Une seconde Fic a été créée sur le topique ´fic´ d´Artemus, mais pour éviter des mélanges peu ´orthodoxes´ (je devrais dire païen ou marteleur) quant à ces deux histoires très différentes, voici un second topique où je vais reprendre l´ensemble des précédents messages la débutant, en stipulant bien qui les a posté
Merci à Louise et à Selestrielle de nous montrer leurs meilleurs talents d´écrivain ! ![]()
<Louise12>
Il faisait froid. La lune était momentanement cachée par un nuage particulièrement gros et gris. Et là, dans l´ombre d´un mur, une silhouette trépignait. Oh, elle en avait marre d´attendre ! En plus, "il" était en retard. C´en était assez, l´ombre tourna des talons quand une voix grave et rauque retentit dans la sombre ruelle :
-Attends, chien de Marteleur !
L´ombre hésita, puis se retourna et avanca à la lumière. C´était un grand prêtre Marteleur à la barbe naissante. Ses yeux verts pétillèrent furieusement.
-Ou est-tu, sale Païen ? Cela fait une bonne heure que je t´attends ! Que St Edgar punisse ton retard ! vociféra t-il.
Doucement, un autre homme tout vêtu de vert sortit de sa cachette. Il avisa d´un oeil prudent la baguette qui pendait à la ceinture du Marteleur et se reprocha intèrieurement de ne pas avoir amené la sienne. Puis il reprit de sa voix grondante :
-Ne te faches pas. J´ai le paquet. En ce moment, "ils" doivent s´apercevoir de sa disparition !
-Bien. Donne le moi, je vais le mettre sous ma protection, donc sous celle de St Edgar ; il ne risque donc rien ! répondit l´autre.
Le Païen, sortit un petit paquet de la taille d´une lanterne enveloppé de tissu. Le Marteleur le saisit, une lueur rouge dans ses yeux. Il leva la tête.
-Tu as fait du bon travail, même si je déteste l´admettre. Voila ton argent ! dit-il en lui lançant une bourse de velours rouge. Et disparais ! Que je n´entende plus jamais parler de toi, Greenleaf !
Greenleaf inclina la tête, puis se faufila dans une ruelle voisine et disparut. Le Marteleur fourra le paquet dans ses robes avant de faire de même.
Mais aucun des deux ne se sont doutés qu´un être encapuchonné les observait du haut des toits. Lorsque le nuage dévoila la lune, un éclat vert brilla sous la cape de l´ombre.
<Selestrielle>
Certains diraient que c´est maladroit quand on veux passer inapercu de se faire un collier avec une flèche à gaz vert brillant. Certains autres vous diront que c´est justement une idée fabuleuse du fait que la milice de la ville n´enlevait jamais les bijoux des condamnés. Une histoire de talismans disait-on, mais quoi qu´il en soit, c´était surtout quelque chose de fantastique à avoir à portée de main quand on se réveile dans une petite cellule froide comme celle de Pavelock.
C´est justement là que je me réveillai ce matin là, une douleur aigue dans le dos. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que je m´étais en fait accotée sur un crochet cloué au mur de ma cellule. Inutile direz-vous, oui, en effet. Je bougeais doucement, rien de cassé, les miliciens avait un don pour l´art de guérison. C´est fou tout ce qu´un peux apprendre à arrêter des paiens ivres.
Peu à peu les souvenirs commençaient à me revenir. La course folle pour prévenir Lyam, l´affiche, le bar, les gardes, la flèche, la chute, rien. J´avais toujours su que ces bottes étaient trop glissantes. Il fallait absolument que je dise à Lyam ce que j´avais entendu la nuit précédente. Un paien et un marteleur qui négociaient, les choses devenaient décidément étranges depuis le Flash, la guerre paiens/marteleurs devenait de plus en plus forte. Bientôt, chaque paysan de cette ville aurait définitivement choisi son camp. Les tueries se multipliaient dans les rues, si bien qu´on n´entterrait plus les morts, on les jetaient au large par bateau.
