavités à éviter sous ses pieds, elle ne se guidait qu’au bruit des pas de l’homme devant elle. Elle ne savait d’ailleurs toujours pas la façon dont elle devait l’appeler.

« -Quel est votre nom ? Demanda-t-elle en arrivant sur un palier où une de la lumière passait par l’embrasure d’une porte.
-Reno. Répondit-il froidement après un temps qui avait semblé être celui de la réflexion. Rachel pensa qu’il s’agît d’un pseudonyme. »

Mais déjà de sa grande main sale et craquelée, il avait poussé la porte et la jeune fille put voir que derrière s’étendait un long couloir gris contre les murs duquel se dressaient de grandes colonnes taillées dans une pierre bleutée. Entre deux piliers se trouvaient les abat-jours de lampes électriques mais malgré ces tâches blanches répétées imprimant la rétine comme une lumière, l’ombre dominait et le vent en courant au travers du corridor semblait pousser un soupir ; une porte venait de s’ouvrir au bout du couloir.

Rachel aperçut un nouvel homme, il parla brièvement avec celui qui avait trouvé la jeune fille, comme si rester trop longtemps à découvert dans les couloirs constituait un danger. Les deux regards se posèrent sombrement sur l’adolescente et d’un hochement de tête, elle fut invitée à rentrer à son tour. En se dirigeant vers la porte entrouverte, elle se demanda si elle n’aurait pas mieux fais de ne jamais faire étape à cette Tour ; l’hospitalité dans de telles conditions semblait être devenue un luxe. Elle se trouvait dans ce qui semblait avoir été une galerie d’art, avec de grandes fenêtres richement décorées ornant les murs. Le verre cerclé d’acier dans un style ancien était si vieux et si opaque qu’il n’avait pas fléchi malgré les explosions. Sur le sol gisaient des cadavres de lustres tombés du plafond, certaines parois séparant la galerie des pièces adjacentes s’étaient fissurés et des hommes les fracassaient à grands coups de béliers pour leur permettre de circuler dans l’étage.

Dès son entrée dans la salle, Rachel fut abandonnée par ses deux escorteurs qui disparurent dans la foule sale et silencieuse d’une cinquantaine de gens attristés, ravagés et désemparés devant l’imminence de la mort. La plupart d’entre eux avaient certainement perdu un proche et refusaient la maigre consolation de la compagnie de quelque autre survivant. Rachel s’identifia à eux, les dévisageant avec des yeux pleins de compassion. Elle regarda ses vêtements déchirés, couverts d’immondices et reconnut la crasse dans laquelle demeuraient tous ces esprits éperdus. Ce ne fut qu’au moment où Rachel perçut un grésillement de la lumière qu’elle réalisa que les néons au plafond luisaient faiblement. Intriguée par la présence d’électricité dans cette partie de la ville, elle resta fixer l’éclat au-dessus d’elle pendant un instant.

Une nouvelle personne l’interrompit. Elle était vêtue de blanc, mais sa blouse était si sale qu’elle aurait également pu être brune. Son visage et ses cheveux semblaient aussi étranges qu’indescriptibles ; Rachel se retrouva pour la première fois de sa mémoire devant un personnage dont elle ne pouvait définir le sexe, à tel point que même sa voix disgracieuse et quelque part mélodique ne put l’aider à approfondir sa vision de l‘étranger.

