Et pis merde, je suis pa obligée d´écrire un autre roman à moi toute seule. Je te lance tout ça Louise!!!
La suite.
La lumière était fade et verte dans les souterrains de la forêt. Une odeur d´épices gonflait l´air et le rendait lourd et pesant. Des heures, oui des heures que nous tournions en rond dans les galeries. Et si seulement ça avait été des galeries humaines! Eh bien non, les seules formes de vie que nous croisâmes lors de notre déambulation dans les corridors terreux étaient les araignées, deux ou trois rats et deux gros burricks joufflus. Nous ne parlions plus. Trotter dans des terriers suintant la moisissure n´égaillait pas beaucoup la conversation. Ah! Si seulement nous avions pu avoir le choix de l´endroit où nous atterririons lors de notre remontée dans le temps. Malheureusement, les glyphes sont la plupart du temps aussi incompréhensibles qu´imprécis.
Mon visage heurta une substance lisse et froide en même temps qu´une autre substance légère et froide envahissait le tunnel. Je repoussai la fougère et respirai un bon coup de ce nouveau courant d´air. La sortie n´était pas bien loin. Justement, elle se manifesta quelques secondes plus tard. Nous vîmes apparaître devant nous une immense boule de feu. Avec prudence, nous nous en approchâmes. Elle se révéla être l´extrémité du tunnel rond devant lequel brûlait un gigantesque feu de joie.
Nous n´étions pas les bienvenus ici, c´était évident. Surtout lorsqu´on observait le camp et qu´on apercevait les têtes empalées sur des piquets qui formaient une clôture morbide autour de l´entrée. Je fis signe à Lyam de me suivre et nous nous faufilâmes dans un buisson, puis jusque dans un arbre. Là, le spectacle nous coupa le souffle. Des milliers de tentes beiges étaient agglutinées à travers une clairière autour de laquelle des arbres imposants prenaient racine. En observant bien, on découvrait que les tentes formaient des rues, ou plutôt des ruelles, et qu´à elles seules, elles formaient une ville grouillante et labyrinthique.
Que devions nous faire déjà? Ah oui, trouver Pénélope. Je sentais déjà ma confiance ébranlée; allions-nous réussir? Ce serait comme trouver un brin de foin dans une botte d´aiguilles. Pourtant, me rappelle Lyam, il y a toujours une solution, ramasser les aiguilles avec un aimant et recueillir le brin de foin.
D´ailleurs, ce proverbe me donna une idée. Quelle caractéristique particulière avait Pénélope? Elle était amoureuse d´un marteleur bien sur. Il suffisait d´attirer tous les Païens qui détestaient les marteleurs au même endroit et de fouiller les tentes désertes!
"Ou bien de regarder au bout de notre nez." Déclara Lyam en me désignant le feu de joie devant lequel nous avions fait surface.
Un grand nombre de Païens étaient assis en demi-cercle et une Chaman qui portait un masque lançait des sorts pour faire apparaître des personnages dans les flammes orangées.
"Tu vois la Païenne juste là, je crois bien avoir entendu quelqu´un l´appeler Pénélope. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée d´aller la voir devant tout les Païens. Attendons qu´elle entre dans sa tente et puis nous irons. Je vais la surveiller, toi tu dois te reposer."
"Non, il faut…"
Je dormis d´un sommeil sans rêves sous cette nuit sans lune sur Lyam sans peur.