Lyam était de plus en plus nerveux, il ne cessait de raconter que tout concordait avec les prophécies. Les choses portant sur la réalisation de ses "prophécies" l´interressaient toujours. Il était complètement fasciné par ces fameux "Gardiens". Poutrant tout le monde savait bien que depuis la nuit du Flash, il n´en restait plus aucun, du moins ne montraient-ils plus signe de vie. Mais je m´égare.
Patiement, j´étudiai le cachot. Niveau 2 aile D, finis-je par conclure. Avec tout le temps que j´avais passé ici, je commençais à connaître cette prison par coeur. J´avais fini par comprendre que les gardes se faisaient "éliminer" et remplacer si vite que je n´étais jamais reconnue dans ces murs sauf avec les autres détenus. Comme à mon habitude, je m´assied devant la grille de la porte et j´attendis. Arriva ce qui devait arriver, une jeune garde tout neuf pointa le boute de son nez quelques secondes plus tard. Arriva encore ce qui devait encore arriver, je lui lançais la flèche à gaz autour de mon cou. " Joli coup Leane, je n´aurais jamais cru que tu avais raison pour la flèche à gaz. Je dois avouer que tu es plutôt intelligente pour une voleuse", me lança mon voisin d´en face.
Ici c´était chaqun pour soi, personne ne libère personne sauf soi-même. Après tout, avec le nombre exponentiel de voleurs de bas niveau dans la ville, seuls les plus talentueux devaient survivre. J´attrapai le trousseau de clés du garde qui était tombé à proximité et sortit discrètement de ma cellule refermant la porte derrière moi.
Certains diraient que c´est inutile quand on veux marcher légèrement de porter un grosse roche dans ses poches. Certains, non en fait juste moi, vous diront que c´est plutôt utile pour sorir d´une prison comme Pavelock d´une façon inaperçue.
Je trainai le garde sur le sol jusqu´à la fenêtre la plus proche et brisai le carreau. Je frappai le celle-ci à côté de lui. Quand il se réveillerait, il n´aurait qu´une idée en tête, trouver celui qui avait cassé le carreau de la prison et qui lui avait donné cet effroyable mot de tête.
Je trouvai aisément des affaires dans le dépot, barrai mon nom de sur la liste des détenus et j´étais dehors me frayant un chemin dans la population dense du Quartier Sud.
<Louise12>
Au passage, je raflai la bourse d´un noble qui semblait bien trop lourde pour lui. Ca servira a m´acheter de nouvelles flèches a gaz, mon stock commence a s´épuiser. Quelques bourses plus loin, j´arrivai devant la porte d´entrée de la résidence. En soupirant, je me suis aperçue que le Maître avait fermé a clef. Je tournai la tête des deux côtés, puis après m´être assurée qu´il n´y avait personne, je sortis mon materiel de crochetage, et commencai a triturer le loquet. J´entendis le si familier clic avec un sourire de satisfaction.
Je poussai la porte, et alla m´asseoir sur mon lit. En fermant les yeux, je sortis mon butin de ma poche et le glissai sous mon matelas. Puis je m´étendis, et me remémorai mon arrivée ici :
L´homme m´avait prise la main dans le sac, il ne lachait pas mon poignet.J´avais peur. J´avais peur que le monsieur m´emmène voir la Milice.
Justement, il y en avait un qui venait dans notre direction. A ma grande surprise, le monsieur me prit dans ses bras, s´accrocha a une gouttière et se hissa sur un balcon. Puis il mit un doigt sur ses lèvres et me fit signe de me baisser. Sans rien comprendre, j´obéis. Bouche bée, je l´ai observé sans bruit sortir une flèche a pointe en forme de losange, qui brillait d´un vert cristallin. Sans dire un mot, il tendit son arc, visa soigneseument, et désserra ses doigts. Le Milicien se l´était prise en plein dans la tête. Je jetai un coup d´oeil a travers le bois : il porta ses mains a sa gorge, fouetta l´air comme s´il cherchait a respirer puis s´effondra par terre sans un bruit.
