Le 20 août 2023 à 19:26:41 :
Nuremberg ou la terre promise de Maurice Bardèche. C'est de la documentation hein, pour un pastiche des "oeuvres" d'un certain claque-merde médiatique.
On a l'impression avec ta balise spoil que tu tentes de justifier ta lecture. On est quand même libre de lire ce qu'on veut sans que cela signifie pour autant qu'en adhère forcément aux écrits de l'auteur.
Personnellement je comte bien lire un jour :
Historiciser le mal, une édition critique de Mein Kampf.
Pas une raison pour lire Bergeaud-Blackler, elle écrit n'importe quoi cette conne, et elle n'a pas lancé une école de pensée, contrairement à Gobineau qui a fixé le racisme.
Là c'est le degré zéro de l'intérêt critique. De l'adhésion.
PS : les historiens du nazisme sont tous assez d'accord pour dire que MK n'est pas intéressant sur la pensée nazie. Qu'il s'agit d'un dégueulis indigeste de haine sans pensée politique à long terme.
C'est avec le deuxième cercle que ça a commencé à se solidifier et se structurer en tant que Nation nouvelle. Avec les intellectuels qui sortaient d'école de droit.
J'ai un pote prof d'Histoire qui m'a confirmé et m'a envoyé un résumé détaillé de chaque partie, c'est juste des scuds de haine, des idées d'Homme nouveau débarrassé de la vermine etc. Tout le long.
Très famélique.
Le 20 août 2023 à 22:13:27 :
Pas une raison pour lire Bergeaud-Blackler, elle écrit n'importe quoi cette conne, et elle n'a pas lancé une école de pensée, contrairement à Gobineau qui a fixé le racisme.
Là c'est le degré zéro de l'intérêt critique. De l'adhésion.PS : les historiens du nazisme sont tous assez d'accord pour dire que MK n'est pas intéressant sur la pensée nazie. Qu'il s'agit d'un dégueulis indigeste de haine sans pensée politique à long terme.
C'est avec le deuxième cercle que ça a commencé à se solidifier et se structurer en tant que Nation nouvelle. Avec les intellectuels qui sortaient d'école de droit.
J'ai un pote prof d'Histoire qui m'a confirmé et m'a envoyé un résumé détaillé de chaque partie, c'est juste des scuds de haine, des idées d'Homme nouveau débarrassé de la vermine etc. Tout le long.
Très famélique.
En ce qui concerne le livre : Le frerisme et ses réseaux, je compte bien le lire vu que je l'ai acheté et qu'il est installé sur ma liseuse et je m'en ferai mon propre avis.
En ce qui concerne Mein Kampf je n'adhère pas du tout aux thèses délirante de son auteur, qui soit dit en passant n'a rien inventé.
Je choisis de lire la version de Faillard parce qu'ils ont fait une traduction la plus littéral possible du livre d'Hitler, qui je le sais bien est très difficile à lire.
Dans le sens où ayant été un artiste peintre raté, ils ne seraient probablement pas devenu un écrivain talentueux si l'envie lui en était venue.
Par contre ceux qui font un parallèle entre Mein Kampf et Essai sur l'inégalité des races n'ont visiblement pas lu le livre de Gobineau.
Certes on peut qualifier le livre de Gobineau de raciste puisqu'il dit textuellement que les noirs sont des êtres inférieur avec des arguments pseudo scientifique. Pour autant il n'appelle pas pour autant à leurs extermination. Le mec n'a absolument rien avoir de près ou de loin avec un personnage comme Hitler.
Les nazis n'auraient pas été aussi dangereux s'ils ne s'étaient pas imprégnés des théories racistes de Chamberlain et consorts. Si tu crois sincèrement que des peuples entiers sont prédisposés à faire le mal et à entrer en conflit avec le tien pour la domination du monde du fait de paramètres biologiques immuables (le sang des ancêtres, les gènes), tu ne croiras pas qu'il y ait d'autres issues que la guerre totale et l'anéantissement d'un des deux peuples.
Par contre je suis pas d'accord sur MK, c'est pas "juste des scuds de haine, des idées d'Homme nouveau débarrassé de la vermine", par exemple y a un passage où il livre son expérience de la rue et son avis sur la délinquance et ses causes (en rapport avec la promiscuité de la vie familiale, la pauvreté, etc), on sent la fibre socialiste. On sent aussi l'arrogance et la lourdeur du bonhomme quand il nous rappelle à l'envie le "principe aristocratique de la nature", sans parler des moments où il se prend soudainement pour un poète : Dans l’Europe occidentale actuelle, la démocratie est le précurseur du marxisme, que l’on ne pourrait concevoir sans elle. Elle est pour cette peste mondiale le terrain de culture, sur lequel peut se propager l’épidémie. Et elle trouve son expression dans le parlementarisme avorton chez qui toute étincelle divine a malheureusement cessé d’animer la boue dont il est pétri.
