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FIC : Brumes

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
23 avril 2006 à 13:19:50

the_king_hades :d) Ptdr :bave: enfin les sensations de lecture d´un lecteur :ok:

oki, je vais donc coninuer :ok: ... mais en fait, le prochain chapitre est déjà dans la boite et j´ai très envie de continuer :-p)

Mais bon, si les commentaires n´affluent pas entre deux chapitres, je risque pas de poster plus rapidement :(

Allez les gens ! Que pensez-vous des patates à l´aluminium, qu´avez-vous pensé du chapitre, que va-t-il arriver à Rachel ??

:up:

Dame-Armiel
Dame-Armiel
Niveau 7
23 avril 2006 à 14:36:42

les patates à l´aluminium :bave:
le chapître :bave:
Rachel :bave:

:dehors:

Dame-Armiel
Dame-Armiel
Niveau 7
23 avril 2006 à 14:46:24

Trêves de plaisantries, très bon chapître, bien que les premières lignes m´ont un peu désorienté au début, j´ai cru me retrouver dans un cours de biologie :fou: :rire: .

Donc ce n´était qu´un rève de Rachel, des souvenirs enfouient dans son subconscient qui refont surfaces après les chocs de la journée précédente???. Encore un de ces fameux mystères surprenant que tu sais si bien amener et qui nous laissent toujours dans le noir le plus complet pour imaginer la suite.

À la prochaine :-) :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
24 avril 2006 à 10:37:38

:up:

Tout le monde est parti en vacances ou quoi ?? :snif:

Woh ! on est passsé en seconde page et le chapitre n´a pas l´air d´interesser grand monde alors que le prochain est déjà prêt :snif:

Mais bon...Pour les vacances, je veux bien faire une exception et admettre que ma fic n´attire plus grand monde...

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 avril 2006 à 10:54:46

Désolé mais j´étais pas la ce week end. Aller, faut vite que je lise ce chapitre :ok:

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 avril 2006 à 10:56:29

"pour une fois je suis plutôt fier de ce que j´ai fais :cool: " et cette belle faute d´orthographe, t´en es fier aussi ? :lol: Quelle belle perle !

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
24 avril 2006 à 18:57:33

Bon, pour mes impressions c´est assez proche des sentiments de the_king_hades...

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
24 avril 2006 à 21:30:39

Mh...
Je crains qu´en effet tout le monde soit parti en vacances :-(

Donc, ça risque d´être fortement mort pendant les vacances...
Jujudredd, tu es jusqu´à la rentrée dispensé de uper à chaque fois qu´on passe en seconde page :ok:

En attendant, je fixe le prochain chapitre à demain soir :-)))

the_king_hades
the_king_hades
Niveau 10
24 avril 2006 à 22:01:22

cool, moi je suis en vac, mais je pars pas donc je serais la :ok:

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
25 avril 2006 à 05:50:27

Mais c´est pas fini les vacances ? Moi j´aimerais bien avoir des vacances, ça voudrait dire que j´ai trouvé un boulot...

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
25 avril 2006 à 21:05:49

bah je te souhaite bonne chance pour trouver ton job jujudredd :ok:

Bon, je n´ai pas beaucoup de commentaires à commenter, malheureusement :-( fff revient :snif2:

Alors, chapitre 26 maintenant...dommage qu´on soit en période creuse parceque c´est un temps fort de l´histoire que j´avais prévu depuis le début, c´est maintenant que les choses vont vraiment basculer dans la seconde partie de l´histoire :ok:

Alors forcément, ça va faire des coups de théâtre et je décline dorénavant toute responsabilité en cas de tentative de suicide ou d´attaque cardiaque à la lecture de mon oeuvre :sarcastic:

Chapitre 26

Landry et Rachel sortirent de l’immeuble à dix-huit heures. En descendant les quartiers de la ville, les deux adolescents regardèrent avec des yeux ébahis les ravages de la tempête qui avait sévi pendant la nuit. Tout dans la rue était complètement désordonné, des lignes de tramway avaient été arrachées, des lampadaires tordus voire déracinés et des cadavres de poubelles ayant vomis leurs immondices gisaient dans des flaques d’eau enfonçant en certains endroits les hommes jusqu’à la moitié de leurs mollets. Tous les regards inquiets des gens qu’ils croisaient se posaient avec anxiété sur les ravages de la nuit et chacun se demandait par quel miracle aucune vie n’avait été perdue. La réponse semblait être inscrite dans le ciel de traîne qui s’imposait, lourd et chargé d’électricité, gris sombre aux reflets parfois étrangement rosâtres.