Je levai la tête pour observer le monsieur ; il enjamba le balcon et sauta a terre avant de trainer le corps par terre et le cacher derrière des caisses. Il me fit signe de descendre.
Après avoir marché dix minutes, rasant les murs et se faufilant a travers les fourrés, nous sommes arrivés devant une petite porte en bois. L´homme l´ouvrit, puis se mit de coté et me fit signe d´entrer. Un sourire se dessina sur son visage.
Là, une étrange impression m´envahit ; sans le connaître, je sus que cet homme ne devait pas sourire tous les jours. Je savais que cette bouche n´avait pas eue cette courbe depuis longtemps, que ca faisait depuis un bout de temps qu´il n´avait pas eu de relations humaines, qu´il avait du se refermer sur lui-même pour je ne sais quelle raison. C´était là un mystère que je m´était promise de résoudre. Je lui souris a mon tour, puis je franchis le seuil.
Et c´est sur ses pensées que je me suis endormie, sans entendre le Maître qui rentrait de son travail nocturne.
<Selestrielle>
Nez à nez avec le mur, encore une fois je me réveillai bien après le lever du jour. Quelques rayons de soleil filtraient à travers les carreaux sales de ma chambre illuminant la pièce remplie de petits objets de toute sorte. C´est fou ce que l´on peut ammasser en si peu de temps. D´ailleurs quand j´y repense, bientôt 5 ans, cinq ans je j´accumulait ces objets. Cinq années écoulées si vite, j´avais appris à me débrouiller au tir à l´arc, à passer inaperçue dans les rues, à lire, à écrire... J´avais tellement hâte à ma premère sortie sérieuse. J´en avais marre des petits boulôts, mais à en croire le maitre, 15 ans, c´est trop jeune pour se balader dans les châteaux. C´est vrai que j´étais encore maladroite, mes escapades régulières dans les couloirs de Pavelock le prouvaient bien, mais je ne pouvais m´empêcher de rêver au jour où...
Je me levai, m´habillai et saisi mon arc et quelques vieiles flèches de pratique. En ouvrant la porte de l´appartement, j´entendis les explosions. Ce n´était pourtant pas la nuit, décidément les luttes entre Paiens et Marteleurs ne faisaient qu´empirer. Quand les champs de bataille s´étendraient aux quartiers les plus peuplés, ce serait vraiment le chaos total.
Je montai les marches de l´escalier et sorti sur le toit. Un soleil éclatant m´éclata au visage. Les yeux à demi fermés, je continuai mon ascencion jusqu´à la plateforme sur le toit. Charmant endroit du fait que personne ne pouvait nous voir de la rue en contrebas. Passèrent une heure, et puis deux, je visais toujours un peu trop à droite su la cible, j´avais encore besion de pratique. Et puis j´étais décidément nerveuse. Il fallait absolument que je parle à Lyam, malheureusement, les antiquaires ferment tard et il fermait la boutique ce soir.
Lyam était l´un de mes seuls vrais amis. J´avais parfois l´impression que nous étions frère et soeur. J´aurais voulu le voir plus souvent, pour qu´il puisse m´expliquer où il avait pigé ses histoires de Gardiens. Je me doutais que ça devait être dans les livres de la boutique, certains sont si anciens qu´on ne doit les toucher qu´avec une baguette spéciale pour ne pas déchiere les feuilles. Mais étrangement, je me doutais que j´allais entendre parler des Gardiens pour un bon moment. Si seulement j´avais su que j´avais tous les jours près de moi le dernier des leurs...
Super idée Drake!!!! Un peu mélangeant de sauter d´histoire à histoire comme ça
on aurait dû y penser plus tôt. Alors que la FIC continue!!!! (Louise où es-tu!!)
(chez moâ !)
Dsl mais ma mère qui est d´une humeur massacrante (comme tout le temps) refuse catégoriquement que je touche a une touche de l´ordinateur. C´est sympa, je rentre d´un week-end ennuyeux a mourir sans internet pour me faire gueuler dessus sans raison (je vous jure que c´est vrai !) .
