J'ai dégoté un bouquin de Carver d'occase dont le principe de composition m'a bien plus, Fires.
C'est un livre qui a pour originalité de chercher à être une espèce de vitrine ou de portrait artistique de l'auteur en réunissant de petits textes critiques, une sélection de poèmes et quelques nouvelles.
J'aimais déjà la poésie de Carver - la raison initiale de mon achat du bouquin - mais les trois textes critiques qu'il propose dans le livre - une épitaphe pour son père, une analyse de ce qui constitue pour lui l'influence, une préface pour son ancien prof d'écriture - m'ont exceptionnellement parlé, je me reconnais dans la plupart des manières d'aborder la problématique de l'écriture face aux charges du quotidien et la valorisation des formes brèves contre le désir standardisé du roman.
Ca a été une lecture très inspirante pour moi, je me remets au boulot demain.
Et j'aime toujours sa poésie, extrêmement simple (Carver développe un discours sur la simplicité du langage, recherche qui me séduit plutôt depuis quelques années), directe, mais avec toujours ce qu'il faut de suggestion pour cacher le secret sombre ou le sentiment mélancolique. La réalité prosaïque, parfois vulgaire mais jamais grossière qu'il décrit me parle énormément.
C'est cool.