« -Je peux vous aider, mademoiselle ?
-Les néons…pourquoi l’électricité court-elle toujours par ici ? Demanda finalement Rachel après un temps d’hésitation durant lequel elle était restée dévisager l’androgyne avec une certaine appréhension.
-Ah oui…La Tour de Babel dispose d’un générateur indépendant qui a été activé il y a seulement quelques heures…Affirma l’interlocuteur avant de murmurer : Je ne pense pas que nous passerons la nuit avec la lumière…Mais dites-moi mademoiselle…Êtes-vous blessée ?
-Pas exactement. Déclara la jeune fille. Je me sens malade, j’ai besoin de médicament, au plus vite…
-Je vais voir ce que je peux faire pour vous…Affirma l’étrange personne paraissant s’improviser médecin d’une voix qui se voulait rassurante. Il me semble que vous boitez, pouvez vous retrousser votre pantalon ?
-Oui…Fit Rachel en mettant sa jambe gauche à jour. Sur sa peau blanche se trouvait une grande plaie rouge vive, déchirant nettement le tibia. La jeune fille n’avait même pas eu conscience de cette blessure qui l’impressionna.
-Vous avez de la chance, ça n’a pas l’air infecté…Frémit le jeune médecin en auscultant le membre. Asseyez-vous là, je vais chercher de quoi bander cela… »

Rachel s’installa sur un lit qui avait été improvisé entre deux commodes. Partout autour d’elle se trouvaient des gens dans la même situation ; la Tour de Babel semblait être devenue Hôpital de Fortune pour tous ces gens blessés et souffrants. Elle s’assit sur la fine couverture blanche, entourant ses jambes de ses bras, observant avec une certaine lassitude réconfortée les gens qui l’entouraient toujours, elle avait cessé d’exister en elle-même pour ne plus vivre que par le biais de cette malheureuse communauté.

Soudain, au cœur de la foule silencieuse et morbide, Rachel vit surgir une personne dont la vue lui était familière. Un anonyme venait de lui glisser un mot à l’oreille et avait tendu son index vers elle. Le jeune homme parut bouleversé, paniqué, il recherchait d’un œil hagard et perdu quelqu’un dans la direction de la jeune fille. Mais lorsqu’il s’approcha d’un pas hâté et nerveux, Rachel reconnut les yeux et la chevelure bruns de Stéphane. Son air pâle et son visage squelettique ne le changeait pas de ce qu’avait connu Rachel ; comme elle, il semblait avoir beaucoup faibli depuis leur séparation. L’adolescent accourut et se jeta dans les bras de Rachel en pleurant de joie. Il serra très fort les épaules de la jeune fille de ses poignets ensanglantés.

the_king_hades
the_king_hades
Niveau 10
07 juin 2006 à 12:20:08

... :coeur: ... :bave: ... :coeur: ... :bave:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
07 juin 2006 à 22:01:12

Bon, deux chapitres consécutifs à commenter, ne vous attendez pas à des merveilles de ma part^^

Chapitre 34 :d)

On retrouve donc une héroine errante, comme quelques chapitres plus tôt, mais le contexte est tout différent, avec cette fois-ci la mort qui rôde à chaque coin de rue. La prophétie, ou plutôt la menace des anciens amis voire même dieux qui viennent chercher un tribut morbide. Ou plutôt venir faire une démonstration de force. Toutefois, les Démons ne semblent avoir de démoniaques que le nom vu qu´ils semblent parler et marcher comme des humains.
Soit dit en passant, cela me rappele quelques passages de Tolkien, que ce soit la Chute de Gondolin, ou encore des textes du Silmarilion ou du SDA et surtout pas mal de références aux rapports Numénor/Valinor. Bref, comprenne qui pourra^^

On assiste à une exploration qui m´a presque fait penser à une description d´une phase d´infiltration et d´un coup la question m´est venue: " Bravo est-il un fan de Snake?". Toutefois, on retrouve des thèmes maintes fois évoqués, peut-être un peu répétitif, mais cela ne se sent pas trop. Donc on retrouve la peur, l´errance, le noir, la solitude, encore sans doute plus cruelle ici vu que Rachel avait retrouvé et perdu Landry, au sens mortuaire du terme, et Morgane, au sens amical. Et Morgane, dans sa haine, apparait comme l´illustration de la xénophobie ambiante à toute l´ile. Rachel étant nouvelle elle est coupable de "complicité" dans la destruction de leur univers.