A la station de tramway s’étaient dressés des échafaudages élevant des employés chargés de réparer les systèmes électriques défaillants et tout ce qui avait été dégradé. Ils se trouvaient là certainement depuis tôt le matin, mais les principaux dégâts qui empêchaient la circulation du train avaient été réparés ; les trams circulaient toujours sans problème. Rachel et Landry s’assirent sur un banc le long du quai et attendirent que leur convoi arrivât en gare. La station de Junon était le terminus de cette ligne-là, elle emmènerait les deux adolescents en plein Gaïa. Sur le grand panneau noir digital figurait l’heure de départ du train, celui-ci était prévu quinze minutes plus tard, mais la machine ne paraissait même pas à l’horizon. Il se trouvait en face d’eux deux lignes séparés par un massif embarcadère de béton sur lequel circulaient des gens, sombres, silencieux et pressés. Ils descendaient ou montaient inlassablement dans les wagons gris et bleus parfaitement encastrés dans le rail qui filait agilement le long de la falaise où les embûches précipitées par la tempête avaient été balayées par les hommes.

Les deux jeunes gens paraissaient pour le moment les seuls à attendre la ligne pour Gaïa, ils se trouvaient en effet être les seuls assis sur le petit banc rouge, scellé dans le béton entre deux grands panneaux numériques indiquant les horaires des trains. Rachel observait lascivement la fosse devant laquelle ils se trouvaient et dans laquelle le tram viendrait bientôt se loger et ouvrir ses portes. Au-dessus des grandes portes vitrées et encadrées de noir de la gare se trouvaient trois mécaniciens remettant en état de marche la grande pendule qui avait été complètement brisée, tandis que d’autres plus loin, sur de chétifs échafaudages raccommodaient une structure du grand toit de talle dont le squelette avait dangereusement fléchi sous la force de la pluie.

Le tram partit finalement avec deux minutes de retard à cause du temps qu‘il avait mis à arriver en gare. Rachel se sentait tomber dans une absence, ses forces la quittaient et il lui tardait de se débarrasser de tout cela, de retrouver Morgane et Stéphane dans le petit appartement du centre-ville. Elle n’entendit que très vaguement le tram glisser sur son rail à peine quelques mètres devant elle et les portes se refermer derrière elle avec une sourde dépressurisation. Lorsque ses yeux reflétèrent de nouveau l’intérieur de ses pensées, elle réalisa que Landry l’avait assise à côté de la fenêtre, là où elle pouvait regarder les reflets argentés de l’océan et les innombrables tumeurs du ciel, les gigantesques nuages assombrissant la cité. Le léger sifflement de la motrice sur le rail constituait un fond sonore peu dérangeant, le ciel poussé par les vents d’altitude semblait faire encore plus de bruit, bien l‘orage semblait définitivement éloigné.

« -Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Demanda soudainement Landry, sur un ton pesé et rassurant, rompant le silence qui les avait accompagnés depuis la sortie du logement de Hermann.
-Je…Balbutia alors la jeune fille sortie de son inconscience et cherchant aveuglément ses repères dans le wagon absolument désert. Je veux que tout cela s’arrête…Tout…
-Oui…Murmura Landry. Puis il se pencha vers Rachel qui était assise en face de lui et lui prit faiblement les mains, se laissant envahir par le terrifiant froid qui courait dans les veines de la jeune fille. Moi aussi j’ai très hâte que tout cela s’arrête enfin tu sais…
-Lâche-moi. Articula-t-elle de mauvaise humeur en abandonnant les mains du jeune homme. Elle regarda alors son visage d’adolescent fatigué et usé et ajouta en haussant un coin de lèvre : J’aurais préféré que rien ne commence !
-Je suis sûr que tu ne regrettes rien…Déclara Landry à toute petite voix. Tu te souviens de cette chanson ?
Un esprit s’enlise dans les méandres de mes pensées.
Une question passe et ne cesse de me tourmenter
Une question qui malgré se pose sans répit
-A quoi bon s’accrocher aux reflets du miroir ?
Je ne sais qui est cet être qui chante et pense
La mort du reflet attendra-t-il cet esprit noir ? Continua Rachel les yeux fermés dans un murmure. Et le deuxième couplet disait :
L’horizon de mon existence me semble invisible
Sous mes pied se dérobent mes souvenirs, mon passé
Je tombe, j’avance tel un aveugle funambule. »