Je reviendrai mardi soir, attendez moi je vais en profiter pour trouver de l´inspiration.
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Il faut croire que tes déboires avec ta mère, comme tout le monde a, ne font pas diminuer ta créativité dans l´écriture louise ![]()
A selestrielle... ! ![]()
a toi Selestrielle !
Vraiment bon ![]()
De retour!! Super suite de Louise, comme toujours!!! J´aime bien le "Flash Assourdissant"
... à quand le "Vacarme aveuglant"??
Okok, la suite
(3 jours plus tard)
Gauche, Cours, Droite, Saute, Saute encore, Plus haut, Non, Ratrappe-toi, Attrape le bord, Agrippe le, Non, non... Pluishhhhhhh... Encore tombée.
Je me relevai des caisses de poisson dans lesquelles j´étais tombée. de l´autre côté de la rue, une ombre sur un toit se tordait de rire. Bien évidement, j´avais glissé juste assez évidement pour que tous les Voleurs autour sur les toits me remarquent. Le Maitre avait raison, les Quais, c´est plus glissant que le Vieux Quartier. Dailleurs, je lui envoyai un signe par dessus mon épaule, rien de cassé, je pouvais remonter.
"Combien de fois te l´ai-je répété, il ne faut pas seulement être légère, il faut se sentir légère. Il faut se croire soi-même pour convaincre les autres."
"Je sais, je sais Maitre..."
"Fais attention où tu mets tes peids, observe ton environnement. Par exemple, je voudrais que tu me dises pourquoi il y a un rassemblement de rats là-bas dans la rue."
"Mais en quoi ça m´aide pour pénétrer dans une maison, tout le monde s´en fout!!!"
"Tu ne peux pas imaginer à quel point le vol est un art, fais le bien et tu en profitera, fais le mal et..."
"Et tu en pâtiras, je sais et puis?"
"Les rats."
"Parce qu´il y a du fromage?"
"Regarde mieux."
"Parce qu´ils s´accouplent?"
"Je croyais pouvoi t´inculper ce qu´on m´a transmis lors de mon apprentisasge, évidemment, tu n´est pas encore prète... Les animaux s´en vont où le danger n´est pas, si il y a un atroupement, c´est qu´il y a du danger tout autour, ragarde maintenant dans l´ombre autour, un chat à droite, une chat à gauche. Les gens sont comme les Rats, il se rassemblent pour affronter le Danger. C´est à toi de les séparer et de faire en sorte qu´ils courent à leur perte."
Sur ce, il disparu dans l´ombre. L´entrainement était terminé pour cette nuit. Il avait changé le Maitre, au départ, il parlait peu et se contentait d´observer et de me laisser aller à mon rythme. Au fil du temps, il s´était fait plus pressant, pourquoi? Si je le savais, j´avais toute la vie!!! En même temps, j´avais l´impression que je comprenais tout de travers, les enseignements qu´il me donnait, je les oubliait et n´en fesait qu´à ma tête.
Coupant court à mes réflexions, un éclat de lumière à faire éclater les tympans éclata dans mon dos. Je me retournai à temps pour voir la lumière s´éteindre dans StoneMarket. STONEMARKET!!!! Cette fois, la foudre des ennemis avait frappé là où personne ne l´oublierait. C´était désormais bien plus qu´une lutte entre Factions, c´était une guerre et une vraie dans les rues de la Ville.
Lyam!!! Lyam était à Stonemarket dans la boutique. Je courus aussi vite que mes talents d´équilibriste moindres me laissaient courir. Je courus et courus encore vers l´endroits d´où surgissaient les rayons écarlates et olive. La rue était méconaissable, les immeubles étaient en ruine. Je m´avançai vers la boutique d´antiquités à moitiée effondrée et fit voler la porte d´un coup d´épaule.
