j´improvise mais je tiens a ma peau (hein Selestrielle)
Un Eternel. C´est donc un Eternel. Pendant quelques minutes, je suis restée là, bouche bée. Puis une idée me traversa l´esprit :
-Pouvez vous m´aider ? Il faudrait remonter le temps et convaincre les Païens de laisser Pénélope se convertir aux Marteleurs...
L´Eternel secoua la tête.
-Je ne peux interférer dans les histoires des hommes. Mon rôle est de préserver l´équilibre de la Terre, je n´ai pas a m´occuper de conflits stupides.
-Mais ce ne sont pas de conflits stupides ! Il s´agit de l´avenir de la Ville !
-Si la Ville est détruite, la Terre ne le sera pas pour autant. Tu n´as qu´a te débrouiller toi-même !
Sur ce, il tourna les talons, me laissant furieuse. Je l´interpellai :
-D´accord, je le ferai moi-même ! Mais aide moi au moins a descendre !
Il hocha la tête, traca un signe imaginaire dans l´air et je me trouvai en train de voler a travers le ciel en direction de StoneMarket. Doucement, j´atteris au pied du Clocher. En souriant interieurement de ce court voyage, je pris la ruelle a droite. Après quelques minutes de course, j´arrivai devant LE glyphe. Je savais qu´il m´aiderait a remonter le temps, mais de la a savoir comment l´utiliser...Une idée me traversa l´esprit, comme ca, par réflèxe. Je hurlai donc au ciel :
-Hey ! L´Eternel, je sais que tu m´entends ! Je dois me débrouiller sans toi, n´est-ce pas ? Alors donne moi un allié !
Je baissai la tête et chuchotai :
-J´ai un ami qui est mort dans le futur. Ressuscite le la-bas et amène le ici, je t´en prie, rends-moi Lyam...
Une voix s´éleva d´en haut :
-Accordé.
Alors, il y eut une explosion et un nuage de fumée s´éleva devant moi. Alors, émergeant du brouillard, se tenait Lyam, un sourire aux lèvres.
Et là, sans le savoir (surement emportée par la joie) je fis quelque chose que je n´aurait jamais fait dans mon état normal. Quand j´y repense, j´ai un peu honte mais bon...Je courus vers lui, lui sauta dessus et posai mes lèvres sur les siennes ! Mais pour mon plus grand bonheur, il ne chercha pas a se libérer. Nous sommes restés la pendant ce qui nous sembla une éternité, enlacés. Puis, je posai la tête sur son épaule et je me mis a pleurer. Il me tapota le dos en me disant que tout était fini, qu´il était la. Puis je reculai un peu pour lui expliquer la situation.
Quand j´eus fini, il hocha la tête et se dirigea vers le Glyphe. Il dit :
-Si j´en crois le paragraphe 27 du chapitre 5 de " Le Manuel des Glyphes", je dois poser ma main là...
Sur ce, il fit glisser son index le long du creux qui dessinait le Glyphe, jusqu´a atteindre le centre, laissant une trainée bleue. Je sentis le sol se dérober sous mes pieds, et le familier vortex bleue dansa devant mes yeux...
Ahhhh enfin...Vive Lyam
!! !