A ce moment-là, le tram s’engouffra dans le tunnel qui le mènerait de l’autre côté de la chaîne de montagne et une obscurité absolument impénétrable envahit le wagon, engloutissant les deux adolescents dans d’angoissantes ténèbres. Le sifflement du tramway se répercuta alors sur les parois du tunnel à quelques mètres à l’extérieur, comme une triste complainte ou le chant d’une baleine. Ne trouvant plus dans ce noir le reflet humide des yeux bruns de Landry, Rachel regarda autour d’elle pendant ces quelques secondes de nuit et trouva avec effroi sur l’autre rangée de fauteuils la silhouette lumineuse et vivement blanche du fantôme. Elle rayonnait puissamment dans l’obscurité, comme une tâche blanche aux reflets multicolores…La jeune fille vit le spectre froncer les sourcils et soudainement, entendit la voix de Landry derrière elle :

« -Rachel ?
-Oui. Répondit-elle en se retournant, aveuglée par la lumière qui avait réinvesti la voiture.
-Je voulais te demander…De quoi voulais-tu qu’on parle hier ?
-Oh…Fit la jeune fille soudainement gênée en regardant défiler le gigantesque parc de l’autre côté des vitres. Ca n’a aucune importance, excuse-moi de t’avoir dérangé pour ça…
-Non. Je ne peux pas croire que cela n’avait pas d’importance. Je venais de te surprendre presque dévêtue dans la salle de bain, tu étais encore sous le choc de la disparition d’Anna.
-Ca ne change rien, Landry…Ca n’y changera absolument rien ! S’exclama Rachel quelque peu agacée.
-Quoi ?! Qu’est-ce qui ne changera pas !? Tu ne comprends donc pas que moi aussi je suis mort d’inquiétude pour Anna et que je mets tout l’espoir qu’il me reste dans ton cœur ! Déclara Landry soudainement ému jusqu’aux larmes. Je te donne tout ce qu’il reste de ma lucidité et de ma conscience, car je n’ai pas dormi depuis la mort de Irvin ! Je te le donne pour que tu aies la force d’affronter tout cela ! Pour que tu saches que quoi qu’il arrive, tu ne seras jamais seule ! Conclut-il désespéré et achevé. Alors je t’en supplie, dis-le moi !  »

A la suite de ce discours, Rachel détacha son regard du décor et sans caresser Landry des yeux, elle baissa la tête vers ses mains posées sur ses cuisses, jouant fébrilement avec un cheveu qui venait de tomber de sa misérable chevelure épaissie par la douche de la veille. Fautive, elle se pinça de ses petites dents de porcelaine la lèvre inférieure, ses yeux opaques semblant vouloir retenir d’impuissantes larmes. Elle enroula le cheveu autour de son index, serrant de toutes ses forces mais sans intention particulière, sinon l’envie de s’étrangler, d’éteindre la vie et d’étouffer la vérité. Mais le cheveu cassa et relâcha son étreinte sur le doigt, chutant avec une légèreté extrême vers les pieds de Rachel, déchu, brisé, impuissant. Alors l’adolescente releva le regard vers Landry et annonça :

« J’ai bientôt trois semaines de retard… »

Landry ne répondit pas, il ne soupira pas, ne cligna pas d’un œil. Il croisa les bras et se recula sur son siège, s’adossa contre celui-ci et garda la tête droite sur les épaules. Il n’y avait rien à dire, rien à songer, simplement sentir les vibrations du tram et se laisser porter jusqu’au bout du rail, mais l’attente était encore longue et le jeune homme ne voulait rien dire, car il n‘y avait effectivement rien à dire.

A cet instant précis, une silhouette évanescente sembla se dessiner dans les colossaux nuages qui s’étaient laissés tomber très bas, à peine au-dessus de la ceinture rocheuse. Un sourd et lointain grondement suivit. Puis en quelques secondes, une danse d’éclairs bleus défila entre les boursouflures du ciel, parcourant avec dextérité le plus petit sillon, jouant au chat et à la souris à une vitesse phénoménale et s’abattant en plusieurs points hasardeux au milieu des hauts bâtiments de la ville. Le tonnerre dépassé ne grogna que très peu à la suite de ce petit orage qui laissa une inquiétante lueur bleutée dans le ciel.

