Fini un petit pseudo-policier à sous-texte politique et existentiel, Le Chevalier et la Mort de Sciascia.
C'était cool. Ca commençait platement et ça m'a fait peur, malgré la taille très mince du livre, mais c'est un choix conscient et le bouquin décolle complètement sur la fermeture.
Même si ça date de la fin des années 80, ça ressemble beaucoup à ce qu'on voyait dans le cinéma noir des années 50 60 (et parfois en littérature aussi), l'homme esseulé, malade, qui se fait broyer par la main-mise occulte des bourgeois sur la société. Avec en prime des références efficaces à Dürer, à Montaigne, à la littérature italienne.
Ca ne révolutionne rien dans le genre du polar à sous-texte mais ça fonctionne intelligemment à tout moment. Pour une lecture qui se fait en deux heures du coup, c'est largement "rentable".