Puis vous semblez oublier un peu vite que dans MK y a les friendships aussi. Et sub zero est cool.
puis c'est une véritable mine d'or cet ouvrage. Ma favorite : "Étudier l’histoire, c’est rechercher les causes déterminantes des événements historiques. L’art de lire et d’étudier consiste en ceci : conserver l’essentiel, oublier l’accessoire."
Il devait être très chaud en lecture rapide.
Il a appris auprès des meilleurs maîtres

Le 21 août 2023 à 09:54:00 :
Les nazis n'auraient pas été aussi dangereux s'ils ne s'étaient pas imprégnés des théories racistes de Chamberlain et consorts. Si tu crois sincèrement que des peuples entiers sont prédisposés à faire le mal et à entrer en conflit avec le tien pour la domination du monde du fait de paramètres biologiques immuables (le sang des ancêtres, les gènes), tu ne croiras pas qu'il y ait d'autres issues que la guerre totale et l'anéantissement d'un des deux peuples.Par contre je suis pas d'accord sur MK, c'est pas "juste des scuds de haine, des idées d'Homme nouveau débarrassé de la vermine", par exemple y a un passage où il livre son expérience de la rue et son avis sur la délinquance et ses causes (en rapport avec la promiscuité de la vie familiale, la pauvreté, etc), on sent la fibre socialiste. On sent aussi l'arrogance et la lourdeur du bonhomme quand il nous rappelle à l'envie le "principe aristocratique de la nature", sans parler des moments où il se prend soudainement pour un poète : Dans l’Europe occidentale actuelle, la démocratie est le précurseur du marxisme, que l’on ne pourrait concevoir sans elle. Elle est pour cette peste mondiale le terrain de culture, sur lequel peut se propager l’épidémie. Et elle trouve son expression dans le parlementarisme avorton chez qui toute étincelle divine a malheureusement cessé d’animer la boue dont il est pétri.
Oui j'exagère un peu mais pas grand chose de neuf sous le soleil Autrichien privé d'empereur.
Du reste, concernant MK (l'autre), mes parents m'auraient appelé Mylena si j'avais été une fille. Avec un nom rital c'est impeccable, pas besoin de trouver un pseudo pour se lancer dans le porno 🍆
En ce moment Les Pilliers de La Terre de Ken Follett . Je n'ai lu que 80 pages mais je trouve ça ennuyeux , plat et sans aucun style . Vraiment médiocre et surcoté , je vais pas aller plus loin et me pencher vers d'autres roman historiques .
c'est étrange quand j'avais lu les nouvelles de Gogol au bout de 50 pages j'ai décroché car je trouvais ça froid et chiant. Vie et destin de Grossman j'ai lu 20 pages j'ai mis de côté le livre pour les mêmes raisons
Je pensais que la littérature russe n'était pas faite pour moi, et là je lis les nouvelles de Tchekhov, 500 pages dedans et c'est toujours un plaisir ![]()
Quel auteur russe vous me conseillerez pour la suite?
Peut-être Pouchkine, Boulgakov, Tynianov, cette frange-là.
Lermontov c'est excellent aussi
Ces temps je ne finissais rien, du mal à lire et le temps que j'y consacrais était plutôt centré sur des lectures d'extraits pour le taf - j'ai préparé un cours sur Polyeucte hier qui me vaudra peut-être un nouveau signalement au responsable laïcité.
Finito Dracula père et fils, de Claude Klotz.
C'est un bouquin qui pastiche les récits vampiriques pour mettre en lumière la condition des immigrés dans le Paris des années 70.
Tout le fond de l'analogie, ça va être sur le plan marginalité nécessaire du vampire. Comme ce fils de Dracula, demi-humain, est un immigré des Balkans, il sera régulièrement tabassé dans le métro ou menacé par un improbable RH qui le traite de métèque avant de se branler dans un tiroir (littéralement), tandis que le personnage parcourt la ville pour essayer tant bien que mal de se nourrir dans une suite d'échecs qui auront toujours plus ou moins un fond social - il est par exemple trop pauvre pour monter avec une prostituée des beaux quartiers dont il aimerait piquer la gorge, ou il est amené par un épisode de froid dans la cave du foyer pour immigrés où il vit à cramer son cercueil ce qui amorce sa fuite du monde des vampires.