Alors les vibrations dans le tram se firent de plus en plus amples et le sifflement des motrices se ralentit au fur et à mesure que par la vitre, la sensation de vitesse s’éteignait. Au-dessus des portes de sortie, les panneaux d’affichage s’étaient soudainement décolorés et bientôt, le train s‘arrêta simplement, après avoir parcouru deux centaines de mètres dans l‘enceinte de la cité.

Le temps semblait avoir arrêté sa course en cet instant.

the_king_hades
the_king_hades
Niveau 10
25 avril 2006 à 21:09:44

:bave: :bave: :bave: :bravo:
c´est tres bien comme dab

  • essuie toute la bave qu´il a mis par terre*
bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
25 avril 2006 à 21:11:50

oki, merci beaucoup :ok:

J´ai oublié de préciser que je suis un peu malade depuis quelques jours et il n´est pas impossible que le texte en soit truffé de fautes et que ce soit un peu lourd à lire...
Voilà, :desole:

the_king_hades
the_king_hades
Niveau 10
26 avril 2006 à 10:51:08

pour moi sa pose pas de probleme, je fais encore plus de fautes...

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
26 avril 2006 à 11:31:12

Tant que tu fais pas une faute par mot comme certains, ou pire du langage Short Message System, ça me va.

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
26 avril 2006 à 21:17:23

:up:
Bah, où ils sont tous encore partis ?
Bande de nonolife (= contraire de nolife).

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
26 avril 2006 à 21:20:49

ptdr XD

Bah ya fff en ligne, mais il répond pas :-(

Moi de mon côté, j´ai déjà une page pour le prochain chapitre, et je suis prêt à le poster, même si on atteind pas les 10 messsages réglementaires entre 2 chapitres XD

JujuDredd
JujuDredd
Niveau 10
26 avril 2006 à 21:39:14

Dis pas ce genre de chose où je vais me mettre à booster <_<

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
26 avril 2006 à 23:08:38

En fait, la personne en ligne était mon frangin de 16 ans, encore assez débile pour ne pas comprendre que quand ma session MSN s´ouvre, il faut la fermer, pas la laisser comme ca... Encore milles excuses. Sinon j´ai donc deux chapitres à commenter^^

Chapitre 25 :d) On attaque donc un chapitre plus calme, après les péripéties des précédents et leur torture mentale. Toutefois, on reste sur pas mal d´incertitudes pour la suite, sans trop savoir ce qui attend nos protagonistes et en théorie on devrait voir enfin Hermann, l´Arlésienne de cette oeuvre, on en parle souvent, mais on ne l´avait pas encore vu^^

On commence par un rêve étrange, sans doute des souvenirs. Des souvenirs d´une visite médicale un peu particulière pour une personne un peu particulière elle aussi. En fait, on assiste plutôt à la discussion entre la mère, ou la personne qui élève la jeune fille dont il est question, et le médecin.
On voit que l´auteur a pris la peine de se renseigner sur les phéromones, ou qu´il bluffe bien ( Ou que le sujet était à l´ordre du jour de ses cours de SVT ce qui revient à dire qu´il a eu des renseignements sur le sujet). Bref, on a une sorte de volonté ludique qui se couple avec l´épaississement du scénario, on se demande bien ce que ces phéromones viennent faire ici. En tout cas, pour l´auteur c´est simple, la communication est soit phéromonale soit vocale ( ce qui constitue dans notre biosphère actuelle une hérésie, surtout chez les mamifères, mais bon passons XD) sauf chez certains cas un peu particuliers, dont la jeune fille dont il est question. On suppose qu´il s´agit de Rachel, mais rien ne le prouve encore... On notera d´ailleurs que le nom de la femme qui discute avec le médecin est censuré, sans doute parce qu´il s´agit d´un blocage de la mémoire de la jeune fille...
Bref tout ca pour dire plusieurs choses: d´abord que ces phéromones pourraient être à l´orgine d´Elle, ou de la communication avec Elle. provenant d´un autre plan de conscience ( univers parrallèle, monde des morts, etc...) seule Rachel peut Lui parler.
Ensuite qu´en y réfléchissant, dans une salle de bains on garde aussi des médicaments. Et là je reviens sur le chapitre précédent. En effet, Rachel n´avait pas vu son "fantôme" préféré depuis longtemps et son réflexe est de chercher quelque chose. peut-on y voir une sorte de médicament, contre les hallucinations, un inhibiteur de phéromones, ou quelque chose qui met la jeune fille dans un état de béatitude voulu par les gouvernants de la cité pour rendre les gens dociles?