"LYAM!!! LYAM!! "
Puis je pleurais, rentrai chez moi, le visage en sang et en larmes. Ce soir là, je ne vis que son visage et sa main, dépassant des décombres. Et une note, une minuscule note, "Leane, Je te reverrai chez les Anges, là haut dans la cité de Cristal. Leane, ne crie pas, Leane, chante ce soir pour moi... "
Sous les explosions dans la foule, cette nuit dont on se souviendra comme celle de la Rupture, sous les cris et les injures, sous la Lune dans le ciel pur, s´endormi de peine une fillette aux yeux d´or et au coeur noyé.
bouhouhou que c´est triiiiiiste (enfin j´ai pas a dire ca parce que je comptais le faire disparaitre
) La suite !
Au fait, voici comment j´imagine Leane, mais avec les cheveux noirs et un peu plus jeune :
http://www.guildwars.com/gallery/wallpaper/gw-wp028.php
La sensation de sombrer. Voila ce que je ressentais. Mes sens ne répondaient plus, mes yeux voyaient sans voir, mon nez ne m´apportait plus qu´une faible odeur de poussière...Admettre que je ne reverrai plus jamais Lyam m´était difficile. Ne plus jamais l´entendre parler de Glyphes, ne plus jamais voir sa tête dépasser du haut des grimoires et son sourire narquois lorsqu´il me faisait des remarques a propos de me talents de voleuse...
J´errais dans la rue, sous une nuit sans lune. D´ailleurs, celle ci semblait s´être retirée comme pour pleurer la mort de mon ami. Je regardais mes pieds, en sanglotant. C´est alors qu´un Païen me bouscula.
-Tu pouvais pas faire attention ou tu mets les pieds, morveuse ?! dit-il, furieux.
Lentement, très lentement, je levai la tête. C´était les Païens qui étaient en partie responsables du désastre. Ma main descendit vers la poche accrochée a ma jambe, ou je gardais ma dague.
Quelques minutes plus tard, un bien-être sadique m´envahit. Je me faisais peur. Méticuleusement, je pris le soin de cacher le corps, comme une tueuse éxperimentée. C´était donc ca ce qu´éprouvait le Maître lorsqu´il tuait ? Une sensation merveilleuse. J´éclatai de rire.
Je pense que c´est cette nuit que se produisit le déclic. J´allais mettre tous mes efforts pour devenir la meilleur des voleuses, surpasser le Maître dans toutes le matières. Comme ca j´exterminerai tous les Païens et Marteleurs pour venger Lyam. Je suis devenue folle, me direz-vous. Et bien non, je suis juste emplie d´une énorme soif de vengeance...
Très chouette, et vos morceaux d´histoire se complètent parfaitement !
C´est à croire que vous vous identifiez toutes les deux à cette future héroïne, dont le destin vient d´être bousculé
n´ai-je pas raison ? ... ![]()
Oh que oui... ![]()
Mets-en Drake
... Ça va barder Muahhahhahahaaaaaa!!!...(
)
la suite
C´est ainsi que tombèrent pendant les semaines qui suivirent assez de Païens et de Marteleurs pour que je puisse en faire une collection. Et plus le sang tachait mes mains, plus je devenais forte et agile. Le Maître m´enseignait aussi souvent que son horaire pouvait le lui permettre et je passai du statut de "Jeune fillette indisciplinée et sans ambition" à "Maître Voleuse en devenir". J´apprenais désormais si vite et si bien que trois semaines plus tard, j´étais déjà meilleure que plus de la moitié des voleurs de la Ville. La guerre remplissait les rues soirs après soirs, tachait la lune d´explosions rougeâtres et de nuages d´émeraude. Et toujours, inlassablement, je "nettoyait" les rues de tous les Païens et de tous les Marteleurs que je croisais. Mais toujours aussi inlassablement, leur nombre ne cessait de croître. Alors j´étouffais, je poignardais et asphyxiait de plus belle. Pourtant je ne me doutais pas que depuis quelques jours, un de ces diables verts que sont les Païens me suivait.