Ca ressemble pas mal en version roman à quelques sous à ce que fait Mocky quand il s'empare du fantastique pour évoquer en creux l'emprise d'une certaine bourgeoisie sur la société. C'est une dimension que j'apprécie, cette utilisation un peu gaillarde, un peu cabaretière des motifs du roman populaire, c'est un truc que fait aussi Jean Ray pas mal (avec plus de talent). Je me suis rendu compte que j'avais pas mal bougé dans mon paradigme critique.
Je suis beaucoup plus tolérant qu'avant pour des bouquins dont j'aime l'idée bien que la forme me laisse indifférent, car c'est le plus souvent écrit sans le moindre intérêt stylistique - malgré des moments de lyrisme inattendus comme l'épilogue du bouquin.
C'est pas très intéressant non plus mais j'ai pêché ça dans la boîte à livre d'un presbytère, ce qui est rigolo eu égard au thème.
Bref c'est pas mal comme bail. Je peux pas décemment le recommander en lecture prioritaire à quiconque mais à l'occase pour qui aime les réutilisations de figures du vampire ou cette ambiance Paname banlieue des années de la construction de Nanterre, c'est pas un mauvais trip.
Le 21 août 2023 à 20:52:28 :
Peut-être Pouchkine, Boulgakov, Tynianov, cette frange-là.
Le 21 août 2023 à 20:56:18 :
Lermontov c'est excellent aussi
Merci pour les recommandations !
Pouchkine il me semble que j'avais déjà lu par hasard une nouvelle "la dame de pique" et c'était pas mal en effet
Boulgakov il y a Le maître et la marguerite qui me fait de l'oeil ![]()
On veut en savoir davantage sur cette histoire de signalement pour prosélytisme
.
C'était pour rigoler mais pour la HLP je dois faire étudier les genres de la rhétorique, pour le démonstratif et le judiciaire j'étais bon mais il me fallait un support pour le délibératif et je voulais changer de registre / de siècle après la poésie et l'antiquité.
Il y a des tirades dans Polyeucte sur le radicalisme religieux qui me plaisent bien pour tafer ça, pas sûr que ça marchera mais si j'ai quelques trolls en cours ça pourrait donner de l'épineux comme j'aime.
J'ai déjà eu des débats sur ce genre de sujets avec les collègues, beaucoup sont prudents mais moi j'aime bien quand ça pique un peu.
Le meilleur que j'ai eu pour l'instant c'est il y a quelques années avec des secondes, j'ai fait Sarrasine. J'ai pas eu que des devoirs très Charlie qui m'ont été rendus.
La Fille automate, de Paolo Bacigalupi, roman de SF multi-récompensé à l'époque.
J'en suis au quart et pour l'instant j'accroche moyen, à voir la suite.
Le Grand Mensonge du XXe siècle de Christian Greiner.
Un livre sur la bataille de France ou l'auteur à moins que ça ne soit des auteurs puisque je n'ai rien trouvé sur lui.
À la thèse suivante la défaite de la France serait dû, selon lui à une succession de trahison commis par des généraux français. Les tentatives de Gamelin aurait sciemment était saboté, non seulement certains généraux n'auraient pas obéi à ces ordres mais pire encore , en déplaçant telle ou telle unité ils auraient sciemment facilité l'avance allemande en retirant des troupes sur le passage de l'armée ennemie.
Bon après même si je m'intéresse à l'histoire je n'ai pas la formation nécessaire pour savoir si ça thèse est réaliste ou pas. Après c'est vrai qu'ils donnent des preuves assez troublant ccomme le fait que les français savaient tout dans les moindres détails du plan Manstein..
A noter que le livre est disponible uniquement par correspondance sur le site les éditions du mouton noir.

En ce moment Les Pilliers de La Terre de Ken Follett . Je n'ai lu que 80 pages mais je trouve ça ennuyeux , plat et sans aucun style . Vraiment médiocre et surcoté , je vais pas aller plus loin et me pencher vers d'autres roman historiques .
Tu le lis en traduit j'imagine du coup ? Perso j'avais laissé tomber rapidement aussi parce que je trouvais super chiant à lire et j'ai eu l'occasion de le lire en anglais il y a quelques années. Sans dire que Follett est un styliste j'avais trouvé que la langue glissait quand même beaucoup mieux.