Bref, après cette disgression, retour sur l´actualité de Rachel, qui se lève dans le noir.
On peut penser à une figure de style sur les inquiétudes de la jeune fille, relatives à Anna, son habitat, ses amis, etc...
Bref, un réveil difficile, avec encore le souvenir de son fantôme. Elle reste perdue par cela, et à vrai dire, on peut la comprendre, le seul souvenir de son passé que l´on puisse avoir la transforme en monstre de la nature, au minimum. Il y a de quoi troubler n´importe qui. Toutefois on reste sur la même question depuis le début: est ce que ce sont SES souvenirs ou ceux d´une autre personne? (Elle par exemple...)

Après la pluie le beau temps, l´auteur prend la peine de confirmer tout cela. Il nous offre un climat radicalement différent de la tempête, au grand soulagement de tout le monde dans la ville sans doute. Seules les flaques d´eau semblent être les témoins de l´acharnement de la nature...

Le billet est donc un excellent deus ex machina pour permettre à la jeune fille de se remettre tout doucement dans le train train presque quotidien. Et il est annonciateur de sans doute beaucoup de parlotte aussi :rire:

On notera un blopper dans ton texte: tu dis quelques lignes plus haut que le jour est levé sur une ville qui est comme d´habitude, et après que l´on a beaucoup de constructions à faire pour réparer les dégâts. Si la deuxième est parfaitement valable vu la violence météorologique qui a dévastée la ville, elle ne colle pas du tout avec la premiere chose que tu dis...

En tout cas, la jeune fille sert d´intermédiaire pour nous informer au travers des programmes télévisés qu´elle regarde. Un bilan somme toute relativement bénin, vu la violence des éléments, qui se tinte de religiosité à la fin. En effet, on dit que c´est grâce aux autorités bienveillantes, comme si l´aura mystique qu´elles pouvaient émettre avaient protégé quasiment toute la ville. Bref, une divinisation de cette instance. Toutefois le "dieu" de la ville, Gueguermann, ne parle pas, comme s´il avait disparu, alors que dans une telle situation, une personne qui dispose d´une telle popularité serait la meilleure tribune pour dire que tout va bien...

Soit dit en passant, on voit que la solitude de la jeune fille est pesante, l´obligeant sans doute à repasser les événements de la veille, rien de bien réjouissant vu le contexte et les drames qui se sont noués. Le retour proche des deux garçons apparait comme cathartique, même si l´on ne sait rien du devenir des autres personnes, laissant un flou assez sinistre.

On repart sur le souvenir de ce laboratoire, de ce médecin et de cette femme. On est encore plus dans le flou, vu l´impuissance de ce dernier à nous donner un quelconque élément de réponse. Toutefois, les effets promettent d´avoir une part importante dans le scénario...

Une petite remarque, tu as reproché à Sugy son trop grand luxe de détails vestimentaires, toi tu surutilises les descriptions physiques, avec à chaque fois des postures bien décrites, même si parfois peu naturelles comme quelques unes dans les chapitres précédents. Juste une remarque au passage de faite.

Et puis enfin, quelque chose de nouveau et de pas morbide du tout dans ce texte, un nouveau protagoniste, certes en partie responsable de la mort d´Irvin, mais bon c´était involontaire, il n´a quand même pas fait tomber l´avion exprès ( quoique.... avec Bravo faut s´attendre à tout^^)

Bref, on a un deuxième personnage après Matthias et son éphémère présence dans les premiers chapitres que ni donne pas des airs de play-boys à son arrivée. Serait-ce pour cela qu´il ne vit que là et pas avec les autres?
De plus, l´auteur ne fait rien pour l´arranger, pour lui donner un air de loubard, entre le crâne chauve et la queue de cheval, les grosses mains rugueuses et la boucle d´oreille... Ce que serait devenu Irvin s´il avait quelques années de plus? :rire:

Une dernière remarque, la fin me semble un brin hâtive, comme si tu avais voulu introduire à tout prix Hermann avant de faire partir Rachel... Un peu dommage je trouve

Chapitre 26 :d) Un chapitre de tous les dangers selon l´auteur... Suicide? Ou lynchage de sa personne??? En tout cas, il nous promet des révélations fracassantes, et c´est toujours alléchant...

