Triple post!!
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Chapitre hem...41 j´crois
Le soleil allait se lever dans moins d´une demi heure et ma nuit ne m´avait pas apporté grand-chose appart cette petite chambre. Je ne pouvais pas passer du côté du Plateau pendant le jour, mais je pouvais au moins continuer mon investigation. Mais tout d´abord, je devais avertir les autres de mon "déménagement".
Je partis donc à pied vers l´auberge et arrivai près d´une heure plus tard. Je regagnai la chambre et trouvai Lyam étendu sur un lit, dormant paisiblement. J´essayai de le réveiller, mais en vain, je lui laissai donc un mot sur un morceau de parchemin lui expliquant mon départ et lui donnant ma nouvelle adresse, 547 de l´avenue Sunderland. Ça m´aurait étonné que les servantes de l´auberge sachent lire, je pouvais donc lui écrire ces informations en toute sécurité. Je sortis de la chambre sans faire de bruit et descendit les escaliers vers la réserve de l´auberge où je m´emparai rapidement d´un matelas, d´un drap ainsi que de quelques chandelles que je déposai dans une charrette avant d´"emprunter" le tout et de me sauver dans les rues.
Une heure de traînage de charrette plus tard, la dernière j´espérais bien, j´arrivai au 547 et déposai le tout dans la chambre avant de m´écrouler sur mon lit et de m´endormir.
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Quand je me réveillai, l´après-midi était déjà bien avancé. J´empruntai rapidement les salles d´aisance du rez-de-chaussée et je sortis dans l´air frais. Pour me dégourdir un peu, j´entrai dans deux ou trois maisons et ramassai deux ou trois objets ici et là, puis j´entrai chez le receleur le plus proche. Une femme d´une quarantaine d´années m´accueilli avec un léger sourire et m´acheta mon butin avant de me proposer un thé.
Une règle générale pour ce qui est des receleurs, c´est de ne pas leur faire confiance, mais j´avais vraiment besoin de contacts dans Newlight, je ne pouvais pas refuser. Je découvris donc que cette femme se nommait Nina et qu´elle venait de Seaport. Elle se mit à me parler en long et en large de sa vie dans un grand monologue soporifique. En résumé, elle avait passé son enfance à Seaport avant de traverser à Newlight et de rencontrer son mari qui travaillait sur la place Candlelight. Quand il était mort, elle avait repris l´affaire et pouvait ainsi élever son fils et bla bla bla bla. Je commençais à me demander à quoi allait me mener cette rencontre inutile quand la porte d´entrée s´ouvrit d´un coup sec et un homme entra recouvert d´un grand manteau noir.
Il me regarda avec un air stupide avant de regarder Nina et de lancer un soupir. Il devait être dans le début de la vingtaine. Il avait les cheveux longs et… il ressemblait vraiment à Nina.
"- Monika, je te présente Thaleron, mon fils."
Voilà qui expliquait la ressemblance. Au passage, Monika, c´était moi. Thaleron monta l´escalier sans dire un mot et il se sauva dans un couloir. Je n´avais aune idée de la taille de la maison, mais je l´entendis grimper encore trois autres escaliers avant que le bruit ne s´évanouisse dans les grincements de la vieille demeure.
Cette apparition soudaine m´avait tirée de ma léthargie. Je me levai pour prendre congé de Nina. J´avais assez fait connaissance pour ce soir. Le soleil venait de se coucher, je pouvais maintenant retourner à des activités plus lucratives.
Comme personne ne semblait savoir où trouver une carte dans cette ville, j´allais devoir explorer par moi-même. Le problème était que les toits cachaient la vue du sol. Il était presque impossible de trouver un moyen de monter sur les immeubles. Je devais ou bien pénétrer dans un immeuble et me frayer un chemin jusqu´à la plus haute habitation pour ensuite monter sur le toit, ou bien trouver un autre moyen de monter, mais quoi qu´il arrive, une fois sur les toits, je ne verrais plus le sol, aucun moyen de me repérer par rapport aux avenues.
Je n´avais pas beaucoup de temps, j´optai alors pour les seuls escaliers que je connaissais, ceux de mon immeuble. Je descendis l´avenue Sunderland et entrai dans le bâtiment. Je grimpai les escaliers rapidement jusqu´au sommet et j´empruntai la porte et le passage dérobé qui grimpait dans de nouveaux escaliers vers les logements plus hauts.
Je montai et montai encore. Quand j´arrivai à la dernière marche, j´avais compté 14 étages à partir du sol. Au bout du couloir, il n´y avait qu´une seule petite porte, sûrement le dernier appartement. Je sortis mon matériel de crochetage et fis jouer la serrure jusqu´à ce que j´entende le petit déclic si familier d´un loquet qui se retire. J´ouvris et entrai dans un logement beaucoup plus vaste que ma petite chambre au rez-de-chaussée. Cet appartement devait contenir au moins 4 pièces, beaucoup plus que ce à quoi je m´attendais. Un couloir central reliait la chambre, les salles d´aisance, la cuisine et le salon. Justement, dans le salon s´ouvrait une immense fenêtre. Parfait. Je tirai les rideaux et découvris toute l´étendue de la ville.
Partout autour à des kilomètres à la ronde, des toits enchevêtrés s´empilaient les uns sur les autres dans une mer d´habitations. On ne voyait rien de la rue. C´était comme si quelqu´un avait décidé de boucher les trous des rues avec de nouvelles bâtisses. Il n´y avait pas âme qui vive sur les toits. Pas comme dans la Ville. Ici, peu de voleurs étaient assez fous pour se balader à une telle hauteur sans même voir la rue plus bas, mais mon objectif n´était pas de voler sur le Rivage, je visais plus haut, les villas du Plateau.