On assiste ensuite à de nouveaux éléments qui font penser à quelque chose comme de la folie au début. Toutefois, il semblerait que la voix est bien réelle, sans doute un enfant qui vivait là... Mais on reste perplexe vu qu´on ne trouve rien. Et j´avoue qu´à un moment j´ai pensé que c´était le bébé qui parlait, sans doute à l´aide des phéromones. Mais non, à la place on a l´une des clés du passé de la jeune fille, tragique. On comprend, vu la gravité de l´accident que Rachel ait oblitéré ce fait de sa mémoire.

On assiste ensuite à une sorte de face entre Rachel et l´un des Démons, qui la traque. La terreur ressentie par la jeune fille peut faire penser aux Nazguls du SDA ( oui je cite beaucoup Tolkien en ce moment^^), mais en fait, la peur de la mort explique cela, sans doute...

Tiens petite remarque, j´avais parlé de GIs, ou apparentés, dans l´un de mes commentaires précédents, on retrouve cette idée d´armée terrienne, dans le fait que Rachel n´éprouve aucune surprise à l´entente de la voix qui interpelle celui qui la guette. On aurait pu penser, si c´était voulu par l´auteur, qu´elle aurait été surprise d´une voix radicalement différente. C´est donc soit la même langue qu´elle qui est parlée, soit une langue assez proche^^
De même pour l´électricité absente, et cela l´Indyen saurait l´expliquer mieux que moi, il me semble qu´un champ électromagnétique peut couper l´électricité dans une zone. ( et que c´est l´un des effets d´une bombe nucléaire aussi...Tiens on a vu un éclair plus tôt dans le récit et qui est rappelé là, et si ce n´était pas météorologique, mais humain et excplosif?^^)

Enfin, le lampadaire est l´objet d´une description soignée et permet de faire le point sur les destructions de la ville, qui doivent être assez importantes pour qu´un unique lampadaire intrigue, et introduit la nostalgie et surtout refait parler d´Anna, dont on ne sait plus rien....

Chapitre 35 :d)

On a là une césure assez importante, puisque visiblement l´action commence à la Tour ( et donc au Musée?) et il manque donc une partie du périple de la jeune fille. Sans géographie précise de la ville, on est donc dans l´inconnu sur les distances et le temps pour ce parcours...
Mais le bâtiment, contrairement à ce qui aurait pu être espéré, a largement souffert et a perdu de sa superbe, qu´on nous laisse entrevoir. D´ailleurs, il semblerait que ce bombardement ou l´entrée des soldats a laissé des morts, vu le sang qu´on trouve. On retrouve quelques indices sur le caractrèe divin que veut se donner Gueguermann. D´abord le nom de Tour de Babel, qui fait écho à la Bible et au passage où les hommes, alors tous unis, craignant une colère de Dieu qui leur paraît injuste, et donc craignant un déluge ( d´où l´orage précédemment?), décident de construire une tour pour atteindre le Ciel ( et pas le ciel, la différence est importante) pour chasser le Créateur de son trône. Ce dernier réplique en faisant s´écrouler plusieurs fois la structure puis en divisant les hommes, avec le don de langues différentes pour asseoir son pouvoir ( Au passage Dieu est donc tyrannique et pas bénéfique dans ce passage et les Babeliens sont les premiers révolutionnaires^^).