On commence par la description de la ville dans son état ravagé, logiquement, par la tempête. Il semblerait que la cité utopique ne soit guère rapide pour sa remise en état, une journée entière et le spectacle est encore très navrant... Les gens semblent perplexes devant à la fois cette catastrophe et le miracle de la survie de tous, officiellement, car rien n´est dit au sujet des autres membres de l´ancienne colocation... Et le ciel reste menaçant, comme s´il y allait avoir une seconde manche entre la cité et la Nature... POur le KO de la première?

On est de retour dans le tram, scène de trois boulversements donc: l´arrivée de Rachel à Gaïa, la rencontre avec Phelspart et les révélations promises dans ce chapitre. Comme quoi l´auteur apprécie la vitesse fort peu élevée de ces derniers, et est sans doute un grand connaisseur des trams lyonnais et de leur vitesse à faire pâlir d´envie un utilisateur de trotinnette ( Pas de vélo, on va souvent plus vite avec ce dernier véhicule...) et avec une attente presque identique. Soit dit en passant, un quart d´heure, ca me semble normal qu´on ne voie pas la rame encore...
En tout cas, on assiste au spectacle de la réparation permanente de la ville, pendant quelques jours sans doute. Et là, la cité utopique paraît étrangement vulnérable, comme si cela n´était qu´une illusion, enfin pour cela on avait des doutes depuis longtemps...

On assiste au spectacle d´une Rachel perdue dans ses pensées, soit troublée par tout ce qu´elle avait subie, soit complètement déconnectée par le contrecoup de ces mêmes évènements.

On remarquera que le chapitre est essentiellement contemplatif et descriptif, on suit une longue liste de descriptions, en attendant toujours impatiemment la suite, et surtout les révélations.

Et puis enfin le premier dialogue, qui semble être la clé ouvrant la boîte de Pandore. Un Landry attentionné et penaud fait face à une Rachel sur la défensive et brisée intérieurement. On sent que quelque chose s´est passé entre les deux, ce que reprochait Elle, mais on ne sait pas trop quoi. A vrai dire, cela semble gêner la jeune fille, la troubler, tandis que Landry essaie de faire valoir son point de vue sans trop réussir.
On a ensuite une chanson, qui m´est inconnue d´ailleurs, sans doute du Indochine ( ce qui est largement moins bien que U2, tout le monde le dira :p) ), chanson assez triste et lancinante vu les paroles, peu engageante. Bref, les termes ne semblent guère optimistes et pour réconforter Rachel, Landry aurait pu trouver mieux que ces paroles là je pense^^

Et on a une courte apparition d´Elle, silencieuse, accusatrice sans doute, permettant de se remémorer sa dernière apparition et les sous-entendus qu´elle laissait planer...

On reprend ensuite le dialogue, entre un Landry cette fois ci curieux et inquisiteur et une Rachel de nouveau sur la défensive. On sent Landry sur le point de craquer. Car on l´a sans doute oublié, mais les autres colocataires ont pâti douloureusement de la mort d´Irvin, et Landry doit être encore plus boulversé par la disparition d´Anna. Bref, un cocktail parfait, soutenu par ce qui semble être une pointe de culpabilité envers Irvin... Le tout donne une déclaration enflammée pas totalement ouverte, mais qui laisse supposer assez facilement les sentiments de Landry pour Rachel qui finalement fait tourner quasiement toutes les têtes de ses colocataires, sauf une dont on n´est pas certains^^ Cela réussit néanmoins à radoucir Rachel, qui semble distante, comme si elle subissait le poids de cette déclaration, ou qu´elle ne portait que peu d´interêt au jeune homme.

Si l´on reste pantois en attendant le secret, ce dernier nous met une claque monumentale et nous fait comprendre le ton accusateur du fantôme. Soit dit en passant trois semaines ce n´est plus franchement du retard, c´est une quasi certitude... Cela a un mérite, celui de sonner un Landry que l´on sentait prêt à tomber dans le pathétique et le larmoyant...

On assiste ensuite à une scène aux tonalités mystiques prononcées. Le tout pour la reprise de la tempête, du moins à ce qu´il semblerait, avec le retour des éclairs qui frappent la ville. On se retrouve au final avec une sensation de catastrophe à nouveau imminente, la panne du tram semblant assez inquiétante dans ton texte....

Armiel
Armiel
Niveau 10
26 avril 2006 à 23:24:25

très bien le chapitre

très bien le commentaire

^^

À la place de Rachel je ne prendrai plus le tram, qui dit tram dit crise :ok:

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