En fait je l´appris seulement quand en rentrant chez moi un soir, je me retrouvai face à face avec un gigantesque incendie, un symbole vert gravé sur le sol. Tout l´immeuble brûlait tel une torche dans le gouffre qu´était la nuit sans lune. Pendant quelques minutes, je regardai les flammes consumer cet endroit qui m´était si cher, consumer mes rêves et mes souvenirs. Et puis tomba la pluie sur ma tête nue et sur celle des passants qui s´étaient rassemblés au coin d´une rue, le visage rivé sur l´édifice qui combattait les langues de feu. C´était ma faute, la mienne. Si je n´avais pas fait passer la rage par-dessus la raison, si seulement j´avais compris ce qu´on m´avait enseigné. Quelle idiote avais-je été pour croire que je pouvais à moi seule détruire les empires Païens et Marteleurs. Comment avais-je pu croire que je possédais dans ma main le pouvoir de détruire des milliers d´hommes.
Quand tonna l´orage, j´étais toujours là, assise sur le rebord d´un balcon devant les ruines rougeoyantes. Plus rien ne restait, pas même un pan de mur, tout était effondré, brûlé, calciné. Je me levai, mais presque aussitôt, un bras me tira dans l´ombre.
"Suis-moi."
Ainsi donc le Maître savait-il où aller. Décidément, j´avais encore beaucoup à apprendre. Grelottante, je le suivis dans l´ombre au milieu de ruelles dont je ne connaissais même pas l´existence. Nous arrivâmes dans une partie de StoneMarket à l´abandon. On voyait un peu plus loin dans les airs les ruines de l´ancien clocher. Les gens dans la rue racontaient qu´un jour, un puissant démon noir y entra et consuma les rouages en moins d´une nuit. Certains disent même que cette nuit là, des hommes tout vêtus de noir coulèrent comme la lave dans les rues de la Ville cherchant le démon noir de leur visage vide. Ce serait pour cette raison que la reconstruction du nouveau clocher n´avait jamais aboutit et que cette partie du quartier était maintenant désertée.
"Par ici Leane."
Le Maître s´arrêta devant un grand cadre de porte bloqué par des briques et se mit à tâter les briques au centre du rectangle de pierre devant nous. Soulevant la poussière, sa main mit à jour une gravure su le mur. Elle était vieille, mais on voyait bien que ce n´était pas un apprenti sculpteur qui avait gravé cette inscription. Les lignes sombres et profondes qui formaient le dessin étaient parfaitement creusées, comme par magie. Un cercle surmonté d´une ligne horizontale au milieu de deux lignes verticales fourchues. L´une vers le haut et l´autre vers le bas, trois petites taches sous le cercle et deux en haut de la ligne horizontale. J´était sure d´avoir déjà vu ce symbole quelque part. Le Maître poussa une caisse jusque devant la porte et me fit signe de monter. Je me retrouvai face à une fenêtre et je traversai pour me retrouver dans une espèce d´ancienne bibliothèque abandonnée.
"Suis-moi."
"Où sommes-nous?"
"Dans un tombeau."
Cette réponse me fit taire, je le suivis jusque dans une immense tour dont l´entrée était cachée par une tapisserie mauve imposante. Nous montâmes les escaliers qui menaient en haut de la tour. À peine eus-je le pied hors des escaliers que résonna dans ma tête une effroyable voix grinçante.
"Te revoilà petit homme. Et cette fois tu es accompagné. Bien, bien faisons connaissance."
"Tais-toi" lança le Maître
"Qu´est-ce qui… Où sommes-nous, de qui est ce tombeau… Maître je…"
"Commence par m´appeler Garrett…
Aaaaah, ainsi le maître voleur s´appelle Garrett !
bon ok je me tais en attendant la suite ![]()
Aaaaaaan j´ai pas d´idééééée !! ! Au secours Drake !
je ne peux pas me permettre d´influencer votre histoire qui a pourtant très bien débuté, alors je vais te laisser mijoter qqch dont toi seule a le secret, avec selestrielle ![]()
Bon ben je suis désolée je n´ai pas le temps de la refaire maintenant (eh oui je l´ai faite la suite mais il y a eu un problème et tout a été effacé
) alors je la ferai demain.
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Nooonnnnnnn, encore un écrit perdu à tout jamais dans les tréfonds des circuits d´un ordinateur ![]()