Bref, on peut faire l´extrapolation que la Tour est ici le symbole de la divinité du maire qui a renversé Dieu dans les cultes des gens et qui se fait adulé. De même, on retrouve la notion d´église, qui fait à la fois référence au silence qui peut régéner dans un lieu aussi désert, mais aussi au culte de la personnalité du Kamarade Gueguermann ( comme l´Indyen l´avait dit, on a beaucoup de mise en avant des travailleurs, on a aussi un embrigadement de la société, une exécution d´un critique du gouvernement, l´opposition aux GIs( donc l´opposition USA/URSS qui est schématisé) et enfin le culte de la personnalité et la planification de l´économie ( et des dépenses voir pour cela les passages sur les soucis électriques), donc un vrai régime stalinien)

On croise désormais notre premier fuyard depuis Morgane ( et la voix?) qui semble aussi peu rassuré que rassurant. Armé, menaçant, caché. Mais il semble aussi blessé et déterminé. Bref la rencontre pourrait mieux commencer, pour rassurer nos deux âmes en peine. D´ailleurs, soit l´homme est un très bon pistolero soit il voulait descendre Rachel et s´est planté sur son coup de semonce ou supposé tel. On note ici que les armes sont la clés du pouvoir pour l´auteur^^ Et il lève le voile sur les Démons qui sont des soldats, des envahisseurs humains. Donc on peut supposer qu´il les a vu d´assez près et qu´il en a peut-être eu des combats... D´où son arme. ( Qui vient d´où? d´un soldat abattu, assommé? est-il un memebre de la Sécurité de Junon ou Gaïa?)

On trouvera enfin une raison pour valider la présence de cette fic sur ce forum ( vu qu´elle est pas sur Ecritures :snif: ) la présence de Reno. On peut supposer que cela vient du Turk ( donc que le Reno est aussi membre de la sécurité d´une Tour, non plus Shinra, mais de Babel?)

On trouve enfin le refuge, pas celui voulu, mais cela reste un refuge, où elle n´est plus seule. 50 survivants, c´est peu, mais c´est toujours ca non? Et puis il sert aussi d´hôpital, ce qui laisse penser que l´endroit est suffisament calme pour permettre une organistationt elle que celle-ci^^

Et puis happy end ou presque, avec les retrouvailles d´un autre protagoniste, en aussi mauvais état que Rachel, mais vivant^^

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
08 juin 2006 à 12:23:32

Toutes les belles références que tu me cites sont trèsbelle :coeur: mais pas forcément justes, je ne suis impliqué dans aucune de toutes celles-là...Enfin, pas directement quoi...

Par contre, j´aime beaucoup ton interprétation sur la Tour de Babel parceque c´est exactement sur ça que j´avais fondé l´histoire, la métaphore est complète et l´interprétation possible :-p

Niarg, j´aime ce que je fais à ce stade de l´histoire, comme Rachel, je peux me pencher sur l´abîme et surplomber mon oeuvre pour admirer de haut et avec recul la destruction que j´ai semée dans mon utopie :content:

Cependant, si la comparaison avec le conflit de la guerre froide me semble pertinente, elle ne me plait pas trop...je ne serais pas allé jusque là je pense...

Et puis avant de finir sur ce rétro-commentaire, je voudrais te détourner d´une mauvaise piste sur laquelle tu sembles être parti...Le Musée et la Tour de Babel ne sont pas le même bâtiment ! L´erreur est pardonnable parceque ma narration ne sera jamais aussi représentative qu´une carte de la cité (que je vais d´ailleurs dessiner et mettre en ligne pour la fin :ok: )

Ca avait été évoqué dans les premiers chapitres ; la Tour de Babel trône au centre de la cité, alors que le Musée est à la périphérie Nord, derrière les dernières banlieues...Rachel n´a donc pas beaucoup avancé entre la fin du 34 et le début du 35, peut-être même qu´elle n´a fait que remonter une rue...

Voilà, les prochains chapitre seront certainement les premiers de la dernière partie :snif:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
10 juin 2006 à 18:15:17

:up:

troisième page quand même :(

Bon bah, bachotage oblige, je suis en pleine détente là (bah quoi c´est logique ! :-p )

Et le chapitre 36 est déjà très bien avancé, je vous l´offrirai mercredi soir pour fêter ma fin d´année :-p

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
10 juin 2006 à 19:07:17

Heu, c´est qui déjà ce Stéphane ? :question:

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